‹ Lettres de Saint Pie VChapitre 5 sur 50 · A NOTRE CHER FILS, NOBLE HOMME, EMMANUEL PHILIBERT, DUC DE SAVOIE · texte numérisé non relu

A NOTRE CHER FILS, NOBLE HOMME, EMMANUEL PHILIBERT, DUC DE SAVOIE

Cher fils, noble homme, salut et bénédiction apostolique.

Nous ayons écouté avec plaisir ce que votre secrétaire nous a exposé par votre ordre. Nous avons envoyé , comme vous nous en aviez prié , quelque argent au cardinal de Lorraine. Nous envoyons aussi présentement à Votre Noblesse dix mille écus d’or, afin que, soutenu par cette somme, vous puissiez facilement à votre tour secourir le roi très chrétien , à une époque aussi difficile pour lui et pour la religion catholique.

Nous avons adressé, il n’y a pas long-temps, au duc de Lorraine , une lettre et un envoyé , pour

Édition Goubau , livre premier, lettre 26 , p. 56. — Sommaire : Saint Pie V envoie tui roi de France dix mille pièces d’or j pour armer contre les hérétiques : il rappelle qu’il a fourni d? autres subsides pour cet objet , et qu’il en a fait fournir par les princes catholiques ; il promet qu il en procurera encore dans la suite .

LETTRES

l’exhorter à empêcher l’entrée en France de tout secours venant de la part des hérétiques d’Allemagne : nous avons résolu d’exhorter et d’exciter les princes d’Italie, par lettres et par envoyés, à faire passer au roi tout ce qu’ils pourront lui fournir de cavalerie auxiliaire. Il ne manquera rien de notre part au roi très chrétien dans des circonstances si critiques : nous ferions bien davantage encore, si nous avions de plus grandes richesses et des moyens plus étendus; nous le ferions parce que la charité paternelle et le zèle pour la cause de Dieu nous y portent. Nous voyons que vous n’avez nullement besoin d’en être prié, pour vous prêter à servir Dieu et un roi votre allié et votre parent. Cependant nous vous exhortons à y mettre toute la diligence dont vous serez capable.

Pour ce qui est des bourgs et villages qui vous ont été en dernier lieu rendus par les Bernois , vous apprendrez par votre secrétaire, ce que nous l’avons chargé de communiquer à cet égard à Votre Noblesse.

Donné à Saint-Pierre de Rome, sous l’anneau du pêcheur, le 16 novembre 1067, l’an deuxième de notre pontificat.

LETTRE Y r.

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