‹ Lettres de Saint Pie VChapitre 4 sur 50 · A NOTRE CHER FILS, NOBLE HOMME, EMMANUEL PHILIBERT, DUC DE SAVOIE · texte numérisé non relu

A NOTRE CHER FILS, NOBLE HOMME, EMMANUEL PHILIBERT, DUC DE SAVOIE

Cher fils, noble homme, salut et bénédiction apostolique.

Votre Noblesse sait assurément dans quel péril se trouvent le très cher roi des François, son parent , et avec lui la religion catholique, par l’audace et la scélératesse de certains hommes impies, rebelles à Dieu et à leur roi; elle l’aura appris avec d’autant plus de certitude , qu’elle est plus voisine du foyer de ce terrible incendie.

Nous sommes persuadé que vous n’avez besoin de l’exhortation de personne , puisque vous avez tant et de si graves motifs qui vous portent à secourir puissamment le roi de France dans un temps si critique, savoir votre alliance avec lui ,

1 Édition Goubau , livre premier , lettre a5 , p. 54- — Saint Pie V exhorte le duc de Savoie à secourir le roi et le royaume de France contre les hérétiques rebelles.

“ Ce prince ne se distingua que par le grand nombre de scs maîtresses et de ses en fans naturels.

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LETTRES

le péril de la religion catholique, et puis le danger que vous courez vous-même et que courent vos intérêts. Cependant nous croyons que ce que vous auriez fait de votre propre mouvement, vous serez encore plus porté à le faire lorsque nous vous y aurons exhorté , et cela par les sentimens qui vous animent à notre égard, et par votre respect pour le siège apostolique: c’est pourquoi nous prions avec zèle et chaleur , et nous conjurons Votre Noblesse de faire éclater la lumière de son esprit , de son courage et de sa piété, au milieu des ténèbres de la France. Vous en recueillerez d’abondantes grâces auprès de Dieu, et de grandes louanges de la part des hommes. Quant à nous , qui avons résolu d’aider le roi , même plus que nos moyens ne le permettent, votre action nous sera si agréable que vous ne nous obligerez pas moins nous-même que vous n’aurez obligé ce prince. Le cher fils Annibal Rucellaï traitera verbalement et plus au long de cette affaire en notre nom avec vous.

Donné à Saint-Pierre de Rome , sous l’anneau du pêcheur, le 18 octobre 1567, l’an deuxième de notre pontificat.

LETTRE y*.

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