‹ Lettres de Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 67 sur 160 · CCLIX (251). — A BENINCASA, SON FRERE · texte numérisé non relu

CCLIX (251). — A BENINCASA, SON FRERE

p.e k soumission k la volonté de Dieu, et de l'exemple de Job.

AU ]VOM DE JESUS CRUCIFIE ET DE LA DOUCE MARIE

1 . Très-cher et bien-aimé Frère dans le Christ Jésus , moi , Catherine , la servante et l'esclave des serviteurs de Jésus -Christ, je vous encourage dans le précieux sang du Fils de Dieu , avec le désir de vous voir transformé et uni à la volonté de Dieu , sachant que c'est là le saint et doux joug qui change toute amertume en douceur Tout fardeau devient léger sous ce très-saint joug de la douce volonté de Dieu ; vous ne pourrez lui être agréable autrement, et vous aurez un avant -goût de l'enfer. Courage, courage donc, très -cher Frère, et ne vous laissez pas abattre par l'épreuve que Dieu vous envoie. Pensez que quand le secours des hommes nous manque, celui de Dieu est prêt; Dieu pourvoira à tout. Songez que Job avait perdu ses biens, ses enfants, la santé, il ne lui restait que sa femme pour le tourmenter davantage ; mais lorsque Dieu eut éprouvé sa patience , il lui rendit le double de ce qu'il avait , et lui donna aussi la vie éternelle. Le patient Job ne se troublait

jamais ; mais il montrait toujours sa vertu en disant : « Dieu me l'avait donné, Dieu me Ta ôté; que son saint nom soit béni (1). » Je veux que vous fassiez de même, très-cher Frère , je veux que vous aimiez la vertu avec une sainte patience , que vous vous confessiez souvent , afin de supporter plus facilement vos peines; et je vous dis que Dieu usera de bonté et de miséricorde à votre égard , et vous récompensera des peines que vous aurez supportées pour son amour. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.

(1) Job., I, 21.

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