‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 20 sur 108 · DANS LES CONCLUSIONS QUI SONT A LA FIN DU · texte numérisé non relu

DANS LES CONCLUSIONS QUI SONT A LA FIN DU

TRAITE DE l'ÉGLISE.

Ces conclusions sont proprement l'abrégé de tout l'ouvrage , je n'en rapporterai ici que cinq.

(( CoNCL. vu. — Des parties de l'Eglise comme des (( membres d'un même corps, même maintenant qu'elle CI est universelle , les unes sont pures , les autres im- <c pures , et des impures , les unes , plus , les autres , <( moins.

(( CONCL. viii. — Les pures sont celles è-quelles la (( parole de Dieu est purement prëchée y et les Sacrece ments dûment administrés y encore qu'au regard de (c Dieu il n'y a rien de pur ; les uns les appellent orthoce doxes ; les autres , mais improprement , catholiques.

CY CoNCL. IX. — Les impures sont celles è-quelles (c la parole 'de Dieu et ses Sacrements sont mal admic( nistrés , quelques autres extérieures marques qu'elles c( puissent prétendre»

c( CoNCL. X. — Et parce que touta I9 doctrine do

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K Christ est foi et charité , celles qui sont impures en u la doctrine de la foi , nous les appelons hérétiques ; u celles qui se départent de Tunion , ce qu^advient par (( défaut de charité , schismatiques.

« coNCL. XI. — Il y en a qui sont Pun et Pautre, n comme la romaine , et celles qui lui adhèrent aujour- <c d^hui ; car elles maintiennent plusieurs hérésies damna- (( blés, et excommunient ceux qui les désirent redresser. c( Toutefois tant que la profession de Christ y reste au- (( cunement, encore qu^elle n^y tienne plus qu^à un filet, )> nous ne lui dénions point le nom d^Eglise , comme (( nous appelions homme ^ Phomme quehiue malade et et insensé qu'ail soit. )>

Le sieur du Plessis avoue donc que comme un homme pour être malade de corps et d'esprit, ne laisse pas d'être en Tie, d^avoir une àme et un corps, et tout ce qui est de Pessence de Phomme ; de même PEglise romaine , encore qu^elle ait une créance, qu'ail prétend , sans raison et sans fondement, être fausse, ne laisse pas d^être ?raie Eglise de Jésus-Christ ; et d'^avoir tout ce qui est nécessaire pour la vie et le salut de Pâme ; et par conséquent , celui qui fait profession de la religion catholique, apostolique et romaine, peut dire , de Payeu même des calyinistes, en vivant dans PEglise romaine , et conformément à sa créance : « J^ai la vie de la grâce, je suis membre du corps mystique de Jésus-Christ ; et quelque malade quils me croient, ils ne nient pas que je n'aie la vie, que je ne ^oîs animé de son esprit , et que je ne trouve dans son sein tout ce qui m'est nécessaire pour régner avec lui dans le ciel.

RICHARD HACLUITHE,

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