‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 5 sur 108 · DANS LA DISPUTE DE LEIPSICK · texte numérisé non relu

DANS LA DISPUTE DE LEIPSICK

«( Je n^ai jamais approuvé et n^approuverai jamais au« «c cun scbisme ; les peuples de Bobème font très mal de « se séparer de notre unité, quand même le droit divin <( serait pour eux , la charité et Tunité de Tesprit étant « le souverain droit divin.

(c II n'est point d^excuse qui puisse défendre le sdiisme « que les peuples de Bobème ont fait en se séparant de H lIEglise romaine , ni empêcher qu^il ne soit impie et u contre la charité. Car ce qu^ils allèguent et qui est « leur unique prétexte , que c^est la crainte de Dieu et «( de leur conscience qui les a obligés à ce faire , afin u de ne se voir pas nécessités de vivre parmi de méchants <c prêtres et de méchants évèques : c^est ce qui les conu damne particulièrement ; car s'ils étaient méchants et (c situ avais l'ardeur de la véritable charité , tu ne f éloi* H gnerais pas; mais, quand même leurs maux seraient <( extrêmes, tu viendrais au secours, tu pleurerais, tu « leur donnerais de bons avis, tu les reprendrais. Nous ^ avons combattu les monstres presque insupportables de « la cour de Rome, nous sommes-nous pour cela retirés « et séparés? à Dieu ne plaise ! à Dieu ne plaise ! nous

1 0 l'église

(c reprenons, à layérité, et nous détestons, nous prions,

u nous avertissons, mais nous ne rompons pas pour cela

tt Punité de Pesprit, et ne nons enflons pas contre elle,^

r( n^'gnorant pas que la charité contient tout. »

LE MÊME

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