‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 78 sur 108 · TROISIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

TROISIÈME LETTRE

concile de Cologne , en Tan 346. On y voit le nom d^Amandns, évéqne de Strasbourg (1), lequel se tronva encore Tannée suivante au concile de Sardiqae, avec la plupart des évéques qui avaient fait partie de rassemblée de Cologne (2). On ne sait pas si avant S. Amand il y a eu d^autres évéques à Strasbourg ; mais quand bien même ce serait là le premier, il est toujours certain que depuis saint Amand jusqu^au temps de Luther, on compte quatre-vingts évèques de Strasbourg , dont Jacques Wimpfeling nous à hàssé le catalogue. Cet auteur se trompe , en plaçant S« Amand évéque de Strasbourg , à la fin du sixième siècle; François Guilleman se trompe de même en mettant le commencement de son épiscopat en Tan 640. Ce qui a fait leur erreur , c^est qu^ils Tout confondu avec S. Amand, évéque de Mastrick , comme Ta très bien remarqué le savant BoUandus. (3)

Quoi qu^il en soit , n^est-il pas inouï que pendant la durée du gouvernement de ces quatrevingts évèques , c^est-à-dîre selon Texacte chronologie, durant un espace de près de douze cents ans, il ne se soit trouvé personne dans le [diocèse qui ait ^pensé à contester leur juridiction épiscopale, ou cherché à s'en soustraire ? Comment donc et à quel titre les habitants de cette ville ont-ils entrepris, vers Tan 22 ou 23 du seizième siècle , de secouer le joug de Tobéissance qu'ails devaient à leur évéque

(l) Tom. 2. Con. Labb. pag. 679. — (2) Toin. 2. pag. 679. — (5) Tom. i . Feb. pag. 828 cl 8^23.

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