CHAPITRÉ QUATRIÈME. 43 U
ëbarte royale. Il l'avait mérité par des poésies sacrées et profanes* fort admirées alors, et dont trois livres d'hymnes* qu'on chante encore aujourd'hui, donnent une idée avantageuse. André s'exerça en plusieurs genres avec un égal succès ; il fut choisi pour être historiographe des lies Bri«* tanniques; et nous avons de lui une vie très estimée de Henri VII, le Salomon de l'Angleterre. En plaçant son buste à côté de son illustre fondatrice, l'académie des jeux floraux vient de faire reverdir sur le front de Bernard André les lauriers qu'il reçut au seizième siècle (1).
Français , rappelant à des français les services que les religieux ont rendus à l'Etat* pourrions-nous oublier qu'un de nos rois, descendant de son trône pour porter la guerre audelà des mers, sur l'avis et le choix de la nation, alla chercher dans un monastère celui qui , pendant son absence , deVait tenir les rênes de l'empire? Par une administration également heureuse et habile, Suger y maintint la paix et la tranquillité. Quand il remit à son maître le précieux dépôt de la félicité publique, Louis TU et les Français recôn. naissants lui donnèrent de concert le nom de père de lu Patrie (2).
Nous terminerons ce chapitre par le témoignage de l'abbé Vély. Après avoir parlé de la fondation des principales abbayes au septième siècle * et des privilèges qui leur furent accordés, « Le gouvernement, ditfl, retira de grands avan^ tages de tant de pieux établissements. Ils ont donné des saints à la religion. '..c'étaient des écoles de vertu; de* historiens à la postérité : ce sont eux qui nous ont conservé les fastes de la nation ; des citoyens utiles à l'Etat : c'est à leur industrie que la France doit une partie de sa fécondité (3). *
(4) Le discours d'inauguration fat fait par M.°* la comtesse àTEsparbés* qui consacrait ses loisirs à la culture des Lettres. (2) Histoire de France, tom. 3 , p. 447. 0) Histoire de France , tom. 1 , p. 216.
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434 DB L'ÉTAT BBLIGIBUt,