CHAPITRE CINQUIEME
l'utilité actuelle des ordres religieux (1).
Si nous honorons les descendants de ceux qui ont bigf mérité de la patrie; si presque tous les Etats leur accordant de?* privilèges et. deç distinctions, pour s'acquiter envers leurs aïeux; si l'éclat du nom relève toujours les talents personnels) en prononçant sur les religieux de nos jours * peut-on, sans injustice, oublier les services et les vertus de leurs prédécesseurs, et ne pas. reconnaître le droit qu'ils leur ont acquis à notre reconnaissance ? Mais fermons» si l'on veut, tous les livres d'histoire ecclésiastique et civile $ renversons, s'il est possible» tous les monuments qui attestent le bien dont nous leur sommes redevables; dépouillons les enfants de la gloire dont les couvre le mérite de leurs pères ; pour les juger, n'examinons que les faits dont nous somme* témoins; et voyons si l'utilité qu'en retirent encore la religion et la société, ne doit pas les rendre chers à l'une et à l'autre ?
Les corps religieux servent l'Eglise par leurs vertus, par la culture des saintes lettres, par leur application au minia. tère ecclésiastique.
On trouve encore dans le cloître de grandes vertus.
Quoiqu'il ne soit pas dans notre cœur, et qu'il n'entre pas dans notre plan, de faire la satire de notre siècle, nous ne
(1) L auteur remonte dans ce chapitre au commencement du 18e siècle, ei ne parle presque que des rcligieui français : « Il lui eût , dit-il , été