CCLXXIII
A M. GIORGIO BRIANOi.
Le sujet [la Storia delle Riforme italiane del
1847) est magnifique. 11 offre une ampie carrière à deux espèces d'écrivains, les hommes d'un vrai talent et les fauteurs d'exagérations, aliment du vulgaire. Mais même parmi ceux que j'appelle les hommes d'un vrai talent, quelle diversité d'opinions! Et cette diversité est inévitable. 11 faut l'admettre sans combat, et
* De la Revista contemporanea, X\h livr., Turin, 1854.
[Note de l'Editeur. )
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accorder que le libre exercice des talents honnêtes est une bonne chose, sauf lorsqu'ils s'oublient à devenir méchants sur quelque point par humaine faiblesse, de quoi il faut encore sourire et ne pas se tourmenter. Si j'avais à faire l'histoire que tu entreprends, je l'écrirais selon mon sentiment et avec cette indépendance qui m'a inspiré le Mie Prigioni, et ce peu de livres que j'ai publiés. Ma manière de voir les choses pohtiques et morales ne change pas, quel que soit réloge ou le blâme que j'aie à attendre d'autrui. — J'espère beaucoup, comme toujours j'ai espéré, dans la conduite de la Providence.— Je m'assure grandement sur les vertus de Pie IX, en dépit de tous les gâte-métier, dont chacun est comme la fameuse mouche du coche, s'imaginant le conduire.
A M. VICTOR DE LA CANORGUE, A OLLIÈRES