A MM. POMBA ET COMPAGNIE
Turin, 28 juin 1852.
Très-chers Messieurs Pomba,
Je vous suis obligé des exemplaires que vous avez eu TamabiUté de m'offrir^, et je remercie en particulier M. Zecchini, qui a bien voulu m'honorer de se visite. Je regrette de m'être trouvé absent.
Vous me demandez s'il est vrai que j'aie publié une Canzone à peu près vers l'époque des Réformes. — Non; et si Ton m'attribue quelque Canzone anonyme, c'est une erreur. Je mets toujours mon nom à ce que j'imprime; tel est, depuis bien des années, l'usage invariable que je suis.
Quant à des œuvres inédites, je n'en ai aucune que je puisse vous offrir.
Agréez, Messieurs, l'expression de ma plus parfaite estime.
P, S. Pardonnez-moi ce retard, je n'ai fait retirer votre paquet que samedi.
AU CHANOINE A. IGHINA.
Juin 1852.
Très-aimable et très-réyéré chanoine^ Madame la marquise de Barolo yous remercie de vos félicitations sur son retour, et j^en fais autant moimême. C'eût été une excellente chose qu'il y eût eu moyen de passer à Mondovi^ et d'y recevoir la bénédiction de Monseigneur, mon vénérable patron. Nous savons combien est aimable l'hospitalité du saint évêque. Madame la marquise lui rend grâce de l'intention et vous prie de lui offrir ses hommages et les vives assurances de sa reconnaissance. Le cher chanoine Ighina ne peut douter qu'il ne nous eût été fort agréable de passer par Mondovi, ne fût-ce que pour lui. — Il a mal fait de venir à Turin lorsque nous n'y étions pas; et pour réparer cette faute, il faut qu'il y revienne maintenant que nous y sommes, ou qu'il nous rejoigne à la Vigna, où nous serons sous peu de jours. Il sait que Madame la marquise sera toujours charmée de revoir le très- estimable ex-chapelain, malgré le respect gênant que peut imposer la dignité de chanoine.
Il me semble que les éditeurs de mes pauvres Prigioni ont fait preuve de peu de sens en joignant les Addizioni à leur édition. Cette union inconsidérée fera précisément (jue beaucoup n'achèteront pas le livre. Quant à moi, je n'y ai aucun intérêt. Du reste, j'ai toujours i)laint l'infortuné Maroncelli d'avoir cédé à la
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passion en écrivant ces no^c.s dans des moments d'exaltation. Je suis persuadé qu'il Ta regretté lui-même.
Ne soyez pas, cher Igliina, trop prévenu en ma faveur, lorsque vous faites mention de mes écritç. Je redoute Texcès de votre indulgence, et je ne voudrais pas qu'elle vous attirât des sifflets. Mais si je ne désire pas que vous me louiez, parce que je ne le mérite point, je n'en souhaite pas moins que vous continuiez à m'honorer de votre amitié.
La mémoire de V. S. est fidèle en ce qui a trait aux relations de la maison Barolo avec le comte de Cossilla père, un homme excellent. Le fils, qu'on vous a donné pour intendant, a aussi de fort bons principes, du talent et de la conduite, par où il s'est fait aimer et estimer partout où il a été, nonobstant la difficulté des temps.
Les habitants de Chiavari ont vivement regretté son changement.
Adieu, très-cher chanoine, recevez nos saluts dans un bouquet bien lié, et croyez-moi, etc.
AU PROFESSEUR A. IGHINA.
Turin, 4 août 1852.
Cher professeur.
Que vous êtes bon de vous informer de moi ! Madame la marquise me donne l'agréable commission de répondre moi-même à Votre très-chère Seigneurie. Depuis un jour ou deux, ma santé va s'améliorant, autant que le permettent la vieillesse et des poumons aussi
fatigués. Je recommence ta respirer passablement. Mais j'ai peine à reprendre des forces. Je serais cependant indiscret de me plaindre. Il y a un nombre infini de personnes qui souffrent plus que moi; mes maux sont supportables, et ils sont adoucis par les soins les plus généreux. Le Seigneur use envers moi de toutes ses miséricordes. J'espère qu'il m'accordera encore celle que je lui demande plus que toute autre : une bonne mort, lorsque mon heure sera venue.
Vous ne me dites rien dans votre lettre de Fopération qu'on devait faire à Madame votre mère. Nous désirons que vous nous teniez au courant d'un événement auquel notre cœur prend la plus vive part. Nos vœux s'unissent aux vôtres pour que le précieux don de la vue soit rendu à cette excellente mère, et qu'il en résulte une grande consolation pour elle et pour toute la famille. Vous saurez que l'opération pratiquée par Flarer sur le vieux maréchal de la Torre, quoique les circonstances la rendissent fort dangereuse, n'a pas été inutile. La vue est revenue, seulement elle demande encore des précautions pour retrouver de la force, et il faut tempérer, à l'aide de lunettes vertes, l'éclat trop vif de la lumière.
Je vous souhaite, cher chanoine, la joie si douce d'être contemplé par les yeux d'une mère.
Conservez-moi votre amitié, faites agréer mes respects,aux nobles âmes qui vous entourent; et croyezmoi, comme je le suis, votre très-affectionné serviteur et ami.
P, S. Mille remercîments pour vous être souvenu
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de moi le jour de saint Pierre aux liens. — Madame la marcfuise vous dit mille choses, et aussi D. Ponte. . .
AU PROFESSEUR IGHINA.
Turin, 16 août 1852. '
Très-révérend chanoine.
Béni soit mille fois Fhabile Fra Petronio ! Votre lettre nous a comblés d'allégresse, et nous nous figurons la joie suprême de Madame votre mère et la vôtre à tous, après une opération d'une telle importance, si complètement réussie. Nous en remercions Dieu. L'excellente marquise me charge de vous exprimer toute la part qu'elle prend à cet heureux événement, et D. Ponte s'en réjouit aussi de tout son cœur. Oh ! que nous aimons ce bon capucin, chirurgien admirable, qui, reconnaissant Dieu, avec tant de raisoii, comme Fauteur de toute grâce, unit la prière à Faction dans le traitement de ses malades ! Outre le bien qu'il leur fait, &n priant et en les guérissant, sa piété doit répandre dans leur âme, et dans l'âme de ceux qui les entourent, la confiance et fédification, ce qui est aussi un grand bien. Voir un homme plein de foi vaut souvent tout un sermon. Longue vie donc à Fra Petronio! qu'il ait toujours la main sûre et tous les dons qui peuvent servir à rendre la santé à ceux qui ont recours à lui! Si je retourne un jour à Gênes, comme je Fespère, je veux aller baiser cette main, qui a restitué la vue à la mère d'un patron, d'un ami si
cher ! En attendant, s'il est encore à Mondovi, offrezlui mes humbles respects, et dites-lui que je professe également pour lui la reconnaissance et Taffection la plus vive.
Nous sommes sur le point de retourner à la Vigna; nous y resterons deux mois à peine, et si le temps le permet. Viendrez-vous nous y voir ? Nous le souhaitons fort.
Madame la marquise vous dit mille choses et vous prie de faire agréer à Monseigneur ses respectueux hommages. Ayez aussi Tobligeance de lui rappeler les sentiments de vénération que j'ai pour lui.
Je vous remercie, cher chanoine, de toutes vos attentions et de vos vœux affectueux, et c'est en vous souhaitant à mon tour une bonne santé et tout ce qui peut vous donner du contentement que je me dis de tout mon cœur, etc.
P. S. Mille remercîments, je vous prie, au révérend économe, pour le livre qu'il m'a apporté de Rome. Qu'il ne s'en embarrasse pas et me l'envoie de la manière qui lui sera le plus commode.
AU CHANOINE A. IGHINA.
Vigna, 8 septembre 1852.
Cher chanoine, La digne Reine a merveilleusement inspiré Votre Seigneurie. Le sonnet est fort beau, et nous nous faisons une joie d'applaudir à l'excellent poëte. Recevez mes remercîments pour les deux exemplaires que vous
avez cu la bonté de nous adresser. On peut dire que notre Reine mérite les plus dignes hommages, tant est noble la vertu et la grâce que respire toute sa personne; et cependant, trop souvent aussi elle a eu sa part dans le trésor des grandes afflictions ! Titre invariable au respect et à la sympathie, surtout lorsque la créature qui gémit est d'un rang élevé et d'une renommée parfaite.
J'espère que Tindisposition de Monseigneur n'aura pas de suites. La santé est chose précieuse pour les bons évêques. Veuillez lui présenter les vœux et les hommages de Madame la marquise, ainsi que les miens.
Je vous souhaite aussi, Monsieur le chanoine, santé et prospérité. Madame la marquise, D. Ponte et moi nous vous faisons trois belles révérences, honorant à la fois Tami, le poëte et Texcellent ecclésiastique.
Croyez-moi toujours , comme je le suis en effet , et de tout cœur, votre très-affectionné.
A PIETRO GIURIA.
Turin, 10 octobre 1852.
Mon cher Giuria,
Ton livre DeW uomo est rempli d'excellentes choses : je m'en réjouis parce qu'il peut être utile et qu'il te fait honnneur. 11 faut du talent pour animer si heureusement un sujet de cette gravité : il peint la noblesse de ton âme et te fait aimer du lecteur. Je te
serre affectueusement la main; je me félicite avec toi et te remercie de ton livre.
Conserve-moi ta chère amitié et porte-toi bien.
CCCXYI
A M. LE COMTE PORRO
Turin, 18 novembre 1852.
Très-cher Porro , Il m'arrive souvent de me transporter^ par la pensée, au milieu de vous, quoique je retombe toujours dans mes trop longs silences : la faute en est à mes souffrances. Mais laissons cette histoire peu divertissante , et contentez-vous de savoir que , depuis quelques jours, je me lève et vais un peu mieux. Si ma vieillesse n'est pas des plus allègres, j'ai cependant, en compensation , des intervalles de passable rétablissement. Tout est relatif , et il faut savoir apprécier ce peu de bien qui nous échoit. J'aime à penser que votre santé continue à être meilleure que la mienne. Ne négligez pas d'en prendre soin , si fort que vous soyez, et donnez-moi la consolation d'entendre dire que vous triomphez glorieusement des années. Je ne vous permets de changer ni sous ce rapport , ni sous celui de l'amitié que vous avez pour moi. Vous savez que je suis invariable dans l'attachement que je vous porte, connaissant peu d'hommes bons et droits comme vous, et nous en avons tant perdus qui étaient dignes de notre amitié ! Il est impossible de ne pas s'attrister quand on voit combien se rétrécit le cercle de nos
vieux amis ! Je chasse celte idée pénil)le , mais elle revient toujours.
Un des meilleurs , le bon (jiovanni Arrivabene, est ici ; il est venu me voir avant hier : il est du petit nombre de ceux qui ne se laissent pas dominer par ce grossier esprit d'exagération qui est aujourd'hui de tiiode , et qui ne prouve que trop la médiocrité , et nous en voyons les fruits !...
Comment va votre chère famille? Je vous souhaite toutes les satisfactions , Tunion , et tout ce qui peut alléger les déplaisirs et adoucir la vie : je voudrais ne vous voir aucun chagrin...
CCCXYII
A M. LE MARQUIS CESARE CAMPORI, A MODÈNE
Turin, 15 décembre 1852.
Monsieur le marquis^
Il se fait temps qu'en vous demandant pardon d'un si long retard je vous remercie de votre amical souvenir et du présent que vous m'avez fait d'un exemplaire de vos Viaggi d' Olir emonte ^
J'ai lu et vivement goûté cet excellent livre, plein d'une aimable philosophie : il instruit , il charme, et fait aimer la belle âme de l'auteur. Autant il faut blâmer certaines relations de voyages , où l'on voit pro-
* Les Viaggi d' Oltremonte, estimable recueil d'impressions de voyages, furent dédiés, par le marquis Cesare Campori, au chevalier Massimo d'Azeglio, à l'occasion des fêtes du mariage de la fille de ce dernier avec le marquis Matteo Ricci, beau-frère du marquis Campori. {Note de l'Editeur.)
diguer les jugements faux contre les nations étrangères ou contre la nôtre ^ autant doit-on louer les tableaux vrais de mœurs et de lieux tracés avec un esprit vif , mais calme et bienveillant. Vainement la foule s'obstine à décorer du nom de philosophes ces penseurs irascibles et malveillants : je ne vois en eux que des intelligences malades et souvent nuisibles. Hélas ! qu'il en est de nos jours , et souvent le monde les admire comme si la bonté et la rehgion ne servaient plus à rien! Et cependant, sans ces divers éléments, où est la sagesse ?
Je suis persuadé que, dans tous vos écrits, cher marquis , les lecteurs trouveront toujours ces qualités qui élèvent Tesprit et invitent à la bonté.
Que le Seigneur vous en récompense , comme de toutes vos œuvres , en vous donnant, à vous et à tout ce qui vous appartient, une excellente santé, et toutes les raisons d'être heureux.
C'est avec ces souhaits et cette parfaite estime que j'ai l'honneur de me dire de nouveau votre très-humble et très-obligé serviteur.
CCCXVIII A M. VICTOR DE LA CANORGUE
Turin, 9 janvier 1853.
* Mon cher ami.
En vous remerciant des vœux que votre bonne lettre m'exprime, je vous assure que, quoique j'aie tardé à vous parler des miens pour vous, mon cœur les a formés et les forme bien sincèrement. Je me réjouis
dé ce que vous a\ez enfin la certitude d'obtenir une place de professeur à Nice, si tous ne pouvez en avoir une ici. Il me tarde de vous voir passer des jours tranquilles quelque part. Rien ne vous a souri à Turin. Je vous voudrais ici ; mais je crains qu'ici il ne vous soit plus difficile qu'ailleurs d'obtenir une chaire dans un collège , vu le grand nombre des aspirants et le genre de partialité qui domine. Le mérite ne suffit guère î tout est réglé par les passions du temps, par Tesprit de parti, ou s'il y a des exceptions elles sont rares. Je suis elTrayé du nombre des malheureux que je connais, et il y en a qui sont remplis de mérite. Que de souffrances morales et souvent jointes aux souffrances physiques ! J'ai l'âme accablée ! . . . Que Dieu soutienne et console tous ceux qui sont dans la douleur !
Fortifions-nous par les sentiments religieux et par la pratique fidèle de notre sainte religion; tous les autres soulagements sont trompeurs. Je compte, mon cher ami, sur votre amitié et sur vos bonnes prières. Croyez à mon sincère attachement. *
A M. LE COMTE LUIGI PORRO
Turin, 12 février 1853.
Mon cher Porro , Au milieu des exécrables et stupides atrocités suscitées par Mazzini, tout homme de bien pouvait courir quelque danger, et c'est pourquoi, dans les premiers moments que nous arriva la nouvelle, je pensai à vous et à votre famille avec inquiétude. Je vous.
remercie de Taimable empressement que vous avez mis à m'écrire. — Mazzini, en croyant à tort le succès possible dans une opération d'une nature si grave, fait voir chaque jour davantage qu'il n'est pas un homme pohtique, quoiqu'il en prenne le niasque. Si du moins l'événement pouvait désabuser tant de jeunes gens sans expérience ! — En attendant, il n'est que trop vrai que les violences des démagogues font un mal immense, et empirent la condition de tous. Mais détournons nos regards de calamités inévitables auxquelles je ne puis penser sans amertume...
Je me réjouis d'apprendre que votre voyage à Ravenne a été heureux. Vous avez vu d'excellentes personnes et de beaux pays, et cette satisfaction a tempéré le chagrin que d'autres objets pouvaient vous faire. Oh ! que cette cité de Ravenne, si intéressante par son antiquité, me plut, il y a bien des années ! C'était en 1812; je m'y trouvais parmi les secrétaires de Luini, pendant sa tournée d'inspection dans ces départements. J'y passai plusieurs jours, visitant tout, admirant, prenant des notes. Chaque chose pour moi devenait un sujet de pensée, d'étude, de déhces; et l'horizon de la vie me souriait de toutes parts avec d'aimables illusions... Quoiqu'on vieillissant la vie s'assombrisse, je me félicite cependant de vivre encore. Au milieu de nos maux, l'esprit et le cœur trouvent toujours quelque plaisir ; et celui de l'amitié est un des plus doux.
Portez-vous bien ; mille choses autour de vous, et continuez tous à m'aimer.
A M. VICTOR DE LA CANORGUE
Turin, 19 avril 1853.
* Mon cher ami,
Vous me donnez enfin une nouvelle qui me fait plaisir, et je m'empresse de vous offrir mes félicitations. J'aurais fait comme yous, j'aurais préféré me charger de l'éducation d'un jeune homme de bonne famille. La chaire de français que l'on vous aurait accordée à Turin est un emploi peu avantageux et d'une durée fort incertaine. M. le chevalier Maestri, sénateur, est venu un jour me voir pour me parler de vous et de l'espoir qu'il avait de vous faire donner une chaire. Dans les places où les appointements sont trop petits, et où il faut suppléer en se procurant des leçons, les heures appelées de liberté sont des heures de fatigue ou de désoccupation et de tristesse. Souvent les leçons manquent, vu la facilité qu'ont les gens de s'accommoder de très-peu d'étude, et vu le nombre des professeurs qui enseignent ou cherchent à enseigner. Vous avez infiniment plus de mérite que mille autres; mais vous êtes aussi le plus modeste des hommes, le moins fait pour vous emparer d'une place convoitée par des concurrents.
Au heu de cela, vous êtes parfaitement fait pour bien élever un jeune homme, pour vous faire aimer et estimer de lui et de toute la famille. Entrez donc dans cette carrière avec confiance ; votre esprit, votre vertu, votre bonne volonté feront beaucoup, et l'aide
de Dieu ne manquera pas. Point de mélancolie : elle ne vaut rien, elle ne va pas à un instituteur ; il ne doit jamais oublier pour longtemps le doux sourire de Tamabilité et de la bienveillance. Voilà mes conseils, mon cher ami; ils sont courts, et je sais que vous n'en avez guère besoin. Je vous connais rempli de sagesse, de constance dans le bien, d'excellentes qualités de tout genre. La noble maison qui vous a reçu a acquis un digne homme. — Madame la marquise de Barolo vous fait ses féhcitations. Croyez aux sentiments inaltérables de votre dévoué serviteur et ami. *
A M. LE PROFESSEUR BARUFFI.
Turin, 23 mai 1853.
Cher professeur et digne ami.
Votre petit livre des Passeggiate est des plus aimables que j'aie encore lus. Le don que vous m'en avez fait m'est précieux, et je vous rends mille grâces.
Recevez aussi mes remercîments les mieux sentis pour la bienveillance que vous me témoignez dans les quelques lignes que vous m'avez écrites. Mais vous me forcez à sourire en me rêvant dans votre aimable cœur des qualités que je ne possède guère. Je sais peu, je ne suis bon à rien ou à presque rien, mais j'aime et désire le beau, le bon, le vrai.
Ma vie en a tiré de grandes consolations, et je ne puis assez en bénir Dieu. Continuez, cher Baruffi, à me traiter avec votre indulgence habituelle. Je vous
serre la ni.iin de loiit nioii cœur; croyez-niui votre très-atlee lionne serviteur et ami.