RE 1% NPA FE ER SPP ET RS SEP AMEN NIEA
ee À —
un simple encrier et gens feuillets de papier sont placés sur la table des greffiers pour l'usage de tout ce monde-là.
Les ministres occupent l'extrémité de la première banquette commune, à la droite du président, M. Gladstone se place d'habitude à une dizaine de pas du Speaker ; il a pour vis-à-vis, sur Îa premiere banquette gauche, M. d'Israël, le chef de l'opposition; mais personne, je le répète, n'a de siége à part,
La votation se fait tout autrement qu'au Canada. Tous les députés quittent la salle; ceux qui votent en faveur de la résolution proposée vont faire inscrire leurs noms dans une chambre voisine, à droite de l’orateur ; ceux qui votent contre, vont aussi faire inscrire leurs noms, mais dans une autre chambre, à gauche. A mesure que les députés rentrent dans la salle des séances, ils sont comptés par quatre membres (tellers) dont deux sont favorables à la résolution et deux contre.
Le procès de Tichborne, ou du soi-disant Tichborne, se poursuit actuellement dans une des chambres du Parlement, On vend le portrait du Claimant dans toutes les boutiques, et madame Tussaud nous le montre de pied en Cap dans son musée de personnages en cire.
Pour en finir avec le Parlement, je dirai
que, dans l'intérieur de cette suite d'édifices, tout ce qui est de date récente est raide et
compassé, tandis que l'architecture ot los sculptures antiques (remontez s'il vous plaît aux successeurs immédiats de Guillaume-le- Conquérant !) sont d’une grande beauté. L'extérieur est superbe.
L'église Saint-Paul, que j'avais déjà vue, il y à quinze ans, et dont l'extérieur est réellement beau, m'a encore fait l'effet d'une grange vide. Quelques rares morceaux de sculpture y ont été placés depuis 1858, mais les œuvres de génie n'ont pas encore passé par ses rtes. Tout cela est vaste sans être grand.
n sort de là glacé.
Par contraste, que de beautés et que de poésie dans Westminster Abbey /—Longue nef gothique, avec transept,--colonnes élancées se rejoignant au sommet en ogives gracieuses, comme des mains jointes dans l’attitude de la prière, —groupes vivants, on quel-
ue sorte, chefs-d'œuvre de statuaire,—tomu d'Edouard le Confesseur,—galerie des Poëtes,-—-tombes monumentales,—rois et reines drapés majestueusement dans des manteaux de marbre—: partout de l'inspiration, de l'amour, do la chaleur, même sur les tombes!
L'abbaye de Westminster est restée catholique !
Je ne veux pas fermer cette lettre sans vous … dire un mot d’un moyen de locomotion employé à Londres depuis quelque temps, et
ui dépasse tout ce que les Américains ont t dans le genre. C'est un chemin de fer
Re NN Ur We lue ee LOU PERTE AN ATEN Y Lé PR MR NN 0 VEN MP O0 A M ete à CURE à LT RME PE IXUK PAL]
ns
es ns
souterrain, qui vous transporte, en quelques minutes, à plusieurs milles de distance. Le District Rathoay passe sous les rues, mais on a pratiqué de grandes trouées à chaque station, et les gares de chacune de ces stations se trouvent ainsi en plein air, quoique au dessous du sol avoisinant. Il passe un train de chemin de fer souterrain toutes los trois minutes. ,
Disons en passant que le mot cars n’est pas employé, en Angleterre, pour désigner une voiture de chemin de fer. Ôn dit ici carriage. En France, on dit waggon ou simplement voiture. Au Canada, nous avons traduit le motaméricain, et nous disons chars, ce qui est plus français que waggon. Le chemin de fercatacombe parcourt une distance de cinq ou six lieues, et passe sous la Tamise. On travaille à lui donner plus d'extension encore.
Londres a, comme vous savez, environ cin lieues de diamètre: vous pouvez imaginer & le District Railway doit avoir de la vogue dans une ville d’une pareille étondue. (1)
Le président de la Chambre des Communes, M. Crand, a donné, avant-hier, un grand diner auquel assistsient la prineesse Louise et le marquis de Lorne. La reine est encore à Osborne.
& 4 LE nr de Londres, en 1871, était de
A pee
Deuxième Lettre,
Londres, 19 juillet 1878.
J'ai rencontré, hier, M. McAdams, (1) ancien écrivain du Chronicle, aujourd’hui agent d’émigration de la province de Québec. Nous sommes allés ensemble à Hi chambre du Conseil Privé de Sa Majesté, qui est, comme vous savez, la plus haute cour dé tout l'empire britannique, et où se plaidait, en ce moment, la cause en appel de Platt vs. Burstall.
Les juges siégeants étaient sir James Colville, sir Montague Smith, sir James Peacock et sir Robert Collyer. |
MM. Bonjamin, C. R., autrefois secrétaire d'Etat du gouvernement confédéré en guerre avec les Etats-Unis du nord, M. Herbert Swift, et M. Adolphe Caron, député du comté de Québec plaidaient pour M. Piatt; et M, le rocureur-général ES de Québec, et M.
Bompass, pour M. Burstall.
Les juges du Conseil Privé ne portent pas de costume. Ils sont au nombre de quarante, environ, et ne reçoivent pas salaire. Les avocats portent la toge, comme à Québec, et une perruque blanche, avec queue.
J'ai été faire visite, ce matin, à M. l’abbe Toursel, prêtre français qui habite Londres depuis trente-trois ans. M. Toursel connait
(1) Mort en 1875.