II
gorianis totale est et correctum ad plura Mss exemplaria, subvenire Ms Balernensi mutilo sub finem ; 3^ verbum huius Gregoriani commentarii proiogum desumendum esse ex Analectis pag. 128, excluso et eliminato supposito, qui in plerisque Mss codd. deest; 4° inutilem esse Impressionem hujus commentarii ex codice Balernensi, cum jam sit ex aliis Mss correcte impressus, nec indigeat nisi nomine Authoris in proximâ impressione illius, ad tollendam omnem Erroris occasionem; 5° posse imprimi uel eo tenore quo excurrit in Editione operum B. Gregorij, uel partitum in 2 libros juxta primam Roberti Abbatis dispositionem, ut habet prologus in Analectis pag. 128; 6° denique non esse mirum quod tôt huius Mss Exemplaria innéniantur in Galliis, ut p[a]t[e]t ex sillabo Mss, quibus Petrus de Gussanvilla correxit opéra B' Gregorij, nullum uero Romae et in Italie; cum author Gallus fuerit et in Galliis commentarium suum euulgauerit, eumque Galli transscripserint.
Adnotandum prseterea ubi Joannes Mabillon legit, tom. I Analectorum pag. 128: hœ dicto et explicato finiatur liber primas, incipiatque secundus, sic oriens: tota pulchra es, arnica mea etc., legendum esse absque dubio: Incipiatque secundus, sic oriens^ quia ibi agit de libro suo secundo Robertus Abbas, vnde vel mendum est in ms cod., uel in eo qui maie lectum transcripsit.
Tout cela sans préjudice à vos plus grandes lumières et comme, (etc.)
F. C. OUDIN, prestre de Busilly.
Au Révérend Père
Dom Sylvestre Morel, visiteur de la prouince de Chesal-Benoist de la Congrégation de S< Maur
A S» Denys, A Paris.
Mon Réuérend père.
le suis chargé d'un ordre bien glorieux, d'écrire à votre Réuérence ce qui s'est passé icy en la cérémonie de la translation de la relique de S. lean.
Le cérémonie s'en fit le 16 may, qui fut le 4 Dimanche après pasques. Dès le samedy m. l'Éuêque de Sainctes se rendit icy; il soupa chez nous, mais il coucha en ville, pour y auoir un meilleur lit que les nôtres. Le matin du Dimanche sur les 9 heures il uint s'habiller pontificallem[en]t en notre sacristie, d'où il nous mena en procession aux Capucins, où l'on auoit porté la relique dez le point du iour. Toute la ville s'y trouua. La milice étoit sous les armes. 11 y auoit à la teste de la procession un petit corps des pensionnaires des vrsulines, vn second de filles, vn î°* de venues, vn 4™« d'Écholiers, tous dirigés par D. P. D'Aschemie. Étant arrivez aux Capucins, après y auoir chanté un motet en l'honneur de notre s^, on fit porter la relique par D. Marin et D. J. Vuatel. La I* station se fit aux Vrsulines, on y chanta des Antiennes en l'honneur de S. lean, et les Religieuses baisèrent la relique. La 2^"^ se fit aux Jacobins et la 3^ aux Cordeliers. Enfin on arriua midy sonnant dans notre Église. Après auoir chanté none, pendant que
Monseigneur s'habilloit, on commencea la messe. M. L'Évêque étoit serui par nos Confrères. Le R. P. Prieur de S. Michel étoit son prestre assistant, le R. P. Souprieur d'icy son Diacre. Il étoit une heure quand la messe finit. Monseigneur dîna au Réfectoire auec plusieurs Curez. F. Jean Chazal dit une oraison latine pendant le dîner. Il prit pour Thème: Qui était le plus fort, ou du uin, ou des femmes, ou du Roy, ou de la vérité? On dit le sermon à j heures. M. Rousselet, Chanoine de Saintes, prêcha et harangua monseigneur; on dit vespres, en suite M. L'Évêque officia. Il soupa en uille. A 7 heures du soir on le fut prier de uenir mettre le feu à un grand Bûcher, mais il céda cet honneur à notre R. P. Prieur, qui l'y mit après auoir entonné solennellement le Te Deum, etc. La soldatesque s'y trouua et y fit la décharge. On fit le feu de ioye au même lieu où les Caluinistes brûlèrent le chef de S. lean Les RR. PP. prieurs de S. Cyprien, de S. Michel, de S. Maixent, de Noailles, de Brantôme, de Bassac se trouuèrent à notre Cérémonie. Celuy de S. Maixent prêcha le lundy. Le mardy se [sic] fut vn Jésuite, le père de la Roussie. Le mercredy le Correcteur de Surgère. Le jeudy le prieur des Carmes d'Aulnay. Le vendredy un Capucin. Le samedy D. J. Vuatel. Le dimanche D. J. Cladières.
Pour le Chanoine qui prêcha le r. , il prit pour texte: Erat in desertis usque in diem ostensionis suce. Il fit uoir que S. Jean reuenoit pour être la Consolation des Catholiques et la confusion des hérétiques.
Le R. P. prieur de S. Maixent prit: Dentem pro dente, et il fit uoir que S. lean paroissoit en sa Religion pour être la Consolation des Religieux de S. Benoît, 2. la confusion des Caluinistes, 3. la gloire du
pays. Il expliqua comment le Chef de S. lean auoit été apporté à S. lean d'Angély.
Le R. P. lésuite prit pour texte: De torrente in via bibeU etc. Il fit uoir que S. Jean auoit touiours receu de grands honneurs dans son sacré chef, parce qu'il auoit été humilié pendant sa vie. Il montra que ce Chef étoit victorieux des politiques, 2. des Critiques, }. des Hérétiques. 11 prouua fort bien ces 3 points. II débita fortement ses preuues. Il tourna iustement ses pensées. Enfin il l'emporta, à mon sens, sur tous, hors le Carme et D. lean Cladières, qui excella en tout. II dit, entr autres choses, que Ton pouuoit dire de S. Benoît ce que Minutius Félix dit de J. C^: Le inonde est un Ingrat; J. C^ le remplit de biens, et le monde luy fait mille maux. Ainsi S. Benoit fait mille biens aux séculiers, et les gens du monde font mille maux à S. Benoît. N'est-ce pas luy qui a bâti notre uille par ses enfans? n'est-ce pas luy qui a peuplé les déserts et qui en a fait des uilles?
Le minime prit pour thème: Laudate Deum qui fecit nobis magnalia. Il prouua que S. lean étoit le plus pur des Vierges, 2. le plus éclairé des prophètes, }. le plus généreux des Martyrs.
Le Carme: Hic uenit ut testimonium perhiberet de lamine. (lean cl.). 1. Il uient porter témoignage d'une foy inuiolable et de la doctrine de l'Église, 2. d'une discipline continuelle en l'Église et en ses coadiuteurs, les Religieux Bénédictins, 3. du culte des Reliques.
Le Capucin : Quid petam ? Caput Joannis B. Il fit uoir que la Relique étoit la Consolation des Catholiques, la Confusion des Hérétiques et l'Azile des affligez. D. J. Vuatel prit pour texte: Palam triumphans de hostibus, 11 fit uoir î triomphes de S. lean sur l'Hérésie.
Enfin le R. P. D. lean Cladière, notre ancien maître, prit pour texte: Putasne uiuent ossa ista? Ézéchiel Î7.
Son dessein est, que les Reliques de S. lean deuoient être l'obiet de nos uénérations, parce que nous deuions les regarder: