‹ Lettres des Bénédictins de la Congrégation de St-MaurChapitre 143 sur 197 · MONTFAUCON A · texte numérisé non relu

MONTFAUCON A

gneur, doit venir cet hyver pour ia faire imprimer. 11 tire ses principales preuves de quelques médailles de la ville d'Antioche.

Je n'ay pas encore peu voir le Dictionnaire de M. Baile; on craint qu'on ne l'arrête et qu'on n'en empêche le débit en France, parcequ'il y a trop de partialité en fait de religion.

Le Dictionnaire du P. Thomassin est imprimé. C'est le plus extraordinaire dessein qu'on ait jamais veu. On doute fort du succès.

Le R. P. Dépositaire est d'avis, aussi bien que moy, que V. R. n'attende pas qu'il y ait une si grande quantité de médailles, afin qu'il n'y ait pas tant de port à payer tout à la fois. 11 y en a de bonnes panny celles que v. R. m'a fait la grâce de m'envoyer.

Au Révérend Père

Dom Jean Guillot

à Rome.

Ce 3 Novembre [1695?].

Mon Révérend Père.

Nous avons recours à vous pour vous supplier de nous rendre toujours vos bons offices pour l'édition de S* Athanase. Dans le Catalogue que le Rd père procureur Gén. nous a fait la grâce de nous envoyer, il est marqué qu'aux manuscrits du Vatican, cotez 617. 744. 752. 754. 767. 1422. il y a un traité intitulé

MONTPAUCON A J. GUILLOT }0J

ëQfATiriiai «#V to u;alTff(>(Of', différent de l'épître à Marcellinus, et dans le manuscrit 747. un commentaire sur TExode; dans le 75 ;« un sur Isaïe; dans le 7^1 et 1231, un sur Job. Il nous est de la dernière importance, mon Révérend père, de sçavoir ce que c'est que ces pièces là. Ainsi nous vous supplions de prendre la peine de nous transcrire de chacun de ces commentaires une page du commencement et une sur le milieu, et de nous les envoyer, à mesure que vous les copierez. Pouvons nous espérer, mon Révérend père, votre secours encore pour cela.î^ Si par votre moyen nous pouvions déterrer quelque pièce nouvelle de S^ Athanase, vous rendriez un grand service au public. Au reste, nous ne demandons pas que vous vous fatiguiez, il suffit que vous nous envoyiez d'abord un échantillon du commentaire sur les pseaumes, et ensuite le reste à votre loisir. Je suis, [etc.]

BERNARD DE MONTPAUCON.

MONTPAUCON A EMAN. NAVARRO*).

AI muy R[cvcrcndisi]mo P[adre]

D[iosl G[uarde] M[uchos] An[n]os El R[cvcrcndisi]mo P[adrc] M[acst]ro

Fr[ay] Manuel Navarro, Maestro General de la orden de San-Benito,

Predicador de Su Mag[esta]d y Cathedratico de Prima de sagrada

Theologia, San Vincente de Salamanca,

Salamanca.

R. D. Emmanueli Navarro, Benedictino Salmanticensi, ejusdem urbis Academiae Doctori Theologo et Professori.

•) Brouillon.

Î04 MONTFAUCON A EMAN. NAVARRO

Pudet me, R. admodum pater sapientissimeque magister, quod tam diu responsum litteris tuis omni urbanitate conspersis debitum distulerim. At aliouid condonandum homini, tam de suis, quam de alienis negociis, plus saepe quam vellem, occupato; mihique a benignitate tua condonatum iri confido. Dolui in primis de maie affecta valetudine tua, acerbîusque doluissem, nisi jam utcunque levatam, melius deinceps ituram esse spem injecissent litterae tuae; quod utinam pro votis successerit; intérim rogo, ut ei servias et a studijs tempères, quantum duri ac molesti cathedra théologie» labores sinent. Pro missis dispersisque per illustrissimam congregationem vestram encyclicis epistolis meis gratias ago amplissimas. Quem effectum serviturs sint, docebit tempus. Opto meliorem habeant, quam aliae in alias regiones missa: majori enim Hispanorum, quam aliorum quorumcumque monasticorum documentorum penuriae laboro. Perezium habeo, ac proinde pro oblato tam humaniter gratiam habeto. At quam verbis egi pro misso insigni opère Theologico tuo, rébus ipsis referre pro modulo meo et volo et debeo. Qua prima data occasione mittam, grati obsequentissimi animi qualecumque pignus, eam quam non ita pridem publici juris feci, novam Sancti Irenaei operum editionem à me utcumque adornatam, cui adjungam Lactantij libellum (ut vulgo creditur) de morte persecutorum, quem unus é nostris, ad MS. codicem, unicum qui supersit, recognitum, recudi curavit, addita dissertatione, qua probare satagit, hune non esse Lactantij, sed alterius Caecilij, ignoti auctoris foetum. Quem utrumque librum, meum praesertim, doctissimae censurae tuae lubens subjiciam; à te emendari paratus, nec gravatè laturus. Bibliopolas vel alios quibus cum Hispania quidpiam

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commercij esse potest, sciscitabor qua tutiori via sarcina Salmanticarii, vel saltem Madritum usque mitti possit; et ubi invenero, itineri committam, te simul litteris meis monito. Ea recentiora omnium opéra quse eSan- Germanensi coenobio prodierint. Plura alia typis parata sunt; sed tantisper adhuc exspectandum, donec tranquilliori luce brevi (sic speramus) reformandae pacis fruamus. Quintus tamen Annalium nostrorum tomus intra quatuor aut quinque menses e praelo in lucem prodibit. Totus adhuc Mabillonij est, paucis exceptis quse idemtidem addidi et Prsfatione quam operi praemittam. Ex nova Irenaei editione a me curata vides, R. P., quam portentoso saltu ad ordinis nostri posteriora saecula desilierim.

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