‹ Lettres des Bénédictins de la Congrégation de St-MaurChapitre 150 sur 197 · IV. MONTFAUCON A F. ROSTGAARD · texte numérisé non relu

IV. MONTFAUCON A F. ROSTGAARD

Benzon (Niels), bibliophile danois, mort en 1709, ami de Rostgaard; il voyagea à l'étranger durant les années de 170461 1705. — 9) R. avait été nommé, en 1700, garde des archives du royaume; trois ans après, il épousa une fille naturelle (mais légitimée) du grand-chancelier Reventlow. — Le Diarium italicum, qui ne fut pas continué, parut en 1702. Quant à l'édition des Hexaples d'Origène, elle vit le jour en 1713 (2 vol.). — »La Rediplomatique«, c-à-d. le célèbre traité kIc re diplomatica« (1681). — 10) Denis de Ste-Marthe avait déjà donné, en 1697, l'histoire de saint Grégoire le Grand; son édition des ouvrages de ce pape fut publiée en 1705.

C'est en comparant l'écriture de cette lettre avec celle d'autrei — qui étaient signées — que j'ai pu déterminer son auteur: le savant abbé Dufour de L. (1652— 1733). Montf. a fait usage des notes de son ami pour la Nova collectio Patrum, comme il profita de ces remarques pour le Diarium italicum (comp. M. H. Omont dans les Mélanges d'archéologie et d'histoire de l'École franc, de Rome, t. XI, 1891). — Cosmas >Egyptius ou Indopleustes, publié dans la collection de Montf. — 14) C'est dans le petit ouvrage de Lucien, intitulé >Hercules Gallicus«, qu'on lit le passage inséré ici.

VL RENÉ MASSUET A ?

Massuet (1666—1716) était très respecté pour son érudition. L'édition de saint Irénée fut achevée en 1710; en outre, il a publié le 5« vol. des Annales ordinis S. Benedicti, d'après les papiers de Mabillon. — Il semble que cette lettre soit adressée à Rome, sans doute à D. Cl. Devic. — 15) L'assistant, c.-à-d. ou D. Claude Boistard ou D. Rob. Marcland, qui l'étaient 1705— 1708.

Vn. JULIEN GARNIER A CLAUDE DEVIC

12) Garnier (1690 — 1725) était éditeur des œuvres de saint Basile (1721— jo, 5 vol.). — Devic ou De Vie (1670— 17 J4), spirituel et savant bénédictin, séjourna à Rome de 1701 jusqu'en 1715. Comp. Broglie, Montfaucon, I, ^1—38, 113, suiv. — Le procureur-général était D. Guill. Laparre.

VllI. PHIL. RAFFIER A MONTFAUCON.

La date que j'ai mise sur le texte de cette lettre, semble devoir être changée; c'est plutôt 1713.— 19) Raffier {1659—1744), érudit diligent.

procureur-général de la congrégation à Rome (à partir de 1712, selon François, d'après Tassin). — 20) L'affaire du card. de Noailles (archevêque de Paris), savoir l'opposition, du reste chancelante, de ce prélat à la condamnation du jansénisme par Rome, et les démarches de la cour papale auxquelles cette opposition donna occasion. Noailles avait approuvé les Réflexions morales de Quesnel, ce qui lui attira (comme archevêque) beaucoup d'attaques de la part des jésuites. Plus tard, dans la question soulevée au sujet du fameux :&cas de conscience*, il tâcha de prendre le parti des jansénistes; et à l'occasion de la bulle de Clément XI en 1705 (»Vineam Domini«) il l'essaya encore. Enfin, quand parut la bulle »Unigenitus«, en 171^, où le livre de Quesnel, et avec lui le jansénisme entier, fut rejeté par le pape, il s'opposa, pendant quelque temps, à la décision du siège papal; cependant, il fut obligé de révoquer son refus d'accepter la bulle. — F. Deseine était libraire à Rome, d'où cette lettre est écrite. — L'édition de saint Jérôme par D. Jean Martianay fut terminée en 1706; elle souleva beaucoup de critiques.

21) L'auteur de la lettre est sans doute Jean- Baptiste Le Brun (Desmarettes), mort à Orléans en 173 1. Janséniste, il fut enfermé dans la Bastille pendant cinq ans. Il travailla beaucoup à une nouvelle édition de Lactance, mais ne parvint pas à la publier, et ses notes furent employées à l'édition de ce Père de l'Église par les soins de Lenglet du Fresnoy (Par. 1748). — Le Pelletier, sans doute Claude Le P.' (1630— 1711), jurisconsulte et ministre d'État, successeur de Colbert comme contrôleur général des finances. — L'évêque d'Orléans, c.-à-d. Louis-Gaston Fleuriau d'Armenonville (1706 — 33). — Pierre de Coislin (1636—1706), évêque d'Orléans et ensuite cardinal, était un homme fort tolérant, protecteur de p. Quesnel. Son neveu, le duc de C, possédait une riche bibliothèque qu'il légua à Saint-Germain-des-Prés; Montfaucon en fit le catalogue. — L'évêque de Chartres, Paul Godet des Marais (1690 — 1709).

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