NÉMINAIRE DES TROIS-RIVIERES
| 21 Décembre 1880.
Mer E, À. Tuscherean, Archevéque de Québec.
Monseigneur,
Le Journal des Trois-Rivières a mis en brochure les articles qu'il a publiés dernièrement sur l'Anfluence Spirituelle Indue, et je me fais un devoir d'en adresser un exemplaire à V. G., persuadé qu'elle le parcourra avec intérêt. Ces articles mu paraissent propres à éclairer l'opinion publique sur ces matières si peu connues et à la préparer à bien recevoir l'amendement que nous avons demandé, il y à plus de deux ans, dans notre déclaration à la suite du jugement de la Cour Suprême, dans la contestation de Charlevoix.
Je tiens de bonne source qu'un des membres les plus influents du gouvernement de Québec a déclaré qu'il était prêt à faire ce changement à la loi électorale si les Evêques en manifestaient le désir. Je crois le temps venu, et sans agir publiquement, mais en informant privément le ministère que nous désirons que cette loi soit amendée comme nous en avons déjà exprimé le désir, la chose se fera sans difficulté. C’est ce que, pour ma part, je prie Votre Grandeur de faire. Nous dégagerons ainsi notre responsabilité devant l'opinion publique, qui croit généralement que la chose dépend des Evéques, d'après ce quis’est passé le printemps dernier, et nous n’aurons plus le triste spectacle des scènes de Berthier.
Dans cet espoir, je demeure comme toujours, votre tout dévoué serviteur,