‹ Lettres des Evêques au sujet de l'influence indue [microforme]Chapitre 13 sur 13 · VOS · texte numérisé non relu

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Pardonnez-moi ce franc-parler, mais je sais que le cœur a b lois de ces mots d'encouragement, (

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est pourquoi je demande à Dieu de vous soutenir et de vous avoir toujours sous sa sainte garde,

Dans cet espoir, je vous prie d'agréer l'assur vouement,.

ance de mon plus entier dé-

(Signé) + L. KE, Ev. pes TRoIs-RIVIERES.

LETTRE DE MGR E,. A. TASCHEREAU, ARCHEVEQUE DE QUEBEC. QUÉBEC, 21 Avis 1881.

l Mur L. F. Laflèche, Evéque des Trois-Rivières.

Monseigneur,

Je viens d'avoir une conférence assez longue avec l'Honorable M. Chapleau, qui est venu m'exposer ses vues et ses craintes au sujet de l'amendement de la loi électorale, Suivant lui, 1° jamais le gouvernement fédéral ne consentira à laisser passer une mesure semblable dans le gouvernement d'Ottawa ; 2° dans notre province aucun gouvernement ne tiendra s'il veut favoriser cette mesure, car l'élément protestant, dont il ne peut point se

passer, S'y opposera toujours ; 5° une mesure de cette importance ne peut pas ê

tre laissée à la discrétion des tre considérée comme une question libre, car elle touche de trop près à l'administration pour qu'un ministère puisse rester indifférent ; 40. Supposé qu'elle passe aujourd'hui. tôt où tard, et même plus tôt qu'on ne le pense, il Y aura une réaction qui rétablira la loi, peut-être même avec encore plus de sévérité, surtout s'il y à des imprudences de la part du

, “oh clergé.

députés en dehors du ministère, ni ê

Je me suis permis de lui dire qu'à la vérité notre déclaration du 26 M 1877, pouvait être regardée comme une demande permanente de ] Evèques, mais aussi qu'à deux reprises différentes, en Juin 1880, et dernier, nous étions convenus de ne point f

ars a part des en Février aire instance jusqu'au moment où le temps le plus opportun serait arrivé pour une mesure de cette importance, Pour ma part je déclare encore une fois, en toute sincérité, que je

he crois pas prudent de signer en ce moment une mesure comme celle-là.

Il faut prendre les membres, non pas comme ils devraient être, mais tels qu'ils sont : il faut tenir compte des circonstances avant de se jeter à corps perdu dans une y qui peut conduire à un abime. Le temps favorable viendra-t-il jamais ? Je ne sais ; mais je parle pour le présent et non pour l'avenir qui appartient à la Providence. En attendant ce jour, si le clergé veut se maintenir qui lui sont prescrites par nos mandements et nos circul sans trop de danger.

oie dans les bornes aires, nous naviguerons

Veuillez agréer, Monseigneur, l'assurance de mon dévouement.

F E. À. ARCH. DE Quégec.

ner

LETTRE DE MGR LAFLÈCHE À M. MATTHIEU, Ecr, M. P. P,

\ NÉMINAIRE DES TROIS-RIVIERES, | 6 Maui 1881.

M. Matthieu, Eer, M. P. P.

Mon cher Monsieur,

Ad impossibile nemo tenetur.

Merci de votre bonne volonté ; le bon Dieu vous en tiendra compte, j'en ai la confiance, et persévérez dans ces sentiments chrétiens qui vous font tenir fermement à la liberté du culte catholique et au respect des droits sacrés de l'Eglise. De mon côté j'ai fait ce que j'ai pu pour obtenir le redressement d'une loi, dont l'interprétation a été jugée par les Evêques de la province une violation de cette liberté et de ces droits garantis par la constitution ; j'ai travaillé à démontrer la vérité et l'exactitude de ce jugement et à éclairer à ce sujet l'opinion publique ; cinq évêques sur huit ont approuvé mes vues sur la convenance de faire régler au plus tôt cette grave question ; la députation y était préparée et l'aurait réglée sans difficulté, d'après ce que j'ai appris de bonne source, et vous êtes vous-même de cette opinion. Et voilà que ceux qui ont demandé l'amendement de cette loi, s'y refusent pour des raisons que j'ignore etdes craintes que je ne crois pas fondées ; mais cependant, que je respecte, à cause de l'autorité dont ils sont revêtus.

En conséquence, je n'insisterai pas davantage à cause des inconvénients qui pourraient en surgir. Cependant il demeure constant que les Evèques de la Province n'ont pas changé d'opinion sur la funeste interprétation de cette loi et qu'ils désirent encore la voir amendée. Voilà l'essentiel pour les députés. La question d'opportunité, ils peuvent la juger comme les évêques, et je pense qu'il aurait été mieux de ne pas les consulter à ce sujet le printemps dernier, et d'agir.

Yest encore mon avis. La députation connaissant l'opinion des évèques sur la perversité de cette loi telle qu'interpretée et leur désir de la voir amendée, devra la faire amender aussitôt qu'elle croira la chose possible, sans leur en parler davantage.

Je regrette profondément que les chefs conservateurs n'aient pas compris cela, et n'aient pas réglé cette question avant les prochaines élections.

Fasse le ciel qu'ils n’aient pas alors à le regretter !

Sur ce, je prie Dieu de vous avoir en sa sainte garde et je demeure,

Votre tout dévoué serviteur, + L. F. Ev. pes TRoIS-RIVIERES.

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