À M. L'ÉVÈQUE DE TULLE
Paris, 9 juillet 1 653.
(extrait.)
La pensée des ennemis1 est de mouiller sous Royan2 et d'agir ensuite
1 On a vu ci-dessus qu'il js'agissait d'une de Vendôme occupait ce tieiiv3 ;■ la têt»* tentative des Espagnols pour secourir Bor- d'une flotte française, deaux en péne'trant dans la Gironde; le duc ' Ce petit port, compris maintenant dans
1)1 «.VKD1NAL MAZARIN.
selon les résolutions qu'ils prendraient de concert avec ceux de Bor- JuiMei i653 deaux. De Bordeaux, on a depesché de nouveau au Passage1 pour les presser de partir et de tenter le secours, sans différer un moment. !)<> Madrid, sont venus force volontaires s'embarquer dans l'armée navale. Le io\ d'Espagne et don Louis de Haro n'ont rien oublié pour exciter la noblesse. Il Tant publier cette nouvelle pour attirer le plus de braves [possible] à noslre armée en excitant leur amour propre. Les ennemis ont embarqué deux cent mille escus sur leur flotte pour les porter à Bordeaux. Faictes sçavoir cela dans l'armée, et que les navires ont des équipages composez presque tous de gens riebes et nobles. Je reçois à I instant l'beureuse nouvelle de la prise de Bourg2.