À M. DE BAAS
Paris, i3 décembre 1657.
( EXTHAIT.)
Mazarin lui parle d'abord de l'importance de la de'fensc de Mardick, où il se rend avec des mousquelaires du Roi et une partie des gardes de Mazarin. Dons une addition placée au 1° A79 du manuscrit, le Cardinal ajoute :
Je vous prie d'avoir soin de mon neveu 2 et ne vouloir pas qu'il se hazarde mal à propos. J'ay creu qu'il estoit bon de l'envoyer en ce rencontre, et d'autant plus que les Anglois se confirmeront par cela de plus en plus que le Roy n'oubliera rien pour la conservation de Mardik; car le voyage de mon neveu fera que plusieurs personnes prendront le mesme party. Le reste des mousquetaires et de mes gardes partira demain avec l'équipage de mon neveu qui doit arriver à Calais quatre jours après luy. J'entends qu'il tienne, estant dans la place, une très-grande table, et qu'outre cela il y ayt du pain, du vin et grosse
1 Voy., sur ce personnage, ci-dessus, ' Pbilippc Mancini. (Voy. t. VIF, p. 600,
p. 229. des Lettres de Mazarin.)
MAZWIIV VIII. 3o