‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 3)Chapitre 35 sur 123 · CHRISTINE · texte numérisé non relu

CHRISTINE

bien fait connoistre à ladite reyne que l'action qu'elle a faite ne pou- Novembre 1657. voit estre approuvée; mais, en mesme temps, Elles ont donné toutes les marques d'amitié et d'affection qu'elle pouvoit désirer, et le Roi partit hyer, avec Monsieur, pour l'aller visiter à Fontainebleau '.

GXXV.

Bibl. nat. , ms. f. fr. , Mélanges de Colbert, t. 5i A, f° Ai 5; minute. — Aff. i'tr. , Angleterre, t. 69, f" 219; copie du temps.

À M. DE BORDEAUX

Paris, 2 4 novembre 1607.

Vous avez appris que, par l'application extraordinaire et la diligence avec laquelle on a travaillé à la fortification de Mardik, cette place est desjà en estât de deffense, et M. le Protecteur en doit estre satisfait; mais, pour ne se point flatter, toute la peine que l'on a prise, et la grande despense que l'on a faicte, demeureront inutiles, si Son Altesse n'a la mesme cbaleur et ne faict les mesmes efforts que nous pour sa conservation; et comme je sais, à n'en pouvoir douter, que les ennemis sont résolus determinement à l'assiéger aussytost que M. de Turenne se sera retiré; qu'ils en font cependant tous les préparatifs, D. Juan estant à Dunkerque pour cet effect avec le roy d'Angleterre et tous les autres officiers généraux , à l'exception du prince de Condé , <]iii estoit allé à Gand, plus malade encore qu'il n'avoit esté de sa fiévie tierce, et qu'il est absolument impossible que nostrc armée puisse demeurer plus longtemps dans ce voisinage-là sans se ruyner si fort que nous n'en aurions plus pour la campagne prochaine, n'y ayant mesme subsisté jusques à présent qu'avec de grandes fatigues et une despense prodigieuse, il faut songer sérieusement et sans delay à mettre les choses en estât que Mardik se soustienne sans l'armée, et que l'on v puisse jeter à point nommé autant d'infanterie que les ennemis en

La reine Christine ne revint à Paris qu'au mois de février i658 et quitta d<:linitivemont la France dons les premiers jours du Carême de cette année-là.

MAZAMS. — vill. 9(j

niTiMirn Ttiioiur.

Novembre 1667. auront pour l'attaquer, en sorte que, s'ils exécutent la résolution qu'ils en ont prise, ils y reçoivent apparemment un affront.

Pour cet eflect, il est d'une nécessité absolue que M. le Protecteur fasse promplcment embarquer sur les vaisseaux, qui sont à la rade de Mardik, un de ses vieux regimens, qui soit composé, au moins, de douze à treize cents hommes, afin qu'il puisse entrer dans la place, avec d'autres troupes que l'on tiendra prestes pour la mesme fin dans le Boulonois, aussytost que les ennemis marcheront pour l'assiéger. M. de Turenne doit vous en avoir escrit. J'en ay aussy parlé fortement à M. l'ambassadeur d'Angleterre; mais comme la chose presse et qu'elle est décisive, je vous prie d'en représenter encore, de [ma] part, à Son Altesse l'importance et la nécessité, afin que, faute de ce secours, nous n'ayons pas le desplaisir de voir toutes nos peines perdues, et que, les ennemis venant à bout de leur dessein, s'ostent du pied une espine si fascheuse et se délivrent de l'inquiétude qu'ils ont des suites que peut avoir la conservation de ce poste.

J'ay advis que l'on a embarqué en Espagne, sur quelques frégates, de l'infanterie pour passer en Flandres, dont il sera bon que vous informiez M. le Protecteur, afin qu'il donne là-dessus les ordres qu il jugera nécessaires. Ces frégates pourront arriver vers le 1 5 décembre, ou à la fin du mois au plus tard.

J'ay veu toute vostre depesche du 5 de ce mois; la proposition de remboursement1 n'est pas seulement hors de la raison, mais aussy injurieuse; car on ne peut pas agir de meilleure foy que nous avons faict en exécution du traité, et le Roy l'a tellement à cœur, que c'est par là qu'il prétend commencer la campagne prochaine, ainsy que j'ay expliqué plus particulièrement à M. l'ambassadeur Lockhart. Je ne sçay

1 Olivier Cromwell prétendait que les depuis le î" avril jusqu'au i" septembre,

Français n'avaient pas exécuté les conditions à raison de a5,ooo écus par jour, et rrqu'au

du traité de Paris, dont la principale, à ses cas qu'on lui refusât ce dédommagement , il

yeux, était le siège de Dunkerque, et de- trouverait bien moyen de se faire justice",

mandait à être remboursé des frais que (Voy. la dépêche de Bordeaux à Mazarin

l'Angleterre avait faits pour cette expédition , dans le tome 68 de la Corresp. d'Aiiglet.,

notamment pour l'armement de la flotte, P 101.)

si les clepesclies dudicl sieur ambassadeur sont conformes à ce qu'il me Décembre 1657. tesmoigne, mais il m'a paru tres-persuadé et tres-satisfait de tout ce que je luy ay dict.

Je n'ay rien à répliquer sur ce qui regarde les affaires de Suéde et de Brandebourg; mais, la guerre estant déclarée entre le Portugal et les Hollandois, il semble que M. le Protecteur auroil grand intérest, aussy bien que nous, à s'employer pour un prompt accommodement, n'y ayant que nos ennemis communs qui puissent tirer advantage de cette division.

Bibl. nal. , ms. f. fr. , Mélanges de Colberl, t. 5i A, f° I1I18. — Minute.

À M. DE TURENNE

Paris, 1" décembre 1667.

(extiuit.)

Mazarin insiste sur les avis qu'il a reçus de Flandres et sur la nécessité de forlifier Mardick et Bourbourg pour les mettre à l'abri d'une attaque des ennemis. Il reproduit ce qu'il a déjà dit dans les dépêches antérieures. Il ajoute :

On envoyé les ordres à M. le marescbal d'Aumont pour avoir l'inspection générale sur toutes les troupes qui demeureront dans le Boulonois1 et sur cette frontiere-là , et comme cet employ aura beaucoup • I estendue, on luy donnera deux lieutenans généraux soubs luy, dont l'un sera M. d'Equancourt2. Il faut que les troupes qui demeureront à Calais et dans le Boulonois3 ayent pour objet la conservaliou de Mardik aussy bien que celle de Bourbourg et qu'elles se tiennent prestes à s'y jeter en cas de siège; car encore qu'il y ayt sujet de croire que les Anglois n'y laisseront pas manquer d'Iiommes, neanlmoins, quand

1 La minute porte ici et ailleurs Bolo- néral en iG55, le tome VII, p. ii3, des nois. Lettres de Mazarin.

2 Voy. sur Daniel de Montmorency, mai- ! Ici l'orthographe de la minute est bien i|iiis d'Esquancourt, nommé lieutenant gé- Boulonois.

Décembre 1657. il y aura avec eux des François, qui ont plus d'expérience qu'eux pour la deflense des places et qui leur pourroient donner de l'émulation, le service, sans doute, s'en fera beaucoup mieux.

Enfin, bien que la rigueur de la saison, le peu d'infanterie des ennemis, laquelle est de plus fort misérable , l'impossibilité qu'ils auroient d'empeseber qu'avec les frégates qui sont dans la fosse de Mardik nous n'y jetions pendant le siège tout ce que bon nous semblera, l'asseurance que nous avons d'estre secourus de deux vieux corps d'Angleterre, le bon estât des fortifications qu'on a desja faictes et celles quon continue de faire, le nombre et la qualité des officiers et [de tout ce] 1 que l'on a choisy pour deflendre cette place, le bon ordre que vous avez donné afin de la pouvoir secourir par l'envoy des troupes qu on laisse à Calais et dans le Boulonois, la resolution où l'on est icy de n'espargner ny l'argent ny aucune des choses nécessaires pour la conservation de ce poste, et l'esclat que fera l'envoy de plus de cent soixante tant des mousquetaires du Roy que de mes gardes, que l'on envoyé pour se jeter dans ladicte place, bien, dis-je, que toutes ces choses deussent persuader que les ennemis n'oseroient tenter une entreprise si hardye que celle de l'assiéger, dans laquelle vraysemblablement ils eschoueroient, neantmoins, à en juger par le naturel chaud et ambitieux de Don Juan et par la passion qu'il a de reparer par quelque action de vigueur et de réputation les malheurs qu'il a eus pendant cette campagne, dont sa gloire a esté assez ternye, on ne doit point douter qu'il n'exécute ce dessein, à moins qu'il voye une impossibilité absolue d'y réussir par les choses que nous avons desja faictes et que nous faisons encore pour l'en empescher; et ce qui le fera davantage opiniastrer à cette resolution sera la maladie de M. le Prince de Condé2, qui l'empescheroit d'avoir aucune part à la reprise de Mardik ; car, ayant eu beaucoup de chagrin et de jalousie (quelque démonstration qu'il ayt faicte au contraire) que ledict prince seul ayt acquis quelque gloire

1 Mois douleux. ger pendant quelque temps. Il alla ensuite

2 M. le Prince , étant tombé malade , avait achever sa convalescence à Bruxelles . comme dû se faire porter à Gand , où il fut en dan- on le verra plus loin.

dans celte campagne par le secours de Cambray1-, il ne songe qu'à Décembre 1 057. faire en son particulier quelque action qui balance le mérite de cellelà et ne fasse pas moins de bruit dans le monde.

Le sieur de Baas2 commandera les mousquetaires du Roy et mes gardes. Il mené avec luy les mareschaux des logis desdicts mousquetaires, qui ont esté à moy et sont de tres-braves gens, et j'envoye avec mes gardes le sieur de Casau 3, que je puis dire avoir faict la meilleure partye du siège de Montmedy et qui est un des meilleurs officiers qui se puisse trouver. Ce sera à vous à ordonner audit sieur de Baas s'ils [les mousquetaires] devront passer à Mardik à cheval ou à pied. Pour moy, je croy qu'il vaut mieux qu'ils aillent à pied, et, en ce cas, il faudra leur donner un quartier pour cela dans le Boulonois, comme je l'escris à M. d'Ormesson. Baas obeyra à M. le chevalier Reynolds, à qui je mande que, par le choix des gens que le Roy luy envoyé, il peut cognoistre combien Sa Mtd a à cœur la conservation de Mardik.

Nonobstant cet envoy, je croy que vous devez mettre dans la place deux cens chevaux au moins, bien choisis, et avec de bons officiers, auxquels on fera un meilleur traictement qu'à ceux qui seront en quartier d'hyver en France.

Je fais grand cas de ce qui reste d'infanterie lorraine et particulièrement des officiers. C'est pourquoy j'ay jugé à propos qu'on la laissast dans le Boulonois, car, se jetant dans Mardik, en cas de siège, cela leroit sans doute un tres-bon elfect.

' Voy. t. VII, p. 679 elsuiv. Condé avait, avec sa cavalerie, délivré Cambrai investi par Turenne, dont il avait forcé les lignes.

2 Voy. , sur ce personnage , t. VI , p. 1 1 o , note 3, des Lettres de Mazarin. Le baron de Baas, chargé en iG55 d'une mission diplomatique en Angleterre, commandait en 1 G 5 7 , sous les ordres de Philippe Maucini, les mousquetaires du Cardinal. Celte cir-

constance a contribué à faire confondre les deux frères, Paul , baron de Daas , et Charles , comte d'Arlagnan, qui servaient tous deux dons les mousquetaires.

3 Isaac de Béon de Casau on Casaux, qui avait déhulé comme mousquetaire dans les gardes de Mazarin, fut nommé maréchal de camp en 1G7G, lieutenant général en 1678 et mourut en 1G81.

Décembre i65i.

Bil>!. nat. , ms. 1. fr., Mélanges de Colbcrl , t. 5i A, f° 45 1 ; minute. — Aiï. étr. , Angleterre, t. 69, f° 222, et France, l. 272, f°322; copie du temps.

À M. DE BORDEAUX

Paris, ier décembre 1607.

(emrait.)

Je crois M. le Protecleur trop juste et trop esclairé pour avoir des meffiances de la sincérité de nos intentions sur l'exécution du traité, puisqu'il sçait les diligences que nous avons faictes pendant la campagne; que, ne pouvant pas faire plus, on a mis le tout pour le tout pour prendre Mardick et Bourbourg, et que présentement nous faisons les derniers efforts pour la conservation des deux postes, afin d'estre en estât d'attaquer Gravelines et Dunkerque à la campagne prochaine; et quand il considérera avec quelle diligence et quelle application on a travaillé à mettre lesdicts postes en estât de defïense; que le Roy, par cette seule raison, a faict demeurer toute son armée en campagne six semaines plus qu'elle n'auroit faict sans cela, dont les troupes et le pays ont esté esgalement ruynez (ce qui coustera des sommes immenses à reparer); qu'on a choisy des meilleurs officiers de France pour mettre dans Mardick1; qu'on y envoyé continuellement des troupes pour fortifier la garnison et quinze compagnies des gardes qu'on laisse à Calais et à Ardres, et un corps considérable dans le Boulonnois pour estre prest à s'y jeter en cas de siège; que l'on pourvoit, autant qu'il despend de nous, toutes les autres choses qui y sont nécessaires ; que Sa Mld, pour monstrer combien Elle a la chose à cœur, faict partir, ce matin, cent soixante hommes de sa compagnie des mousquetaires et de celle de mes gardes, outre mes compagnies de gens d'armes et de chevaux-legers, qui feront près de quatre cens hommes des meilleurs

1 Voy. , sur ces olficiers, la lettre précédente, p. 227.

du royaume, pour aller auclict Mardick, et qu'enfin Elle a desjà em- Décembrei657. ployé plus de cinq cens mille livres pour mettre ces deux places dans l'estat où elles sont, ou pour fortifier beaucoup d'autres places et postes qui ont esté nécessaires pour la communication et pour payer les troupes extraordinaires qu'on y a establies, je pense que S. A. aura lieu de croire que nous y marchons d'assez bon pied, et qu'elle ne. prétendra pas qu'après une si grande despense nous nous chargions encore de celle qu'il faut faire pour maintenir un poste qui luy doit demeurer.

GXXVIII.

Bibl. nat. , ms. f. fr. , Mélanges de Colbert, t. 5i A, f" /i 33. — Minute.

À M. DE TURENNE

Vincennes, 7 décembre 1657 '.

Article 1er. Vous aurez sceu l'extrémité à laquelle estoit réduit M. le prince de Gondé. Il n'y a que cinq jours qu'il arriva encore un courrier, de sa part, à Paris pour presser le départ du sr Guenaut2. qu'on luy envoya aussytost, et ce courrier rapporta, de vive voix, qu'il estoit abandonné des médecins; mais comme, depuis, nous n'en avons point eu de nouvelles, je croy qu'il se porte mieux et que la vigueur de l'aage, dans laquelle il est, l'aura sauvé.

Article '2. Les nouvelles quej'ay de Flandres sont que les ennemis travailloient à tirer un secours considérable de la province de Flandres, afin de pouvoir mieux faire tous les préparatifs nécessaires pour l'at-

1 On lit en tête : Addition mise par S. Em. * François Guénaud, Guénaut ou Gué-

gprh» les deux articles marques 1 et 2. Ces Dirait, médecin r<;lèl>re dont parlent Guy

articles sont placés au f" A33 v" du manu- Patin et Boilcau. N<: en îiioo. il mourut le

scrit. On les a reproduits ici au commen- 16 mai 1667. Il fut nommé premier mé-

Mmeat de la lettre. On a indiqué plus loin decin de la reine Marie-Thérèse. (Voy. le

le commencement de Y addition. Dicl. critique de Jal , au mol Goenault.)

>écembrei657. taquo de Mardik, à laquelle ils continuent d'estre opiniastrement résolus. J'envoye le chevalier de Clerville1 voir la place et pour me rapporter Testât où il l'aura trouvée. Je croy mesme qu'ayant autant d'intelligence qu'il en a des forlifications, il n'y sera pas tout-à-faict inutile, et je vous prie de luy donner toute l'assistance dont il aura besoin pour s'y rendre en seureté.

2 Si vous avez quelque ordre à donner à Mardik, vous le pourrez faire par ledict chevalier de Clerville.

Il y a six jours que je fis partir cent mille livres pour estre portez à Boulogne, à la disposition de M. d'Ormesson, bien entendu que préalablement il en prendroit soixante mille pour payer le mois de novembre

aux Anglois.

Heureusement que l'on a assez bien pourveu Mardik ; mais je suis en inquiétude de deux choses : la première, de ne voir pas une personne dans iadicte place bien capable des choses extraordinaires pendant le siège ; car le chevalier Reynolds est bien un brave homme et qui prodiguera son sang sans aucune contrainte; mais il n'a pas d'expérience. J'eusse voulu, ainsy que je vous ay escrit, qu'on y eust mis d'autres officiers soubs luy bien expérimentez et de la dernière resolution.

L'autre [sujet d'inquiétude] est qu'ayant faict surseoir de donner le commandement à M. le mareschal d'Aumont à cause de M. le duc d'Elbeuf3, je crains qu'il n'arrive de cela quelque inconvénient, nonobs-

1 Nicolas de Clerville, ingénieur, maréchal de camp en i65a , commissaire général des fortifications en 1662, mort en 1677.

" Ici commence l'addition mentionnée cidessus.

3 Le duc d'Elbeuf était gouverneur de Picardie et s'opposait à ce que le duc d'Aumont, gouverneur du pays de Boulogne, eût le commandement des troupes qui agiraient en Picardie. La compétition des gouverneurs de province , dont l'autorité territoriale se posait en face de l'autorité active

des maréchaux, datait de loin. Le gouverneur de province, qui portait le titre de lieutenant général , prétendait , surtout lorsqu'il était prince et officier de la couronne, commander conjointement avec les maréchaux de France dans l'étendue de sa juridiction. De leur côté, les maréchaux refusaient, à tort, de prendre du gouverneur Yattaclie et l'ordre de route , de reconnaître sa suprématie administrative, et comme il n'existait aucun texte positif, on se disputait, jusque devant l'ennemi , à qui commanderait..

tant que j'aye tasché d'y remédier, d'ailleurs, en faisant envoyer d'autres Décembre i 65 ordres pour secourir Mardik, s'il est attaqué.

Si vous arrivez bientosl, nous pourvoierons à tout; mais, par les advis que j'ay, je dois croire que les ennemis ne différeront pas la resolution qu'ils ont prise d'attaquer Mardik, quelque chose qui en puisse arriver. Il faudra voir s'ils y persisteront lorsqu'ils apprendront le nouveau renfort qu'on y a envoyé.

M. le Prince est hors de danger, à ce que rapporte un courrier que M. le prince de Gonty y avoit envoyé par permission du Roy; mais tout le monde croit qu'il n'a jamais esté en péril, quelque chose [que ses] amis ayent voulu dire au contraire.

Bibl. nat. , ms. f. fr. , Mélanges de Cotbevt, t. 5i A, fos 457 v° ^ ^79-

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