CC\\\I
Bibl. nat. , mss. f. l'r. , t. a3,aoa , i,J 1 1 y ; autographe. — AH', étr. , France, 1. 268. f '\!tô v°; I. a g du recueil des Lettres de Mazarin. — Copie du lemp<.
A L'ABBÉ FOUQUET
Sedan, 39 décembre i65i.
(extrait.)
J'ay trouvé fort sensez tous les advis que vous me donnez et j'en fais un extrait pour envoyer à la Cour, on vous devez prendre la peine d'escrire de semblables choses plustost qu'à moy, parce que c'est de là qu'on v peut pourvoir.
J'av esté bien ayse de voir les sentimens que vous a tesmoignez M. le Coadjuleur, et la promesse qu'il vous a t'aicte de me servir. Les effects en confirmeront la sincérité. Ce pendant vous ne luy pouviez parler mieux que vous avez faict.
Je vous prie d'asseurer tousjours la personne qui n'est pas dans le chiffre l qu'elle n'a point de plus passionné serviteur que moy, et de tesmoigner aussy à Mmc de Brégy2 combien je me sens obligé des continuelles marques qu'elle me donne de son affection.
J'avois oublié de vous mander qu'il faut faire compliment de ma part, dans ce rencontre3, à M. d'Angoulesme4, qui m'a tousjours faict paroistre de la bonne volonté.
1 Probablement la princesse palatine. ' Louis-Emmanuel de Valois, appelé an-
(Voy. (i-dessus, p. 58o.note 1.) lérieurement comte d'Alais, avait pris le
5 Charlotte Saumaize. (Voyez ci-dessus. titre de duc d'Angoulême à la mort de son
p. îyo. note 2.) p«'re. arrivée en décembre iC5o. (Vov. sur
3 A l'occasion de la rentrée de Mazarin en ce comte d'Alais, le tome I des Lettres de
France. Mazarin, p. yo'1.1
Décemb. i65i. J'ay escrit à M. de Lionne que, s'il pouvoit, par l'entremise de M. de Mon trésor l, engagea* M. le Grand Chambellan2, ou M. le clievalier de Guyse3, à l'aire quelque démonstration en ma faveur, comme de m'accompagner à la Cour, ou autrement, j'en serois bien ayse.
Vous sçaurez de luy s'il a veu ledict sieur de Montresor, et suivant la disposition où l'on aura trouvé lesdicts sieurs Chambellan et chevalier de Guyse, vous résoudrez ensemble s'il sera à propos que quelqu'un les aille voir, ou non, de ma part.
En suite de ce que je vous ay mandé par vostre valet, je ne sçay si cette lettre vous trouvera encore à Paris, et si, aprez avoir faicl les choses dont je vous ay prié , vous ne serez point desja en chemin pour me venir trouver; car je ne voudrois pas que vous, ny mes autres amis, y demeurassiez4, si vous voyiez apparence de quelque esmotion qui vous pust faire courre risque; mais s'il n'y a aucun danger, et que vous croyiez d'y pouvoir estre utile pour mes affaires, je vous prie d'y demeurer encore quelques jours; car je prétends vous adresser toutes choses, et, en tout cas, vous aurez tousjours assez de temps pour me venir joindre avant que j'arrive à la Cour.
Rctliel, 3i décembre5.
Cette lettre n'ayant pas esté envoyée de Sedan, j'y adjousteray l'advis que je vous donne démon arrivée à Rethel, où j'ay trouvé beaucoup de mes amys et entre autres M. de Pradelle, qui m'a rendu vostre lettre, et que j'ay entretenu sur ce qu'elle contient de plus important, dont il vous informera. Je partiray demain pour suivre aprez incessamment ma route, et j'ay sujet de croire, par la disposition des choses et par les nouvelles que je reçois, que tout ira bien.
' Voy. sur Monlresor, 1. 1, p. 9/17. " Demeurassiez à Paris.
1 Louis de Lorraine. (Voy. f. III, p. 726. 5 La lettre a élé écrite de Sedan, le
note a , des Lettres de Mazarin.) 20 décembre, et le post-scriplum ajouté, le
8 Roger de Lorraine, {lbid., p. 85, 11. 1.) 3i décembre, à Helliel.
DU CARDIN \L M VXARIN. 591
Décemb, i65i.
GCXL.
Bibî. nat . mss. f. li-.. t. a3, 20a, f" a3 r". — Lettre origïnate, en partie chiffrée, sans traduction.
A L'ABBÉ FOUQUET
San? indication île lieu ni île date.
I BXTRA1T. )
J'ay receu vos deux lettres et celle de M.Bluet, à laquelle j'ay iaict response. J'av esté tres-ayse de voir ce que vous me mandez que vous a dict le Coadjuteur en présence de M. de la Barre1.
Je vous prie d'asseurer de nouveau celuy-cy de mon amitié et deluy continuer2 encore ce que je vous ay mandé à l'esgard de M. son père et de lu y.
Le Coadjuteur et M. de la Barre ont beaucoup raison de souhaitter qu'il v avt une personne confidente, par le moyen de laquelle on puisse faire sçavoir ce que la Reyne souhaitte et estre en mesme temps informé de ce que l'on doit faire, du coslé de la Cour, pour bien conduire les affaires et profiter des conjonctures. C'est pourquoy il faudroitque vous prissiez la peine de songer à quelque personne propre pour cela, en laquelle le Coadjuteur dust avoir confiance, afin de s'en servir, dans le cas où, pour quelque affaire importante, vous seriez obligé d'aller à la Cour.
Ce pendant on vous adressera tout. Comme la Reyne a entière confiance en vous, et moy au point que vous sçavez, et que le Coadjuteur et M. de la Barre feront de mesme, j'espère que les choses se conduiront avec beaucoup d'advantage et de secret, et, s'il faut faire quelque
' Le Fèvre de la Barre, fils du Prévôt des Marchands. — ! Le verbe continuer a ici le sens de répéter, redire.
Décemb. i65i. autre cliose là-dessus, je vous prie de me le mander; car je ne manqueray pas d'y donner bon ordre à l'instant '.
' Mazarin dit, clans la partie de la lettre qui a été retranchée, qu'il a été obligé de s'arrêter deux jours. Ce qui semble indiquer que la lettre a été écrite de Rethel, où le
Cardinal s'arrêta le .'So et le 3i décembre
i65i; elle a dû être écrite le 3i, au miment où il allait quitter Retliel pour se diriger vers Epernay.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DES LETTRES ANALYSÉES