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a oui 1655. seulement celles que M. <lu Passage amené , mais tous les chevaux que Jacquier a prestez à l'artillerie, desquels M. le Grand Maistre se pourra servir de nouveau, s'il en a affaire, à leur retour.
On a depeeché en diligence à Guyse pour faire venir une grande voilure de farines et l'argent qui manquoit pour donner la demymonstre que Sa Mté fera porter à l'armée, afin qu'elle en soit promptement assistée.
Il seroit bon d'envoyer icy tous les vivandiers qui voudront faire des provisions à Guyse, et on leur donnera, en arrivant, escorte pour y aller en seureté.
MM. de Turenne et de La Ferté n'auront pas grande peine à croire que l'impatience du Roy pour leur rendre promptement une visite n'est pas ordinaire, et Sa Mlé espère que, si Elle ne part pas aprez-demain , Elle le pourra faire sans faute jeudy. Ce pendant nous donnerons ordre à tout et attendrons de vos nouvelles, me remettant à M. du Passage et au sr Talon , qu'on a jugé à propos de vous envoyer, pour le détail de toutes choses.
Aff. étr. , Pays-Bas, t. 34 (sans indication de page ni de folio). — Minute de la main de Roze.
Du Quesnoy, 1 6 août iC55.
(extrait.)
M. du Passage estoit party ce matin avec du pain pour deux jours et tout ce que M. le Grand Maistre avoit demandé concernant l'artillerie; mais, estant à une lieue d'icy, il a eu des advis, de divers endroits, qui luy ont esté confirmez par un party qu'il avoit destaché pour mieux recognoistre la chose, qu'il y avoit dix sept escadrons des ennemis postez sur le chemin qu'il devoit tenir, de façon qu'il a esté
DU CAKDINAL MAZARIN. 51
obligé de ramener le couvoy, n'ayant que six cens chevaux en huit es- Août i6r>3. cadrons et trois cens mousquetaires commandez de celte garnison.
Nous sommes en très-grande peine de cet accident, et il non-, est impossible d'y remédier. Je vous depesche, par trois endroits differcns, pour vous en donner advis, afin que von? et M. le mareschal de La Ferté y donniez ordre, estant impossible de vous envoyer ce conv<>\ en seurete" sans (pie vous destaehiez des deux armées un corps plus considérable que celuy (pie les ennemis peuvent assembler à Valent ciennes pour s'opposer au passage dudicl convoy. L'affaire est de telle conséquence que je ne doute pas que, sans perdre un moment de t<;mps, vous ne destachiez ledict eorps, lequel n'aura pas grand chemin à faire, et que peut-estre vous ne jugiez à propos de venir en personne, vous ou M. le maresefaai de La Perte. L'on tiendra i<v toutes choses prestes pour 1rs (aire partir a I instant que l'on aura de vos non v elles, et, sire que nous attendons de Landreey, est alors arrivé, le convoy scia d'autant plus fort.
\prcs avoir escril ce que dessus, je viens de recevoir le duplicata de vostre lettre d'aujourd'huy, et je suis d'autant plus (asehé du retard du convoy, que je juge bien que vous ne Béret pas en une petite inquiétude de ne le voir pas arriver ce soir; mais je naj rien a adjouster sur ce sujet. S'il part demain, Ton vous envoyer! plus d'outils, et j'aurav soin de l'aire apporter icv ceux qui soûl a l.andrecy.
Je suis marry d'apprendre qu'il y avi neuf régiment dan- Gondé, et que M. de Vautourneux sud blessé dangereusement, et l'ingénieur anglois aussy, auquel le Roy fera quelque grâce s'il gueril de cette blessure, comme je l'espère.
\u reste, tout œ que je vous pins dire. e"est qae, si vous voyei que
l'affaire puisse aller de longue, ainsi qu il \ a sujet de le craindre, \
ayant lanl de monde à la défense de la plaie, il l.uil s'appliquera faire conduire au camp en seureté le pain et toutes 1rs choses nécessaires pour ce siège. Car, cela estant laid, la chose ne pourra plus manquer, et il semble qu'il dépend de vous d'asseurer un ou deux grands convoya , puisque , J employant plus de forces que les ennemis n'en peuvent
Aoûti655. assembler à Valenciennes, ils n'ozeront les attaquer ny rien entreprendre contre le corps qui demeurera devant Gondé, leurs troupes estant dispersées comme chacun sçait.