IX
Aff. élr. , Pays-Bas, t. 3/i (sans indication de nage ni d<" folio). — Minute de la ruain de Roze.
À MM. DE TURENNE ET DE LA FERTÉ
Du Qucsnoy, 17 août i655, trois heures du soir. (extrait.)
M. du Passage vient de m'envoyer un billet, qu'il a receu de M. de Turenne en s'en retournant d'icy au camp avec le convoy, par lequel il luy mande qu'il a advis que la cavalerie, qui estoit à Valenciennes, en est partie cette nuit et a pris la route de Saint-Amand, qui est celle de leur armée1. Ce qui nous a esté confirmé par M. [ 2] du régiment d'Espense, qui vient d'arriver de Valenciennes.
Toutes les apparences veulent que les ennemis ayent pris cette resolution pour attaquer avec toutes leurs forces une partie des vostres, sur l'advis qu'ils auront eu que M. de La Ferté estoit parti, avec l'armée qu'il commande, pour aller à Saint-Guillain (sic), et parce qu'ils jugent que M. de Turenne sera obligé de destacher un grand corps pour asseurer les convoys qui luy viendront de ce costé-cy; et, à la vérité, les ennemis prennent très-bien leurs mesures, et ils eussent pu exécuter facilement leur dessein, si M. de La Ferté, avec beaucoup de prudence, n'eust sursis l'attaque de Saint-Guillain, comme le sr de La Berge3 m'a dict, hyer au soir, qu'il a voit faict, de façon que nous avons l'esprit en repos icy, ne doutant pas que les deux armées ne
1 A partir de ce qui nous a esté confirmé , déchiffrer Tumpe ou Trompe. La première la minute est de-rite presque entièrement sur lettre de ce mot, écrit sur la marge, a été la marge jusqu'à voila tout ce que , etc. recouverte par le relieur.
2 Le nom est peu lisible. On pourrait 8 Lecture douteuse.
soyent à présent jointes ensemble; et, pour plus grande précaution, le Aodt 1 65ô. Roy m'a ordonné de vous escrire que son intention est que l'on en use ainsy pour asseurer la prise de Coudé et empescher le projet que les ennemis paroissent avoir faict d'attaquer, avec [toutes] leurs forces, une partie de celles de Sa Majesté; car, avec cette conduite, rien ne nous sçauroit empescher de prendre Gondé el de faire que, paraprez, ll.de La Ferlé vienne auss) à bout, de la mesme manière, de prendre Saint-Guillain. Ce (pie j'estime si important, par les raisons < | n <> j ;i\ dictes à vous autres, Messieurs, que, dans la conjoncture présente «les affaires, je eroy qu'il vaut mieux prendre lesdicts postes et nous j bien establir «pie de se rendit' maistres de Cambray. Je vous réplique que l'armée ne manquera de rien, el je voua pue seulement de renvoyer les charrettes du convo> d'aujourd'hui el tous les chevaux des vivres, et Ton fera partir après-demain un auss^ grand convoj que vous le demanderez.
Voila tout ce que j'ay à adjouster .1 ce que j'escrivis byer au -<ui par deux diverses voyes, et a un petit bille! ey-joinl que j'escris .1 M. de Turenne en response à celu] que le -1 de La Berge me rendit hyer de sa part1.
\L Ail', étr., France, t. 896, f" a 10. — < )i >j »i<- du temps.