AUX SURINTENDANTS
Du QuosDoy, 1 7 .im'il l' .
MM. les Surintendans ont desja pu cognoistre assez la passion qu
j'ay (jue M. Ilervart2 exerce plusieurs commissions qu'il a plu à Sa M1,
1 La inimité de ce billet est datée du ' V*oy. but Benjamin Hervart le tome 1",
17 août au matin, et bb trouve à la suite p. <)-'K5, des Lettmde Mauuin, M. <i Dep
de celle de la lettre adressée aux deux ma- ping a consacré une intéressante notice .1
réchaux. ce banquier.
AoiU if>r>r>. de luy accorder, à ma tres-humble supplication. Je les prie, autant que je puis, de ne pas souffrir qu'il reçoive le moindre trouble ny qu'il ayl rien de diminué des fonctions qui luy appartiennent et dont ont jouy les plus considérables et plus autorisez de ceux qui l'ont précédé en pareil employ. Surtout ils se souviendront, s'il leur plaist, de ce qui fut réglé, à Paris, pour ce qui est d'escrire les fonds sur les expéditions1. Outre que c'est l'intention du Roy qu'il en soit usé de la sorte, je suis asseuré qu'ils auront esgard à l'affection que j'ay pour ledict sieur Hervart, qu'ils sçavent que j'ay toujours considéré et protégé depuis le service important que chacun sçait qu'il rendit à Sa Mlfl durant les derniers mouvemens2. Je ne puis douter que MM. les Surintendans ne traitent M. Hervart de sorte qu'il ayt sujet d'estre satisfait, puisqu'ils sçavent l'amitié que j'ay pour luy et que j'aurois sujet de me plaindre si, luy ayant procuré l'establissement qu'il a, il n'exerce pas sa commission comme il a droit de le faire3.