À M. L'AMBASSADEUR LOCKHART
Monlreuil, 27 mai 1607.
V. Exe. me permettra de luy dire qu'on ne pouvoit employer autrement ce qui est contenu dans le traité, pour le payement des officiers du corps anglois, qu'en la manière qu'on a fait. Au moins, je puis respondre que l'intention des Ministres, qui y ont travaillé, n'estoit de payer autre chose auxdicts officiers que ce qui estoit porté par Testât, qui a esté mis ez-mains du sieur de Toucheprez3; mais, comme il s'agit de donner ce contentement aux principaux officiers de ce corps, et que je vois que V. Exe. y prend beaucoup de part, Sa M16 a trouvé bon que l'on [adjoustast4] audict payement ce qui est nécessaire pour leur satisfaction, et le commissaire, qui s'en retourne, porte avec luy l'argent pour exécuter la chose.
1 Henry de Bourbon-Condé , mort en pour les enseignes, 10 s. pour les sergents,
1 G/17. 7 s. pour les caporaux , 5 s. pour les simples
2 Le frère du prince de Conti était Louis soldais, auxquels on devait, en outre, fournir de Bourbon, prince de Gondé. le pain. Celte solde élait plus élevée, d'un
3 L'état, ou tableau, indiquant la solde quart ou d'un cinquième, que celle des qui serait payée aux auxiliaires anglais. régiments français. L'usage de payer les pour ebaque grade, portail : 3o livres par troupes étrangères plus cher que les natiojour pour le général, 12 livres pour chaque nales persista d'ailleurs jusqu'à la lin de colonel de régiment, 6 livres pour les lieu- l'ancien régime.
tenants-colonels, 5 livres pour les capitaines, 4 La copie porte adjustastj mais le sens
2 liv. 10 s. pour les lieutenants, 1 liv. t5 s. exige adjoustast.
Le temps s'escoulc, cl les ennemis se mettent à tous moments plus Mai h.,7. en estât de s'opposer aux desseins qu'on voudra entreprendre contre eux. C'est pourquoy je la conjure de faire tout son possible, afin que les troupes puissent commencer demain leur marche, quand ce m seroit que pour faire une petit*! journée, et de trouver bon de dire audict sieur de Touclieprez ce que j'en dois espérer, afin qu'il me le lasse sçavoir en toute diligence et que je puisse ensoite envoyer la route qu'ils devront tenir.
Le l!o\ apprend de tous cottes, avec grand plaisir, la qualité et la bonté des troupes, leur discipline el leur adresse à faire exercice; el Sa iM • a grande impatience de les voir.
... IAWIII.
Air. rir. , fcagletarra, i. 69, 1 99. — Mimii ■■.
À M. DE BORDEA1 \.
M < >nti .-ii il . i9 mai 1657.