‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáereChapitre 107 sur 146 · ET S0LT1CES · texte numérisé non relu

ET S0LT1CES

g février.

Paris.

Au cardinal Grimaldi.

peut croire à ce que Mazarin a écrit des dispositions de Wolmar, ou Volmar, à son égard.

Aff. étr. ( Allemagne) , t. V, t" 4oa et suiv. — Imprimé Jaus ies Négociations secrètes de la paix de Munster, t. III, p. 60 «t 6uiv. , sous la date du 10 février.

Monsieur le Prince a opiné dans le Conseil pour que l'on conclût une longue trêve avec les Espagnols. Plaintes contre ce prince, qui manque de prudence et de discrétion. Le duc de Longueville doit s'efforcer de bien diriger les ambassadeurs de Bavière, k Le duc de Bavière sera tousjours plus considéré qu'aucun autre prince de l'Empire , parce qu'il est prudent, riche, qu'il a sur pied une armée considérable, et qu'encore qu'il soit bien avant dans l'âge, il est d'une bonne santé.» M. de La Thuillerie croit à la fermeté et à la sincérité de la reine de Suède et du chancelier Oxenstiern; il n'est pas nécessaire d'envoyer dans ce pays M. de Saint-Romain. « M. de La Thuillerie no partira pas de là qu'il ne soit asseuré de n'avoir rien à craindre et que le sieur Chanut ne soit en possession de toutes les maximes.)) Aff. étr. (Allemagne) , t. V, f" A18-A91.

Mazarin parle ironiquement des armements que l'on fait à Rome. Il n'y a pas, comme on l'a. prétendu, de divisions dans le conseil du Roi. Griefs de la France contre le Pape. L'intérêt personnel de Mazarin n'est pas, comme on le dit à Rome, la cause du différend. Mazarin répond à ceux qui prétendent qu'il ne veut pas la paix. Détails sur plusieurs cardinaux : Valençay, les Barberins. Conditions auxquelles peut avoir lieu une réconciliation entre la France et la cour de Rome.

Aff. étr. (Rome), t. XC1II. — Minute de la main de Lyonne. — Imprimée en grande partie dans l'introduction de ce volume, p. xxm et suiv.

Mazarin approuve la conduite que Brasset a tenue dans l'affaire de l'Ostfrise. Il regrette que les levées projetées en Hollande aient eu peu de succès.

Original signé ; B. I. de Saint-Pétersbourg.

Mazarin le charge de ses remercîments pour le roi de Pologne • et le comte Enof. M. de Brégy devra montrer beaucoup de prudence dans ses relations avec le Brandebourg pour ne pas exciter la jalousie des Suédois. Mazarin ajoute qu'il n'est nullement étonné des divisions qui ont éclaté entre la reine de Pologne et la maréchale de Guébriant; elles avaient précédé leur départ. Mazarin craint que le roi de Pologne ne soit mécontent des retards de la reine. M. de Brégy devra s'efforcer de réparer le mal '.

AIT. étr. (Suède), t. VII, P" 56-58. — Ou trouve des notes autographes de Mazarin , ayant servi de minute pouT la rédaction de cette dépêche, aui Aff. étr. (Suède), t. VIII, S° ii-j.

1 Mazarin répond à une lettre autographe du comte de Brégy, qui se trouve dans le tome VIII (Suède), f° 372. M. de Brégy écrivait le 17 janvier i646 : ci Je suis à Stettin en attendant la reine de Poulongne, dont le retardement à Saint- Denis, à Peronne, celuy de quinze jours tant a Bruxelles, Anvers qu'Amsterdam , donnera bien du desplaisir au roy de Poulongne et de l'incommodité aux principaux seigneurs qui séjourneront à Dantzic à grands frais, le moindre qualifié des palatins ou officiers estant accompagné de mille domestiques au moins, et tel des plus puissants , de (rois ou quatre [mille]. Ce sera , Monseigneur, une mauvaise entrée que ladite dame fera en leur royaume et en leurs bonnes grâces que de les avoir fait manger leur revenu d'un an ou deux en deux mois et assez inutilement) sur l'opinion qu'ils ne demeureraient que quinze jours ou trois semaines hors de leurs maisons.»

10 février.

Paris.

10 février.

Paris.

A M. Brasset.

A M. de Brégy.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES

et

SOSCRIPTIONS

ANALYSES DES LETTRES

LIEU* DES DITES

ET SOURCES

10 février.

A M. Roncaili.

Mazarin n'a rien négligé pour lui faire recouvrer les bonnes

Paris.

grâces du Roi.

Aff. étr. (Suède), t. Vil, P 58.

10 février.

A l'évèque d'Orange.

Mazarin le félicite de la conduite qu'il a tenue pendant le voyage

de la reine de Pologne.

AIT. étr. (Suède), t. VII , f" 58-59.

10 février.

A M. de La ThuiUerie.

Mazarin le félicite d'avoir fait le voyage qui le ramène vers la

Paris.

France sans trop d'incommodité, malgré sa mauvaise santé. 11 a appris avec plaisir les bonnes dispositions que montre la reine de Suède pour l'exécution des traités.

Aff. étr. (Suède), t. VIII, P 4o3. — Minute.

1 1 février.

Au prince d'Orange.

Mazarin lui envoie d'Estrades dans lequel il le prie d'avoir une

Paris.

entière confiance.

Aff. étr. (Franck), t. XXII du recueil des LeMes de Mazarin, f 36-37 •

1 1 février.

A M™" la princesse d'O-

■ Répétition de la lettre adressée au prince d'Orange. D'Estrades

Paris.

range.

exprimera de vive voix à la princesse combien Mazarin tient à mériter ses bonnes grâces.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P37.

i3 février.

A XI. de Cauron, ou

Félicitations à l'occasion du mariage de sa fille.

Paris.

Carron , ou Cauvon.

Aff. étr. (Francb), t. CXIII , f> a5.

i3 février.

A M. de Caumartin.

Mazarin l'engage à surveiller les menées des Francs-Comtois en

Paris.

Suisse et à en donner avis au Roi.

Aff. étr. (Suède), t. VII, f' 8.

16 février.

Au commandeur de

Il est surtout question , dans cette lettre, des dépenses pour les

Paris.

Vincheguerre.

armements maritimes.

Aff. étr. (France), t. CXII, f 8.

1 6 février

Mazarin revient encore, dans un long mémoire , sur les avantages

Paris.

qu'il y aurait à réunir les Pays-Ras à la France. Les Espagnols \ eux-mêmes doivent reconnaître qu'ils ne sont plus capables ! de défendre ce pays. « On pourrait, ce semble, ajoute Mazarin, j pour apporter plus de facilité à la conclusion de cette alliance, i convenir secrètement que , si le prince d'Espagne , qu'ils peuvent marier dès à cette heure, n'a point d'enfants entre cy et le temps que le mariage du Roy (avec l'Infante) pourrait eslre i consommé, ils demeureraient quittes de la parole qu'ils nous ! auraient donnée touchant l'Infante, bien entendu tousjours que les Pays-Ras, dont nous serions en possession , resteraient j en propre à cette couronne à titre, ou d'eschange, ou de j conqueste dans une légitime guerre.» Mazarin discute en- ' suite l'opposition qui pourrait être faite par les Anglais, les : Portugais, les Catalans et les Provinces-Unies. « Pour les pre-

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

LIEUX DES DATES

SUSCRIPTIONS

DES LBTTRES.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOUKCES.

miers (les Anglois), il csl certain qu'ils s'y opposeraient de tout leur pouvoir, si leurs affaires propres estoient en autre estât, mais il se peut dire que c'est aujourd'huy ou jamais la vraye conjoncture de faire réussir une pareille chose, sans y trouver leur obstacle : ils n'ont nuls ministres à Munster; leurs armes ont tant d'occupations domestiques, qu'elles ne peuvent prendre interest au dehors, et pour toutes les raisons qu'ils sçauroient représenter aux Espagnols, ils les cognoissent aussi bien qu'eux, etc.» Quant aux Portugais, la France ne les abandonnerait pas , et d'ailleurs elle n'a envers eux que des obligations limitées par ses intérêts. Les Catalans devraien l être consultés et. ménagés. Les Provinces-Unies ont intérêt à ce que les Pays-Bas espagnols soient donnés à la France: « C'est une chose à laquelle ils ont desjà positivement consenti, dans le traité de iG35, par le partage des Pays-Bas qui l'ut concerté entre cette couronne et la Hollande, et si à présent nous avions quelque chose de plus , il nous cousteroit bon , ayant à quitter une estendue de pays tres-considerable et si remplie de bonnes places et de belles villes, comme est la Catalogne, de façon que si, pour disposer encore davantage MM. les Estais et M. le prince d'Orange, ilestoit jugé à propos de leurlascher le marquisat d'Anvers, qui seroit le poste le plus important et le plus considérable qu'ils eussent, qu'ils ne tiendroient que de la pure libéralité de Leurs Majestez , et qui se trouvoit aussi bien dans la portion de mesdils sieurs les Estats, quand on fit le projet de la division des Pays-Bas, il n'y a nul doute, à mon avis, que cette raison avec tant d'autres ne les portast à désirer la chose , ou , en tout cas , ne pas s'y opposer. J'avois pensé d'abord que M. le prince d'Orange pourroit tenir Anvers en relevant de cette couronne, et on avoit escrit en ce sens; mais j'ay songé depuis que, pour oster tout soupçon à Messieurs les Estats que nous eussions dessein de faire entre eux aucune division ou profiter du commerce qui pourroit estre introduit à Anvers au préjudice d'Amsterdam, il vaudrait peut-eslre mieux consentir qu'il relevast de Messieurs les Estats, et le donner en propre à M. le prince d'Orange.» Mazarin est persuadé que l'Espagne cédera parce qu'elle ne peut défendre les Pays-Bas. «La plus grande difficulté que j'y trouve, c'est la manière de mesnager l'affaire avec les Provinces -Unies. J'ai cru que le meilleur moyen estoit d'engager adroitement M. le prince d'Orange à désirer ce parti-là et à me prier de tenter adroitement tous les moyens de le faire réussir.» On pourrait espérer être secondé par les Provinces-Unies , si l'on avait près de cette République un pareil avocat, « affermissant pour jamais leurs dernières conquestes de Hulst et du Sas de Gand, par le moyen d'Anvers, qui d'ailleurs seroit le meilleur et le plus fort boulevard de toute leur Republique. Pour cet effet, on a fait partir en diligence M. d'Estrades pour la Hollande, sous prétexte d'aller concerter avec ledict sieur prince, comme il l'a accoustumé, les desseins de la prochaine campagne.» D'Estrades ne doit pas faire de proposition précise, mais se borner à exposer la substance des discours de Conlarini, de Saavedra, de Brun, touchant le mariage et les échanges, et de là il pourra arriver à la probabilité pour les Espagnols de perdre les Pays-Bas, puis passer aux avantages qui pourraient en résulter pour le prince

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES et

1IEUI DES DATES.

16 février,

Paris.

SUSCMPTIO.NS

Au duc de Longueville.

ANALYSES DES LETTRES

d'Orange, et alors on pourrait mentionner Anvers. «Leur maison (du prince et de la princesse d'Orange) a aussi, à ce que l'on dit, un interest de cent mille livres de rentes dans la Franche-Comté, qu'ils recouvreraient, cet eschange se faisant. Ils désirent avec grande passion de faire le mariage de leur Lille avec le prince de Galles, et la meilleure voye d'en venir à bout seroit sans doute celle de contribuer au restablissement des affaires du Roy delà Grande-Bretagne, comme ledit sieur Prince seroit en estât de le faire puissamment, quand mesme ils y trouveroient quoique difficulté prez de Messieurs les Estats, puisque la France pourrait s'entendre avec luy, en sorte que les resolutions qu'elle prendrait en faveur dudil Roy lui produisissent les avantages qu'il peut désirer pour sa maison. » D'Estrades doit, du reste, s'en tenir à des généralités, sans prendre aucun engagement. Mazarin donne ensuite des conseils sur la manière de traiter cette affaire à Munster: « J'advoue avec vous, et vous avez recognu en toutes occasions que c'a tousjours esté ma pensée que, traictant avec les Espagnols, il faut tourner lé dos au lieu où l'on veut arriver et desdaigner ce que l'on souhaite.» Ainsi on paraîtrait tenir ferme pour conserver la Catalogne, et l'on verrait ce que les Espagnols proposeraient en échange. On devra tâcher de faire entrer dans cette négociation l'Empereur et le duc de Bavière, demander la paix pour le Portugal ou une longue trêve , et retenir des places de Roussillon importantes pour la défense du Languedoc. Il faut s'occuper sérieusement des préparatifs de la nouvelle campagne comme moyen de hâter la paix. Mazarin croit que l'on peut compter sur la Suède; il communique copie d'une nouvelle lettre du duc de Bavière au nonce et d'une autre lettre que ce duc a écrite au Pape. Le nonce insiste pour conclure dès maintenant une étroite alliance avec la Bavière. Mazarin croit que ce traité sera utile; mais il ne pense pas qu'il doive être conclu immédiatement; Il serait préférable de suspendre la guerre d'Allemagne àcg que les points principaux de la satisfaction des couronnes seront arrêtés. Trautmansdorff a reçu de nouveau l'ordre de ne pas quitter Munster sans avoir conclu la paix ; un moine de Milan a été envoyé par l'Empereur au roi d'Espagne afin de le presser de la signer. Mazarin raconte ensuite une entrevue qu'il a eue avec l'ambassadeur de Venise et les discours qu'il lui a tenus. Il termine en disant que les Provinces- Unies ne peuvent préférer comme voisin un ennemi irréconciliable à un « ancien ami, à qui ils sont redevables de leur restablissement et de la meilleure partie de leur grandeur.»

AIT. ctr. (Allemagne), t. V, f1' £78 et suiv. — Imprimé dans les Négociations secrètes de la jmix de Munster, t. III , p. Â78 et suiv. — L'imprimé indique pour ce Mémoire la date du 6 février.

Mazarin rappelle une ouverture faite par le médiateur Conlareni, ou Contarini, pour indemniser la France de l'abandon de la Catalogne. H croit que cette ouverture a été faite de concert avec les Espagnols.

AIT. étr. (Allemalm), t. Y, f" 5ao-5ai.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

LIEUX DES DATES

SUSCRIPTIONS

16 février.

Paris.

17 février.

Paris.

17 février.

Paris.

17 février.

Paris.

17 février.

Paris.

1 8 février.

Paris.

1 8 février.

Paris.

18 février.

Paris.

Au duc de Longueville,

A M. d'Aligre, conseiller du Roi en ses conseils.

A M. Chanut.

A M. La Thuillerie.

A M. de Meules.

A Ottavio del Bufalo.

A l'évèque d'Alby.

A l'évèque de Monde.

A l'évèque de Viviers.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOUBC8S.

Mazarin profile du départ de Tracy pour remercier encore le duc des services qu'il rend. Eloge de Tracy : «Il est vigilant, adroit, zélé et pratique du pays; il ne luy restera qu'à estre esclairé de vos lumières, etc.»)

Aff. étr. (Allemagne), t V, f°" 5ai-5a3.

Mazarin le remercie de ses services et le prie de travailler à ramener les malintentionnés. Le Roi s'est trouvé engagé dans la guerre à son avènement à la couronne. Mazarin compte sur une paix prochaine.

Aff. étr. (France), t. CXI1I , f 37.

Le principal but de sa mission est de consolider l'alliance de la France et de la Suède. On vient d'accorder à M. d'Avaugour, envoyé en France par Torstenson, tout ce qu'il avait demandé. Mazarin charge Chanut de protestations d'affection pour le chancelier Oxenstiern et le connétable Jacques de La Gardie. H ne doit pas négliger l'achat de vaisseaux dont La Thuillerie s'est occupé.

Aff. étr. (Suède), t. VIII, f" 4i6-4i7. — Minute.

Mazarin lui recommande de s'occuper, chemin faisant, des levées dont M. de Meules est chargé.

Aff. élr. (Suède), t. VIII, f I11S. — Minute.

Mazarin lui annonce qu'à l'occasion des levées « Leurs Majestez depeschent le sieur de Tracy comme un homme fort intelligent en ces matières, et particulièrement en Allemagne, pour la facilité et seureté du trajet desdites levées aux rendezvous qui leur sont ordonnez. n La Thuillerie doit bientôt revenir de Suède et achever ce qu'il a ébauché en Danemark.

Aff. étr. (Suède) , t. VI , f ' 378-379.

Remerciments pour l'assistance qu'il a donnée au comte Caprara. Il doit se gouverner suivant les avis qu'il reçoit de M. de Longueville. Réponse à diverses questions posées par Bufalo.

Aff. étr. (Turin), t. XLII. — Minute.

Mazarin eût désiré qu'il y eût, aux Etals de Languedoc, plus d'hommes capables de juger les choses aussi sainement que l'évèque d'Alby.

Aff. élr. (France) f 39-/10.

t. XXII du recueil des Lettres de Maza

Même lettre.

AIT. étr. (Franck), l. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, (' 4o.

Même lettre.

Aff.' élr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f" 4i.

DATES et

SUSCRIPTIONS

a:valyses des lettres

LIEUX DES DUES

DES LBTTRES.

ET SOURCES

18 février.

Paris.

A M. du Bosquet.

Mazarin se plaint des États de Languedoc et ne reculera devant aucune extrémité pour soutenir l'autorité du Roi.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f&a.

21 février.

Paris.

Au général-major d'Erlach.

Recommandation pour la princesse de Phalsbourg.

Imprimé dans les Mémoires historiques concernant le général d'Erlach , t. III , p. 3sg-93o.

21 février.

A l'abbé de Medavid.

Demande de renseignements sur un homme de Montbéliard , que l'on dit au courant des affaires d'Alsace. On pourrait, s'il est réellement capable, l'envoyer aux plénipotentiaires.

Aff. étr. (Francb), t. CXI1I, f 3o.

22 février.

Paris.

Au comte Broglio.

Le sieur Maffei doit succéder au sieur Baiardi en qualité de premier capitaine dans le régiment que commande Broglio.

AIT. étr. (Turin), t. XLII. — Minute.

a3 février.

Paris.

A M. de Valbelle, lieutenant de l'Amirauté à Marseille.

Mazarin le loue d'avoir retenu le vaisseau qui doit porter l'ambassadeur de France à Constantinople.

AIT. étr. (France), t. CXIII, f" 39.

2 4 février.

Paris.

Au commandeur do Neuchcze.

Félicitations d'avoir échappé aux dangers de la mer. Aff. étr. (France), t. CXII, f" 9.

î U février.

Paris.

A M. Brassct.

Mazarin approuve tout ce qu'il a fait en faveur du roi d'Angleterre. Recommandations pour des levées de troupes et pour achat de poudre dans les Provinces-Unies.

Original signé; Ii. I. de Saint-Pétersbourg.

ai février.

Paris.

Au cardinal Grimaldi.

Plaintes contre la conduite du Pape à l'égard des Barberins. Menaces d'une expédition contre l'Italie. Grimaldi pourra s'entendre avec le cardinal de Valençay.

Aff. étr. (France), t. XXI du recueil des Lettres italiennes de Mazarin, ("Lit.

2i février.

Paris.

Au duc de Longueville.

Mazarin donne pour certain que le roi d'Espagne est disposé à conclure la paix ou du moins une longue trêve. Monsieur le Prince est toujours d'avis d'une longue trêve, qui embrasserait toute la minorité du Roi. Mazarin combat cette idée. On pourra juger de l'état des négociations de Trautmansdorff avec les Suédois par la conduite qu'il tiendra à son retour d'Osnabrùck. Martineau, chanoine de Notre-Dame, recommandé par le duc de Longueville, a été nommé à l'évêché de Bazas. Félicitations sur l'union qu'il maintient entre ses collègues (Servien et d'Avaux).

Aff. étr. (Ali.emacne), t. V, f"* 616-631.

24 février.

Aux plénipotentiaires.

Mazarin a appris avec peine que les Suédois ne veulent pas réparer le tort qu'ils ont eu en excluant M. de La Barde des conférences. Cependant il est rassuré par les déclarations de M. de La Thuillerie sur la sincérité de la reine de Suède et

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

LIEUX DBS DATES.

2 G février.

97 février.

SUSCRIPTIONS

Au cardinal Grimaldi

de

Au grand -prieur Saint- Gilles, com mandeur de Fourbin ou Forbin.

du chancelier Oxenstiern. La présence de M. de Saint-Romain à Stockholm pourra contribuer à « dissiper tous les nuages qui nous troublent.:) Le voyage de d'Avaux à Osnabrùck a été une mesure très-sage. Mazarin compte sur son crédit auprès de Salvius. On mande de Pologne que les Suédois ne veulent point la paix. La France, au contraire, de concert avec la Bavière, désire conclure la paix d'Allemagne ou du moins une trêve, et employer contre les Espagnols l'armée du maréchal de Turenne. Mazarin s'étonne que les Espagnols n'aient fait aucune proposition formelle pour un traité de paix; il faut en conclure qu'ils comptent sur un traité particulier avec un des alliés de la France ; car tous les avis annoncent qu'ils souhaitent la paix. Mazarin insiste toujours pour l'échange de la Catalogne contre les Pays-Bas, et revient sur les moyens d'y parvenir. Bruits divers sur le prince d'Orange. Parmi les causes qui doivent faire hâter la conclusion du traité , Mazarin allègue la situation du roi d'Angleterre, «qui empire tous les jours par sa mauvaise conduite.)) Le parlement d'Angleterre se lie avec les Espagnols. « 11 nous convient extrêmement de ne pas souffrir, autant qu'il sera en nous, le pouvoir absolu du parlement, qui prétend s'establir en abolissant la royauté, qui est une besogne desjà bien avancée, et lequel n'a desjà que trop de correspondance avec les huguenots de ce royaume, qui sont frappés au mesme coing que les puritains, c'est-à-dire du désir de destruire la monarchie.)) Mazarin rappelle qu'il a entamé une négociation pour unir les Ecossais au Roi, et qu'il a averti le Roi et la Reine depuis longtemps de la nécessité de diviser leurs ennemis; espoir que les Ecossais déféreront aux conseils de la France, «dont ils sont si anciens amis.)) Le nonce Chigi s'efforce d'établir une liaison entre les ministres de Bavière et d'Autriche. Efforts des Espagnols pour gagner Traulmansdorff. Mazarin annonce que des présents sont envoyés aux ministres de Suède au congrès. Nouvelles relatives à l'électeur de Trêves , à Piccolomini , au duc de Lorraine. Mazarin appelle ce dernier un prince inconstant, brouillon et hardi. La cour de Rome cherche à exciter des cabales et des divisions dans la cour de France, par l'intermédiaire du résident '3e Parme; mais elle n'y réussit pas. On attend à la cour le cardinal Barberin.

Aff. étr. (Allemagne), t. V, f" 577 et suiv. — Imprimé dans les Négociations secrètes de la paix de Munster, t. 111 , p. 76 et suiv.

Dans celte dépêche, Mazarin revient sur ce qu'il a dit relativement aux Barberins. « Il ne faudroit se laisser entendre d'autre chose si ce n'est que le Pape estant disposé à l'accommodement de leurs affaires, il n'y a non-seulement aucune sorte d'humiliation qu'on ne leur fasse faire, mais recherches et instances que Sa M" [ne] fasse elle-mesme à Sa S", afin que sa dignité et sa réputation y soient entièrement sauvez.»

Aff. étr. (Rome), t. XC1I1. —Minute de la main de Lyonne.

Mazarin lui demande son avis à l'occasion des prétentions du chevalier de Villager, ou Villayer, qui étaient combattues pâlies autres capitaines.

Aff. étr, (Fiunce), t. CX1II, f' 33.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES

et

LIEUX DES DITES

Février.

(Sans autre

date.)

a mars.

Paris.

2 mars.

Paris.

a mars.

Paris.

J mars.

Paris.

3 mars.

Paris.

SUSCRIPTIONS

DES LETTRBS.

A M. Vincent (saint Vincent de Paul).

Au chevalier Garuier.

A M. Brachet.

A l'archevêque d'Aix.

son frère.

A M. d'Infreville.

A M. Drasset.

.UALYSES DES LETTRES

ET SOURCE?

La Reine a accordé l'évèché de Bayeux au fils du premier président. La Reine prie M. Vincent de le voir et de lui donner les instructions qu'il jugera nécessaires.

AIT. étr. ( France), t. CX11I, fJ 34.

«J'ai receu vostre lettre du 20°'" de février; il me fasche que lo reste de vostre escadre n'ayt tenu plus longtemps la mer, etc.»

Recommandations pour les vaisseaux à équiper et les mesures à prendre pour la flotte.

P.-S. «Je me remets, au surplus, aux lettres de M. Le Tellier, adjoustant seulement icy que, si vous vous préparez avec ardeur à bien servir cette campagne, je ne m'employeray pas avec moins de joye à faire valoir vos services, etc.»

Aff. étr. (France), t. CX1I, f°. ia. — Minute.

Mazarin l'a recommandé à M. de Sennelerre; nécessité d'agir do concert avec M. d'Infreville et le chevalier Garnier,

Aff. étr. (France) , t. CXII , f. i5. — Minute.

Recommandation pour M. d'Infreville, conseiller d'Etat et intendant de la marine du Levant, «s'en allant en Provence faire travailler à l'armement des vaisseaux de Sa M16. Je ne puis que je ne vous le recommande comme une personne de mérite, etc.»

Aff. étr. (Francb), t. CXII, P. i3. — Minute.

Recommandations de presser l'armement naval et pourvoir aux approvisionnements.

Aff. étr. (France), t. CXII , f°. ii. — Minute.

Mazarin insiste sur la nécessité de fermer les ports de Flandros et entre dans des détails sur les affaires de Portugal et sur les levées.

Original signé ; B. I. de Saint-Pétersbourg.

Confirmation, par les lettres de M. de La Thuillerie, des bonnes dispositions de la reine de Suède et de ses ministres à l'égard de la France, il y a eu des jalousies et inquiétudes réciproques ; mais Mazarin espère qu'elles ont disparu. M. de La Thuillerie a été parfaitement accueilli, et on peut compter sur les alliés du Nord. Mazarin s'efforce aussi de s'assurer l'alliance du duc de Bavière, qui demande l'appui de la France dans la question de l'électorat palatin. Mazarin désire qu'on le satisfasse. Les plénipotentiaires pourront, s'il y a nécessité, se relâcher sur Philipsbourg. Il est important de voir à quoi la négociation pourra aboutir avant la fin de la campagne. Il serait à propos de conclure une trêve en Allemagne, afin que l'on put presser les Espagnols, secourir le roi de la Grande-Bretagne et arrêter les progrès des Turcs. On pourrait conférer de ces projets avec les médiateurs et en faire valoir l'avantage pour la chrétienté en ce qui concerne les Turcs. Mazarin examine ensuite diverses concessions que l'on pourrait faire. Brasset est chargé d'insister en faveur de la Landgrave pour la question del'Ost-

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

LIEUX DES DATES

3 mars.

3 mais.

Paris.

3 mars.

Paris.

SUSCR1PTIONS

BBS LETTHES.

Au duc de Longueville.

A M.Chanut.

A M. de Brégy-

ANALYSES DES LETTRES

ET SÛUB0E8.

frise. Poihem (envoyé de la Landgrave) est mort. On a renvoyé ie maréchal de Turenne sur les bords du Rhin , et chargé le sieur d'Andoville de se rendre près de l'électeur de Trêves. On fait des levées en Allemagne. Communication des avis reçus de divers côtés. Mazarin insiste sur la nécessité de bien convaincre les Espagnols qu'ils ne pourront conclure un traité particulier avec les Provinces-Unies, sans cela Penaranda n'obéira pas aux ordres qu'il a reçus de conclure la paix. Le duc de Lorraine fait de nouvelles ouvertures pour la paix. Mazarin les a repoussées, faisant connaître qu'il ne pouvait se fier à ses promesses. Cependant il y aurait avantage à détacher ce prince de6 Espagnols.

AfF. étr. ( Allemagne) , t. V, f" 65o et suiv. — Imprimé dans les Négociations secrètes de la paix de Munster, t. III , p. 99 et suiv.

Mazarin n'a rien à ajouter au mémoire qu'il a envoyé aux plénipotentiaires. Pour Philipsbourg, il est d'avis qu'il ne faut pas se relâcher tout d'un coup, «mais seulement en gagnant quelque chose. Lisola , ou l'Isola, n'est qu'un fourbe plus capable d'embarrasser les affaires que de rien ajuster.?» Plaintes sur la conduite du médiateur Contarini. Le duc. de Longueville doit lui parler vigoureusement. «Après tout, c'est la Republique (de Venise) qui a besoin du Roy, et non pas la France de la République.»

Aff. étr. (Allemagne), t. V, f"* 679-682.

On adonné avis au chancelier Oxenstiern « que M. de Bregy estoit allé à Kœnigsberg proposer à l'électeur de Brandebourg le mariage de Mademoiselle avec ledict électeur.» C'est un bruit sans fondement; on n'a pas seulement eu la pensée de ce mariage. Mazarin espère que M. de La Thuillerie aura conclu le marché des vaisseaux dont il avait été chargé. Chanut devra suivre les errements de M. de La Thuillerie « sur les asseurances qu'il a données à la reyne de Suéde de l'inviolable persévérance avec laquelle la Reyne est résolue de persévérer jusqu'au bout dans l'observation estroite en tous ses points de la confédération que nous avons ensemble.»

Aff. étr. (Suède), t. VIII, f 46i. — Minute.

Le roi de Pologne n'aura pas à se repentir de la liaison plus étroite qu'il a formée avec la France. Présents et argent qu'on lui envoie. Mazarin a donné à la reine de Pologne les conseils les plus propres à établir l'union entre elle et le roi son mari. Recommandations pour la maréchale deGuébriant'et l'évèque d'Orange relativement aux égards qu'on doit leur témoigner à la cour de Pologne. Mazarin engage M. de Brégy à détourner le roi de Pologne des armements qu'il veut faire contre la maison d'Autriche; il craint que les Suédois n'en prennent de la jalousie. Remerciments pour le zèle et l'habileté que montre M. de Brégy.

Aff. étr. (Suéde), t. VII, f' 59-67.

DATES et

LIEUX DES DITES

3 mars.

Paris.

o mars.

Paris.

3 mars.

Paris.

3 mars.

SURr.RIPTIONS

DES LETTRbS.

7 mars.

Paris.

8 mars.

Paris.

8 mars.

A \I. de Bregy.

A la reine de Pologne.

Au comte d'Enof.

A la princesse de Pliaisbourg.

A M. de Royle , ou de Boyle, lieutenant de Roi au gouvernement de Péronne.

Au chevalier Garnier.

A M d'Infreville.

Aux plénipotentiaires.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

Recommandation pour tenir secrète l'affaire du cardinalat de Michel Mazarin. La France est disposée à soutenir la Pologne contre le Turc.

AIT. étr. (Suède), t. Vil, f" 67-68.

Remercimcnts pour les nouvelles de son voyage qu'elle a données à Mazarin. Prière de garderie secret sur l'affaire du cardinalat.

Au", étr. (Suède), t. VII, f" 69-70.

Mazarin lui témoigne sa reconnaissance pour les marques qu'il a données de son affection à la France.

Afï. étr. (Suède), t. VII, f"s 70-71.

Remerciments pour les services qu'elle rend. Le cardinal connaît le chevalier de l'Escale, «la trempe de son esprit et de quoi il est capable. 11 ne faut pas que M"'° la princesse se donne la peine de le lui dépeindre.» Il ne serait pas à propos que la Reine tint sur les fonts de baptême l'enfant que la princesse attend; ce serait éveiller les soupçons des Espagnols. On enverra le passe-port qu'elle demande dès que les renseignements nécessaires seront parvenus. « Le cardinal n'a jamois songé ni eu la moindre pensée de se marier, de façon que les bruicts que l'on en fait courre par de là sont des effects des chimères et des artifices de la personne que tout le inonde cognoit ( M™ de Chevreuse) '.»

Aff. étr. (France),!. CXIII, t* 35.

Mazarin l'engage à recevoir et à traiter de la meilleure façon , lors de leur passage à Péronne, le Révérend Père Général de l'ordre de Saint-Dominique et sa suite, se rendant en Flandres avec passe-port du Roi.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil (tes Lettres de Mazarin , t' 44 bis.

Recommandations pour les armements maritimes. AIT. étr. (France), t. CX11 , f' 16. — Minute.

Mêmes recommandations.

AIT. étr. (France), t. CXII , f' 17.

Mazarin leur envoie copie d'une dépêche de d'Estrades qui prouve que le prince d'Orange désire l'échange de la Catalogne avec les Pays-Bas; mais il exige que l'on n'en sache rien à Munster. Mazarin regarde cette lettre comme très-importante. Vers la lin de sa dépèche, le cardinal annonce que les Espagnols ont répandu le bruit qu'ils ont remis «absolument à la Reine la décision de toutes les affaires et mesme des différends qu'ils

' Ce passage prouve que Mazarin n'était pas prêtre, puisqu'il parle de son mariage comme d'une chose qui n'était pas impossible. On peut, du reste, comparer une dépêche publiée dans l'Introduction du tome 1, p. xvt, notes.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

LIEUX DES DATES

8 mars.

Paris.

8 mars.

Paris.

10 mars.

Paris.

SDSCRIPTIONS

Au duc de Longueville,

A M. d'Avaux.

ET SOURCES

ont avec lesdicts sieurs Estais des Provinces -Unies. «Cela alarme toute la Hollande.»

Afl'. étr. ( Allemagne), t. V, f" 719 et suiv. — Imprimé dans les Négociations secrètes de la paix de Munster, t. III. La lettre de d'Estrades, iusérée à la suite (f" 723-726 du vol. V des AIT. étr. [ Allemagne]) , dit que le roi d'Espagne avait déclaré qu'il remettait entre les mains do la Reine régente l'ajustement de la jiaix, comme aussi celui des différends qui sont entre Messieurs les Estats et ledit roi d'Espagne, ni! (le prince d'Orange) a esté un peu surpris ajoute d'Estrades, de cette prompte déclaration si publique. Il m'a tesmoigné désirer que je m'en retournasse bientost, pour informer V. Em. de plusieurs choses qui regardent ses interests, etc.»

Mazarin pense que les plénipotentiaires espagnols sont trop habiles pour ne pas conclure la paix avant l'ouverture de la campagne. Il expose ses plans : «Nous pouvons, dans un mois, nous avancer dans l'Espagne (du côté de la Catalogne) avec vingt mille hommes effectifs... Monsieur commandera en personne en Flandre, où l'armée de M. le duc d'Enghien (se dirigera) aussi pour ne savoir où l'employer ailleurs plus utilement, puisque celle de M. le mareschal de Turenne sera toute seule plus forte qu'elle ne l'a esté les années dernières, estant renforcée par celle de mon dit sieur le duc. . . Enfin l'armée navale est en bon estât, et tous ces préparatifs n'ont rien diminué de seize mille hommes effectifs que l'on donnera à M. le prince Thomas pour agir dans l'Italie1.»

Aff. étr. (Allemacne), t. V, f" 725-736.

Il a vu de quelle manière le Conseil a accueilli les offres des Espagnols. H faut « payer leurs avances d'une pareille monnoie. Je ne laisseray pas de vous dire , ajoute Mazarin , que les affaires des Espagnols estant en tin tel penchant de ruine qu'apparemment, si quelque mauvais esprit ne les aveugle, ils doivent plus penser à sauver ce qui leur reste qu'à recouvrer ce qu'ils ont perdu , il importe que , vous et MM. vos collègues , recueilliez toutes les forces de vostre ame pour porter les interests de la France et de ses alliez avec toute la réputation et l'avantage qui se pourra tirer d'une telle constitution.»

Aff. étr. (Allemagne), t. V, f°* 726-728.

Mazarin parait sur de l'assentiment du prince d'Orange pour l'échange des Pays-Bas. « Maintenant que nous avons l'agrément de M. le prince d'Orange sur le parti de l'eschange, ou, pour mieux dire, que nous sçavons le désir qu'il en a, etc.» Dès lors on ne doit craindre aucune opposition du côté des Provinces-Unies; mais il ne faut pas l'avouer à Contarini. On doit paraître avec lui se soucier médiocrement de l'échange, parce que , dira-t-on , la France est sûre de conquérir les Pays-Bas dans cette campagne, tout en gardant la Catalogne. On pourrait, s'il était nécessaire, pour faciliter la négociation du côté des Provinces-Unies, distribuer jusqu'à cent mille écus à .leurs députés.

AIT. étr. (Allemagne), t. V, f ' 765-759.

Voyez , sur celle expédition d'Italie, p. xx-xl de l'Introduction.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES et

LIECI DBS DATES,

i o mars.

Paris.

i î mars '

Paris.

i 0 mars.

Paris.

16 mars.

Paris.

SUSCRIPT10NS

Aux plénipotentiaires.

A M. d'Avaugour.

16 mais.

Paris.

îO mars.

Paris.

A M. ie chevalier de Vivans.

A M. le comte d'Alais.

Au chevalier Garnier.

Dans une réponse des plénipotentiaires, ils témoignent des craintes de l'opposition de la Hollande : n Nous cognoissons bien que c'est un grand avantage d'avoir sur cela M. le prince d'Orange favorable; mais, comme S. Em. sçait que la province de Hollande est entièrement contraire audict prince, Elle aura sans doute appris que le bruict et le soupçon s'est augmenté par l'opinion que l'on a que la France traictoit ce mariage de concert avec luy.» 11 s'agissait du mariage du Roi avec l'infante d'Espagne.

Aff. étr. (Allemagne), t. V, P 774.

M. d'Avaugour est autorisé à se rendre à la cour, comme le désire le maréchal Torslenson. Mazarin reconnaît la nécessité de la jonction des armées de France et de Suède. « Il est absolument nécessaire qu'elles forment entre elles une communication telle qu'elle est entre l'armée impériale et la bavaroise.» Le haut Palalinat paraît le lieu le plus commode pour cette jonction des armées.

AIT. étr. (Suède), t. VII, f" 258-260.

Mazarin l'avertit de la nomination de M. le marquis de Créquy au grade de mestre de camp2.

Aff. élr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f» 46.

Quoique Mazarin ne doute aucunement de son zèle, il lui écrit cependant pour l'engager à donner tous ses soins à l'armement naval qui se prépare.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, C 46.

Dépèche relative aux armements maritimes : n Sur la diligence que vous faites pour préparer la première escadre, j'ay à vous dire qu'il suffit qu'elle soit preste dans le temps qu'on l'a résolu icy , sans qu'il soit besoin d'augmenter la despense des préparatifs en se hastant davantage.» Ordres donnés pour les dépenses.

Aff. étr. (France) , t. CXII , P 18. — Minute.

Recommandations pour l'embarquement des troupes et pour les maintenir ensuite à bord.

Aff. élr. (France), t. CXII , f ao. — Minute.

Même sujet. «Je ne laisseray pas de vous dire touchant les despenses de l'armement, que le bon mesnage ne consiste pas seulement à les faire au moindre prix, mais aussy à les sçavoir faire pour le temps qu elles sont nécessaires.»

Aff. étr. (Francb), t. CXII, f 21.— Minute.

1 Celle lettre porle dans la copie la date de i64; ; mais , comme il y est question de Torslenson , qui quitta , en mai i646, lu commandement des armées de Suède, il faut substituer i64t> à 1647.

1 Charles de Blanchefort de Créquy avait été nommé mestre de camp du régiment de cavalerie de Mogalolti. Henry de Vivans de Noaillac le remplaça comme capilaine dans le même régiment.

A M. Brachet.

A M. d'Infrcville.

;.uzam.\.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

i G mais.

Paris.

î (j mars.

Paris.

16 mars.

Paris.

17 mars.

Paris.

8USCRIPTI0NS

DBS LETTRES.

17 mars.

Paris.

A M. de Vincheguerre.

A M. La Thuillerie.

A M. de Brégy.

Aux plénipotentiaires.

Aux plénipotentiaires.

ET SOUHCBS.

Recommandations pour les armements maritimes. AIT. étr. (Fb4»ce), t. CXII, f' 4a.— Minute.

Mazarin espère que La Thuillerie sera bientôt de retour. Il a été satisfait de la bonne disposition que montre la reine de Suède pour céder quelques vaisseaux à la France. Il espère que les levées dont s'occupe le sieur de Meules réussiront.

Aff. étr. (Suède), t. VIII, f 433. — Minute.

Regrets qu'a causés à Mazarin la maladie du roi de Pologne. Aff. étr. (Suède), t. VII, f 71.

Artifices des Espagnols, qui ont fait publier «par cent voix différentes que la paix était conclue v par le moyen du mariage de l'Infante avec le Roi , à qui l'on donne en dot les Pays-Bas, et que les Provinces-Unies se trouveraient comprises dans cette cession. De là alarme de la République et même du prince d'Orange, qui a cru la paix faite. On doit s'efforcer de calmer ces inquiétudes, et déjà le sieur d'Estrades y a travaillé. Mazarin ne veut pas traiter ailleurs qu'à Munster. Un des fâcheux effets de ces bruits a été de modifier les dispositions du prince d'Orange pour l'échange. Afin de dissiper ces soupçons, Mazarin lui envoie une lettre du 10 mars écrite par le marquis Mathei, qui est à Bruxelles, par laquelle il demande de venir traiter en France. Nécessité de se tenir sur ses gardes avec les Espagnols. Mazarin ne désespère pas de faire accepter l'échange par les Provinces-Unies. Si l'on ne peut y parvenir, il faudra songer à conclure une trêve pour la Catalogne et le Portugal, et une suspension d'armes dans l'Empire. On pourrait agir sur Contarini en lui montrant que la paix permettra aux puissances chrétiennes de défendre la République de Venise contre les Turcs.

Aff. étr. (Allemagne), t. V, t" 784 et suiv. — Imprimé dans les Négociations secrètes de la paix de Munster, t. III , p. 127 et suiv.

D'Estrades vient d'arriver et a confirmé la vive opposition qui s'est manifestée contre le prince d'Orange, parce qu'on l'a soupçonné d'avoir eu connaissance du prétendit traité entre la France et l'Espagne. Un des députés des Etats, nommé Paw, avait répandu ce bruit. Les plénipotentiaires devront s'en plaindre sans le nommer. Cependant le prince d'Orange no parait pas éloigné de l'échange; son changement « n'estoit pas tant, dit Mazarin, dans la substance delà chose que dans la manière de la négocier.» Les Provinces-Unies se contenteraient d'Anvers et de quelques contrées aux environs. Mazarin est d'avis qu'il faut chasser les Espagnols des Pays-Bas et de la Franche-Comté lors même qu'on devrait accorder aux Provinces-Unies les parties des Pays-Bas stipulées par le traité de i635. On est sûr, par ce moyen, de lever toutes les difficultés du côté des Provinces-Unies. Il faut voir ce que les Espagnols voudront proposer, et tâcher de faire conclure le traité entre eux et les Hollandais, afin d'éviter les plaintes des

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES et

LIEUX DBS DATES.

17 mars.

Paris.

20 mars.

Paris.

20 mars.

Paris.

22 mars.

Paris.

22 mars.

Paris.

28 mars.

Paris.

SUSCRIPTIONS

Au duc de Longueville.

A .M. de Neuchèze.

Au duc de Verneuil.

An marquis d'Argenson.

Au marquis d'Argenson.

A M. de Neuchèze.

Au chevalier Garnier.

ANALYSE DES LETTRES

Catalans. Les Espagnols ont intérêt à terminer une guerre qui leur est aussi funeste. On a envoyé des subsides extraordinaires à la landgrave deHesse, et l'on fortifie l'armée du maréchal de Turenne.

AIT. étr. (Allemagnb), t. V, t" 798 et suiv. — Imprimé dans les Négociations secrètes de Munster, t. III, p. i3o et suiv.

Rcmereiraentspour ce qu'il a dit à TrautmansdorlT sur le compte de Mazarin. Les soupçons inspirés à la Hollande inquiètent Mazarin. 11 s'étonne que les plénipotentiaires aient consenti à voir Belletia, envoyé par Madame (probablement Madame Royale de Savoie).

AIT. élr. (Allemagne), t. V, F" 807-810.

Mazarin lui annonce qu'il a fait choix du sieur Denis1 pour commissaire de l'armement qu'il doit, commander, et même pour être capitaine d'un des quatre vaisseaux de Hollande.

Arch. des AIT. <5lr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f" I18.

k J'ay receu avec beaucoup d'estime ia bonne volonté que vous m'avez tesmoignée par vostre lettre du 7 de ce mois. . . Appliquez-vous surtout à faire de bonnes compagnies et ne feignez point de lever le plus d'hommes que vous pourrez, etc.n

Aff. étr. (France), t. CXII, f° a3. — Minute.

Recommandation pour le sieur Denis, qui se rend à La Rochelle.

Aff. étr. (France) , t. CXII, (" a5. — Minute. — Copie , dans le t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f° 48.

Mémoire pour le sieur Denis chargé d'une levée de ttoo hommes et de l'équipement de vaisseaux à La Rochelle.

Aff. étr. (France) , t. CXII , P> a6. — Minute.

Tous les préparatifs ont été faits, afin qu'il puisse prendre immédiatement la mer avec les quatre vaisseaux qu'il amène de Hollande. Il doit se rendre à Toulon, où il trouvera les six vaisseaux que le chevalier Garnier tient tout prêts. Recommandations pour le sieur de Saint-Denis nommé commissaire de l'escadre.

Ail", élr. (France), t. CXII, f° 37. — Minute.

Recommandations pour les armements maritimes. « Prenez vos mesures, je vous prie, pour être prêt à partir le 10 du mois prochain , à point nommé »

Aff élr. (France), t. CXII, f° 38. — Minute.

Ce commissaire de l'escadre française est appelé tantôt Denis, tantôt Saint-Denis.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

SUSCR1PTI.OINS

ANALYSES DES LETTRES

LIEUX DES DATES

ET SOURCES

23 mars.

Paris.

« Quoique vous me mandiez que la partance des vaisseaux de la première escadre ne puisse estre qu'au i5 du mois prochain, je veux espérer neantmoins que ce sera pour le 10.»

Aff. élr. (France), t. CXII , f° 39. —Minute.

a.3 mars.

Paris.

A M. de Vincheguerre.

Remercinients pour les soins qu'il a pris de la première escadre et recommandations pour que la seconde puisse partir «au t" mai.»

Aff. étr. (France) , t. CXH , P 3o. — Minute.

24 mars.

Paris.

A M. d'A vaux.

TraulmansdorfF a cessé ses négociations parce qu'on attend une réponse de la cour de Suède. Il serait bon de faire croire à MM. Salvius et Oxenstiern que l'on connaît, par les indiscrétions de Trautmansdorff, plus qu'ils n'ont voulu communiquer de leur négociation.

Aff. étr. (Allemagne), t. V, f" 8/17-848. — Minute.

2 4 mars.

Paris.

Au marquis Palavicini.

Félicitations sur sa nomination comme sergent de bataille de l'armée navale.

Aff. étr. (France), t. CXII.f 81. — Minute.

2 4 mars.

Paris.

Mazarin a été heureux de déférer à sa recommandation pour le sieur Martineau. «J'ai remarqué, ajoute le cardinal, dans la response que vous faites aux lettres de M. de Brienne, qu'il peut parfois faire des reflexions et des jugements dans ses depesches, qui ne sont que de luy et qui ne se trouveroient pas tout à fait d'accord avec les sentiments des autres, s'ils estoient examinez. Je vous prie, Monsieur, d'y avoir l'œil, parce que, comme je me charge de vous mander la substance des sentiments de la Reijne, on pourrait esquivoquer dans le destail, si l'on s'attachoit aux pensées d'autruy.»

Aff. étr. (Allemagne), t. V, f •■ 855-857-

2 4 mars.

Paris.

A M. Dumesnil.

Mazarin désire qu'il obtienne de la République (de Gènes) le passage sur ses terres de 200 hommes qui doivent s'embarquer à Lerici.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f°53.

a4 mars.

Paris.

A la reine de Pologne.

Mazarin se réjouit de la réception qui lui a été faite en Pologne et de l'impression favorable que sa présence a produite sur l'esprit des Polonais.

Aff. étr. (Suède), t. VII, f" 71-72.

26 mars.

Paris.

Au commandeur de Vincheguerre.

Il doit tenir l'escadre prête. « M. le duc de Brezé partira demain sans faute , avec dessein de s'embarquer en arrivant à Toulon.»

Aff. élr. (France), t. CXII, f» 3g. — Minute.

29 mars.

Paris.

Au maréchal du Plessts- Praslin.

Mazarin déclare que le prince Thomas n'a pas voulu lui rendre de mauvais offices. «Je vous puis asseurer, en vérité, que non-seulement il a tesmoigné pour vous autant d'estime et de tendresse que vous en pourriez désirer d'un frère , mais qu'en

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES et

MEUS DES DVTES.

3o mars.

Paris.

3i mars.

Paris.

3i mais.

Paris.

SUSCRIPTIOMS

Au chevalier Garuier.

Au commaudeur Vincheguerre.

Au duc de Lougueville,

3i mare.

Paris.

A M. d'Avaux.

ANALYSE DES LETTRES

ET SOURCES

toutes occasions il a fait paroistre un singulier plaisir à exagérer rostre prudence et voslre valeur et les autres bonnes qualité/ que vous possédez. Mais , quand ledict sieur prince auroit esté capable ( ce qui n'est point) de vouloir insinuer ici quelque chose a vostre préjudice, si vous aviez fait reflexion à la façon dont j'ai vescu jusqu'à présent avec vous et aux preuves que j'ai tasché de vous donner en toutes rencontres de ma véritable affection , vous ne m'auriez pas fait ce tort de croire que de simples rapports pussent faire aucune impression dans mon esprit à vostre désavantage.»

Aff. tir. (Tubih), t. XLII. — Minute.

Mesures à prendre pour l'embarquement des troupes. AIT. tix. (France), t. CXII , f âo. — Minute.

Mazarin le presse de lever toutes les difficultés qu'on a faites au lieutenant de M. de Fiesque.

Aff. étr. (France), t. CXII, f" &i.— Minute.

Mazarin espère « qu'à la Gn les Espagnols se degoleront. et nous feront quelque proposition, et au cas qu'elle ne soit pas recevable, qu'elle nous donnera, du moins, le moyen d'y faire une response, laquelle, ou produise la paix, ou ayt grand applaudissement dans toute la chreslienté, qui verra avec quelle bonté et désintéressement Leurs Majestez sacrifient les progrez qu'elles doivent espérer dans la campagne prochaine.» Jamais il n'y a eu plus d'apparence d'heureux succès. Cependant on a quelques doutes sur les intentions des Etats généraux des Provinces-Unies, et Mazarin a dû parler, « comme il falloit, à l'ambassadeur de Hollande, qui est icy, et a escrit de mesme à La Haye sur ce sujet. Nous verrons ce qui en arrivera.» Mazarin prie le duc de Longueville de lui mander son opinion sur l'intention de l'Empereur et des Suédois relativement à une trêve «à longues années, toutes choses demeurant en Testât qu'elles sont. Pour moi, je ne la crois pas possible, ajoute le cardinal; mais Monsieur le Prince, qui a tousjours la trêve dans l'esprit, est d'un sentiment différent, et il seroit à propos qu'il fust bien esclaircy là-dessus.»

Dans un P. S. Mazarin dit qu'on lui a donné avis que Peiiaranda a offert cent mille écus à Knuyt, un des plénipotentiaires des Provinces-Unies, «s'il pouvoit faire en sorte que M. le prince d'Orange les portast à conclure un accommodement particulier avec l'Espagne, et qu'il promettoit aussi, en ce cas, des avantages très considérables pour la personne du dit sieur prince.» Ce bruit inquiète Mazarin dans un moment où le prince d'Orange est à peine «remis de l'appréhension qu'il a eue que nous l'ayons voulu tromper.»

Aff. étr. (Allemacse), t. V, fJ' 857-861 .

Mazarin espère que les Espagnols feront enûn des propositions raisonnables, en voyant approcher le temps de la campagno et les dangers dont elle les menace.

AIT. étr. (Auhmrb), t. V. f "■ 8G1-862.

DATES et

SUSCR1PTIONS

ANALYSES DES LETTRES

LIEUX DES DATES

ET SOUIiCBS.

3i mars.

Paris.

A M. de Brégy.

Mazarin l'autorise à avancer de l'argent pour les levées que l'on doit faire en Pologne. Recommandation d'un secret absolu pour le cardinalat de son frère.

AIT. étr. (Suède), t. VII, f" 75-73.

3l mars.

Paris.

A Mm" la maréchale de Guébriant.

Mazarin se félicite de la brillante réception faite à la reine de Pologne. Il ajoute qu'il n'a jamais douté que la maréchale ne lui témoignât le respect et la complaisance qu'elle pouvait désirer.

Aff. étr. (Suède), t. VII, f"' 73-76.

ic' avril.

Paris.

A M. de Neuchèze.

11 doit se rendre de La Rochelle à Toulon : «J'estime que, tant que vous serez en ponant et mesme jusques à vostre arrivée à Toulon , vous ne devez point en user autrement que comme vaisseau du Roy ny laisser eschapper aucune des prises qui seroient bonnes pour eux (pour les vaisseaux du Roi). Je souhaite fort que vous ayez de ces bonnes renconlreslà pour augmenter d'autant la chiourme des galères.»

Aff. élr. (Fbance) , t. CXII, f' 43. — Minute.

i" avril.

A M. d'Infreville.

Recommandations pour l'armement des vaisseaux.

Paris.

Aff. étr. (France), t. CXII, P 44. — Minute.

i" avril.

Paris.

A M. le chevalier de Vivans.

Lettre analogue à une lettre du 16 mars, adressée au chevalier de Vivans (voy. p. 729). Mazarin lui recommande toujours de tenir en bon état la compagnie qu'il commande dans le régiment de Créquy.

Aff. étr. (Fbancb), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 57.

i" avril.

Paris.

A M. de Mondreville.

Mazarin le remercie d'un envoi de gibier, qui lui a été d'autant plus agréable, qu'il a été tué loin de Fontainebleau, où il l'engage à exercer une surveillance très-active sur le gibier de la forêt, qui appartient au Roi.

Aff. étr. (Fbance), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin ,

i" avril.

Paris.

A M. de Lusarches.

Mazarin a trouvé très-judicieuses les réponses que M. de Lusarches a faites au Pape dans l'entretien qu'il a eu avec lui; il pense qu'il en a rendu compte au cardinal Grimaldi.

Aff. étr. (Rome), t. XCIII. — Minute.

a avril.

Paris.

Au cardinal Grimaldi.

La France n*a l'intention d'attaquer ni Orvieto ni aucune autre place des Etats pontificaux.

Aff. étr. (Fbance) , t. XXI du recueil des Lettres italiennes de Mazarin , f" S 1 et suiv.

i .ivril.

Paris.

Au cardinal Grimaldi.

Détails sur le prince Casimir, frère du roi de Pologne.

Aff. étr. (Fbance) , t. XXI du recueil des Lettres italiennes de Mazarin, {' 55.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES

SISCRIPTIO.NS

ANALYSE DES LETTRES

I m \ DES DATES.

et souncss.

2 avril.

Paris.

A l'archevêque d'Aix.

Renierciments pour le soin qu'il a pris de presser l'embarquement. Recommandation pour vivre en bonne intelligence avec le comte d'Alais. « M. de Brezé part aujourd'hui pour Toulon, où il ne sera pas plus tôt arrivé qu'il se mettra à la mer avec ce qu'il y aura de vaisseaux prcsls.»

AIT. itr. (France), t. CX11, f' 45. — Minute.

a avril.

Paris.

A M. deVoyer(?) (probablement de Voyer d'Argenson ).

« Le lieutenant de M. de Fiesque emporte d'icy les ordres nécessaires pour faire sortir les galères avec la seconde escadre. Vous me ferez plaisir de l'assister de vostre possible en ses préparatifs et d'en avoir un soin particulier durant la navigation, etc.»

Aff. étr. (Fuma), t. CXII , f» 46. — Minute.

.') avril.

A M. de Vinclieguerre.

« J'ay receu vos deux lettres des 20 et 2G de mars. Les tesmoi-

gnages que vous me rendez de l'affection avec laquelle les capitaines des galères de la première escadre se sont appliquez à faire leur armement, me touchent aussi agréablement que vous pouvez souhaiter.» Recommandations et mesures à prendre pour l'expédition.

Aff. étr. (France), t. CXII, f 48. — Minute.

6 avril.

Paris.

A M. de Baillibaud.

Toujours recommandations pour la même expédition maritime. Aff. étr. (Francb), t. CXII,f 48.

6 avril.

Paris.

A l'abbé de Saint-Nicolas (Henri Arnauld ).

Mazarin le félicite de l'habileté qu'il a montrée en traitant les affaires de Parme. Le duc de Parme inspire peu de confiance; sa haine contre les Barberius est implacable, et la France doit prendre la défense de cette famille. Détails relatifs à la protection de la France à Rome confiée au cardinal d'Esté.

Imprimé dans les Négociations de l'abbé de Saint-Nicolas , 1. 11 . p. 5 et suiv.

7 avril.

Paris.

A M. l'archevêque de Narbonne.

Lettre relative aux Etals de Languedoc, avec un post-scriptum on le cardinal prend bonne note d'une recommandation à | lui faite par l'archevêque pour le baron Desprez.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,

5 avril.

A M. l'évèque d'Alby.

Même lettre que la précédente.

Paris.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, 1 f 60.

5 avril.

Paris.

A M. Balthazar.

Même lettre que ci-dessus. Mazarin le remercie , en outre, d'un mémoire qu'il lui a fait tenir par M. de iMérinville.

Aff. étr. (Francb), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, 1 f 60.

G avril.

Paris.

Au cardinal Grimaldi.

Mazarin le prévient qu'on cherche à mettre la division entre lui et le cardinal d'Esté. 11 lui donne des indications sur les pensions des partisans de la France à Rome, tels que les Barberins, Rosetti, le cardinal Gabrielli , etc. Il insiste sur le

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

6 avril.

Paris.

6 avril.

Paris.

6 avril.

Paris.

G avril.

Paris.

7 avril Paris.

7 avril.

Paris.

SUSCRIPTIONS

A M. de Tilly.

A. M. d'infreville.

A M. Brachet.

Au chevalier Garnier.

A M. Brasset.

Au duc de Longueville,

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

cardinal François Barberini et sur l'accueil qu'il a reçu en France. Il examine par quel moyen les cardinaux du parti français pourraient contraindre le pape de donner satisfaction à la France. Mazarin envoie à Grimaldi un chiffre pour se mettre en communication avec le duc de Brezé. Mesures prises pour seconder l'expédition française.

Aff. étr. (France), t. XXI du recueil des Lettres italiennes de Mazarin , f 58 et suiv.

Remerciments pour des levées de troupes.

Aff. étr. (Francb), t. CX1I, f"' 4o. — Mioutc.

t< J'ay veu avec beaucoup de contentement les particularitez de vostre lettre du 96 de mars, et entre autres les éclaircissements touchant le temps du nolis des barques, et le bon ordre qu'on a donné pour la nourriture et subsistance des troupes, mesme ce que l'on se propose de faire pour celles qui descendent en Arles; mais principalement j'ay esté fort aise de voir le soin que vous avez de haster Messieurs les capitaines, elc.»

« Cependant le commandeur de Neucheze sera au premier jour à La Rochelle où, trouvant ses victuailles et ses hommes tout prests, par les soins du sieur de [S1] Denys que j'ay envoyé exprez faire tous ses préparatifs, il se remettra aussytost à la voile avec les quatre vaisseaux de Hollande et les deux frégates de Brest, lesquelles n'attendent que son arrivée. Jugez parla 6i vous avez du temps à perdre de vostre costé.u

Aff. étiO(FniscE), t. CXII, i> 5o. — Minute.

Remerciments pour sa diligence dans l'exercice de ses fonctions. Aff. étr. (France), t. CXII, f" 5i.— Minute.

Mazarin lui transmet les remerciments de M. de Vincheguerre «Je lui mande aussi de s'entendre avec vous et avec M. d'infreville pour faire venir les secondes victuailles dans les galères.» Avis de l'arrivée prochaine du commandeur de Neucheze.

Aff. étr. (France), t. CXII, f 5a. — Minute.

L'échange de la Catalogne contre les Pays-Bas ne pourrait réussir que si les Provinces-Unies y consentaient.

Original signé. ; B. 1. de Saint-Pétersbourg.

M. de Longueville trouvera dans le mémoire que M. de Brienne ]ui adresse tout ce qui est relatif aux affaires courantes. «J'accompagneray seulement cette lettre, ajoute le cardinal, d'un article extrait de la dernière que M. le prince d'Orange escrit à M. d'Estrades, par lequel vous cognoistrez comme le9 médiateurs ne servent pas mal nos parties, leur fournissant tous les moyens qui despendent d'eux pour les ayder dans le dessein qu'ils ont de séparer d'avec cette couronne ses alliez et les disposer d'entendre à des accommodemens particuliers. Neanlmoins, cinq jours aprez, M. le prince d'Orange, ayant

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES et

L1ECJ DES DITES

7 avril.

Paris.

7 avril.

Paris.

7 avril.

Paris.

SliSCRIPTIONS

DES LKTTHES.

A M. Brasscl.

A M. d'Avaux.

A M. de Ooissy.

A M. Chanut.

ANALYSE DES LETTRES

ET SOUBCES.

este pleinement desabusé, m'a escrit une lettre tres-civile, dans laquelle il me faict toutes les protestations que je sçaurois souhaiter, tant pour l'entretien de nostre amitié que poulie concours de son crédit et de tout ce qui despend de luy au bien de la cause commune, nonobstant toutes les ruses des Espagnols à jeter des semences de division.» Suit l'extrait de la lettre du prince d'Orange à d'Estrades du ao mars, extrait envoyé à M. le duc de Longueville le 7 avril 1 13'i6 : «Vous verrez comme j'ay esté averti de bon lieu comme les médiateurs ont proposé aux Espagnols , de la part de la France, le mariage [du roi de France avec l'infante d'Espagne] avec des eschanges. Cela est bien différent de ce que vous avez voulu me persuader que cela n'avoit pas esté proposé , mais simplement de vouloir sçavoir mon sentiment en cas que les Espagnols le proposassent. Ne croyez pas que je sois aisé à surprendre, et vous le deviez juger par la communication que je vous ay faite de toutes les conférences que les médiateurs ont eues à Munster.»

AIT. étr. ( Allemagne) , t. V, f" 968-951.

Mazarin annonce que la question du subside pour les Provinces- Unies a été réglée avec l'envoyé de cette province. Il compte sur le concours énergique du prince d'Orange.

Original signe1: B. I. de Saint-Pelersbourg.

Mazarin pense qu'il ne faut rien relâcher de la fermeté que les plénipotentiaires ont montrée jusqu'à présent. Les Espagnols ayant échoué dans leurs projets pour séparer la France de ses alliés, ils seront forcés défaire des avances plus sérieuses. La France n'est pas pressée de traiter dans l'état prospère de ses affaires. Il est bon de persuader aux médiateurs qu'elle réglera ses prétentions sur sa situation. «Pourveu que nous gardions ce que nous avons conquis sur l'Espagne, on pourrait réduire les choses de Portugal et de Catalogne à une trêve qui durast autant que celle des Espagnols avec les Hollandois (trêve de douze ans); mais c'est un point sur lequel il ne faut se descouvrir qu'en dernière main.» En ce qui concerne la Bavière, la France devra tâcher de tourner les affaires à son avantage.

AIT. étr. (Allemagne), t. V, f" 951-955.

Satisfaction de la conduite qu'il a tenue pendant son séjour près de Ragosky. En revenant de cette mission , Croissy passera à Munster pour s'entendre avec les plénipotentiaires sur tout ce qui concerne le prince de Transylvanie.

AIT. «Sir. (Suèdb), t. VI, f* 355.

Mazarin est de l'avis de Chanut « que les offices qui se feront pour l'admission de M. de La Barde aux conférences des plénipotentiaires de Suéde avec les Impériaux se fassent avec tant de délicatesse et si agréablement, que M. le chancelier (de Suède) n'en puisse point estre choqué, et qu'il vaudrait mieux n'obtenir pas ce point que de l'obtenir contre son gré.» Du

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

LIEUX DES DATES

9 avril.

Paris.

g avril.

Paris.

9 avril.

Paris.

10 avril.

Paris.

i3 avril.

Paris.

SUSCR1PTI0NS

À M. le comte de La Tour.

Au maréchal du Plessis- Praslio.

Au prince Thomas.

A M. le marquis de Rouillac.

A M. le chevalier de Vivans.

ANALYSE DES LETTRES

ET SOIT.CBS.

reste, le cardinal compte toujours sur la fidélité de la Suède à l'alliance française. «Vous croyez bien, ajoute Mazarin, que j'entends surtout parler de M. le chancelier Oxenstiern , qui n'inspirera jamais à sa maistresse que des sentiments gèneroux.»

AIT. élr. (Suède), t. Vlll, F" 66a-463. — Minute.

Le cardinal profite du départ du sieur Lasnier pour remercier le comte des deux lettres qu'il lui a fait tenir par les sieurs de Chantereine et de Saint-Pé, et aussi de ses services et de son dévouement.

AIT. étr. (Frabce), t. XMI du recueil des Lettres de Mazarin,

Mazarin espère « que tous les grands préparatifs des ennemys et dont ils font tant de feste aboutiront, à leur accoustumée , à une tres-foible défensive.» Annonce de renforts envoyés à l'armée française.

Aff. étr. (Turin), t. XL1I. — Minute de la rrfain de Lyonnc.

Mazarin pense que l'on n'a rien à craindre des Espagnols dans l'Etat de Milan, k Quand nostre armée navale commencera à paroistre un peu avant dans les costes d'Italie, le royaume de Naples ne songera pas à envoyer des secours à autruy, recognoissant le besoing que lui-inesme aura de toutes ses forces dans cette conjoncture.» Mesures prises pour envoyer au prince Thomas des secours d'hommes et d'argent, « II court icy des bruits que l'armée va à Naples, et il ne faut pas douter qu'ils ne s'espandent encore dans l'Italie. Ce qui me confirme tousjours plus dans la croyance que j'ay eue, pour les raisons que V. A. verra au long dans les instructions, qu'il vaut mieux descendre d'abord à Monte Argentaro , quand ce ne seroit que pour dissiper ces bruits et rasseurer les esprits des Napolitains, les surprendre aprez plus dépourvus et dans un plus grand estonnement.» On a fait ce que le prince désirait pour le marquis de Montpezal.

En Post-Scriptum : «Nous avons une intelligence sur le Castelnuovo, que M. le cardinal Grimaldi conduit.»

ALT. étr. (Tunis), t. XL1I. — Minute de la main de Lyonne. Le P. S. est d'une autre main.

Mazarin, en lui annonçant l'arrivée du sieur Lasnier comme ambassadeur de Portugal, le prévient qu'il peut revenir en France et l'assure du bon accueil qu'il y recevra.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, {■' 6a-63.

Lettre très-courte dans laquelle Mazarin lui dit qu'il doit espérer entière satisfaction de Vaffaire, et qu'il peut être aussi certain de son dévouement à ses intérêts. (La nature de l'affaire mentionnée dans cette lettre n'est pas expliquée.)

Afï. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,

DATES et

LIEUX DES IMTES.

i3 avril.

Paris.

10 avril.

Paris.

i3 avril.

Paris.

i3 avril Paris.

i3 avril.

Paris.

i3 avril.

Paris.

l3 avril.

Paris.

i3 avril

i3 avril Paris.

SUSCRIPTIONS

Au princp Thomas.

A M. le duc de Drezé,

A M. Baillibaud.

Au chevalier Garnier.

A M. d'Infreville.

A M. le comte d'Alais.

A M. le curé de Saint- Yves, à Rome.

Au chevalier de Vins.

A M. de Croissy.

ANALYSE DES LETTRES

ET SOUBCB?.

Recommandation pour le vice-amiral du Dauguon. AIT. étr. (France), t. CXU, f 54. — Minute.

Mazarin lui recommande de faire publier, dans les lieux où il débarquera, qu'il donnera une certaine somme pour chaque

cheval.

Aff. étr. (Frasce), t. CXU, f 55.

Minute.

Mazarin presse le départ des galères.

AIT. étr. (France), t, CXU, f' 6o. — Minute.

Mazarin lui recommande de vivre en bonne intelligence avec M. d'Infreville. 11 ajoute : « Le soupçon que vous avez de luy sur ce que je vous recommande souvent la bonne correspondance entre vous deux m'oblige à adjouster icy que ce que je vous ay escrit a esté par précaution pour affermir de plus en plus cette mesme correspondance en vous tesmoignant par là que je l'ay extrêmement à cœur, cl non qu'aucune plainte m'ayt porté à en user de la sorte. v Remercimenls pour son zèle.

AIT. étr. (France), t. CXU, f' 6i. — Minute.

« Je vous adresse deux lettres cy-joinles pour M. le duc de Brezé et pour le chevalier Garnier, dans la croyance asseurée que j'ay qu'elles ne les trouveraient plus à Toulon, afin que vous preniez soin de les leur faire tenir, etc.» Recommandations pour les armements maritimes.

AIT. étr. (France), I. CXU , f" 63. — Minute.

Mazarin connaît le mérite de M. de Valavoire et les dépenses qu'il fait pour soutenir sa charge de lieutenant de la compagnie du comte; mais il n'a pas eu besoin de son appui, et, sur le seul témoignage rendu à la Reine de la part du comte, elle a accordé la pension demandée pour M. de Valavoire.

Aff. étr. (France), t. XXII du re-ueil des Lettres de Mazarin.

Mazarin le remercie de sa bonne volonté envers lui et envers son neveu et se promet de lui témoigner sa reconnaissance.

Aff. élr. (France), t. XXII du recueil des Lettres tic Mazarin,

Protestations d'estime et de désir de le servir. Aff étr. (France), I. CXIII , f ' 6i .

Mazarin lui témoigne que Leurs Majestés sont très-satisfaites des services qu'il a rendus en négociant la trêve d'Ulm. «J'attends avec impatience, ajoute le cardinal, la venue de M. deTracy pour estre informé en destail de toutes choses et pour apprendre les resolutions que M. le mareschal de Turenne aura prises, comme aussy si nous pourrons retirer de l'armée de

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

LIEUX DES DATES

1 4 avril.

Paris.

l4 avril.

i4 avril.

Paris.

SUSCRIPTIONS

A M. de Brégy.

A M. Brasset.

Au duc de Longueville.

ANALYSE DES LETTRES

ET SOUIiCES.

M. de Bavière quelque nombre considérable de troupes pour joindre à la nostre.» Leurs Majestés ont jeté les yeux sur Croissy pour résider auprès du duc de Bavière, si les plénipotentiaires de Munster jugent à propos que quelqu'un soit placé auprès de ce prince.

Aff. étr. (Suède), t. VI, f" 372-378.

Mazarin ne veut pas revenir sur la recommandation pour son frère, k J'ajouterai seulement, écrit-il à M. de Brégy, que, si le Pape désire cette condilion, en celuy que le Roy nommera, qu'il soit né Romain , il la trouvera en la personne de mon frère. » Mazarin recommande ensuite au roi de Pologne les intérêts des Barberins, et à la reine de Pologne de montrer pour le roi son mari toute la déférence qu'il lui sera possible. Aff. étr. (Suède), t. VII, f" 76-76.

La question de la navigation sera réglée à la satisfaction des Provinces-Unies.

Orignal signé; B. 1. de Saint-Pétersbourg.

Mazarin pense que l'on va enfin entrercn matière. Trautmansdorff n'espère plus séparer les Français des Suédois, et l'Autriche va se décider à accorder la satisfaction des couronnes. On pourrait se relâcher sur le Brisgau et les villes forestières, à condition de les faire obtenir au duc de Bavière, qui trouverait son avantage dans le voisinage de la France. «Il seroitasseuré, par la proximité de nos Estats, de jouir en tout temps de la protection de cette couronne et d'en recevoir à temps les assistances. i> Le Sungau doit suivre la destinée de l'Alsace, dans laquelle il est compris. On pourrait promettre à l'Empereur jusqu'à 3oo,ooo richsdales par an pour sa guerre contre le Turc, mais il faudra prendre des précautions pour ne pas nous a mettre les armes du Turc sur les bras.» On pourrait remettre l'argent soit au Pape, soit à la république de Venise. La satisfaction des couronnes étant accordée, on pourrait conclure une trêve à long terme, pourvu que les provinces cédées fussent bien garanties. Mazarin loue la réponse faite à Salvius , que l'alliance de la France pourrait seule garantir la Poméranie aux Suédois. Il fautdéclarerqu'on ne se contenterait pas des deux Alsaces sans Brisa ch , le Brisgau, les villes forestières et le Sungau. «On devoit être assuré que la France ne prendroit pas pour sa satisfaction des choses qu'on pourroit luy oster en quatre jours.» Mazarin engage le duc de Longueville à avoir l'œil ouvert sur les médiateurs, dont les mauvaises intentions lui sont connues. On pourrait se passer d'eux et traiter directement avec les ministres de l'Empereur et do l'Espagne, « d'autant plus, ajoute Mazarin , que je suis informé que Penaranda seroit capable de se porter à de grandes facilitez.» Mazarin remercie le duc de Longueville du soin avec lequel il flatte Trautmansdorff et s'efforce de le réconcilier avec la France. Plan de la campagne prochaine : on a recommandé de la prudence au comte d'Harcourt et au maréchal de Turenne. Le duc d'Enghien va entrer en Flandres avec une armée considérablement renforcée. Il faut se tenir en garde contre la proposition du médiateur Coutarini de détruire les fortifications de Casai.

AIT. élr. (Allemagne), t. V, f" io33-io68.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES et

LIEUI DES BATES.

là avril.

Paris.

îi avril.

Paris.

i5 avril.

Paris.

i5 avril.

Paris.

17 avril.

Paris.

17 avril.

Paris.

17 avril.

Paris.

SUSCRIPT10NS

ANALYSE DES LETTRES

ET SOURCES

A M. de Neucbèze.

A M. Denis.

A M. de La Haye, ambassadeur à Constantinople.

A SI. te comte de Bétonne.

A M. de Caumartin.

Préfontaine se rend près de lui pour lui communiquer de vive voix plusieurs choses importantes.

AIT. étr. ( Allemagne) , I.V, f ' io48-io5o.

Mazarin a conçu de grandes espérances du succès de la campagne qui va s'ouvrir : les ennemis ont vainement tenté de séparer la France de ses alliées, la Suède et la Hollande. La France a sur pied des forces considérables. Les médiateurs sont contraires à la France : ils donnent avis aux Espagnols de tout ce qui se négocie; ils leur font espérer des divisions en France, et répandent le bruit que c'est Mazarin qui s'oppose à la paix et qu'il cherche à attirer la négociation à Paris. La preuve du contraire est le refus que l'on a opposé aux demandes du marquis Mathei qui voulait y venir faire des propositions. On a communiqué celte lettre au prince d'Orange, qui est resté convaincu des bonnes intentions de Mazarin. On doit plutôt se relâcher du côté de l'Empire que de celui des Espagnols, qui sont nos naturels ennemis. Mazarin apprend avec plaisir que Salvius est bien disposé pour le duc de Bavière. Il est question à Vienne du mariage de la fille de l'Empereur avec le Roi. Wolmar devait en parler à d'Avaux, mais il s'en est dédit.

Aff. étr. (Allemagne), t. V, !"' io5o-io58.

Mazarin espère qu'il est arrivé à La Rochelle. Aff. étr. (France), t. CX1I , f 64. — Minute.

M. de Neuchèze doit être arrivé; nécessité d'approvisionner les vaisseaux.

Aff. étr. (France), t. CXII, f' 65.— Minute.

Recommandation pour le sieur de Villeré.

Aff. élr. (Fiunce), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 65.

Les lettres que le comte lui écrit, bien loin de lui être à charge, lui sont toujours agréables, surtout quand il y trouve matière à le servir lui ou ses enfants.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, C 64.

La pensée des Francs- Comtois de se faire incorporer à la confédération suisse et de former un quatorzième canton n'est pas admissible. « Il faut absolument s'y opposer, écrit Mazarin, et rompre ce projet.» Le dessein des Francs-Comtois n'est autre que de se mettre à l'abri des armes delà France, qui continuera de les considérer comme sujets du roi d'Espagne. Quant aux Suisses, leur intérêt est de ne les pas recevoir; car ils pourraient s'attirer ainsi une guerre avec la maison d'Autriche.

AIT. élr. (Sièdb), t. VII, f ' 9-10.

DATES

et

LIEUX DES DATES

18 avril.

Paris.

1 8 avril.

Paris.

18 avril.

Paris.

18 avril Paris.

19 avril.

Paris.

19 avril.

Paris.

20 avril.

Paris.

SL'SCRIPTIONS

Au cardinal Biclii.

A M. du Bosquet.

A M. Dupleix, conseiller du Roi et historiographe de l'Yance.

Vu maréchal du Plessis- Praslin.

A \1. de Croissy.

A M. Brasset.

A Messieurs de la

Chambre des Comptes

de Grenoble.

ANALYSE DES LETTRES

ET SOUI1CES

Mazarin le prévient que le père Théophile Renaud, jésuite, veut faire imprimer un ouvrage intitulé Mitra super coronam, ouvrage qui pourrait avoir des inconvénients.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin f 65.

Réponse à une lettre qui confirme Mazarin dans son opinion sur la mauvaise disposition des Etats de Languedoc. 11 attendra avec patience les événements pour prendre les mesures nécessaires à la sauvegarde de la dignité royale.

AIT. élr. (Frime), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,

Mazarin le remercie de l'envoi qu'il lui a fait d'un de ses ouvrages.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, 1*67.

Mazarin lui reproche d'employer avec lui des justifications. «Je ne perds point d'occasion de faire valoir vos services et leur qualité, et vous n'avez nul besoin d'estre icy pour la sollicitalion de vos interests. .. Je ne suis pas facile à rien croire au préjudice de mes amis et moins de ceux que je cognois et que j'honore comme vous.1.)

Aff. étr. (Turin), t. XLII. — Miuule de la main de Lyonne.

Félicitations pour sa conduite à Ulm; mêmes félicitations adressées au sieur d'Avaugour. Leurs Majestés désirent que Croissy reste auprez du duc de Bavière. « Le prétexte de votre résidence auprez dudict sieur duc, ajoute Mazarin, sera de faire exécuter les choses arrestées par le traité de la trêve, et c'est ainsy que vous la coloreriez; mais le véritable subject est afin que vous preniez garde et que vous veilliez soigneusement pour rompre les menées des Impériaux et des Espagnols, qui remueront toute sorte de machines pour divertir M. de Bavière à (de) la volonlé qu'il faict paroistre de se joindre et lier plus estroictement à cette couronne.» Mazarin termine par la recommandation suivante : «Je vous prie, si vous rencontrez de bons manuscrits ou des livres rares, de les acheter pour raoy. .., et la liberté que je prends de m'adresser à vous pour cela vous pourra faire cognoistre que je vous tiens fort intelligent en cela et que je n'ignore point le commerce que vous avez avec les livres.»

Aff. étr. (Suède), t. VI, f" 373-37i.

Recommandation pour le sieur de Roanette, qui se rend en Hollande pour traiter de divers intérêts.

Original signé; B. I. de Saint-Pétersbourg.

Béponse à une lettre de félicitation adressée par eux à Mazarin, au sujet de sa nomination à la surintendance de l'éducation du Roi.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P67.

DES LETTRES ANALYSÉES

DATES et

LIEUX DES DITES

20 avril.

Paris.

20 avril.

Paris.

20 avril.

Paris.

ao avril.

Paris.

ao avril.

Paris.

20 avril.

Paris.

20 avril.

Paris.

ao avril.

Paris.

20 avril.

Paris.

20 avril.

Paris.

SI'SCRIPTIONS

A \l. de Boissien.

A M. Gargan.

Au roi de Portugal.

A M. de Vincheguerre.

A M. Brachet.

Au cardinal Grimaldi.

Au cardinal d'Esle.

Au cardinal d'Esté.

A l'abbé de Saint-Nicolas.

A l'abbé de Saint- M colas.

ANALYSE DES LETTRES

ET SOURCES

Le cardinal l'assure de son affection.

AIT. étr. (France), t. XX11 du recueil des Lettres de Mazarin, f 68.

Mazarin le prie de donner ordre à la douane de Lyon de laisser passer en franchise une caisse de damas de Gênes, qu'il l'ait venir pour son usage personnel.

Ail", étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f'68.

Le sieur Lasnier a été choisi pour aller résider auprès du roi de Portugal au lieu du sieur de Rouillac.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 68-69.

Remerciments pour les soins et diligences qu'il a apportées à l'armement de la flotte.

AIT. étr. (France), t. CXII , f° 66. — Minute.

Remerciments pour les armements maritimes.

Aff. étr. (France), t. CXII, f" 68. —Minute.

Renseignements sur les pensions à payer aux partisans de la France à Rome.

AIT. étr. (France), t. XXI du recueil des Lettres italiennes de Mazarin, f" 77 et suiv.

Remerciments pour les services qu'il rend à la France.

Aff. étr. (France), t. XXI du recueil des Lettres italiennes de Mazarin, f's 87 et suiv.

Recommandation pour le duc de Guise qui se rend à Rome. Aff. étr. (Rome), t. XCIII. — Minute.

Même recommandation.

Aff. étr. (Rome), t. XCIII. — Minute.

Même recommandation.

Imprimé dans les Négociation* de l'abbé de Saint-Nicolas, t. Il, p. 59.

Mazarin l'engage à se concerter pour toutes les affaires avec le cardinal Grimaldi et avec les cardinaux d'Esté et de Valençay. Il le loue de s'être abstenu de se rendre aux audiences du Pape. La France est disposée à consentir à toutes les humiliations que le Roi voudra imposer aux Barberins pour sauver la réputation du Pape.

Imprimé dans les Négociations de l'abbé de Saint-Mcolas , t. II, p. 60 et suiv.

Ihlx

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

21 avril.

Paris.

21 avril.

Paris.

2t avril.

Paris.

21 avril.

Paris.

91 avril.

Paris.

al avril.

Paris.

21 avril.

Paris.

26 avril.

Paris.

SUSCRIPTIOXS

A M. de Saint-Georges, cornette de la compagnie des.gens d'armes de Son Eminence.

Au duc de Lengueville.

A M. de Brégy.

A la reine de Pologne.

A la reine de Pologne.

A Roncalli.

Au marquis Ville.

Au duc de Kolian.

ANALYSE DES LETTRES

ET SOUIXE?.

Si l'affection que le cardinal a pour lui pouvait lui rendre la santé, il serait bien vite guéri. Mazarin sera enchanté de le voir, •mais il aime mieux attendre sa complète guérison et l'engage à ne pas se mettre immédiatement en route pour venir le voir.

Afî. étr. (Krasce), t. XXII du recueil dos Lettres de Mazarin, f 69.

On a reçu avis de différents côlés de la résolution de l'Empereur de donner satisfaction à la France. Trautmansdorff doit aller par degrés et insister très-vivement pour la démolition de Brisach; «mais, ne pouvant venir à bout de l'obtenir, il passera outre et accordera ce que nous prétendons pourveu que la paix s'en suive, recognoissant qu'il est impossible de soutenir plus longtemps la guerre sans courre grand risque de perdre tout absolument, d'autant plus qu'il commence à y avoir, en l'année de l'archiduc Léopold, qui a esté un des principaux conseillers de son frère pour le porter à faire envoyer cet ordre à ses ministres, des mutineries qui acheveroient de tout ruiner, si elles avoient suite. n Le duc de Bavière agit fortement pour la satisfaction de la France. Si l'Espagne ne se résout pas aux conditions imposées, on traitera sans elle.

AIT. étr. (Allemagne), t. V, f • 1081 et suiv.

Mazarin apprend avec peine que le roi de Pologne est toujours souffrant. On sait que ce prince a promis de soutenir les Vénitiens contre les Turcs.

AIT. étr. (Suède), t. VII, f»' 76-77.

Mazarin ne doute point que l'estime que le Roi a pour elle « ne s'augmente à mesure qu'il viendra à descouvrir les excellentes qualitez et l'incomparable mérite de la Reine.-»

Aff. étr. (Suède), t. VII, f" 77-79.

Seconde lettre sur le même sujet.

AIT. étr. (Suède) , t. VU, P" 79-80.

Après avoir reproduit les bonnes nouvelles qu'il a reçues de l'arrivée de la Reine en Pologne , Mazarin ajoute qu'il a appris avec peine que Roncalli aurait choqué cette princesse en quelque chose. Il espère que ce bruit sera démenti.

AIT. étr. (Suède), t. VII, f" 80-81.

Mazarin se réjouit du rétablissement de sa santé. 11 espère pouvoir donner à Madame Royale les assistances qu'elle désire pour augmenter son armée.

AIT. étr. (Tunis), t. XLII. —Minute.

Par suite d'un différend enlre lui et M. de Cossé, on a envoyé deux exempts pour demeurer près d'eux.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil (les Lettres (h Mazarin, f" 3n.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES

et

LIEUX DES DATES

a6 avril.

Paris.

aG avril Paris.

26 avril.

Paris.

26 avril.

Paris.

26 avril.

Paris.

26 avril.

Paris.

2G avril.

A M. de Monlade.

A M. de Buillibaiul.

A M. de Baume.

Au duc de Longueville.

A M. d'inlïeville.

Au chevalier Garnier.

Au commandeur de Vincbeguerre.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

il Monsieur, quoyque la considération de M. le duc de Brczé vous oblige à faire toutes les diligences possibles pour contribuer de rostre part au prompt armement des six vaisseaux que vous devez commander, j'ay bien voulu neantmoins vous en prier encore moy-mesme, elc.n

Aff. étr. (France), t. CX11, f 70. — Minuit.-.

Remerciments pour le zèle qu'il a montré.

AIT. étr. (France), t. CX11, f" 71. —Minute.

Protestations d'estime et d'affection.

Ail', étr. (Frjisce), I. CXU, f- 72. — Minute.

Mazarin désire le voir revenir bientôt avec la gloire iinmorlelb d'avoir conclu la paix. Le Conseil a délibéré sur les indemnités à accorder aux archiducs. Les ministres espagnols sont étonnés de la fermeté qu'ont montrée les plénipotentiaires de France en ce qui concerne le Portugal, et ils ont fait «ordonner à Penaranda de relascher les choses en d'autres points, pourveu qu'ils gagnent en celui-là.» Ou pourrait se relâcher à consentir une trêve de trois ans pour le Portugal, «pourveu que nous trouvions lieu de tirer pour nous dans le reste quelque avantage considérable , faisant adroitement cognoistre aux ministres de Portugal qui sont prez de vous, que l'invasion du Turc nous oblige de presser la paix... Nous ne sommes obligez à rien positivement pour ce roy-là, comme vous sçavez. . . Nous ferons beaucoup pour cette nation-là de leur procurer une trêve de trois ans, si l'on considère de quelle façon ils se sont conduits jusques ici à nostre esgard , et avec quelle oysiveté ils ont vescu et se tiennent chez eux, pendant qu'ils pourroient estendre notablement leurs frontières et divertir au moins plus de la moitié des armées des ennemis, qu'ils auroient pu enipcscher les années dernières de s'opposer à nos progrez dans la Catalogne. »

AIL étr. (Allemagne), t. VI, f" 53-55.

« Monsieur, j'attendois par cet ordinaire de plus agréables nouvelles que les longueurs que voslre lettre du i(i m'a confirmées. C'est une chose estrange que cet embarras du train do l'artillerie, de l'attente des farines et du deffaut de biscuit.» Mesures à prendre pour hâter l'expédition maritime.

Aff. étr. (France), t. CXII, f" 73. — Minute.

«Je voudrais ne rien dire des longueurs de la sortie de l'armée navale ny del'ennuy que j'en ressens, etc.» Nécessité de hâter les approvisionnements.

Aff. étr. (France), t. CXII , f" ji. —Minute.

«Je vous envoie l'ordre du Roy que vous avez désiré pour les galères dont les capitaines auront manqué à s'embarquer, etc.» Remerciments pour le zèle qu'il a montré.

Aff. étr. (France ), t. CXU , f" 75. — Minute.

HAZAKI.V — II.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

MBBI DRS DATES.

*7 avril.

Paris.

27 avril Pari?.

a8 avril.

Paris.

a 8 avril.

Paris.

28 avril

X AI. l'évèque de Viviers.

{ An maréchal du Plessis- Praslin.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

Le cardinal est Irès-sensible à la perte du comte de Suze. La bonté de la Reyne assure au fils la charge du père.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 06.

Recommandation en faveur d'un sieur Dova ou Dona. Aff. étr. (Tunis), t. XL1I. — Minute.

39 avril.

Paris.

\ M. de Meules.

An duc de Longuevillc.

Au marquis de Poma.

A Ollavio del Bufalo. j Remercînienls pour son zèle et protestation du désir de lui rendre service.

AIT. étr. (Turin), t. XLI1. — Minute.

Approbation des soins qu'il a pris pour les levées et exhortation à continuer et à presser ceux avec qui il a traité. « Le sieur de Tracy, qui est maintenant à Hambourg, vous soulagera beaucoup en cela par la grande cognoissance qu'il a des choses de ce pays-là et par le crédit qu'il s'y est acquis.»

AIT. étr. (Suède) , t. VI , f° 379 reclo el verso.

Le bruit court que les ennemis veulent conclure la paix d'Allemagne pour envoyer toutes leurs forces au secours de l'Espagne. Mazarin n'ajoute aucune foi à ces bruits; mais, comme les Espagnols font de grands efforts pour atteindre ce but, il faut décider les alliez de la France à redoubler de zèle. « Le duc de Bavière, qui n'aura pas envie de rentrer dans de nouveaux embarras , pourra beaucoup nous y servir.»

Aff. élr. (Allemagne), t. VI, f"' 105-107.

Mazarin se plaint que les levées que le marquis de Poma devait faire en Italie aient été loin de répondre aux espérances que l'on avait conçues et dont le cardinal s'était porté garant , « et que l'on ayt souvent leu des depesclies dans le conseil du Roy, en présence de Sa M", qui m'estoient autant de reproches tacites de la perle de l'argent du Roy.» Le marquis de Poma doit chercher à réparer cette faute. Ou lui envoie les patentes de lieutenant général pour l'armée d'Allemagne; mais, en attendant qu'il puisse se rendre en Allemagne, il ferait bien de servir sous le prince Thomas, comme maréchal de camp ou comme volontaire. Pour l'argent du Roi qui est entre ses mains, il pourra l'employer, de concert avec l'abbé Bentivoglio, pour lever de la cavalerie. Recommandation d'user de beaucoup d'économie. Le marquis de Poma pourrait, s'il le préfère, servir en Piémont. Mazarin ajoute : « Je ne vous tairay pas que, quand j'obtins de Sa Mté pour vous cette charge de lieutenant-general , une des plus fortes raisons dont je me servis, ce fut celle d'un corps considérable d'Italiens que vous conduiriez dans l'armée. Ce n'est pas qu'elle ne fust deue à vostre naissance et à vostre mérite; mais, comme vous n'aviez point encore servi de mareschal de camp dans les armées du Roy, il eust esté dur aux François de voir une chose semblable. C'est pourquoy, les levées n'ayant pas reussy, il semble d'autant plus nécessaire de vous faire passer par cet autre degré.»

Aff. élr. (Turin ), I. XLI1. — Minute de la mnin de Lyonne.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES

et

SUSCRIPT10NS

ANALYSES DES LETTRES

LIEUX DES DATES

ET 90UBCBS.

3o avril

A U. l'évoque de Bou-

Mazarin le remercie de l'avoir prévenu d'attaques dirigées contre

Paris.

logne.

la religion. Le plus vif désir de la Reine est de les réprimer. Au', étr. (Fumw), t. CX1I1, f° 70. — Minute.

3o avril.

Au général-major d'Er-

Félicitations à l'occasion de la prise du château de Wildenstein.

iach.

Imprime dans les Mémoires historiques concernant le général d'Erlach, t. II, p. i83.

Avril.

A la signora Anna Co-

Mazarin lui exprime le désir qu'il a de la voir en France.

Sans autre du le.

Paris.

lonna Barberini.

AU*, étr. (Franck) , t. \\1 du recueil des Lettres italiennes de Mazarin , f ' 5o.

Avril.

Au cardinal d'Esté.

Mazarin témoigne au cardinal d'Esté le désir de lui être utile.

Sans autre date.

Pans.

Aff. étr. (France) , t. XXI du recueil des Lettres italiennes de Mazarin , f° 54.

Avril.

A M. de Grémonville,

Mazarin désire que, comme tous les discours que le duc de

Sans autre

ambassadeur à Ve-

Panne a tenus dans Venise contre la France ont été rendus

date.

nise.

publics, l'ambassadeur fasse savoir qu'ils sont connus de la

Paris.

cour de France.

Imprimé daDs les Négociations de l'abbé de Saint-Nicolas, 1. II, p. 109 et suiv.

a mai.

Au marquis de Castel-

Mazarin désire qu'à l'avenir ce soit le sort qui décide du rang

Paris.

nau-Mauvissière.

qu'auront les compagnies des nouveaux capitaines de son régiment.

Aff. étr. (Franck), t. CXI11 , P 77. — Minute.

.'i mai.

A M. de Saiiit-Auuais.

Mazarin le félicite de son arrivée à l'armée navale, qui ne peut

Paris.

que gagner à compter dans ses rangs un officier aussi distingué.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,

U mai.

A M. le commandeur

Le cardinal le remercie affectueusement des deux lettres qu'il

Paris.

de Gnituut.

lui a écrites à son départ de Paris. Il s'en remet à M. de Guitaut pour lui en exprimer plus amplement toute sa satisfaction.

Ail. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, (' 74.

U mai

A M. de Navailles.

Tout en regrettant que les compagnies de son régiment ne soient

Paris.

pas plus fortes, Mazarin espère que la valeur des soldats répondra à celle du chef. Il engage M. de Navailles à ne point employer, pour d'autres objets, l'argent destiné aux recrues.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,

4 mai.

Au duc d'Enghien.

Mazarin a appris la vacance de l'évècbé de Lisieux. Cet évècbé

Paris.

esl demandé pour l'évêquo d'Angoulêine par la reine d'Angleterre. Comme la Reine (Anne d'Autricbc) a des engagements pour le premier èvèché vacant, Mazarin craint qu'il

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

LIEUX DBS DATES.

SgSCRIPTIONS

'i mai.

Paris.

4 mai.

Paris.

4 mai.

Paris.

4 mai.

Paris.

A l'archevêque d'Aix.

Au marquis d'Uxelles ou d'Huxelles.

A M. d'Argenson.

A M. de Montade.

4 mai.

Paris.

A M. Brachet.

6 mai.

Paris.

A M. d'Infreville

4 mai.

Paris.

A M. d'Infreville

4 mai.

Paris.

u commandeur Vinchegnerre.

de

4 mai.

Paris.

u commandeur Vinchegnerre.

de

u commandeur Vinchegnerre.

de

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

ne soit pas possible de faire ce qu'il désirerait pour M. de Franquetot, qui est appuyé par le duc d'Enghien. Il cherchera, dans une autre occasion, à faire profiter M de Franquetot de la recommandation du prince.

Aff. étr. (France), t. CX1II , f 8a. — Minute.

Remerciments pour le zèle qu'il a montré dans l'équipement de l'escadre; exhortation à continuer.

Aff. étr. (Francb), t. CXII, f" 8o. — Minute.

«J'ai veu avec beaucoup de contentement ce que vous avez pris soin de me mander de Testât des troupes que porle l'armée navale, et de l'allégresse avec laquelle elles se sont embarquées, etc.»

Aff. étr. (France), t. CX.II, f 8o. — Minute.

« Le départ de l'armée navale dont le sieur de Saint-Tropez me donne la nouvelle pour asseurée ne m'a pas délivré d'un petit ennuy, etc.» Nécessité d'entretenir une bonne intelligence avec le duc de Brezé.

Aff. étr. (France) , t. CXII , f 8o. — Minute.

« Monsieur, vous serez estonné que je commence si franchement qne de vous dire que l'on m'a escrit de Toulon que vous ne parliez pas de moy fort à mon advantage, etc.» Mazarin n'ajoute pas foi à des dénonciations anonymes; mais il le prie de hâter le plus possible l'armement de son escadre; il serait ravi qu'elle put partir le 20 mai.

Aff. étr. (Frange), t. CXII, (° 81. — Minute.

Plaintes sur les dépenses excessives; «je vous prie d'y avoir l'oeil.» Aff. étr. (Francb), t. CXII, P8a.— Minute.

Mazarin presse toujours le départ de la deuxième escadre pour le 20 ou 25 mai au plus tard.

Aff. étr. (France) , t. CXII , f • 83. — Minute.

Addition à la lettre précédente.

Aff. étr. (France), t. CXII, f 85. — Minute.

Témoignages de satisfaction pour son zèle.

Aff. étr. (France), t. CXII. f" 84. — Minute.

Addition à la lettre précédente.

Aff. étr. (France), t. CXII, P 85.— Minute.

«Depuis cette lettre escrite, j'ay receu la vostre du a3 avril. J'espère que la prudence de M. le duc de Brezé sçaura prendre tel tempérament dans les prétentions des uns et des autres, qu'il n'en arrive point d'inconvénient, etc.»

Aff. étr. (France) , t. CXII , f" 85. — Minute.

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES

et

LIEIX DES DITES.

k mai.

Paris.

u mai.

Paiis.

U mai.

Paris.

.'i mai.

Paris.

i mai Paris.

a mai.

Paris.

•i mai.

Paris.

SUSCRIPTIONS

DBS LETTRES.

Au chevalier île Vivans.

Au chevalier Garnier.

A M. lirachet.

A M. le cardinal de Bichi.

Au duc de Longueville

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

Remercimenls pour un présent de fruits. « 11 pourroit estre que, dans quelque temps, on eust besoin de cavalerie aux lieux où nostre armée navale aura desbarqué les troupes, je vous prie de haster les recrues, etc."

AIT. étr. (France), t. CXII , f" 8o

Minute.

Mazarin est satisfait du départ du chevalier Garnier et des espérances qu'il donne. nJe ne sçaurois pas m'imaginer qu'aucun interest particulier pust prejudicier à celuy du Pioy, et je cognois M. le duc. de Brezé trop zélé pour la gloire et i'advantage de l'Estat pour croire qu'il souffrist jamais que cela pust arriver.»

AIT. élr. (Francs), t. CXII, P 86. — Minute.

Sur les dépenses, qui ont dépassé les prévisions. AIT. étr. (France), t. CXII, f 86. — Minute.

Toujours sur les armements maritimes.

AIT. étr. ( France) , t. CXII , f» 86. — Minute.

Lettre de recommandation pour un sieur d'Aubignan à cause d'une affaire concernant quelques droits importants sur ses terres du comtal venaissin.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f' -jU.

Mazarin lui adresse deux lettres que le nonce a reçues de M. le duc de Bavière. kVous verrez qu'il continue à aller à son accoustumée touchant la satisfaction de cette couronne. r> Il faut qu'il soit bien constaté que les ministres de France ont l'autorité nécessaire pour conclure la paix. L'archevêque de Trêves se regarde comme le métropolitain de Toul, Metz et Verdun. Il importe de mettre l'armée du maréchal de Turenne en état d'agir promptement. Leurs Majestés doivent se rendre prochainement en Picardie afin de stimuler par leur présence les armées qui doivent agir dans le nord. L'armée navale est partie des îles d'Hyères le 26 avril; elle doit recevoir le prince Thomas avec i,5oo hommes. Elle est composée de 1 5o voiles et peut mettre à terre io,ooo hommos effectifs. «Toute l'Italie est dans l'épouvante.. . On tasche de donner de la besogne aux Espagnols de tous costez , et les revolutionsque cet armement peut causer doivent estre un nouveau motif bien puissant en eux (chez les Espagnols) pour ne retarder pas plus longtemps la conclusion de la paix.»

AIT. étr. (Allemagne), t. VI, f" 107 et suiv.

Remerciments pour les levées de troupes qui ont été faites en Pologne. La Reine (Anne d'Autriche) a été affligée des désagréments suscités à la reine de Pologne, dont on accuse Ron-

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

SUSCItlPTIONS

ANALYSES DES LETTRES

LIEUX DES li 1 r 1 ■■.:■..

DBS LBTTBES.

ET SOUIICES.

caili et M™ d'Aubigny. M. de Brégy doit exhorter la reine de Pologne à n'en faire paraître aucun ressentiment. Mazarin compte sur le comte d'Énof , qui lui a paru homme d'honneur et de bon sens.

AIT. étr. (Suède), t. VII, f" 8o-8a.

5 mai.

A M. Roncalli.

Mazarin a été étonné du bruit qui s'est répandu que le roi de

Paris.

Pologne voulait faire chasser les Français « qui estaient le plus chers à la Reyne.» On prétend que ce conseil a été donné par la dame d'honneur imposée à la Reine. Mazarin espère que Roncalli s'opposera à cette persécution.

AIT. élr. (Suède), t. VII, t" 8a verso et 83.

5 mai.

Au prince Thomas.

Mazarin lui annonce le départ de la flotte, qui a quitté Toulon

Paris.

le 26 avril.

Imprimé dans l'Introduction de ce volume, p. xxvn et xxvm.

6 mai.

A l'abbé de Saint-Ni-

La France est disposée à entrer en arrangement avec le Pape,

Paris.

colas.

suivant les ouvertures qui ont été faites par le signor Scotti.

Imprimé dans les Négociations de l'abbé de Saint-Nicolas , t. II, p. lia et suiv.

6 mai.

Au cardinal Grimaldi.

La France n'a pas l'intention de s'emparer de places appartenant

Paris.

au grand-duc de Toscane.

Aff. élr. (Francr) , t. X\l du recueil des Lettres italiennes de Mazarin , f° 9/1.

r) mai.

A l'abbé Bcnlivoglio.

r Je ne pouvois recevoir de plus agréable nouvelle que celle que

l'a ri s.

le sieur de Saint-Tropez m'a apportée de la partance de l'armée navale avec un vent favorable, en sorte que vous avez bien subject d'escrire que, s'il a continué , elle aura dfisjà faict son desbarquement, etc.» Remercîments pour les nouvelles qu'il a données et prière de continuer. « Je vous prie de continuer à faire tous les offices que vous jugerez nécessaires pour entretenir l'union et la bonne intelligence entre le prince Thomas et M. le duc de Brezé , lequel , je m'asseure , recevra tel traitement de S. A. qu'il aura subject d'estre content de sa courtoisie et des civililez qu'il luy rendra.» Argent envoyé pour des levées d'infanterie et de cavalerie. « Je sçais bien les bonnes qualitez de M. le chevalier Garnier et suis tres-profondement [convaincu] de son zèle pour le service du Roi et de l'affection qu'il me porte.»

AU', étr. (France), t. CXII , f 89. — Minute.

(i mai.

A M. de Saint-Ange.

Il doit veiller à la sûreté de Casai , dont !a garnison a été di-

Paris.

minuée.

Aff. étr. (France) , t. CXII, f° 90. — Minute.

6 mai.

Au comte d'Alais.

r Je profite de l'occasion du retour du sieur de Saint-Tropez , que

j Paris.

l'on renvoie à l'armée navale pour vous rendre grâces treshumbles des assistances que vous avez contribuées au bon estât auquel j'apprends qu'elle est sortie, etc.» Aff. etc. (Fbancb), t. CXII, fgi. — Minute

DES LETTRES ANALYSEES.

PATES

et

LIEUI DES D4TBS.

Mai'.

1 1 mai.

Chantili\ (?)

i 9 mai.

Compiègne.

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