‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáereChapitre 12 sur 146 · A M. BALTAZAR · texte numérisé non relu

A M. BALTAZAR

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[Paris,] 17 aoùl îfi'ii.

Monsieur, Je ne doubte point que la perte de Lerida 2 ne vous oblige à redoubler vostre zèle et vos soings pour ce qui regarde la Catalogne. Je

1 Les Wey marions avaient obtenu, parle traité de Brisaeh. des chefs particuliers et une organisation spéciale. (Voyez l'Introduction en tète du tome I des Lettres de Mazarin.)

- La ville de Lérida avait été reprise par les Espagnols le 3i juillet iO/i'i , après plusieurs mois de siège. La correspondance de Mazarîn parle à peine de cet événement; mais on voit, par les documents que renferme le manuscrit de la Bibliothèque nationale, Fr. /1170, combien ce revers inspira d'inquiétudes.

Le 19 août i644, le roi écrit au maréchal de la Mothe pour lui annoncer qu'on lui envoie des renforts d'infanterie (f ' 171 v°. 17-? ol 1 70 r").

Une lettre du roi aux députés de Catalogne, en date du i3 août îG'ifi. a pour but de prévenir le découragement que la prise de cette place pouvait causer à la province de Catalogne (f" 17.') r°, 1 7 'i v°). A la même date, le roi écrit dans le même but aux villes de Barcelone, Cirone, Urgel (f" 17/» v", 175). Des lettres de même nature et de même date sont adressées au doyen de la cathédrale de Barcelone (f" 176) et à plusieurs gentilshommes de Catalogne (f° 177). Pierre de Marca, qui avait été nommé visiteur général de Catalogne, est chargé de remettre ces lettres (f 177.

178), par dépêche en date du l 'i aoùl iUh.

AunI i 6'a'i.

/iO

ne vous en escris rien de particulier, puisque vous l'apprendrez des depesches de M. le Tellier ; je vous diray seulement qu'on n'oubliera rien de deçà pour soustenir les affaires de cette province, et pour lasclier d'y faire derechef prospérer les armes du Roy, qui sont partout ailleurs victorieuses. Je me prometz que vous ne contribuerez pas peu dans ce dessein, et que vous continuerez à me donner subject de faire valoir vos services, comme j'ay faict jusques icy, et de vous pouvoir tesmoigner la véritable affection avec laquelle je suis, etc.

Manusc. de la Bibliolh. Mazarine, n" 171 y, 1. 1, f° 738 recto. — Copie du temps.

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