i juin
Amiens.
i3 juin.
Amiens.
i i juin.
\llllrns.
i D juin.
Amiens.
SL'SCRIPTIONS
A Madame Royale.
A M. Peny.
Au cardinal Grimaldi.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOIHCES.
A M. de Florimont.
A M. le comte Mercurin- Tarrachia.
A M"" de Vend
Mazarin l'engage à se réconcilier complélement avec le prince Thomas.
Ail*, élr. (Fiunge), t. WII du recueil des Lettres de Mazarin, f 358.
Ordre donné pour l'échange des prisonniers d'Armenlières avec ceux de Mardick.
Mscr. B. M. nn 1719, t. III, f' 4oo verso.
Mazarin le prévient des négociations de du Plessis-Bcsançon à Mantoue, Modène, Parme; il l'avertira directement de toutes les résolutions prises. Détails sur une escadre à former à Géncs. Mazarin reconnaît l'importance de l'expédition de Naples; mais les forces manquent, parce que l'on veut tenter une entreprise contre le duché de Milan. L'armée navale est puissante, et 011 pourra en disposer. Examen des chefs qui pourraient la commander, tels que les ducs de Bouillon , de Bracciano, etc.
AIT. étr. (Rome), l, CIV, f" ïSl-837.
Leurs Majestés sont disposées à tenir compte du mépris avec lequel M. le comte de Mercurin a repoussé les sollicitations des ennemis.
AIV. étr. (Fhakcï), t. XXII du P 35,,'.
recueil des Lettres de Ma:a
Mazarin lui annonce que Leurs Majestés ont appris avec satisfaction la façon dont il a rejeté les offres par lesquelles les ennemis voulaient le séduire.
AIT. élr. (France), t. WII du recueil des Lettres de Mazarin, f 359.
Lettre de félicitations dans laquelle il loue son frère d'avoir confié ses nièces en si bonnes mains.
Aff. étr. (Fiunce), l. XXII du recueil des Lettres tle Mazarin, f 359.
Protestations d'estime et d'affection.
Aff. élr. (Tuant) , t. XLII. — Minute.
Sa Majesté ayant gratifié M. le chevalier de Valbelle d'une somme de vingt mille livres tournois, en reconnaissance des bons services rendus par le sieur de Valbelle, son frère, dans la charge de capitaine de galères, il plaira à M. Cantarini de la lui payer en deux termes, le premier dans un an et h' second un an après le premier payement.
Ml', élr. ( Fiunce) , t. XXII du recueil des Lettres de Vautrin, {■ 36o.
' Marie ('.ai lia ni . mariée à M. de Vend, conseiller au parlement d'Aix. Je ne sais d'après quelle autorité M. Amédée Renée, dans l'ouvrage intitulé LesNièeei de Mazarin (p. uo-'i de lu i™ édition), dit que la marquis* d.-
Senecej lui gouvernante des nièce» de Mazarin. La correspondance du cardinal prouve qu'aussitôt après leur arrb 11
Fronce elles furent placées sous la direction de M™" de Vend, et c'est encore a M" 'de Venel qu'eu iGâfi el 1C7 "lnzariu adressait tirs uislriicli'ins pour l'éducation de ses nièces.
A M. Gaufredi.
A M. Cantarini.
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES
et
LIEU DES DATES
i 5 juin.
Amiens.
i j juin.
Amiens.
i a juin.
Amiens.
i a juin.
Amiens.
u juin.
Amiens.
10 juin.
Amiens.
î ,j juin.
Amiens.
i .) juin.
Amiens.
SUSCRIPTIONS
A M. le grand prieur de
Saint-Gilles.
A l'ambassadeur de Hollande.
Au duc de Longuevilte.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
A M. d'Avaux.
Au président de Bellièvre.
Au prince d'Orange.
A M. Servien.
Au marquis Ville.
\ M Chanut.
Pour le remercier de l'accueil qu'il a fait à ses nièces.
AIT. élr. (France), t. \.\II du recueil <les Lettres île Mazarin, f' 3Go.
Mazarin promet qu'on examinera sérieusement les réclamations qu'il avait adressées.
A IV. élr. (France), t. XXII du recueil îles Lettres de Mazarin , {■ 36o.
M. le prince Thomas a fait un voyage à la cour de France. 11 a entamé une négociation pour obtenir que le grand-duc de Toscane prenne ouvertement le parti de la France. Son voyage avait aussi pour but d'arrêter les plans de campagne et de mettre la dernière main à l'accommodement des différends qui existent entre Madame Royale, le prince Maurice et lui.
Au", élr. (Allemac.sk), t. XV des minutes des Négociations de la pair de Munster. — Minute de la main de Lyonne.
Mazarin appelle son attention sur la pensée secrète des Espagnols lorsqu'ils ont déclaré, dans l'article relatif à l'assistance que la France pourrait donner au Portugal, que ce ne serait que pour la défense. 11 regarde comme un point très-important pour la France, que la nature de cette assistance reste indéterminée.
AIT. élr. (Allemagne), t. XV des minutes des Négociations de la paix de Munster. — Minute de la main de Lyonne.
Mazarin a appris avec plaisir que le parlement a relâché les Irlandais qui avaient été arrêtés. Il est étonné de n'avoir point de nouvelles des recrues pour lesquelles de l'argent a été envoyé.
Original signé; B. I. de Sainl-Pétersbourg.
Mazarin lui annonce que le sieur de Monlrésor, auquel le prince s'intéressait, a été mis en liberté par ordre de la Reine.
Aff. étr. (Fjuncb), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 36..
Mazarin ne pouvant tenir un enfant sur les fonts baptismaux, le prie de le remplacer dans cette cérémonie.
Ail', étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 36i.
Mazarin le félicile du zèle qu'il montre pour tirer vengeance des ennemis, enorgueillis de la prise de Nizza (Nice de la Paille) et d'Armentières.
Aff. c'r. (Rome) , t. CIV, f" a37-j38.
Embarras financiers de la France, qui soutient seule lalulle contre l'Espagne, et ne peut pas payer le subside à la Suède. Cependant, si le refus de pajement produisait un trop mauvais effet, on pourrait s'engager à fournir le subside au moins pour
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
fi
LIEUX DES DATES
SL'SCRII'TIOXS
Dl S LETTRES.
ifi juin.
Amiens.
1 6 juin.
Amiens.
A l'abbé de
Nicoliis.
Saint -
Au marquis de Fonlenay.
A l'abbé de La Feuillade.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
ce terme et tâcher toujours d'entretenir les bonnes dispositions de la reine de Suède pour la France. A l'occasion d'une comparaison (pie cette princesse avait faite de Mazarin avec Richelieu, le cardinal ajoute : k L'affection que Sa Majesté me porte luy fait voir et juger des choses bien autrement qu'elles ne sont; car je me reconnois si au-dessous des qualitez de ce grand ministre, que, si j'ay quelque chose de bon, je le dois principalement à l'honneur que j'ay eu de l'approcher.»
AIT. étr. (Suède), t. Vil, f 335-337.
Mazarin pense que le duc de Guise a visité l'ambassadeur français à Rome et lui a cédé la main, comme au représentant du Roi.
Imprimé' dans les Négociations de l'abbé de Saint-Nicolas, t. V, p. 175 et suiv.
Réponse à une dépêche de Florence. « On cognoil fort bien icy les irrésolutions de M. le Grand-Duc, son humeur lente à agir et que toutes les bonnes intentions qu'il leamoigne ne sont que de simples velleitez qui ne doivent pas faire espérer de grands effects; mais, comme il se pourrait faire que les forces du Roy seraient telles en Italie que luy et les autres princes recognoissent de pouvoir se déclarer sans courir aucun bazard et qu'alors il songerait à ne pas laisser eschapper une occasion aussy favorable d'agrandir sa maison en partageant les conquesles auxquelles Sa Majesté continue à ne vouloir rien prétendre, il faudra remettre en ce lemps-là de le convier à se déclarer.» On aurait désiré que Fontenay-Mareuil parlât au Grand-Duc de la maison Barberine. Eloge pour ce qu'il a dit au prince Malhias, frère du Grand-Duc. La négociation de du l'Icsf is-liesançon à Parme a réussi ; il sera bon qu'il en parle au cardinal d'Esté, nqui doit être ravi qu'un cardinal de la considération de M. le cardinal Farneze entre dans le parti sans autre caractère que celuy de serviteur de la France; ce qui relevé d'autant plus le lustre de protecteur '.» Annonce de l'arrivée prochaine de Turenne en France.
AIT. clr.(IioME), t. Cil, f° 370. — Minute de la main de Lynnnr.
Mazarin le félicite de sa conduite. Il ne croit pas que l'ambassadeur à Home en prenne de la jalousie. «Je ne puis seulement m'empescher de vous faire sçavoir sur ce que le Pape vous a dict touchant le droit du roy de Pologne de nommer au cardinalat et d'y nommer de ses sujets nationaux ou des Italiens, que depuis vingt-cinq ans ledict roy a l'ait pourvoir, à sa nomination , les feux cardinaux Torree el Santa Croc.e ; que M. Viseonti, qu'il nommoit, l'aurait esté n'esloit que M. le cardinal Barherin n'ayinoil pas sa personne et luy en demandoit un autre, pour preuve de quoy, dans la promotion qu'il lit, le pape Urbain en lit tout à la fois trois Italiens à la nomination de l'Empereur, de Franco et d'Espagne. s
AIT, étr. ( Home) , t. VU , p. 375. — Miaule de la main ileLyonno.
ti ur tli 9 affaire» de France à Home était le cardinal d'Estc . frère du duc de Modène.
DES LETTRES ANALYSÉES
DATES
et
MELA DES DATES
SUSCR1PT10NS
17 juin.
Amiens.
18 juin.
Amiens.
A M. de Turenne.
18 juin. An sieur île Benêt.
Amiens.
18 juin. A M. Imbcrt.
Amiens
A M. Vert.
18 juin. A Don Paul del Itosso.
18 juin. Au général-major d'Er-
\:un il lacll.
19 juin. Au cardinal Grimakli.
Amiens.
30 juin. Au prince Tlionias.
Amiens.
ANALYSES DES LETTRES
BT SOURCES.
Mazarin est heureux d'apprendre l'arrivée de Turenne sur la Moselle avec un corps d'infanterie assez considérable. 11 espère que le maréchal a rencontré Ruvigny dépéché vers lui. Mazarin se propose de remonter les cavaliers de son armée.
AIT. étr. ( Allemagne) . t. LXWVIII. — Minute île la main de Ljonne.
Mazarin est disposé à profiter de ses services pour recruter des troupes italiennes.
Aff. él r. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin , P 36a.
Mazarin compatit à ses embarras et parlera en sa laveur à MM. des finances, dès qu'il sera de retour à Paris.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f'36a.
Lettre analogue à celle écrite à M. de Benct, à la même date.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
Mazarin le remercie, en termes très-affectueux, d'une croix que le sieur de Launay lui a apportée de sa part, et dont la valeur déjà grande est doublée par la façon dont elle est donnée.
Aff. étr. (France) , I. XXII du recueil dos Lettres de Vautrin, f 363.
Plaintes delà conduite de l'abbé de Lutzel, que MM. de Soleure ont reçu bourgeois de leur ville au préjudice des droits du Roi.
Imprimé dans les Mémoires historiques eoncernanl le général d'Erlach, t. III. p. 3o7-3o8.
Mazarin espère toujours que l'on pourra entraîner le grand-duc de Toscane dans la coalition contre l'Espagne. Hésitations sur la possibilité d'entreprendre uneexpédition contre Naples sans nuire à celle de Milan. Mazarin prie le cardinal Grimakli de s'appliquer surtout aux affaires de Milan. Détails sur les forces que la France peut fournir. On ne doit pas songer à lirer des troupes de Catalogne. Celles du Piémont seront employées à l'attaque du duché de Milan. On attend les dernières résolutions que prendra le duc de Modène. Mazarin s'étonne que le nombre des troupes que l'on peut tirer de Piombino et Porto- Lougone soit aussi peu considérable. Avis que la duchesse de Mantoue traite avec l'Empereur et avec l'Espagne.
Aff. étr. (Rome) , t. CIV, f" 228-a48.
Mazarin a parlé à MM. des finances de manière à leur faire connaître qu'il désire le contentement du prince. M. de Modène cherche à s'excuser de tout ce qui a été projeté, r II se voit, écrit Mazarin, qu'il veut donnera cognoislre que les affaires présentement ne sont pas en estât de prendre la résolution qu'il avoil fait espérer. 71 D'après les nouvelles envoyées par
TABLE CHRONOLOGIQUE
HATES
LIEUX DES DATES
SCSCR1PTIONS
20 juin.
Amiens.
2i juin.
Amiens.
2 1 juin.
Amiens.
22 juin.
Amiens.
22 juin.
Amiens.
■io juin.
Amiens.
a3 juin.
Amiens,
A François-Marie Palaviccino.
A M. Kynic ou Kdnig.
A M. de Caumartin.
A M. Chanul.
M. le prince d'Orange.
A MM. les Elats des l'n>\ inces-Unies.
A M. de La Mothe.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
d'Estrades, il ne pourrait pas entrer eu campagne et avec plus de mille hommes. r> Cependant Mazarin espère que cette diversion pourra seconder les entreprises du prince Thomas sur le duché de Milan.
Afî. étr. (Tunis ) , t. XLI1. — Minute de la main de Lyonne.
Plaintes sur ce que des corsaires espagnols ont trouvé asile dans les eaux de la rivière de Gènes. Si la République ne peut s'opposer à ces désordres, le roi de Franco sera contraint d'y apporter remède. Remercîments pour le zèle que montre François-Marie Palaviccino.
AIT. étr. (Rome), t. C1V, f" a4S-248 lis.
Mazarin lui rappelle ses promesses et lui déclare que, de son côté, il n'oubliera pas les siennes.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
Pour l'engager à mettre à contribution, à l'occasion, le zèle que prétend avoir, pour le service de Sa Majesté, le sieur de Kynic qui l'est venu voir à son passage à Paris.
Aff. étr. (Frasce), t. XXII du recueil des Lettres île Mazarin. f" 363-366.
Remercîments pour la reine de Suède et pour le comte Magnue de la Gardie. Mazarin se plaint des plénipotentiaires Suédois, qui ne veulent pas se joindre à la France pour s'opposer à ce que l'Empereur puisse secourir les Espagnols, lorsque la paix d'Allemagne aura été conclue. Les députés de Bavière ont, au contraire, appuyé la demande de la France. Mazarin espère .que la reine de Suède n'approuvera pas la conduite de ses ambassadeurs à Osnabnuk. Il importe de résoudre le plus tôt possible la question relative à Lîenfeld.
Aff. étr. (Suède), t. VII , f •" 537-3io.
M. de La Thuillcrie , allant reprendre ses fonctions d'ambassadeur extraordinaire en Hollande, exprimera de vive voix a Sun Altesse tes bennes dispositions- de Leurs Majestés à son égard et le dévouement particulier de Mazarin.
AIT. étr.
( Fra\
t. XXII du recueil lies Lettres de Ifott
Lettre analogue à celle adressée au prince d'Orange.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Matarin, P865.
Mazarin compatit grandement à son affliction, mais on laissera au maréchal, son lils. pleine liberté de se justifier. Mazarin désire qu'il \ pan ienne.
MV étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, ( ■ 365.
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES el
SL'SCRIPTIONS
ANALYSES DES LETTRES
LIKDX DES DITKS.
ET SOURCES
■i'i juin.
Pour l'engager, en cas qu'on se nielle en campagne, à remonter
Amiens.
M. le vicomte d'Ilostel.
son régiment qui est en désarroi.
AIT. etc. (Fhakcb), 1. Wll du recueil des Lettres de Mazarin, V 3Gf>.
ai juin.
A M. de Tracy.
Déplaisir qu'a ressenti Mazarin du désordre arrivé dans l'armée
Amiens.
de Turenne. Il est persuade que M. de Tracy contribuera de toutes ses forces à le réprimer.
Aff. cl r. ( Allemagne), 1 LWXVIII. — Minute de la main de Lyonnc.
a4 juin.
A M. d'Estrades.
Renseignements sur divers chefs qui doivent servir sous d'Es-
Alllifllr-
trades, Reymond, Saiht-Aignan , Sirot, Stoppa, etc. Recommandations pour l'observation de la discipline, la solde des troupes, les approvisionnements, les munitions. Renforts envoyés.
Aff. élr. (Tohir), t. XLII. — Miaule.
•j5 juin.
A M. du Piessis-Praslin.
Mazarin attend de ses nouvelles sur les projets de campagne,
Anih'i s
pour lesquels il doit se concerter avec le prince Thomas. 11 s'étonne que plusieurs régiments n'aient que deux cents hommes.
AIT. étr. (Turin), t. XLII. — Miaule.
Dans un Post-Scriptum de la main de Lyonue, Mazarin parle d'un projet formé par la duchesse douairière rie Mantoue, Cette partie de la letlre. qui a plus d'importance aélé publiée textuellement dans l'Inlruduclion , p. vliii.
Au marquis Ville.
Eloge de son zèle. Promesse de secours pécuniaires, « quoy que
Amiens.
les finances du Roy soient plus chargées que jamais.» AIT. élr. (Turin), t. XLII. — Minute.
s5 juin.
A M. de Ohouppes.
Mazarin a appris son arrivée à Piombino. Le cardinal Grimaldi
Amiens.
lui dira ce qu'il y aura à faire.
Aff. élr. (Turin), t. XLII. — Minute.
a5 juin.
A M. Le Camus.
Mazarin témoigne le chagrin que lui cause la mauvaise santé de
Amiens.
M. Le Camus.
Aff. élr. (Turin), t. XLII. — Minute.
aô juin.
Au comte Ardizzi.
Félicitations sur l'affection qu'il montre pour le service du Roi.
Ami', ns.
Aff. élr. (Turin), t. XLII. — Minute.
a5 juin.
A M. de Tnrenne.
Chagrin qu'a causé à Mazarin le malheur qui lui est arrivé dans
Amiens.
l'exécution des ordres qu'on lui avait envoyés. Espérance qu'il
parviendra à apaiser ce desordre.
Aff. élr. (Allemagne), t. LXXXV1I1. — Minute de la main île
Lyonne.
a5 juin.
Au maréchal du Plessis-
Mazarin est très-décidé à accorder au frère du maréchal la faveur
Amiens.
Praslin.
qu'il sollicile. C'est la juste récompense de ses semées,
Aff. étr. (Ebance), 1. XXII du recueil des Lettres île Mazarin, 1 • 365-367.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES el
MEUX DBS DATES.
20 juin.
Amiens.
su juin.
Aillions.
27 juin.
Amiens.
2* juin.
Amiens.
28 juin.
Amiens.
39 juin.
Amiens.
29 juin.
Amiens.
29 juin.
Amiens.
SUSCRIPTIOAS
ET SOUIICES.
A M, de Cosse.
A M. de Vitry.
À M. Je lieutenant civil
A Fontenay-Mareuil.
A M. de Caumartin.
A Giannetino Giusliniani.
A M. d'Avaugour.
Protestations de dévouement et félicitations sur la façon dont il s'acquitte de ses obligations au camp de Beaupré.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil îles Lettres de Mazarin , f'36G.
Recommandation de prendre soin de son régiment qui laisse beaucoup à désirer tant pour les soldats que pour le petit nombre d'officiers à leur poste.'
AIT. étr. (France), I. XXII du recueil des Lettres Je Mazarin, f 3GG.
Mazarin répond à une leltre dans laquelle le lieutenant civil lui attribue le bon état du royaume, tandis qu'il faut surtout en faire honneur à la piété de la Reine, à la bonté naturelle du peuple el à la prudence des magistrats.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres île Mazarîn , f'3G7.
Mazarin le félicite de n'avoir accepté aucun tempérament pour la préséance avec M. de Guise et d'avoir agi comme il a fait avec le Pape. «11 le faut presser; c'est pourquoi je ne doute point que vous ne continuiez à lui parler avec la vigueur nécessaire.»
AIT. étr. (Rome), t. Cil , p. 390. — Minute en partie de la main de Lyonne.
Rcmerciments pour le zèle avec lequel il s'est opposé à l'entre- ; prise de MM. de Soleure.
Aff. étr. (Suède), t. VII, f" i3.
Commencements de campagne peu favorables à la France : Prise d'Armentières, siège de Lérida levé. Espérance île réparer bientôt ces écbecs.
Ail', étr. (Roue), t. CIV, f" 268-3/19.
Il connait trop la justice de M. Wrangel pour croire qu'il s'élonne que, les Espagnols ayant pris trois places de la France et l'es Etats généraux des Provinces-Unies ne incitant point de troupes en campagne, la France ait été obligée de rappeler Turcnne, «el de le faire venir pour esteindre le feu qui brusle nostre maison. 11 D'ailleurs, les forces des Suédois sont supérieures à celles de l'Empereur, leur seul adversaire actuellement.
Aff. élr. (Allmhcks), t. LXXXVI11, el (Suéde), I. VII, f0' 2G0-261.
A l'abbé de La Rivière, Détails sur la situation des affaires.
Mscr lî. M. n' 1719, t. Il, f' 92 recto.
A M. de Belîièvre. I Mazarin lui écrit relativement aux régiments levés en Angleterre.
Original signi! ; lî. I. de Saint-Pélersliourj;.
DATES
SUSCRIPTIONS
ANALYSES DES LETTRES
DBS LETTRES.
ET SOURCES
UBUI DES HATES.
39 juin.
A Cresccnlino Fuschi.
Négociations avec le prince Ludovisio pour la principauté de
Amiens.
Pimnbino.
AIT. étr. (Rome), t. CIV, f-' aig-aSo.
39 juin.
A M. Cbanut.
Plein pouvoir donné à Cbanut de prendre toutes les résolutions
Amiens.
i|u'il jugera nécessaires. Mazarin craint que le baron Oxenstiern et Salvius ne rendent de mauvais ofliecs à la France. 11 insiste sur la nécessité d'obtenir que l'Empereur ne puisse pas soutenir l'Espagne après la conclusion de la paix de l'Empire. C'est le mauvais vouloir de Peiïaranda qui arrête seul la paix, quoique la France se soit relàcbée au sujet de la trêve qu'elle demandait pour le Portugal Nouvelles de l'armée de
Turenne et de la révolte de la vieille cavalerie allemande. Mazarin s'efforce de prouver que cet événement ne nuira pas aux succès de la France.
AIT. étr. (Suéde), t. VII, f" Sâo-344.
3o juin.
A .M. de Ferrare.
Pour le remercier des avances qu'il a faites à M. Jamet. Ma-
Amiens.
zarin l'assure que sa reconnaissance ne se bornera pas là.
Au", élr. (Fiunce), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P 37o.
Juin.
Au duc d'Epernon.
Mazarin regrette que la Reine ait accordé depuis plus de dix
1 (Sans autre
jours le bénéfice qu'il sollicite pour le sieur Girard.
date.) Amiens.
Msrr. B. M. n" 1719, t. II, f' 3io verso.
Juin.
A M. de Turennc.
La landgrave de Hesse demande qu'on lui envoie des secours, et
(Sans autre
la Reine désire lui venir en aide.
date.)
Amiens.
User. B. H. n 1719 , t. II , f ' u3o recto.
(Sans au tre
A M. d'Erlacli.
Mazarin l'engage à agir de concert avec les troupes de la Land-
date; proba-
grave pour écraser Lamboy.
blement de
AIT. étr. (Suède), t. VI. f" 1G-17.
juin.)
Juin.
Au cardinal Grimaldi.
La révolte de Naples peut être aussi bien contraire que favorable
(Sans antre
aux projets de la Fiance (La sollevatione (H Napoli puo esser
date. )
cosi ben contraria a nostri disegni corne farnrerola1). L'arrivée j
Amiens.
de l'armée française dans le royaume de Naples pourrait produire un effet tout contraire à celui que l'on désire.
Aff. étr. (Rome), t. CIV. f ' a5o-25a.
1 " juillet.
A l'abbé de La Rivière.
L'armée française s'est avancée vers Landrecies, et on attend la
Amiens.
résolution qu'elle va prendre. Mazarin se réjouit de l'espérance de revoir bientôt le duc d'Orléans.
AH. itr, (failtci), t. XX11 du recueil des Lettres de Mazarin, f ' 370-371.
1 Cette |'lin
se hit supposer que la dép<
'clie , datée de juin dans le manuscrit . doit être de juillet. La révolte de
' Naples n'éclata
que le 7 juillet, et Mazarii
n'en reçut la nouvelle que le s3 juillet. Il parle de cette insurrection dans
une lettre <Ju 2
i juillet adressée au prince
le Coude. (Voy. ci-dessous, p. 938.)
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
et
LIEU DES DATES
i" juillet.
Amiens.
■> juillet.
Amiens.
a juillet.
Amiens.
•2 juillet.
\ miens.
a juillet.
Amiens.
a juillet.
Amiens.
•2 juillet.
Amiens.
•>. juillet.
\miens.
•> juillet.
Vmiens.
DES LETTHES.
Au dite de Modène.
An duc de Modène.
V M. de Caumarlin.
Au baron de kynic ou
Kiiiiy.
A M"" de la Fontaine- Chalandray.
A M. l'évèque de Coire.
\ MM. les catholiques du canton (les (!ri-
A M. de Salis.
A M. de Villequier.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
Protestations d'affection el de dévouement pour ec prince. Le duc doit être convaincu de la mauvaise volonté des Espagnols à son égard. Avantages qu'il trouverait à se joindre à la France : détails sur les secours eu troupes, en argent. Pour l'entreprise contre le duché de Milan, il serait nécessaire de la concerter avec le prince Thomas. Probabilités de succès. Il en résulterait des révolutions à Naples et en Sicile.
AIT. étr. (Rome), t. CIV, f " s54-s6i.
j Satisfaction que Mazarin a éprouvée de la conduit- du marquis Calcagnini, envoyé du duc de Modène. Ce dernier a pu reconnaître quels étaient les sentiments de la Reine.
AIT. étr. (Bons),, i. CIV, F" 261-262.
! M. de Caumartin a montré beaucoup de prudence dans l'affaire du renouvellement de l'alliance avec les ligues grises, s Je n'ay point esté surpris d'apprendre , ajoute Mazarin , que les Espagnols promettent toute protection aux proteslans grisons , pourveu qu'ils ne renouvellent point l'alliance de France. Tous ces beaux attributs qu'ils se donnent de seuls défenseurs de la religion n'ont jamais esté qu'en apparence.»
Aff. élr. (Suède), t. VII, f i3-i4.
Mazarin a fait accorder, selon son désir, une compagnie à un de ses enfants dans le régiment suisse du Roi.
Mscr. B. M. n' 1719, t. III, f" A01 rerto.
Mazarin lui annonce qu'il donne, suivant les instances qu'elle lui en a faites, une compagnie à son fils dans son régiment de cavalerie.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
Mazarin l'informe que la protection de la Reine est acquise aux catholiques de son diocèse, ainsi qu'à lui-même.
AIT. élr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Vautrin, P37..
Lettre dans le même sens.
Aff. élr. (Franck), t. XXII du recueil des Lettres de Vautrin ,
belle conduite de son neveu au siège (J'Ar- 1. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
Pour le féliciter de I meulières.
Aff. étr. (FiiA\cr f 379.
Leurs Majestés sont tellement satisfaites de l'état de son régiment de cavalerie, qu'elles ont cru devoir l'augmenter de deux compagnies. M. de Villequier est donc prié de chercher deux capitaines habiles qui trouveront l'argent de la levée a leur disposition.
Aff. élr. (France). I. \\ll du recueil des Lettres de Maiarin, f° 372.
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES
et
Mil \ DES DITES.
'5 juillet.
Amiens,
!! juillet Amiens.
& juillet.
Amiens.
'; juillet.
Amiens.
S0SCR1PTI0NS
DES LETTUSS.
A l'archevêque d' \i\.
Au prince de Coudé.
\u cardinal d'Esté.
A M. de Turenne.
\ M. de Tracy.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOUBCI9.
Mazarin u'approuve pas le voyage de l'archevêque. Ou doit se tenir en garde centre les bruits que les Espagnole répandent de leurs succès. Mazarin parle des affaires de Flandres et de Catalogne en atténuant les revers de la France. Espérances favorables en Italie.
Afï. élr. (Rome), I. Cl Y, f" 362-36A. Recommandation pour un banquier génois nommé Gorglione.
Al)', élr. (Espagne), t. XXIV. — Minute.
Détails sur la situation générale des affaires. La France
désire surtout la paix; mais, si elle est forcée de continuer la guerre, elle compte sur des succès. Mazarin s'étonne du changement qui s'est manifesté dans les dispositions du duc de Modène, frère du cardinal.
AD', étr. (Home), I. C1V, f '■ 264-366.
Mazarin lui exprime le regret que lui a causé la révolte de la cavalerie allemande.
Mscr. lî. M. n" 1719, t. II, f' 228 verso.
Mazarin le remercie des efforts qu'il a faits pour ramener la vieille cavalerie allemande dans son devoir.
AIT. étr. ( Allemagne ) . t. LXXXVIII. — Minute de la main de Lvonne.
'1 juillet.
Amiens.
'1 juillet.
Amiens.
tt juiHet.
Amiens.
A M. de Vautortc.
Au caidiuul Grimaldi.
A Giannetino niaui.
Remerciments pour avoir détourné la ville de Strasbourg de fournir des bateaux aux troupes mutinées.
Aff. élr. (Suéde), t. Vil, f " 2G1 v° et 262.
Mazarin l'engage à se tenir sur ses gardes contre les bruits répandus par les Espagnols. « Nous croyons perdre quand nous ne sommes pas vainqueurs, écrit Mazarin ; eux, au contraire, se croient vainqueurs, quand ils ne perdent rien.» Détails sur les affaires de Catalogne et de Flandres. Espérances de succès , si la France est forcée de continuer la guerre.
AIT. étr. (Rome), t. C1V, f " 267-369.
Ciusli- Eloge de son zèle. Il importe de tenir les galères espagnoles enfermées dans le port de Savone. Indication des services que ces galères pourraient rendre à l'Espagne par le transport des troupes et la jonction avec leur flotte. Le6 Espagnols ont craint que ces galères ne fussent attaquées par les français dans le port même de Savone; •• mais Sa Majesté a plus à cœur la satisfaction de la République de Gènes que le dommage considérable que cette attaque pourrait causer aux Espagnols, (huvendo S. M. troppo à ruorela sndisfutlione di colcstu republica . à me pare , che il maggior dnnno chc jiotetsero rirevere iSpagnuoli in attesta occarione). Plaintes sur les corsaires qui trouvent asile dans la rivière de Gènes.
AIT. étr. (Rome), t. C1V, f • 369-372.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
et
SI SCRIPT IONS
DES LBTTIIES.
ET SOURCES
LIEUX PES DàTES.
/i juillet.
Au cardinal Grimaidi.
Mazarin revient sur les galères de Naples enfermées dans le port
Amiens.
de Savooe. Nouvelles ilu duc de Modène qui a cru nécessaire de ne pal se déclarer immédiatement. Mazarin combat les hésitations de ce prince, et il engage le cardinal Grimaidi à employer son influence dans le même sens. Ordre a été donné au bailli de Valençay de s'avancer vers les cotes de Toscane. Mazarin insinue à Grimaidi qu'il devrait engager le prince de Coudé à demander au Roi de diriger une expédition en Italie (Se V. Em. giudieaue à proposito, corne da se, scrivere al signor principe di Condéper muoverlo à dknandar permissione à S. M. di tentât qualche cosa in llalia. . . ., mi rimetto à lei di Jarlo.)
Aff. étr. (Home), t. C1V, f" 272 -37/1.
5 juillet.
A M. le comte de Vau-
Mazarin lui offre une compagnie dans son régiment de cavalerie
Amiens.
becourt.
pour son fils. Une addition jointe à celte lettre porto qu'ayant résolu de mettre but pied un régiment d'infanterie pour M. le duc d'Anjou, il a sonj;é à supplier le lioi d'eu donner le com-
mandement an fils du comte de Vaubcconrt, mais qu'il faut «ne grande diligence , car, le régiment devant se composer de trente compagnies , il est nécessaire de choisir trente bons capitaines et faire en sorte qu'il soit sur pied à la fin du mois.
AIT. étr. (Fiuuce). t. XXII du recueil des Lettres Je Mazarin, P 374.
G juillet.
Au duc de Longucvillr.
On a vainement tenté de faire entrer des troupes dans Laudre-
Amiens.
cics.
Aff. élr. (Allemagne), t. LXXXVIII. — Minute.
6 juillet.
A M. Channt.
Tentatives faites, à Stockholm, par un Écossais pour détacher la
Amiens.
Suède de la France. Nouvelles de la guerre de Flandre, de la révolte des Wcimaricns de l'armée de Turenne, delà levée du siège de Lérida. Si ces événements contribuent à engager les Espagnols à conclure la paix, «on s'en resjouira icy plus qu'eux-mesmes.»
Aff. étr. (Suède), t. VU, f- 344-346.
7 juillet.
A M. de Turenne.
Recommandation pour le colonel Christian Frix, ou Fritz, qui
se rend à 1 arm le Turenne.
Mscr. lî. M. n° 1719 , t. 11 , f° a3o recto.
7 juillet.
Au comte du Dsugnon.
Mazarin le presse de lui envoyer Irois cents hommes pour ren-
Amiens,
force? son régiment d'infanterie.
Aff. étr. (Faines), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
7 juillet.
Au marquis Tobia l'ala-
lïcmeirinienls pour les levers qu'il a faites en Italie; prière de
1 miens.
vicino.
les continuel'.
Aff. etc. (Rom), t. C1V, f" 174-375.
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES et
L1EIX DBS DATES.
Amiens.
7 juillet.
Amie:, s.
S0SCRIPT10NS
DES LETTHES.
A Crescpnlino l'usrhi.
Au prince de Conài
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
\laziiriu le féiiciie de l'exactitude avec laquelle il s'acquitte de fonctions ( Euschi parait avoir été chargé de surveiller l'exploitation des mines de fer de Toscane et de l'Ile d'Elbe. )
AIT. élr. (Rome), t. CIV, f ' 175-176.
Surprise qu'a causée à Mazarin le mauvais résultat du siège de l.érida. t- Avec tout cela, continue Mazarin , j'ay eu beaucoup de consolation dans ce malheur que vous ayez eu assez de pouvoir sur vous pour en prévenir de plus grands qui estoient comme inévitables, au moins eeluy de la ruine de l'armée, si vous vous fussiez opiniastré plus longtemps à ce sie;;e. Je vous avoue qu'à moins de l'avoir veu, je ne vous aurois point creu capable de pouvoir vous résoudre au party que vous avez pris, et je puis bien vous protester en vérité qu'à mon esgard vous avez acquis plus d'estime en cette action que vous n'auriez fait par la prise mesme de la place; car vous avez desjà donne tant de preuves de vostre courage et de vostre capacité dans le tnestier, qu'il ne s'y peut rien adjousler; mais en cette dernière occasion, vous avez donné an tesmoignage signalé d'une souveraine prudence et de vostre zèle pour le bien de l'Eslat, ayant préféré le salu! de l'armée à toute autre considération.:; Après avoir insisté sur cette pensée et montré qu'elle était partagée parla Heine, Mazarin continue ainsi :
-Vous pouvez vous asseurer, Monsieur, que tout ce qui se pourra faire humainement pour vous donner moyen de reparer cet accident et de prendre vostre revanche des ennemis se fera; que l'on desgarnira plustost tous les autres endroits et que je feray employer jusqu'au dernier sol que l'on pourra trouver et tout mon crédit pour justifier pleinement ce que j'ay eu souvent le bien de vous dire, que c'estoit dans les adversitez, si elles arrivoient jamais, que je paroistrois vostre véritable serviteur et que je me piquerois davantage de vous en donner des preuves.
■tAu mesme temps que M. de La Moussaie est arrivé, qui n'a esté qu'au douzième du courant, nous avons receu des avis de Madrid, dont voici la substance. Ils ne croyoient pas que Lerida pust aller jusques au quatre ou cinquiesme ' de ce mois, et cela a\oit obligé le roy d'Espagne d'envoyer à Saragosse don Louis de Haro, son favori, pour faire tous les efforts imaginables, afin que l'armée pust cslre en estât le vingl-cinquicsme ou le vingt-sixiesme du passé. Ils prétendaient qu'elle pourrait marcher dez ce jour-là , composée de dix mille hommes effectifs et de trois mille chevaux, ayant fait dësbarquer à Bineros2 trois mille hommes de l'armée et tiré deux mille cinq cents hommes de Tarragonc et de Tortose. Et on m'asseure qu'ils esloient résolus, s'agissant d'un coup de partie pour eux en la perle de Lerida, de hazaidur tout pour la secourir. Ils tesmoignoient de sçavoir que vous aviez perdu beaucoup de monde au siège, marquant, entre autres, que Brilto3 avoit, dans une sortie, «'fié maistre de la
' La minute porte bien écrits eu tontes lettres au quatre ou çmquiem r.
* Vinaroz , petite ville de la province de Valence «ur la frontière de Catalogne.
1 Gouverneur de Lerida.
TABLE CHRONOLOGIQUE
si SQRIPTIONS
DBS L6TTI1F.S.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
tranchée plus d'une heure et demie, et qu'il avoit lue quatre cents Suisses. Ils se flattaient, en outre, que vous manquiez de vivres et de fourrages pour la cavalerie, et que l'armée souffroit de grandes iucommoditez dans ce siège. On me mande aussy qu'il y avoit grande quantité de soldats dans Madrid de ceux qui s'estaient rendus et qu'on songeoil aux moyens de les envoyer aux Indes. Ce qui ne sera pas mal qu'il soit sceu dans l'armée et que les soldats sçavent (sic) que la meilleure condition qu'ils peuvent trouver, c'est de continuer à servir.
c J'attends maintenant avec impatience de sçavoir ronime quoy les Catalans auront pris vostre retraite et s'ils sont tout à fait rasseurez, et je ne doute point qu'ils ne le soient, nostre armée estant en estât de ne rien craindre.
k II se pourra faire que, les ennemis ayant eu la nouvelle, auront renvoyé dans Tarragone et dans Torlose les hommes qu'ils en avoient lirez et fait rembarquer les autres, soit par ce que la cause cesse aujourd'hui7 pour laquelle ils avoient assemblé tout ce monde là, soit pour la seureté des dictes places et pour mettre l'armée navale en estât d'agir, et, en ce ras, on ne croit pas qu'ils osent plus paroistre. devant vous; mais il se pourrait faire aussy qu'estant animez par un bon succez et entièrement inespéré pour eux, ils eussent pris la résolution de pousser leur fortune et d'entreprendre quelque chose avec leur armée en l'eslat que ce siège leur a donné l'occasion de la mettre. C'est pourquoy j'ay esté ravi de voir par la lettre dont vous m'avez favorisé , que vous vous promettez de les en faire repentir, et à la vérité voslre cavallerie estant forte et en bon estât , et vostre infanterie n'estant pas rebutée, y ayant grande apparence qu'il n'y aura plus de déserteurs, et qu'on pourra empescher ce mal avec un peu de soin et que mesme vous serez peut estre renforcé de quatre regimens, qui sont en marche pour vous aller rejoindre, je ne doute point qu'en cas de rencontre avec les ennemis vous n'en remportiez un bon succez, et il ne vous sera pas difficile à croire qu'il n'y a rien au monde que je souhaite avec tant de passion. r,
Mazarin aurait désiré que le prince de Condé lui fit connaître les mesures qu'à son avis on devrait prendre en Catalogne. 11 a appris , par un envoyé du maréchal de Gramont , que le prince désirait être rappelé avant la fin de la campagne; mais il est persuadé qu'il m' quitterait pas son poste, s'il reconnaissait que son retour put être préjudiciable au service du Roi. 11 le conjure de lui faire savoir nettement son sentiment, et ajoute :
r Premièrement sur vostre retour icy avant la fin de la campagne, je vous avoue (pie je craindrais extrêmement que les Catalans, ayant conceu de grandes espérances de vostre arrivée et depuis de l'entreprise (pie vous aviez faite, voyant celle-cy manquée et que vous les quitteriez dans un temps où i'ennemy les peut encore bien tourmenter avant la mauvaise saison, cela ne causast une consternation générale parmi les peuples, qui pourrait eslre suivie bientost de pernicieuses conséquences que vous jugerez aussy bien que moy et qui rejailliraient en quelque façon sur voslre gloire, parce que tout le mal qui en arriverait seroil infailliblement imputé a rostre retraite, chacun voyant bien que, tant que vous auriez esté présent, les ennemis n'auroienl sceu faire aucun progrez
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES et
LIEUX DES D/ITKS
SCSCR1PT10NS
DBS LKTTBKS.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
dans le pays par les armes ny rien avancer aussy par les menées secrètes, ny les Catalans avoir aucun degoust.
«Vous sçavez que nous n'avons autre place dans la Catalogne que l'affection des peuples et la croyance qu'ils ont que nous pouvons les bien défendre de leurs ennemis, de sorte que, si une fois ils viennent à changer d'opinion et que nous leur donnions lieu de croire que nous les considérons peu, nos affaires sont faites en ce pays-là. Mais, comme après tout je ne puis croire qu'ayant bien voulu faire deux cents lieues pour les sauver et prendre tant de peine et vous exposer à tant de hazards, vous voulussiez aujourd'huy les laisser en péril pour six semaines ou deux mois de plus ou de moins, je n'ay aucune inquiétude sur ce point; mais en eschange, j'ay autant de peine qu'il s'en peut avoir sur le choix des partis qu'on peut prendre pour reparer l'accident de Lerida.M
Maz.irin examine ensuite ces divers partis : il faudrait prendre sa revanche dans le même lieu. « Ailleurs ce ne seroit pas une pleine vengeance; ce dont je puis vous asseurer, ajoute-t-il, c'est que les ennemis ne sçauroient plus recevoir d'assistance ny de Flandres ny d'aucun autre endroict; si ce n'est peutestre deux mille hommes de Naples, de tres-meschante soldatesque, [qui,] ayant esté levée et embarquée par force, se dissipe dès qu'elle a mis pied à terre.
« Les deux autres mille, que le vice-roy de Naplesavoit assemblez, ont débarqué depuis peu à Final et passé dans Testât de Milan. Les levées qu'ils peuvent faire dans l'Espagne ne sont d'aucune considération, et ils en ont dcsjà tiré jusqu'au dernier homme qui se peut, et il y a bien plus d'apparence que ce qu'ils ont se débandera , qu'il n'est à croire que le nombre s'en puisse augmenter. Leur armée navale n'est pourveue de vivres que pour tout le mois d'aousl.»
Après avoir exposé la situation des ennemis, Mazarin demande au prince de Condé s'il croit qu'en lui envoyant un renfort il pourrait attaquer Tarragone, ou tenter quelque antre siège en Catalogne, ou livrer une bataille navale à la flotte de don Juan d'Autriche. Puis il continue en ces termes :
k Je ne veux pas obmettre aussy de vous mettre en considération ce qui se passe en Sicile et à Naples ', dont tout le monde généralement nous escrit qu'il suffiroit de faire paroistre l'armée navale du Roy en ces costes-là pour porter les peuples à une entière révolte et à chasser eux-mesmes les Espagnols, particulièrement si vous la commandiez 2, vostre seul nom estant capable de leur faire tout oser et tout entreprendre. Je vous envoie les derniers avis que j'ay de Palerme mesme du 5 du passé. On nous asseure que le royaume de Naples est dans les mesmes dispositions et n'attend que la conjoncture pour suivre l'exemple des antres. M. le cardinal Grimaldi et M. de Fonlenay3 y entretiennent quantité d'intelligences, et sont tous deux si persuadez du succez de cette entreprise, si on la tente, et la voient si facile, qu'ils nous depesebent cour-
' La révolte de Masauiellu éclatait le jour même (7 juillet) où Mazariu écrivait cette lettre. Le cardinal ne pouvait en être iuformé; mais il prévoyait et préparait depuis longtemps cette insurrection.
'' On trouve ici pour la seconde fois, je crois, une pensée qui reviendra souvent dans la correspondance de Mazarin , savoir que le prince de Condé aurait pu contribuer plus qu'aucun autre à assurer le succès de l'insurrection de Naples. Voy. ci-dessus l'analyse d'une lettre du 4 juillet adressée au cardinal Grimaldi, p. 918.
' Fontenay-Mareuil , ambassadeur à Rome. Voy. l'Introduction, p. lxv, noie U.
KAZABIN. —II
DATES
el
LIEUX DES DITES
SUSCR1PTIONS
ANALYSES DES LETTRES
7 juillet.
Amiens.
7 juillet.
Amiens.
g juillet.
Amiens.
10 juillet.
Amiens.
12 juillet.
Amiens.
A l'archevêque d'Aix.
Au résident de Mante-ne.
A l'ambassadeur de Venise.
A M. de Noirmoutier.
Au surintendant des finances (président de Bailleul).
ET SOIECES.
riers sur courriers, et me veulent quasy rendre responsable si l'on perd une si belle occasion de porter le coup mortel à la monarebie d'Espagne. Vous sçaurez, Monsieur, qu'en mesme temps que l'armée navale s'avancerait pour se faire voir, on pourrait y faire marcher par terre deux mille chevaux et cinq mille hommes de pied du corps qui est aux postes de Toscane, ou qu'on pourrait tirer de Piedmont sans le desgarnir.
s M. le duc de Richelieu a comme assiégé douze galères de. N'aples dans le port de Savone, et, si, par quelque accident, on peut les rendre inutiles, les ennemis seront moins forts en galères que nous, le reste de cette campagne, aussi bien qu'en vaisseaux.»
Mazarin pa^se en revue les autres destinations que l'on pourrait donner à la flotte française, et consulte ensuite le prince sur les candidats à la vice-royauté de Catalogne : comte d'IIarcourt, prince Thomas de Savoie, duc de Bouillon, cardinal Bichi. 11 termine en parlant de la révolte des troupes qui ont refusé de suivre Turenne, et des événements de la guerre de Flandre. Enfin il exprime l'espoir que l'on pourra bientôt conclure une paix avantageuse.
AIT. étr. (Espagne), t. XXIV, minute.
Celte importante dépêche et la plupart Je celles que Mazarin a adressées au prince de Condé en 1667, ont été renvoyées aux analyses ou aux additions et corrections , parce qu'elles ne se trouvent pas dans les volumes de la correspondance du cardinal , mais dans des registres conservés aux affaires étrangères, dont je n'avais pas eu connaissance.
Mazarin est peu satisfait de la pensée qu'a le Pape de nommer l'archevêque d'Aix cardinal de son propre mouvement. Ce serait priver de leur droit elle roi de France et le roi de Pologne. Détails relatifs aux Orsini el au duc de Bracciano. Le mauvais succès de Catalogne retardera les affaires d'Italie; il est nécessaire d'envoyer des secours au prince de Condé.
Aff. étr. (Rome), t. C1V, f" 376-378.
La duchesse de Mantone doit surtout se tenir en garde contre les artifices des Espagnols.
Aff. étr. (Romb), t. CIV, f'37cj.
Mazarin le remercie des avis qu'il lui a donnés. Leurs Majestés désirent la paix ; le retard vient des Espagnols enorgueillis do quelques avantages et de leur traité avec les Hollandais. Nouvelles de la Pologne.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, f" 379-381.
Mazarin lui écrit pour le presser de compléter son régiment. Mscr. R. M. n" 1719, t. III, f" 4oi verso.
Mazarin approuve la résolution qu'il a prise de renoncer à l'administration des finances.
Aff. étr. (Fiunce), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 375.
DES LETTRES ANALYSEES.
DVTES et
Ll l DES l'ATES.
ll.'iT.
19 juillet.
Amiens.
1 3 juillet.
Amiens.
1 3 juillet.
Amiens.
i3 juillet.
Amiens.
io juillet.
Amiens.
SUSCRIPT10.NS
DES LETTEES.
l'i juillet.
Amiens.
i 5 juillet.
Amiens.
A M. du Plessis-Praslin.
Au président de Bellièvre.
A M. de La Thuillerie.
A M. Cbanut.
ANALYSES DES LETTRES
et sources.
Mazarin le prie de le remplacer comme parrain d'un des fds de M. d'Amboise, dont Madame Royale doit être marraine.
Mscr. B. M. n" 1719, t. 111 , f' &02 recto.
Mazarin le prie de continuer à s'occuper des affaires du roi d'Angleterre dont la situation est critique.
Original signe1.; B. 1. de Saint-Pétersbourg.
Mazarin insiste sur la franchise avec laquelle il écrit et sur le plaisir qu'il a d'être éclairé des intentions de ses amis. 11 annonce à d'Avaux ' que le président de Bailleul est remplacé par d'Emery comme surintendant des finances.
AIT. étr. (Allemagne) , t. XV <les Minutes des Négociations secrètes de la pair de Munster. — Minute de la main de Lyonne.
Mazarin lui annonce qu'il est impatiemment attendu à la Haye par Servien qu'il doit remplacer.
AIT. étr. (Hollande) , t. XLV. — Minute de la main de Lyonne.
L'affaire d Osnabriick ' a été terminée par la connivence des Impériaux, qui n'ont pas résisté aux instances des Suédois. C'est un préjudice notable pour les catholiques. Plaintes contre Rosenham, résident de Suède à Munster, qui a dit que la France tt ne vouloit point la paix.» Cbanut doit détourner la reine de Suède d'envoyer en France ce Rosenham. Les difficultés relatives à la satisfaction de la milice de Suède tiennent peut-être à ce que la Suède veut rester en armes. Les plénipotentiaires Suédois se montrent peu disposés à terminer l'affaire de Benfcld. Plaintes contre l'ambassadeur de Danemark qui, en passant par la Hollande, a prêté à Mazarin des propos qu'il n'a jamais tenus.
Dans une addition à cette dépêche , Mazarin s'excuse de ce que les achats faits en Suède n'ont pas encore été payés. -Je vous prie, écrit-il, de tesmoigner à Sa Majesté le desplaisir sensible que j'en ay.» Il s'oblige en son propre nom à faire payer une somme de quarante mille risdalles que Cbanut pourra tirer sur lui.
Aff. étr. (Scède), t. VII, f " 346-3ao.
Mazarin s'empresse de lui annoncer la délivrance du sieur Porter, qui doit se rendre auprès de la reine de la Grande-Bretagne.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f- 376.
Mazarin lui annonce que les bonnes nouvelles ( prise de Dixmude et delà Bassée) compensent les mauvaises du commencement de la campagne. Les Espagnols doivent désirer vivement la paix.
Aff. étr. ( Allemacnk) , t. XV des Minutes des Négociations secrètes de la voir de Munster. — .Minute de la main de Lyonne.
D'Avaux avait le litre de surintendant des Gnances conjointement avec le président de Bailleul. Cet évc'dié devait appartenir alternativement a un catholique et a un protestant.
A la reine de la Grande- Bretagne.
A M. d'Avaux.
DATES et
LIEUX DES DATES
ifi juillet.
Amiens.
îG juillet.
Amiens.
16 juillet.
Amiens.
1 1) juillet.
Amiens.
1 6 juillet.
Amiens.
i 6 juillet.
Amiens.
16 juillet.
Amiens.
17 juillet.
Amiens.
18 juillet.
Amiens.
18 juillet.
Amiens.
SCSCRIPTIONS
DBS LETTRES.
A M. de Gassion.
A M. l'évêque de Grasse.
Au comte de Jonznc.
A M. de Saint-Géran.
A M. de Villemontée.
A M. le Chancelier.
A M. de Fontenay-Mareuil.
A M. de Gassion.
Au sieur de La Moinerie.
Au premier président (Mathieu Mole).
A M. de Champlastreux.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
Nouvelles du siège de Landrecics.
Mscr. B. M. n° 1719, t. II, f" ia5 recto.
Remerciments pour la lettre qu'il a écrite à Mazarin et par laquelle il se déclare du nombre de ses amis.
Aff. (Sir. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f° 378.
Recommandation pour le comte de Neuchèze, dont les biens avaient été exposés à des violences.
Aff. étr. (Francr), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 377.
Mazarin lui envoie un gentilhomme porteur de fonds, qu'il lui remettra afin qu'il puisse lever trois cents hommes pour son régiment d'infanterie. H doit aussi choisir trois capitaines et trois lieutenants.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin , P877.
Mazarin lui recommande, comme il l'a fait pour M. de Jonzac, de veiller sur les biens de M. de Ncuchèze.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
Même lettre.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
Les matelots que Fontcnay a trouvés sur son bâtiment, quand il est arrivé de Hollande, avaient été levés par le commandeur de Neuchèze pour aller servir la république de Venise. Ils doivent être remis au commandeur de Neuchèze, s'il les réclame.
Aff. étr. (Rome) , t. CIL — Minute.
Mesures à prendre si les ennemis tentent d'envahir la France.
Mscr. R. M. n° 1719, t. II, f" 126 recto.
Pour lui recommander de prêter tout son concours au chevalier de Valois, qui part pour faire quelques levées.
Aff. étr. (France), t. XX11 du recueil des Lettres de Mazarin, f 379.
La nomination de son fils à l'évèché de Bayeux est la juste récompense de ses services.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, S" 379-380.
Mazarin ne peut accepter ses remerciments. Si Sa Majesté a accordé à son frère l'évèché de Bayeux, c'est uniquement aux services de son père qu'il le doit.
Aff. étr. (France), t. XX11 du recueil des Lettres de Mazarin, f 379.
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES
MBIXDBS DITES.
ig juillet.
Amiens.
19 juillet.
Amiens.
19 juillet.
Amiens.
îg juillet.
Amiens.
îij juillet.
Amiens.
19 juillet.
Amiens.
19 juillet.
Amiens.
SUSCR1PTIONS
A M. de Villequier.
A MM. Servien et de La Thuilleric.
Au duc de Longucville.
Au maréchal de Brezé.
A M. de Rasilly.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
Mazarin lui recommande d'augmenter de deux compagnies son régiment de cavalerie; les commissions et l'argent sont prêts, et il s'étonne que M. de Villequier n'ait point reçu la lettre qu'il lui a adressée à ce sujet, car il eu avait chargé un des siens dont il ne se rappelle pas le nom.
Aff. élr. (Fbance), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f=38o.
On les autorise à passer outre à la signature du traité de garantie.
AIT. étr. (Hollisdb) , t. XLV . pièce 93. — Minute de la main de Lyonne.
Mazarin approuve la pensée de d'Avaux de faire appuyer par les médiateurs la condition que l'Empereur ne puisse secourir les Espagnols, sans quoi l'Italie deviendrait le principal théâtre de la guerre par suite des troupes que l'Empereur y enverrait. La défection de Jean de Werth donne beaucoup à penser au monde '.
Aff. étr. (Allemagne), t. XV des Minutes des Négociations de la paix de Munster. — Minute de la mam de Lyonne.
Nécessité d'insister pour que l'Empereur ne puisse secourir les Espagnols. Les Provinces-Unies ont accordé la garantie; la paix va devenir plus facile. Le duc de Longueville devra rester à Munster tant qu'il y croira sa présence utile. Mazarin le conjure d'aller au-devant de ce qui pourra être le plus agréable aux Suédois. Servien témoigne grande joie de la garantie accordée par les Provinces-Unies. On doit en faire autant à Munster.
Aff. élr. ( Allemagkb) . t. XV des Minutes des Négociations de la paix de Munster. — Minute de la main de Lyonne.
Concernant une levée de trois cents hommes pour le régiment d'infanterie du cardinal, levée pour laquelle il prie le maréchal de donner tous ses'soins et de faire toute diligence.
AIT. étr. (Fbascb), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, 4' 38o.
Pour une levée de cinq cents hommes, dont les détails lui seront indiqués par les dépêches de M. Le Tellier.
Aff. étr. (Fbance) f'38i.
t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin ,
Au marquis de Coet-! Recommandations pour la restitution d'une frégate qui a été con-
quen.
duite à Saint-Malo.
Aff. élr. (Fbabcb), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P38i.
1 Malgré la trêve conclue à Ulm avec la Bavière, Jean de Werth avait rejoint les Impériaux avec une partie de ! cavalerie bavaroise.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES et
LIElï DES DATES.
SLSCR1PT10.NS
DES IBTTIIES.
19 juillet.
Amiens.
19 juillet.
Amiens.
19 juillet.
Amiens.
A M. Vincent.
A M. Chanut.
Au prince de Condé.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
ig juillet. Au duc d'Anjou. Mazarin l'engage à continuer ses études et ses divertissements
Amiens. et espère le revoir bientôt en bonne santé.
AIT. étr. (France), t. XX11 du recu<il des Lettres de Mazarin, P38a.
Plaintes contre le duc de Lorraine, <|ui, en paraissant vouloir traiter, met ses troupes à la disposition de l'Espagne.
Aff. <?tr. (France), t. XX11 du recueil des Lettres de Mazarin, f • 38s>-383.
Promesse de pension et de régiment pour Jacob, ou Jacques de la Gardie. Mazarin est fâché des mauvaises dispositions du chancelier Oxenstiern , dont il honore le mérite. 11 n'en comprend pas la cause. Nouvelles de la guerre de Flandres, où les Français ont pris Dixmude et la Bassée. Le gouverneur de Landrecies a rendu cette place aux Espagnols, «sans attendre que la mine eust joué ny mesme qu'elle l'ust faite. -n
Aff. étr. (Suède), t. VII , f 3Aq-35i.
La Moussaie a demandé formellement, au nom du prince, qu'il fût rappelé de Catalogne. La Pieine l'autorisé à faire ce qu'il voudra. Mazarin lui parle ensuite du choix d'un nouveau viceroi de Catalogne. «Je trouve, dit-il, qu'il n'y a quasy autre party à prendre que d'y envoyer, ou un cardinal, ou mon frère pour la politique, et un mareschal de France pour les armes pendant la campagne. Encore crois-je que le choix de mon frère plaira davantage aux peuples, parce que ce leur sera comme un gage qu'on n'a non-seulement aucune pensée de les abandonner, mais qu'on veut soustenir leurs affaires tresvigouieusement, et, afin qu'il ne se perde point de temps en cela , je luy escris dez aujourd'huy, par un courrier que je depesche à Rome, de se tenir prest [à partir] pour la Catalogne en diligence, au premier avis qu'il recevrait de vous.n
Mazarin parle des démarches que l'on a faites pour cette charge de vice-roi de Catalogne et dit comment lui a été indiqué le choix de son frère. 11 revient sur les projets d'expédition en Italie, entretient le prince de la situation de l'Allemagne et de l'Espagne, des négociations de Servien à la Haye, de l'attaque contre Dixmude et La Bassée, de la nomination de d'Émcry comme surintendant des finances, enfin delà répression des attaques contre le gouvernement. « La licence des langues et des plumes a esté telle à Paris, pendant tout ce tems, que Sa Majesté a esté contrainte d'y faire intervenir son authorilé pour la refréner et d'en faire quelque exemple : on a envoyé le sieur de Belesbat' en Bretagne, le comte de Fiesque 2 en sa maison, l'evesque de Rennes3 à son evesché, et mis à la Bastille le chevalier de l'Escale, et l'ordre avoit esté donné pour y mettre aussi un nommé Sarrasin \ qui s'est trouvé avec M. le Coadjutcur à Commercy s. C'est un homme que j'avois
1 Probablement Paul Ilurault de l'Ilospkal , sieur de Belesbat. mort le 7 mars 1691 .
■ Charles-Léon, comte de Fiesque, qui avait épousé en i643 Gilonne d'IIarcourt. Les mémoires de M'"' de Montpensier parlent souvent du comte et de la comtesse de Fiesque. ; Henri de La Mothe-Houdancourt, frère du maréchal.
' Jean-François Sarrasin , poète et historien, né à Caen en i6o3, mort en i654. ■' Le coadjuteur Paul de Oondi . était seigneur, ou , comme on disait alors , damoiseau de Commercy.
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES «t
SCSCRIPT10.NS
ANALYSES DES LETTRES
LlEl'I DES DITES.
ET SOUBCES.
voulu employer et fait nommer par le Roy pour estre prez du cardinal Antoine du vivant du feu Pape1. Il s'est meslé de vouloir composer quelques vers sur des sujects que je ne puis seulement mettre sur le papier2.»
Mazarin termine sa dépêche en engageant le prince de Condé à lui envoyer l'abbé Sala et à gagner le docteur Morel. Il doit engager M. de Marca à agir dans le même sans.
AIT. étr. (Espagne), t XXIV. — Minute.
ao juillet.
Amiens.
A M. de Palluau.
Mazarin l'entretient de l'armée du Nord, des moyens de la fortifier et des projets que l'on peut former.
Mscr. R. M. n" 1719, t. II, f" 346 recto.
ao juillet.
Amiens.
A M. Servien.
Mazarin le remercie de son avis sur le traité avec la Bavière; il n'a pas l'inlentioD de signer ce traité avant que la paix d'Allemagne soit conclue.
AIT. élr. (Hollande) , t. XLV. pièce 2a. — Minute de la main de Lyonne.
ao juillet.
Amiens.
Au marquis Ville.
Remerciments pour les rapports qu'il a envoyés sur l'état des forces espagnoles.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, f 281-282.
ao juillet.
Amiens.
A Giannetino Giusliniani.
La Reine a approuvé, que Giannetino Giustiniani fût chargé des affaires de France à Gènes avec douze mille livres d'appointements par an.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, f"' 282-283.
ai juillet.
Amiens.
A M. de Palluau.
Mazarin témoigne sa joie de la prise de la Bassée. Mscr. B. M. n° 1719, t. II, f' 35o recto.
aa juillet.
Amiens.
A M"" de Venel.
Mazarin la remercie de conduire jusqu'à Lyon ses nièces qu'elle ne devait accompagner que jusqu'à Avignon.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P385.
aa juillet.
Amiens.
A M. de Manse.
Mazarin lui promet qu'à son retour à Paris il s'occupera de faire régler sa pension.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, C386.
23 juillet.
Amiens.
Au maréchal de Graillon t.
(•Vous ne sçauriez croire, lui écrit Mazarin , à quel point les critiques d'estat et les batteurs de pavé de Paris se sont esgayez depuis peu sur les fautes du gouvernement et les belles censures qu'on y a faites tous ces jours-cy de ma conduite.» El
1 Les biogra oeveux.
* D'après Ta composi/s contre
Aies attribuent ordinairemr
lemant des Réaux (Hiêtori( le Roi . <t à l'occasion des rr
nt à Chavigny le projet d'attacher Sarrasin au Pape Urbain VIII et a ses
tte de Sarrasin), ce poète fut mis à la Bastille pour des vers satiriques achines des comédieDS italiens.»
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
et
LIEl'X DES DATES.
a3 juillet.
Amiens.
a 3 juillet.
Amiens.
2i juillet.
Amiens.
SUSCIUPTIONS
Au prince de Condé.
A M. de Fabert.
A M. de Penacors.
Au prince d'Orange.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOIHCES.
plus loin : «Je ne sçaurois vous exprimer à quel point la Reyne est en colère des chansons qu'elle a seu qu'on a chantez à Paris sur Lerida l. On a donné tous les ordres possibles pour trouver les versificateurs, et je vous asseure qu'on ne les espargnera pas. Ces Messieurs se sont anssy souvenus de moy en mesme temps, mais je fais comme les jésuites, qui prient tousjours pour la médisance et la persécution. Ils le font sans doute par humilité. Pour moy, qui ne suis pas si bon, je regarde que c'est une marque de n'avoir pas ses affaires délabrées.»
Mazarin termine par quelques détails sur la révolte de Sicile : « La révolte de Sicile s'augmente tous les jours , l'exemple de Païenne ayant esté suivi de toutes les autres villes hors de Messine, et on me confirme de Gènes qu'on a continué de crier Vive France. On chassa d'abord le vice-roi de Païenne, et ils ont estably une certaine forme de Sénat, qui donne les ordres, dont j'ay veu les imprimez, qui seront sans doute mieux exécutez que ceux du vice-roy, puisqu'ils ne vont qu'à oster les imposts, augmenter le pain, délivrer les prisonniers et descharger le roy d'Espagne de ce qu'il doit au peuple et à la noblesse.»
Aff. élr. (Espacne), t. X.XIV.— Minute.
Mazarin vient de recevoir un courrier de Fontenay-Mareuil annonçant la révolte de Naples; il se hâte d'en informer le prince de Condé. Son frère et le cardinal Grimaldi lui écrivent que , si , dans ces conjonctures , l'armée navale de France parait sur les côtes de Naples , «c'est un royaume perdu pour l'Espagne et qu'il n'y aura rien de si aisé que de porter les peuples à eslire tel roy qu'on voudra.» Mazarin pense que le roy d'Espagne enverra sa flotte au secours du vice-roi de Naples , et que le prince pourra profiter de son départ pour attaquer quelque place d'Espagne.
Aff. étr. (Espagne), t. XXIV. — Minute de la main de Lyonne.
Mazarin a vu la lettre par laquelle il annonçait que , vu l'état de ses finances, il ne pouvait faire de nouvelles levées. Mazarin est convaincu de son zèle, et promet que, dès qu'il sera à Paris, il le fera payer de ce qui lui est dû. En attendant, il lui envoie mille pistoles et deux lettres de change de dix raille livres chacune.
Arch. nat. KK, 1075, f" 48.
Minute.
Sur des levées de troupes.
Mscr. B. M. n" 1719, t. II, f" 4o2 verso.
Remerciments pour l'affection avec laquelle il a fait profiter les Français du licenciement des troupes des Provinces-Unies.
Aff. étr. (Hollande) . t. XLV, pièce 2 5. — Minute.
Voy. le Journal d'Oliv. d'Ormesson, t. 1 , p. 388. note.
DATES
LIEU DES DUES
SDSCR1PTIONS
a 't juillet.
Amiens.
ai juillet.
Amiens.
ai juillet.
Amiens.
2i juillet.
Amiens.
a5 juillet.
Amiens.
A M™ la duchesse d'Aiguillon.
A l'archevêque d'Aix.
A M. d'Estrades.
A M. de Guitaut, gouverneur des iles Sainte-- Marguerite.
ANALYSE DES LETTRES
ET SOURCES
Mazarin lui recommande un concierge pour le Palais-Royal, dans le cas où elle n'aurait pas l'intention de laisser la place à la veuve de l'ancien titulaire.
AIT. étr. (Fbiiice). t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, i" 386.
Mazarin le met en garde contre toutes les démonstrations de bienveillance du Pape, qui veut retarder la promotion des couronnes ' et y mettre un Espagnol pour ménager le roi catholique {per il riguardo del Ré cattolico). Il serait à désirer que la promotion de l'archevêque d'Aix eût lieu à la nomination du roi de Pologne. L'ambassadeur doit presser le Pape de faire la promotion des couronnes, qui doit comprendre le prince de Conli. Si la promotion des couronnes était retardée, ce prince et sa famille en seraient blessés et s'en prendraient à l'archevêque (poiche il principe di Conti dovendo essere il soggetto , che sarà nominato da S. M., potrebbe credersi che , per procurai' gl' avantaggi di V. S. Ul"'", havesse adherito al pensicro del Papa). L'archevêque d'Aix ne doit communiquer cette dépèche qu'à l'ambassadeur. Expédition de brevet de pension pour le duc de Bracciano.
Aff. étr. (Rome), I. CIV, f ' 283-387.
Le prince de Condé doit quitter la Catalogne au mois de septembre. La Reine, avec l'avis du duc d'Orléans, a jugé à propos de nommer l'archevêque d'Aix vice-roi de celte province; elle a pensé que cette nomination serait plus capable qu'aucune autre de donner du repos et de la sécurité à la Catalogne (rendere. i Catalani quieti c sicuri). L'archevêque doit se tenir prêt à se rendre dans cette province au premier avis. L'armée de Catalogne sera sous les ordres d'un maréchal de France. L'archevêque peut confidentiellement communiquer cette dépèche au cardinel d'Esté et à l'ambassadeur.
AIT. étr. (Rome), t. CIV, f" 387-289.
Détails sur les troupes qu'il commande, sur les prétentions des différents chefs, sur les secours qu'il doit recevoir, etc. «Je vois bien, lui écrit le cardinal, par les lettres du sieur du Plessis-Besançon, qu'il n'y a guères à espérer du duc de Modène, et, comme on n'a jamais souhaité qu'il s'engageast sans qu'il y trouvast ses seurelez et sesadvantages, aussy ne trouve-t-on point à redire aux scrupules qui l'empeschent de le faire. Mais nous eussions voulu seulement en avoir esté esclaircis auparavant, parce que nous eussions eu moyen de prendre mieux nos mesures.!) Renseignements sur diverses questions relatives à la situation des affaires et des années en Italie.
Aff. étr. (Trois), l. XL!!. — Minute.
Remerciinents pour des dépêches interceptées.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lctl res de Matarin, !■" 380-38-7.
1 C'est-à-dire la promotion îles ranimant qui avaient été proposés par les souverains des principaux États catholiques
TABLE CHRONOLOGIQUE
LIEUX DES DATES