‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáereChapitre 131 sur 146 · i août · texte numérisé non relu

i août

Paris.

lit .10Ùt.

Paris.

27 août.

Paris.

27 août.

Paris.

27 août, l'avis.

27 août.

Paris.

Sl'SCRIPTIONS

Au cardinal Theodoli.

Au duc d'Epenion.

A M. le prince de Condé.

A M. de Turennc

Au résident de Mantoue.

A M. de Tracy.

A M.d'Anisy.

ANALYSES DKS LETTRES

et souncES.

Rome : « C'est assez que les révoltez voient nostre armée eu bon estât, non esloignée de Naples, et qu'ils soient asseurcz que la France est disposée et en puissance de les assister, tontes fois et quantes qu'ils se mettront en estât que nous le puissions faire avec quelque seureté et apparence de bon succez.» Mazarin espère toujours que le duc de Modène et les autres princes italiens finiront par se déclarer en faveur de la France.

Aff. étr. (Turin), t. XLII. — Minute.

Cette lettre est relative au cardinal Sforza et expose les avantages qu'il y aurait à l'attacher à la France. Rcmcrrimenls pour le zèle que montre le cardinal Tbeodoli.

AIT. étr. (Rome). I. C1V, f ' 384-386.

Mazarin regrette de ne pouvoir encore accorder au fils du duc d'Épernon la survivance de la charge de colonel de l'infanterie française. L'évèché de Condom qu'il demande pour M. de Mirepoix a été donné à un frère du sieur d'Estrades. Mazarin a obtenu pour M. de Vaillac le régiment qui était à son frère,

Mscr. B. M. n° 1719, t. II, f" 3o8 verso.

Mazarin le remercie de ce qu'il veut bien prolonger pendant quelque temps son séjour en Catalogne, maigri la maladie que lui ont causée les chaleurs et l'intempérie de l'air. Mazarin a envoyé une dépèche à son frère pour luy recommander de se rendre en toute diligence en Espagne. H espère que les instances du Pape ne pourront le retenir; et il prie le prince d'éclairer de ses conseils le nouveau vice-roi. La flotte d'Lspagne n'a pas encore quitté Tarragone. Nouvelles des négociations de la guerre de Flandre et de l'armée de Turennc. On pourrait peut-être tenter quelque entreprise en Catalogue au commencement de l'hiver.

Aff. élr. (Esmmu), t. XXIV. — Minute.

Mazarin exprime le désir que le traité d'Ulm soit ponctuellement exécuté et que les Etats du duc de Bavière soient respectés. «Leurs Majestez, ajoute Mazarin, desirentnon-seulementronserver, mais augmenter la bonne intelligence qui est entre elles et ce prince.»

Aff. étr. ( Allemicsb) , t. LXXX1X. — Minute.

Protestations d'affection et de dévouement pour le duc de Mantoue et pour sa mère.

AIT. étr. (Rome), t. CIV, f ■• 385-388.

Remerciments pour le zèle qu'il a montré pendant les désordres qui sont arrivés dans l'armée de M. de Turenne. Il faut se consoler d'un accident qu'on ne pouvait prévoir.

Aff. étr. (Suède), I. VI, !" 76-76.

Mazarin persiste dans l'intention de mettre son régiment dans la meilleure situation possible.

Aff. étr. (Suède), t. VI, f 76.

TABLE CHRONOLOGIQUE

et

LIEC5 DES DATES.

îS août.

Paris.

•28 août.

Paris.

28 août.

Paris.

28 août.

Paris.

29 août.

Paris.

29 août.

Paris.

SUSCRIPTIONS

DES LEIir.ES.

A M. de Malespie.

A Tu ren ne.

A la landgrave de liesse.

Au marquis de Fontenay.

Au prince Thomas de Savoie.

Au cardinal Grimaldi.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

Ucmerciinents pour le compte qu'il a tenu de sa recommandation.

Au", élr. (Fha\ce), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,

Turenne a dû prier la landgrave de Hesse de lui envoyer des renforts pour le reste de la campagne; Mazarin écrit dans le même sens à la Landgrave.

Afl'. ctr. (Allemagne), t. LXXXVTII. — Minute.

Prière d'envoyer trois mille hommes de pied et mille on douze cents chevaux rejoindre l'armée de Turenne. k Elle (la landgrave) aura cette satisfaction et celte gloire, ajoute le cardinal, qu'après avoir appuyé fort utilement les armes de Suède des siennes, elle en fortifiera encore les nostres, en une conjonction si favorable que la retraite de l'Empereur de devant Egra [qui] donne moyen à nos alliez de s'en passer.»

AIT. ctr. (Suède) , t. VI, F" 176-177.

Mazarin parle des mouvements de Naples et dit : «Si les divisions avec la noblesse continuent et que l'un des partis s'attache à l'Espagne, vous voyez bien que la politique veut que nous fomentions l'autre parti; mais si c'est le peuple qui suit l'Espagne, il y faut procéder bien délicatement et avec grand secret. Car il est vray que l'ayant contraire et avec l'appuy des Espagnols , qui ont les forteresses eu main, nous ne pourrions pas espérer grand chose de la bonne volonté de la noblesse, si ce n'est qu'ils eussent moyen de nous introduire dans quelque place. «

Afl". ctr. (Rome), t. CI1I, f' 64. — Minuledela main deLyonne.

Mazarin croit que l'on peut compter sur le duc de Modèue. S'il donne une réponse favorable, il faudra réunir toutes les forces pour attaquer le duché de Milan. On pourrait aussi appeler dans le Piémont les troupes de Piombino. Si l'on renonce à une invasion dans l'Etat de Milan, on pourra les employer pour «'emparer dePorlo-Ercole. Le prince Thomas devra s'entendre avec le maréchal du Plessis-Praslin et avec le cardinal Grimaldi.

AfT. ctr. (Rome), t. CIV. f" 388-3gi.

P. S. où Mazarin exprime le désir <[ue les différends entre le prince Thomas et sa belle-sœur. Madame Royale, soient promplemenl terminés.

Mazarin va envoyer du Plessis-Besançon vers le duc de Modène pour le porter à s'unir avec la France et la Savoie contre l'Espagne. Il espère que l'on pourra alors tenter quelque entreprise contre le duché de Milan. Mais il ne faut pas dégarnir Piombino, dont la garnison pourra servir pour les affaiies de Naples, ou de Porto-Ercole, ou d'Orbitello. Mazarin recommande à d'Estrades d'approvisionner les Présides de Toscane. Ilseroit à souhaiter que le vice-roi de Naples se déclarât pour le peuple contre les nobles. La France pourrait alors s'allier avec les nobles et s'emparer de quoique place importante.

AIT. étr. (Rome), t. CIV. f -390-398.

DES LETTRES ANALYSEES.

SDSCRIPTIONS

ANALYSES DES LETTRES

LIEUX DES DITES

ET SOURCES

2 g août.

Paris.

A M. d'Estrades.

Mazarin l'engage à ne pas s'éloigner de Piombino, à moins qno le duc de Modène ne se déclare ou qu'il n'y ait quelque chose de considérable à entreprendre dans le Piémont. 11 ne faut pas « se mettre hors d'estat de se prévaloir des occasions qui se pourroient offrir du côlédeNaples, où nous voyons les affaires s'eschauffer de plus en plus.» Le cardinal Grimaldi doit lui donner des renseignements précis sur ce qu'il aura à faire. Recommandations pour les troupes, les approvisionnements, etc.

Aff. étr. (Tram), t. XLII. — Minute.

39 août,

Paris.

A Fontenay-Mareuil.

.Mazarin le presse d'employer ses bons offices pour les bulles de la Rochelle et de Saintes, afin que ces églises ne restent pas plus longtemps sans pasteurs.

Aff. élr. (Rome), t. CIII . f 65. — Minute.

3o août.

A M. de La Thuillerie.

Mazarin lui recommande très-vivement les affaires du Brésil. 11 l'engage aussi à s'assurer des moyens de recruter des troupes en Hollande et lui indique les précautions à prendre. M. de Longueville viendra probablement à la cour; nécessité de bien expliquer ce voyage et de prévenir la mauvaise impression qu'il pourrait produire. Recommandation pour la poudre à acheter.

Aff. étr. (Hollande) , t. XLV. pièee 88. — Minute de la main de Lyonne.

3o août.

Paris.

A M. du Lieu.

Mazarin iui recommande de faire porter en toute diligence à Gênes les dépèches qui lui sont remises.

Aff. élr. (Francb), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 4o8.

3o août.

Paris.

A M. de Longueville.

Mazarin éprouve deux sentiments différents à la nouvelle du retour prochain de M. de Longueville : il se réjouit de le revoir bientôt, et craint, d'autre part, l'effet de son départ de Munster. Il compte toutefois sur les précautions que prendra le duc de Longueville.

Aff. étr. (Allemagne), t. XVI des Minutes des Négociations de la paie de Munster. — Miaule de la main de Lyonne.

3o août.

Paris.

A la princesse de Phalsbourg.

Le cardinal exprime son regret à la princesse de Phalsbourg sur l'accident qui lui est arrivé (elle avait été faite prisonnière et menée à Courtray. )

Aff. B*t. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f° 4o6.

3o aoù!.

Paris.

Au duc d'Epernon.

Mazarin lui promet de tenir compte de sa recommandation pour le sieur Girard, au cas que l'abbaye de Verneuil vienne à vaquer.

Mscr. B. M. n" 1719 , t. II , f" 3i 1 recto.

3o août.

Palis.

A Ugo Fiesco.

Lettre relative à des galères achetées par le grand-duc de Toscane. La Reine a accordé une gratification de quatre mille livres à Ugo Fiesco.

Aff. étr. (Rome), t. C1V, f" 398-399.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

el

LlEl^S DES DATER.

SUSCBIl'T10>S

DES LETTT.ES.

3o aoùl.

Paris.

3o août.

Paris.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOLUCES.

3l août.

Paris.

3i août.

Paris.

3 septembre.

Paris.

3 septembre.

Paris.

4 septembre.

Paris.

A l'auditeur général de Piombino.

Au cavalier Digby, ou d'Ighy, résident de la reine d'Angleterre à Rome.

Au président do Bellièvre.

A M. de Turenne.

A M. de Nestier.

A Fonlenay-Mareuil.

Félicitations sur la dignité qu'il a obtenue. Mazarin espère qu'il s'en servira dans l'intérêt de la France.

Aff. étr. (Rome), t. C1V. t" 399-400.

La clause par laquelle l'empereur se réserverait le droit de secourir les Espagnols ne serait pas un obstacle à la paix, «puisque le désir que Leurs Majestez ont de contribuer, mesme à leurs despens , ce qui peut eslre nécessaire à la conclusion delà paix générale, ou au moins à la particulière de l'Empire, les a obligées de donner ordre à leurs plénipotentiaires de consentir à quelque expédient qu'on aurait proposé pour accommoder ce point.n Ce qui arrête la négociation , c'est la satisfaction de la milice de la Suède, «apprenant par les lettres du sieur d'Avaugour qu'il n'y a pas dans toute l'Allemagne assez d'argent monnoyé pour satisfaire aux demandes qu'alloit faire le sieur E*ken(?),n Mazarin a vu avec plaisir le traité de la Suède avec le Portugal. Chanut a agi avec prudence pour ce qui concerne le traité de Pologne. 11 doit s'entendre avec Brégy pour les troupes levées en Pologne , qui doivent être transportées de Dantzig en France. Détails sur Jacob de la Gardie, sur un péril auquel la reine de Suède a été exposée, etc. Mazarin termine en insistant sur l'importance de l'alliance avec le duc de Bavière.

Aff. étr. (Suède), t. Vil, f"s 354-358.

Mazarin le remercie des avis qu'il lui donne et lui déclare qu'il peut lui écrire directement ou par l'intermédiaire de mi lord Germain. Il insiste sur la prise de Dixmude, sur l'importance de cette place et sur la prise de la Bassée. Les bruits fâcheux répandus ne sont que des artifices des Espagnols.

Aff. olr. (Roms), t. CIV, f" 4oo-4oi.

Mazarin l'engage à continuer de rendre au roi d'Angleterre tous les services en son pouvoir.

Original signé; B. 1. de Saint-Pétersbourg.

Mazarin lui envoie Le Rasle, un des principaux ingénieurs de l'époque.

Mscr. B. M. n" 1719, t. II, f a38.

Mazarin le félicite du rétablissement de sa santé. M. Le Tellier doit lui mander le service auquel on peut l'employer.

Aff. élr. (Fiunce), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f° 4og.

Mazarin blâme ce que l'ambassadeur a écrit relativement aux avances faites pour la promotion de son frère au cardinalat. Passant aux affaires de Naples, il dit «qu'on ne s'estoit pas trompé quand on a estimé qu'il ne falloit pas s'embarquer en cette entreprise qu'à bonnes enseignes, puisque les diligences que nous avons faites n'ont servi qu'à faire unir davantage le peuple au vice-roy, croyant de mieux mériter le pardon de sa faute en tesmoignanl fidélité au roi d'Espagne contre nous. La plus grande peine que j'ay c'est que nous ayons tesmoigné,

DES LETTRES ANALYSEES.

et

LIEU DUS HlILS.

SOSCRIPTIONS

A septembre.

Paris.

0 septembre.

Paris.

5 septembre.

Paris.

tj sej tembre.

Paris.

ANALYSES DES LETTRES

A M. ie prince deCondé

A Fontenay-Mareuil.

Au maréchal du Plessis.

tj septembre. A M. de la ThuiUerie.

Paris.

ET SOU11CES

par l'cnvoy de tant do personnes , trop d'avidité de manger on fruit qui n'estoit pas encore meur, et mesme que cela n'empesche qu'il ne meurisse.»

VI. étr. (IIomi), t. CHI, t" 77 et suiv. — Minute de la main do Lyoune.

Mazarin désire rendre service à Marsin; mais il ne peut lui faire obtenir le régiment de Couvonges, que la Heine a voulu conserver au fils de M. de Couvonges. Mazarin croit que le départ de l'année navale d'Espagne pour Naples sera plus capable d'allumer le f u dans ce pays que de l'éteindre. Nouvelles de l'armée de Turenne et des négociations de Munster. Mazarin le prie d'examiner si l'on ne pourrait pas tenter une attaque contre Agen. 11 apprend di Rome que son frère a peu de disposition à l'emploi de vice-roi de Catalogne. Craintes que cause la santé de M. de Marca. Mazarin revient sur les négociations et les opérations militaires. Elles paraissent, sur tous les points, favorables à la France: Turenne est dans le Luxembourg; le duc de Modéne s'est déclaré en faveur de la France, et l'on se prépare à attaquer le duché de Milan. La réunion des troupes de Gassion et de Rantzau fait espère- un brillant succès. Mazarin revient sur l'entreprise de Tarragone, dont l'exécution lui semble possible.

AIT. étr. (Espagne) , t. XXIV. — Minute.

Ce n'est pas faute de bienveillance pour le bailli de Vaiençay que l'on a sursis à lui envoyer le brevet de maréchal de camp de l'armée navale.

AtT. étr. (Rome), t. CHI, P 79. - Minute.

Mazarin regrette qu'il n'ait pas réussi à terminer les différends entre Madame lîoyale et le prince Thomas. Il n'y a rien à espérer du côté du Milanais. Mazarin serait d'avis d'attaquer les postes de Toscane.

Aff. étr. (Tunis). I. XLII. - Minute.

La déclaration qu'a faite le duc de Longueville du projet de s'éloigner de Munster, a produit deux bons résultats : elle a tiré les ministres espagnols de leur léthargie et prouvé que la France n'avait pas autant de besoin delà paix qu'on se t'était

M:; nre.

Aff. étr. ( Alleihcne) . t. XVI des Minutes des Négociation! de lu paie de Munster. — Minute de la main de Lyunne.

Ou a fait des offres à Paw, qui proteste, cependant, «ne vouloir pas estre géhenne par la France. S'il prend nostre argent suivant les ouvertures que vous en avez faites, peut estre qu'il parlera d'autre sorte. n Inquiétude causée dans les Provinces-Unies par le départ de M. de Longueville; il serait à souhaiter que les députés fussent animés pour la paix des mêmes dispositions que le reste de la nation. On apprend que l'électeur de Brandebourg veut licencier ses troupes; la France pourrait en profiler pour renforcer l'armée du maréchal de

MAZAr.l.V — 11

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

SUSORIPTIONS

ANALYSES DES LETTRES

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