A M. LE BAILLI DE VALENÇAY
[ Paris , ] 18 décembre 1 6 '1 7 .
Pour ne point confondre mes petits interests particuliers avec les all'aires d'Estat, je vous escris ces lignes à part, afin de vous l'aire souvenir premièrement de ce que je vous ay mandé, par ma précédente, pour avoir des chevaux de Naples, vous priant de rechef de m'en acheter le plus que vous pourrez, soit des poulains ou des chevaux faicts pour servir au carosse ou porter la selle, prenant garde seulement à ce qu'ils soient deschargez d'encoulure, de petite teste et de bonne race, et enfin bons et bien faicts et surtout à bon marché. Vous en pourrez emplir une des fîustes l, et pour l'argent qu'il faudra, vous servir de celuy que vous avez entre les mains.
S'il y avoit moyen de trouver quelque belle petite haquenée pour en faire un présent au Roy, je vous prierois aussy de l'acheter au meilleur prix qu'il se pourroit.
J'ay encore à vous prier de voir si l'on pourroit recouvrer quelque belle pièce d'argenterie, comme une conque \ des chenets, quelque table et autres choses semblables, et de tascher de l'avoir à bon compte, comme aussy quelque belle tenture de tapisserie, de celles qu'ils appellent contractagliate3, de velours et de loille d'or, qui sont en assez grand nombre dans Naples.
Pour ce qui est des peintures, vous me ferez plaisir de 1 n'envoyer un mémoire des plus rares qu'on pourroit avoir; mais il ne faut pas vous engager pour ces choses-là qu'auparavant vous n'ayez de mes nouvelles sur ce que vous m'en manderez.
1 Navires qui servaient aux transports de ' Ce mot , qui s'écrit ordinairement con-
troupes et de denrées. trattagiiate , est traduit dans les lexiques par
* Probablement dans le sens de coupe. cessées, travaillées avec arl.
Envoyez-rnoy aussy. s'il vous piaist , des eschantilions de toille d'or Déeemb et d'autres estoffes propres à faire des lits et des tapisseries, et prenez en patience la peine que je vous donne, puisque c'est pour la personne du inonde qui est le plus de vos amis.
CCXXXIY.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n" 1719, tome II, t° a5a recto. — Copie du temps.
A \1. DE TGRËNNE.
[Paris,] 20 décembre 1667.
On vous depescha dernièrement un courrier par qui vous aurez eu response sur les affaires dont vous m'avez escrit, qui se sont trouvées les plus pressées , et je m'asseure qu'en cette rencontre, comme en beaucoup d'autres, vous aurez peu reconnoistre qu'il faut qu'une chose soit impossible de soy quand elle ne se faict pas sur vostre instance; vous ne seau riez croire Testât misérable où nous sommes pour l'argent, et quels efforts il a fallu faire, dans cette occasion, pour vous donner contentement, quoyque la somme ne soit pas excessive.
Je pensois, dez avant-hier, vous renvoyer le sieur Du Val et me resjouir avec vous de l'entière guerison du Roy, qui est, grâces à Dieu, non-seulement hors de tout péril, mais, avec une santé plus asseurée qu'il ne l'avoit, il y a trois mois, quand la Reyne nous donna une autre alarme , estant tombée malade d'une fiebvre qui paroissoit fort lascheuse et à craindre dans le commencement, mais qui s'en est allée en deux jours, avec deux saignées et un peu d'abstinence; de sorte que, par la grâce de Dieu, il n'y a plus icy que tout subject de joye et de satisfaction.
Je continue à travailler avec grande application aux moyens de vous fortifier, et nommément à faire former le corps, dont je vous ay escrit, à mondict sieur d'Erlach. Il m'a fait asseurer qu'il souhaite passionnément vos bonnes grâces, et qu'il n'oubliera rien pour mériter vostre amitié. Je ne doubte point qu'en le cajolant un peu et luy monstrant
ire
Décembre affection et confiance, vous ne fassiez bientost de luy tout ce que vous ,c/'7 desirez. Vous jugerez assez combien ii nous seroit important et avantageux qu'il eust un corps de deux mille chevaux et de trois mille hommes de pied, que vous peussiez faire joindre à vous aussy souvent que vous en auriez besoin pour agir, et sur lequel vous eussiez la mesme authorité que sur vos autres troupes.
On apprend d'icy, avec tant de sentiment et de douleur, la désolation du pays de Mme la Landgrave, que les armées ennemies ravagent1, qu'il n'y a rien qu'on ne lîst avec grand plaisir pour luy procurer quelque soulagement et l'assistance de nos alliez; c'està-dire qu'il n'y a plus que l'impossibilité qui vous doive retenir d'entreprendre, ou la cognoissance que vous auriez d'en recevoir vousmesme plus de mal que vous n'en feriez aux ennemis; car il vaudroit mieux encore temporiser pour quelque tems que de faire un effort en vain, ou dont le préjudice rejaillist contre nous-mesmes; ce qui ne blesseroit pas seulement nostre réputation, mais seroit contre le bien des affaires, parce que tant que les armes du Roy demeureront sans action, elles dorîneront subject aux ennemis de craindre que cette nuée qui se forme prez d'eux ne leur fasse du mal. Que si elle avoit esclatté sans effect, et qu'on eust reconnu nostre foiblesse, nous en serions beaucoup moins considérez et dans la guerre et dans la négociation de la paix, et il faut avoir d'autant plus d'esgard à celle-cy que le traité de l'Empire semble estre dans sa crise, nostre satisfaction ayant esté adjustée pour une seconde fois, et presque tous les ministres de l'assemblée estant allez à Osnabrûk pour termine)' de mesme les affaires avec les Suédois.
Enfin, Leurs Majestez vous donnent pouvoir de prendre telle resolution que vous jugerez plus à propos sur les lieux, soit en vous joi-
1 Puffendorf (Rerum suecicarum lib. XIX , à se signaler dans les armées impériales,
S 5 1 ) donne des détails sur ces dévastations commandait l'avant-garde composée de
de la Hesse. Melander, général de l'armée cavalerie : rr Prœcu rrente cum valida equi-
impériale, ravagea le pays entre la Werra tum manu Montecucullo, lateomnia popu-
et la Fulde. Montecuculli , qui commençait labantnr.u
gnant aux forces de nos alliez, ou les assistant par diversion, pourveu Décembi que vous voyiez apparence de faire quelque chose de bon et d'utile.
Cependant on a faict avancer icy le terme du subside de Suéde, afin de leur donner moyen de remettre leur armée en bon estât, et on n'a pas payé seulement ce qui estoit deu par le passé à Mme la Landgrave, mais on luy a donné encore une somme considérable sur l'advenir.
Le gouverneur de Lavingen dit au sieur d'Erbigny l, à son retour de Munich, où comme vous sçavez MM. les plénipotentiaires l'avoienf envoyé, que, s'il avoit deux mille hommes de garnison dans sa place et un corps de cavalerie, il se feroit fort de les faire subsister sans qu'il en coustast rien au Roy. J'ay creu vous devoir faire part de cette ouverture, afin que vous examiniez la chose et en mandiez voslre advis. S'il n'y avoit qu'à donner l'argent pour la levée de ces troupes, Sa Majesté en feroit fort volontiers la despense; le tout est qu'on pust les y conduire; mais que cela réussisse ou ne réussisse pas, il semble qu'il est extrêmement important que la garnison de ladicte place soit tousjours forte, afin de tenir M. de Bavière en considération de ne pas entreprendre dessus, et nous conserver ce poste, qui nous donne l'entrée de son pays et tant de facilité de l'incommoder.
CGXXXV.
Archives des Affaires étrangères (Suède), tome Vil, r 384 et suiv. — Copie du temps.
A M. CHANIJT.
[Paris], ie 20 décembre 1667.
(extrait.)
Mazarin revient sur les de'pêches qui avaient été interceptées et qui avaient irrité le plénipotentiaire suédois Jean Oxenstiern 2 :
Nous ne pouvons croire qu'un grand ministre, comme son père3, aille
1 Henri Lambert d'Erbigny ou d'Herbi- " Axel Oxenstiern, grand chancelier de gny. (Voyez p. 32.3, note 1.) Suède, père du baron Jean Oxenstiern.
2 Voyez ci-dessus, p. 542, texte et note. (Voyez t. I, p. o,5o.)
Déeembrp si viste dans une affaire de cetle importance, ny que, quand il auroit, en son particulier, quelque subject de plainte à faire de la France, il veuille se venger aux despens de sa patrie et de sa inaistresse, ny que, quand il l'entreprendroit, il pust en venir à bout, Leurs Majestez ne doubtant point que la reyne de Suéde n'eust la bonté de l'empescher, non-seulement parce que son interest s'y rencontreroit, mais par ce aussy que sa générosité, sa gratitude et sa justice y seroient intéressées, estant certain que tout le péril que nous pouvons courir en cette rencontre ne nous arrive que pour nous estre attachez aveuglement en tout à ses sentimens et pour avoir considéré plus particulièrement les personnes qu'elle honoroit de son affection et de son estime l, ce qui pouvoit nous avoir mis les autres sur les bras, dont Sa Majesté est, ce semble, obligée à nous garantir.
Après avoir déclaré que les lettres que l'on dit avoir été interceptées ne contiennent rien contre l'alliance de la France et delà Suède, mais expriment, au contraire, le désir de la maintenir inviolablement, Mazarin ajoute :
Lesdictes depesches sont d'ailleurs toutes remplies de louanges de la reyne de Suéde et de la confiance entière que l'on prend en la fermeté de sa foy et de l'admiration en laquelle on a icy les grandes qualitez qu'elle possède; de sorte que, si les choses vont en contestation (ce que je ne puis croire), il ne vous sera pas malaysé, à mon advis, de mettre Sa Majesté de nostre costé, comme vous y aurez la raison, et cela estant, nous avons peu à craindre.
Neantmoins, comme la prudence veut qu'on songe tousjours au pis qui peut arriver, nous considérons qu'il se pourroit faire que M. le chancelier Oxenstiern eust esté tellement irrité par les depesches de son fils, qu'il se laissast aller aux mouvemens de sa colère, sans regarder aux interests de la Suéde, et taschast de porter toutes choses aux extremitez contre cette couronne , auquel cas vous devez traverser son dessein par tous les moyens que vous suggérera vostre industrie, et
' On a vu, en effet, dans la note, p. 5 A 2, une préférence très-marquée pour le conque Clianut s'appuyait sur l'opinion de la nétable Jacques de la Gardie et pour son fds , reine Christine. Cette princesse témoignait le comte Majjnus.
surtout faire en sorte d'estre bien adverty de tout ce qui [se] passera, Décembre et, en cas que vous descouvrissiez qu'on eust pris quelque resolution ,f"7 fascheuse, depescher au mesme instant un courrier expiez à MM. les plénipotentiaires pour la leur faire sçavoir.
Nous n'avons receu qu'avant-liyer les lettres de la reyne de Suéde touchant la rupture avec la Bavière et l'augmentation du subside. On ne peut y respondre par cet ordinaire, et on a faict arrester encore quelques jours le gentilhomme, qui devoit partir il y a longtems, afin qu'il pust porter les responses de Leurs Majestez. Ce pendant je vous diray, par advance, sur la rupture, qu'elle doit estre à présent accomplie, et, sur l'autre point, que l'on ne peut consentir à l'augmentation du subside; mais que, pour monstrer à la Reyne qu'il est impossible qu'elle demande jamais rien icy inutilement, la guerre continuant, on pourroit luy promettre une somme depuis cinquante mille escus d'or au soleil jusqu'à cent mille, qui sont du poids et de la bonté des ducats d'Allemagne1, pour une fois seulement, que l'on payeroit en France au mois de may prochain, si la paix n'est conclue entre cy et là, ou en Hollande, si l'on y insistoit de delà, et, en eschange, vous pourrez nous moyenner d'autres assistances, de celles que la Suéde peut donner à la France sans l'incommoder, comme des vaisseaux ou du canon, ou du cuivre, pour en fondre, et d'autres marchandises du climat, que la reyne de Suéde peut avoir facilement sans mettre la main à sa bourse; et pour des vaisseaux, vous pourriez demander celuy que l'admirauté a basty depuis peu et un autre de ceux où l'on travaille.
En outre, avant que nous payassions ladicte somme, on devroit nous rendre les deux mille et tant de cavaliers qui ont passé de ce service-cy à celuy delà couronne de Suéde2, ou, du moins, un nombre esgal; à quoy on ne croit pas qu'il se rencontre aucune dilliculté, puisque desjà la Reyne et ses ministres nous l'ont faict espérer; que, d'ailleurs, nostre . prétention ne sçauroit estre plus juste, ny, nous, avoir plusde besoin de
Le ducat d Allemagne avait une valeur note -i , et p. 48 1, des Weimariens, qui
d environ six livres de France. avaient abandonné l'armée de Turenne et
' Il a été question ci-dessus, p. M\6. avaient pris du service dans celle de Wrangel.
Décembre ce renfort, parce que, estant obligez de nous servir, dans les Pays- ,fi/|7- Bas, de quatre regimens de cavalerie françoise, que l'on a faict passer, dans cette conjoncture, dans l'armée de M. de Turenne, pour le renforcer, aprez qu'on les auroit retirez, il se trouveroit trop foible pour agir et pouvoir contribuer au bien commun.
Nous ne presu nions pas que vous rencontriez aucune difficulté à obtenir ce que dessus, moyennant la somme que vous avez pouvoir de promettre, puisque vous-mesme vous avez mandé que la reyne de Suéde s'atlendoit à bailler quelque chose en eschange de ce que nous luy accorderions. Mais, avec tout cela, si vous voyiez que les affaires prissent un train fascheux, et que les suites de la pièce que les Espagnols nous ont faite prez des ministres de Suéde fussent à appréhender, Sa Majesté vous donne pouvoir d'accorder ce que vous estimerez de ladicte somme, sans exiger rien de la Suéde. Et mesme , si le péril estoit fort pressant, et qu'il y eust à craindre une défection entière, Sadicte Majesté vous donne pouvoir de promettre, de sa part, tout ce que vous jugerez nécessaire pour destourner le coup, sans vous rien prescrire de particulier pour la forme de la promesse et pour le tems et le lieu du payement, et mesme d'adjouster quelque chose à la somme, si vous voyez l n'en pouvoir sortir autrement , Sa Majesté se reposant de tout cela sur vostre suffisance et sur vostre zèle, et eslant tres-asseurée que vous ne l'engagerez à rien qu'il n'y ayt une nécessité absolue de le faire, et dont on ne retire un advantage proportionné, et quoy que vous résolviez, il faudra le faire bien valoir à la Reyne, luy faisant cognoistre que sa seule considération me faict trouver très-faciles prez de Leurs Majestez les choses qui de soy seroient impossibles.
H importe que voussçachiez que Brun prétend que le baron Oxenstiern2 luy a promis qu'aprez la paix faicte la couronne de Suéde ne donnera aucune assistance de troupes ny d'autres choses à la France, si elle demeure en guerre avec l'Espagne, et qu'au contraire elle fera une estroite liaison d'interests et d'affection avec la couronne d'Es-
1 11 y a bien voyez et non croyez dans la 2 Jean Oxenstiern , plénipotentiaire à
copie. Osnabriïck.
DU CAKDIML MAZARIN. 553
pagne; niais je ne sçay pas connue quoy cela peut s'adjuster avec les Décembre véritables intereste de la Suéde, ny avec la ligue qu'elle a arresté i,)/l7 depuis peu avec le roy de Portugal.
On pourra vous faire des plaintes qu'il n'a tenu qu'au mareschal de Turenne de secourir Meninguen l, et je le juge ainsy par ce que M. Wrangels'en est expliqué de delà; mais il est certain qu'il luy a esté du tout impossible; car, dans le teins mesme que, sur les raisons qu'on avoit représentées aux ministres de Suéde, ils avoient trouvé bon que la France ne rompist pas sy tost contre Bavière, j'avois escrit à part audict sieur mareschal que, s'il voyoit jour à pouvoir faire quelque coup important, et entre autres de secourir Meninguen et donner un eschec aux troupes qui l'assiegeoient, il falloit qu'il passast par dessus toute sorte de considérations et ne differast pas plus longtems la rupture; mais il me fit respondre qu'il avoit examiné tous les moyens possibles de sauver ladicte place, et qu'il n'en avoit trouvé aucun seulement apparent- et où il ne courust une risque esvidente d'en recevoir l'affront, sans apporter aucun soulagement aux assiégez.
Je ne sçaurois trop vous repeter que M. de Turenne a tousjours eu ordre d'exécuter, fort ou foible , tout ce qui luy seroit mandé, de Munster, avoir esté concerté avec les plénipotentiaires de Suéde. D'abord ils acquiescèrent aux raisons qu'on leur dict qui nous dévoient obliger de différer, pour peu de tems, nostre rupture. Depuis ils ont changé d'advis , non pas tant , à ce qu'on nous mande , pour espérer grand secours, dans cette conjoncture, de l'action de M. le mareschal de Turenne. comme pour s'asseurer qu'il n'y a aucune intelligence secrète entre la France et M. de Bavière. Et aussytost MM. les plénipotentiaires ont depesclié à M. de Turenne pour le faire rompre sans y apporter le moindre deslay; ce qui luy a esté confirmé d'icy par un courrier qu'on a envoyé expiez \
\ ous aurez beau champ de faire valoir la promptitude avec laquelle nous avons satisfaict au désir des ministres de Suéde, dez qu'ils nous
' Memmingen. (Voyez p. 563, note 3.) apparence de succès. — Voy. ci-dessus,
' C'est-à-dire qui présentât seulement une p. 54i et suiv.
MA7ARIN. — 11. -c
Décembr-p l'ont déclaré, puisque non seulement les mesmes raisons qui nous ,(i/'7 avoient obligé de différer ladicte déclaration, et qui avoient forcé les ministres de Suéde à estre du mesme advis, subsistent tousjours, mais qu'il se rencontre encore que, pour plaire simplement à nos alliez, nous rompons, sans hésiter, dans une conjoncture que toutes les forces impériales et bavaroises, qui se retirent du pays de Hesse1 pour aller en Franconie, nous tomberont infailliblement sur les bras; et ce qui n'est pas moins à considérer, nous rompons dans un tems que les Espagnols se vantent que le baron Oxenstiern leur a promis positivement que la Suéde nous abandonneroit et feroit son accommodement particulier avec l'Empereur.
J'avois oublié de vous dire deux choses: l'une que les ministres d'Espagne se vantent que, par le moyen de cette négociation qu'ils ont eue avec le baron Oxenstiern, ils ont tellement brouillé les atfaires d'Allemagne, qu'ils ne doutent plus que la paix de l'Empire ne soit aussy esloignée de la conclusion, comme elle en a esté proche; l'autre que Brun a dict avoir appris dudicf baron que son parti, malgré les François et les ennemis de sa maison, seroit plus relevé qu'aucun autre en Suéde par l'alliance qu'il alloit conclure avec le comte Drost. Je vous prie de mesnager tout cecy avec vostre circonspection ordinaire, et sçachez, du reste, que nous avons beaucoup de repos d'esprit de voir un si bon pilote que vous dans la tourmente qui va s'eslever au lieu où vous estes.
GCXXXV1.
Bibl.publ.de Chartres, mscr. 57. Original signé el en partie chi lire; Le chiffre est traduit.