‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáereChapitre 85 sur 146 · I.IEI'X DES DATES · texte numérisé non relu

I.IEI'X DES DATES

Sans date précise.

Au duc d'Enghicn.

On a appris qu'il s'est emparé d'Heidelberg et qu'il marche vers Heilbron. (P. 206-206.)

5 août.

Paris.

Au duc de Longueville.

La cour d'Espagne s'en remet entièrement à ce que décideront Castel-Rodrigo et Peîiaranda pour la paix. Prière de ménager les ambassadeurs de Bavière. Nouvelles de Flandre. Renforts

envoyés aux armées. (P. 206-208.)

5 août.

Paris.

Avantages que la France a procurés à la Suède. (P. 208-209.)

12 août.

Paris.

Au duc de Longueville.

Défiance que l'on doit avoir du duc de Bavière. Nouvelle de la prise de Bourbourg. (P. 209-210.)

i 5 août.

Paris.

A M. de Turenne.

Nouvelle de la victoire de Nordlingen. Joie tempérée par la perte de personnes que Mazarin estimait. Détails sur divers mouvements des troupes. Régiments envoyés à Turenne.

i y août.

Paris.

Au duc de Longueville.

Importance de la victoire de Nordlingen pour le succès des négociations. Ouvertures faites par Contarini pour la paix avec l'Empire et une longue trêve avec l'Espagne. (P. 216-217.)

26 août.

Paris.

Au duc de Longueville.

Propositions d'un mariage du Roi avec l'infante d'Espagne. Mazarin n'est pas éloigné d'y prêter l'oreille. (P. 217-218.)

3o août.

Paris.

A Vincent Vlartinozzi.

Mazarin ne comprend plus rien à l'affaire des Barberins. Après avoir témoigné beaucoup d'empressement d'être reçus sous le protectorat de la France, ils montrent de la froideur. Le cardinal de Valençay a eu tort de promettre au cardinal Antoine le titre de protecteur de France pour trois mois. Mazarin proteste de son désir de servir le cardinal Antoine, auquel il a toujours été attaché. On attend l'arrivée de l'archevêque d'Aix. (P. 218-221.)

5 septembre.

Paris.

A Zongo Ondedei.

Mazarin s'en remet, pourles Barberins, àeequ'il a écrit à Vincent Martinozzi. 11 engage Ondedei à venir à la cour de France pour traiter lui-même cette affaire. Détails sur Beaupuis. les cardinaux Pamfilio et Pancirolc. (P. 221-223.)

9 septembre.

Paris.

Au duc do Longueville.

Mazarin est d'avis de communiquer aux Suédois les négociations avec la Bavière, quoiqu'ils n'aient pas toujours montré le même scrupule dans leurs relations avec la France. (P. aai-

1 6 septembre.

Fontainebleau.

Au chancelier.

Il serait important que le procès de M. de Beaufort fût bien conduit (P. 225-22Ô.)

a S septembre.

Fontainebleau.

A l'abbé de la Rivière.

Nouvelles de l'armée et de la cour. Arrestation de Fontaine- Chalandray. (P. 226-228.)

Au maréchal de Gramont.

Mazarin l'autorise à revenir à la cour dès qu'il le jugera à propos. Négociation avec le duc de Bavière. Le duc d'Enghien a quitté Philipsbourg en bonne santé. (P. 2a8-a3o.)

DES LETTRES IMPRIMEES

2 octobre. A M. do Tarenne.

Fontainebleau.

5 octobre. An roi de Pologne

Fontainebleau.

1 4 octobre. Au duc de Longueville.

Fontainebleau.

ao octobre.

Fontainebleau.

a5 octobre.

Fontainebleau.

Au duc de Lodru •■ i U<-.

A M. de Gassion

•28 octobre. Au duc de Longueville.

Paris.

29 octobre. Au cardinal Grimaldi.

Paris.

29 octobre. Au cardinal Barberino.

1 1 novembre. A M. Brasset.

Paris.

1O novembre. A Zongo Ondedei.

Paris.

1G novembre. A M. de Gassion.

Paris.

Désir de la délivrance de Rosen. Regret que le siège d'fleiibron n'ait pu réussir. On écrit aux plénipotentiaires pour obtenir que Torstenson agisse de concert avecTurenne. (P. 23i- 234.)

Remereiments pour la lettre que lui a écrite de sa main le roi de Pologne. Eloge de la princesse Marie de Gonzague, qui lui est destinée. Affaires de Rome. (P. 234-235.)

Les Espagnols prétendent que le Pape veut, comme eux, allumer le feu en France. Négociation de Hersent. Plaintes de la conduite du cardinal de Valençay et du duc de Bouillon. (P. a36- 238.)

Plaintes contre les divisions et les caprices des généraux, qui font échouer de grands desseins. Nouvelles d'Italie. (P. a38- 239.)

Mémoire envoyé relativement à Cassel. Nouvelle de la prise de cette place par les Espagnols. (P. 289-24 1 .)

Nécessité de traiter le plus tôt possible avec le duc de Bavière. Plaintes contre les Suédois. (P. 242-243.)

Mazarin s'est employé avec affection à protéger les Barberins. Plaintes contre le cardinal de Valençay. Détails sur la mission de l'abbé de Saint-Nicolas (Henri-Arnauld). Avertissements à donner à Dunozet, à Ondedei et à Benedetti. Grimaldi doit expédier un courrier, s'il découvre quelque intrigue du cardinal de Valençay et du duc de Bouillon. Détails sur certains cardinaux. Importance du port de la Spezzia. Remerciments pour le discours qu'il a tenu au cardinal Giustiniani sur Beaupuis. Courrier envoyé par le Pape. (P. a44-252.)

On lui envoie, par l'intermédiaire du cardinal Grimaldi, une dépêche dans laquelle le roi déclare qu'il le prend sous sa protection. Quant au cardinal Antoine, Mazarin lui a fait savoir qu'il pouvait aller en Piémont. Mort de Buti , envoyé par le cardinal Antoine. Le cardinal de Valençay a déclaré qu'il ne voulait plus être chargé des affaires de France à Rome.

Eloge de la conduite du prince d'Orange et des États des Provinces-Unies, qui n'ont pas voulu prêter l'oreille aux propositions de traité particulier avec l'Espagne. (P. 26 4.)

Mazarin loue le langage qu'il a tenu au cardinal Pamfilio. Le pape devrait se conduire autrement à l'égard de la France. Mazarin engage Zongo Ondedei à renoncer à la charge qu'il remplit à Rome et à venir s'établir en France. (P. 255-a56.)

Mazarin se réjouit de la défaite des troupes de Lamboy par Gassion. Prise d'Hulsl par le prince d'Orange. Les ennemis ont l'intention d'attaquer Menin. Recommandation de ne jamais souffrir que la religion ni les ecclésiastiques soient maltraités par les gens de guerre. Nouvelles recrues. (P. 25G-259.)

DATES et

LIEnS DES DATES.

17 novembre.

Paris.

2 décembre.

Paris.

5 décembre.

Paris.

8 décembre.

Paris.

SUSCRIPTIONS

A M. de Turenne.

Au duc de Longueviile,

A M. de Turenne.

Au cardinal Grimaldi.

9 décembre. A M. Brasset.

23 décembre.

Paris.

3o décembre.

Paris.

1 3 janvier.

Paris.

Au duc de Longueviile.

A M. Brasset.

Au duc Longueviile.

20 janvier. Au duc de Longueviile.

Paris.

3 février.

Paris.

3 février.

Paris.

7 février.

Paris.

A M. Brasset.

Au duc de Longueviile.

ANALYSES DES LETTRES

Mazarin déclare que Turenne, bien loin de devoir être blâmé de sa retraite de Mariendal, y a acquis beaucoup d'honneur. Plaintes contre les Suédois qui ont peu répondu aux efforts de la France. Mazarin approuve l'expédition deTurenne contre Trêves. Il l'engage éprendre ses quartiers d'hiver sur la Sarre. Détails sur les levées de troupes et les dépenses de l'armée. (P. 259-264.)

Proposition d'un mariage entre l'archiduc Léopold et M11' de Montpensier. Intention perfide des ennemis en faisant cette proposition. (P. 264-265. )

Mazarin le félicite d'avoir terminé la campagne par la prise de Trêves. Subside envoyé à l'Electeur. Arnauld de Corbeville et Lamet cités. (P. 265-267.)

Grimaldi avait conseillé d'entreprendre une expédition contre les présides de Toscane. Mazarin connaît l'importance de ces places. Remercîments pour l'envoi des plans des présides. On "attend l'arrivée prochaine du cardinal Antoine. Détails sur Vigevano. (P. 267-270.)

Compliments pour le prince d'Orange. La ville de Mardick a été surprise par les Espagnols. (P. 270-271.)

Discours tenu à la reine de Pologne par Castel-Rodrigo. Le roi d'Espagne veut faire Mazarin arbitre de la paix. Défiance que doit inspirer cette proposition. (P. 271-272.)

Eloge de sa conduite, surtout pour rétablir la concorde entre le Portugal et les Provinces-Unies. Détails sur la landgrave de Hesse, sur des levées de troupes, etc. (P. 272-275.)

Intrigues de Lisola. Correspondance de Hersent avec Rome. Protection accordée par la France aux Barberins. Elle se forme ainsi un puissant parti dans Rome. Détails sur Trautmansdorff, le duc de Bavière, le cardinal Pamlilio. ( P. 276- 278.)

Mazarin se plaint de la conduite du prince de Condé. (P. 379- 280.)

Propositions de paix faites par les Espagnols. Brassai doit en donner avis au prince d'Orange. Nouvelles diverses. (P. 280- 281.)

Services que la France a rendus à la Suède. Conférence de d'Avaux avec Lisola. Il faut mettre les Espagnols dans l'impossibilité de nuire à la France. (P. 281-284.)

Le but des Espagnols est de diviser la France et ses alliés. Les plénipotentiaires ne doivent pas prêter légèrement l'oreille à leurs propositions. Mazarin recommande l'échange de la Catalogne contre les Pays-Bas espagnols. ( P. 285-288.)

DES LETTRES IMPRIMEES

DATES et

LIEUX DBS DITES.

si février.

Paris.

8 mars.

Paris.

10 mars.

Paris.

17 mars.

Paris.

3i mars.

Paris.

8 mai.

Paris.

7 juin.

Amiens.

10 juin.

Liancourt.

27juin.

Paris.

ao juillet.

Fontainebleau.

3 août.

Fontainebleau.

16 septembre.

Fontainebleau.

36 septembre.

Fontainebleau.

S0SCR1PT1OISS

A M. d'Estrades.

A M. d'Estrades.

A M. d' A vaux.

A M. Brasset.

A M. Brasset.

A M. Brasset.

Au cardinal Grimaldi.

Au cardinal Grimaldi.

Au cardinal Grimaldi.

A l'archevêque d'Aix.

A M. d'Avaux.

Au

maréchal de Gramont.

Au duc d'Enghien.

Au duc d'Enghien.

ANALYSES DES LETTRES

Mazarin insiste encore sur l'échange de la Catalogne. Propos attribués à Noirmont. Les Espagnols cherchent à gagner les Etats-généraux des Provinces-Unies. (P. 289-290.)

Plaintes contre Paw et Knuyt, députés de Hollande au congrès de Munster. (P. 291-292.)

Il a bien fait de pénétrer le fond de la pensée des Suédois ; ils veulent la continuation de la guerre d'Allemagne. (P. 292-293.)

Bruit répandu d'un projet de mariage du Roi avec l'infante d'Espagne. C'est un artifice des Espagnols ponr séparer la France de ses alliés. Mazarin ne veut dissimuler aucune négociation aux Provinces-Unies ni au prince d'Orange. Eloge de la conduite de Brasset. Détails sur l'envoi de vaisseaux achetés en Hollande. (P. 293-298.)

Projets sur les Pays-Bas en cas de cession de cette contrée par les Espagnols. (P. 298-300.)

Offres faites par Penaranda à Knuyt. (P. 3oo-3oa.)

Mazarin désire sincèrement une réconciliation entre le pape et la France. (P. 3oa. )

Renseignements sur l'expédition des Français contre les présides de Toscane et sur le siège d'Orbitello. Nécessité d'agir avec prudence en ce qui concerne Naples. (P. 3o2-3oû. )

Pouvoirs donnés au cardinal Grimaldi par le Roi , pour intervenir dans les conseils de guerre. (P. 3o5.)

Affliction qu'a ressentie Mazarin à la nouvelle de la mort du duc de Brczé. Importance de renvoyer promptement la flotte sur les côtes de Toscane. (P. 3o5-3o6.)

Impression favorable produite par le voya ge de Mm" de Longueville à Munster. Mazarin proleste de son désir sincère de la paix. (P. 3o6-3o8.)

Triste état du prince d'Orange. Désir que l'on puisse faire agirl'armée hollandaise. Nouvelles de l'armée française. On doit toujours tenir en échec les troupes ennemies. Le maréchal de Gramont doit chercher à gagner le prince Guillaume de Nassau. Bruits répandus sur le duc d'Enghien. (P. 3o8-3u.)

Mazarin pense que le prince est occupé actuellement au siège de Dunkerque. Mesures prises pour en assurer le succès. Mazarin informe le duc d'Enghien des mouvements des ennemis (P. 3u-3i7.)

Nouveaux détails sur les mouvements des troupes espagnoles. L'ambassadeur d'Espagne presse le parlement d'Angleterre de secourir Dunkerque. Le duc de Lorraine refuse de marcher au secours de cette ville. (P. 317-320.)

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

LIECX DES DATES.

28 septembre Fontainebleau.

4 octobre.

Fontainebleau.

4 octobre.

Fontainebleau.

1 3 octobre.

Paris.

•20 octobre.

Paris.

27 octobre.

Paris.

19 novembre.

Paris.

SDSCR1PTI0NS

A M. le Prince.

Au maréchal de Gramont.

A M. le Prince.

Au

président de Bellièvre,

A M. le Prince.

A M. Brasset.

Au

président de Bellièvre.

ANALYSES DES LETTRES

21 décembre.

Paris.

! 1 décembre.

Paris.

Nouvelles du duc d'Enghien, de Flandre, d'Allemagne, d'Espagne et d'Italie. Succès de la France. Les impériaux accordent les conditions demandées. (P. 3ao-323.)

Influence funeste de la princesse d'Orange. Accueil qu'elle a fait au maréchal de Gramont. Les ennemis sont assurés que les troupes des Provinces-Unies n'agiront pas. (P. 323-320.)

Le pape a donné satisfaction au Boi dans l'affaire des Barberins. Nouvelles d'Italie, de Flandre, où le duc d'Enghien presse vivement Dunkerque, de la cour, de Pologne clc (P. 326-328.)

Mazarin se réjouit de la prise de Dunkerque. Succès des armes françaises sur tous les points. (P. 328-329.)

Nouvelle de la capitulation de Dunkerque. Siège de Lérida par le comte d'Harcourt. Prise de Piombino. Siège de Porto-Longone et d'Augsbourg. Les traités de paix s'avancent. (P. 320- 33 1.)

Siège de Venloo entrepris par l'armée des Provinces-Unies. Jalousie de la Zélande. à l'occasion de la prise de Dunkerque. Brasset doit cultiver l'affection de la province de Hollande. Approbation de la conduite de Brasset. (P. 33 1-334.)

Aveuglement du roi d'Angleterre qni se refuse à tout ce qu'on lui demande pour l'église presbytérienne. Protestations de dévouement pour ce prince. Levées que l'on doit faire en Ecosse. Le roi d'Angleterre ne peut pas songer à se retirer en France. Prise de Porto-Longone. (P. 334-337.)

Mazarin ne croit pas que le roi d'Angleterre puisse abdiquer en faveur de son fils le prince de Galles. Cause de la conduite des Ecossais envers le roi Charles I". Levées de troupes en Ecosse. (P. 337-339.)

Levée du siège de Lérida. Plaintes de la conduite du comte d'Harcourt. (P. 34o-34i.)

Bruits répandus contre la France dans les Provinces-Unies. On l'accuse de vouloir massacrer les protestants, etc. Absurdité de ces accusations. Mazarin demande des renseignements sur Philippe Roi. Efforts des Espagnols pour séparer les Provinces-Unies de le France. Intelligence de Gorrin avec Caslel- Bodrigo et la princesse d'Orange. (P. 34i-344.)

Au cardinal Grimaldi. On n'a pas encore pris les dernières résolutions pour la chaîne campagne (P. 345.)

décembre. Au

Paris. président de Bellièvre.

10 décembre. Au duc de Longueville.

Paris.

A M. Brasset.

DES LETTRES IMPRIMEES

DATES

LOTI DES DATES

1 1 janvier.

Paris.

) ■;. janviei .

Paris.

i ."> janvier.

Paris.

i x janvier.

Pari<.

•m janvier.

Paris.

aa janvier.

Paris.

3o janvier.

Paris.

8 février.

Paris.

SUSCRIPTIONS

Aux plénipotentiaires.

Au président de Bellièvrc.

i \l. de Turenne.

A M. Servien.

A M. Servien.

Au président de Bellièvre.

A M. Servien.

ANALYSES DES LETTRES

Au roi de Portugal.

A M. Servien.

Mauvais vouloir des Espagnols à l'égard de Trautmansdorff; accusations contre lui. Castel- Rodrigo est disposé à abandonner à la France Piombino et Porto-Longone. On craint les projets de la France relativement au Portugal. Avis sur la conduite de Conlariiii. Les Espagnols espèrent former dans le nord une ligue contre la Suède. Les ministres d'Espagne craignent que le duc de Bavière ne signe un traité de neutralité. Perfidie de Pavv et de Knuyt , qui communiquent leurs instructions à Penaranda. Servien screndà la Haye pour traiter avec les Provinces- Unies. Mazarin rabaisse l'avantage obtenu par les Espagnols à Lérida. On fortifie Piombino et Porto-Longone. Renforts envoyés en Flandre. (P. 345-355.)

Bellièvre doit détourner le roi d'Angleterre de se diriger vers Londres. Mazarin craint qu'il ne soit déjà à Holmby. Instructions données à l'ambassadeur. (P. 355-357.)

Les Suédois s'opposent à une suspension d'armes dans l'Empire. (P. 357-359.)

Les dépulés de Hollande ont signé les articles d'un traité particulier avec l'Espagne. Nécessité de conclure promptement un traité de garantie réciproque avec les Provinces-Unies. Conduite que doit tenir Servien à l'égard de cette république. (P. 35n-3G4.)

Artifices employés par les Espagnols pour détacher les Provinces-Unies de la France. Servien pourra facilement les déjouer. (P. 3Gi-3Go,.)

Opiniâtreté du roi d'Angleterre, qu'une sorte de fatalité entraîne vers le précipice. La France ne s'est jamais engagée à rompre avec l'Angleterre pour le soutenir. (P. 369-372.)

Plaintes contre la conduite des députés des Provinces-Unies. Ils ont affirmé que l'armée de cette république n'entrerait point en campagne cette année. La France n'en poursuivra pas moins la guerre avec énergie. Considérations que Servien pourra développer pour maintenir les Provinces-Unies dans l'alliance de la France. Comment pourrait être formulée la garantie réciproque entre la France et les Provinces-Unies. Post-scriptum de la main de Mazarin sur Philippe Roi. (P. 372-382.)

Désir de Mazarin d'affermir la couronne de Portugal dans h maison de Bragance. (P. 38a.)

Mazarin regarde l'ambassadeur de Hollande comme inepte. Brun a offert aux Français la cession de Piombino et Porto-Longone. Servien doit s'efforcer de faire adopter par les Provinces-Unies le projet de traité de la France avec l'Espagne. Il doit chercher à gagner la princesse d'Orange. Mazarin désire que, dans le traité, les obligations, de part et d'autre, soient bien déterminées. (P. 383-385.)

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

UBDI DES DATES.

8 février.

Paris.

î" mars.

9 mais.

Paris.

10 mars.

Paris.

i5 mars.

Paris.

SUSCRIPTIONS

Au Président de Bellièvre.

Au duc de Longueville.

A M. Servien.

A M. Lanier.

A M. d'Avaux.

ANALYSES DES LETTRES

2 0 mars.

Paris.

A M. de Turenne.

Au duc de Longueville.

Montreuil ne doit pas rester auprès du roi d'Angleterre, à moins que Bellièvre ne juge sa présence nécessaire. L'ambassadeur continuera à agir en faveur du Roi , mais en évitant de donner au peuple anglais aucune occasion d'aigreur contre la France. (P. 385-387.)

Nouvelles plaintes contre Paw et Knuyt, à l'occasion de la relation qu'ils ont adressée aux États généraux des Provinces- Unies. Résolution prise contre Paw dans le conseil du Roi. (P. 387-388.)

Servien doit s'entendre avec Gassion pour la prochaine campagne. Mazarin voudrait établir une suspension d'armes en Allemagne. Turenne pourrait alors amener ses troupes dans le Luxembourg. Entreprises projetées sur Anvers , Gand ou Bruges. Mazarin est résolu de ne point se relâcher sur les conditions de la paix. Il pense que les Espagnols seront forcés de l'accepter. Il importe de ne pas exciter la jalousie des Hollandais au point de vue commercial. Il faut gagner la princesse d'Orange ou du moins empêcher qu'elle ne soit nuisible. (P. 388-391.)

Envoi de M. le Prince (Louis II de Bourbon) en Catalogne. Le Portugal doit le seconder par une puissante diversion. (P. 391- 392.)

Avis du cardinal Mazarin sur la conduite qu'il faut tenir avec les Suédois. Ils soutiennent vivement les intérêts du prince Palatin et, en général, des protestants d'Allemagne. Les plénipotentiaires français doivent protéger contre eux la cause catholique et déclarer que la France ne continuera pas la guerre pour des intérêts particuliers. Elle est obligée de retirer une partie de ses troupes d'Allemagne pour lutter contre les Espagnols. Il faut commencer par s'assurer des impériaux et du duc de Bavière, et ensuite parler avec fermeté aux Suédois, afin de les contraindre à signer la paix à des conditions raisonnables. (P. 392-399.)

Il peut sortir d'Allemagne avec son armée, puisque les Suédois ont bien quitté ce pays pour aller en Danemark. (P. 4oo.)

Mazarin revient sur le reproche déjà fait au duc de Longueville d'avoir remis aux députés des Provinces-Unies le projet de traité de la France avec l'Espagne. Le but que l'on se proposait était de prouver aux Provinces-Unies que la France voulait sincèrement la paix; on aurait du s'adresser directement à l'assemblée des Etats généraux, et non aux députés Paw et Knuyt, dont on avait reconnu la mauvaise foi. 11 y a contradiction entre la conduite qu'on tient à l'égard de ces députés à Munster et à la Haye. Mazarin répond à toutes les raisons alléguées par le duc de Longueville pour justifier sa conduite. (P. ioa-4i2.)

Celle letire a été placée à tort après celle du a3 ma

DES LETTRES IMPRIMEES

a3 mars.

Paris.

3i mars.

Paris.

5 avril.

Paris.

1 2 avril.

Paris.

i3 avril.

i4 avril.

20 avril.

Paris.

g mai.

Paris.

18 mai.

Amiens !.

21 mai.

Amiens 5.

SUSCRIPT10NS

A M. de Turenue.

Au Président de Bellièvre.

A AI. d'Avaux.

Au Président de Bellièvre,

A M. de Turenne.

A M. de Turenne.

Au duc d'Orléans.

Au duc de Longueviile.

Au maréchal de Gramonl.

Au duc d'Orléans.

La [''raine peut traiter librement avec la Bavière d'après la déclaration qu'ont faite les Suédois. Il serait préférable que la France et la Suède pussent conclure une suspension d'armes avec la Bavière. Turenne doit en faire l'ouverture au général Wrangel. Mazarin souhaite que Turenne puisse se rendre dans le Luxembourg. (P. 4oo-4o2.)

Mauvaises dispositions des Anglais à l'égard de la France. (P. 4 12.)

Mazarin revient encore sur la faute commise par le duc de Longueville. Ses relations avec Paw, que l'on déclare ennemi de la France, paraissent étranges. Les raisons que le duc de Longueville a fait alléguer par La Croisette ne sont pas admissibles. (P. 4i3-4i6.)

Services que sa présence à Londres peut rendre au roi d'Angleterre. Cependant on l'autorisera bientôt à revenir en France. (P. 4i7.)

Conclusion de la trêve d'Ulm; joie qu'en éprouve Mazarin. Il espère que cette trêve sera bientôt suivie de la paix de l'Empire. Turenne doit résister à toutes les instances de Wrangel pour l'entraîner en Bohème. (P. 417-421.)

Mazarin a été surpris du projet formé par Turenne de se rendre en Franconie pour passer ensuite en Bohème. Il réfute les raisons alléguées en faveur de ce projet. 11 n'est pas nécessaire de presser vivement l'Empereur, qui a accordé tout ce qu'on lui demandait. La paix de l'Empire ne peut tarder à être conclue. Mazarin songe à joindre les troupes qu'amènera Turenne à celles du prince d'Orange. (P. 42i-4a4.)

Nouvelles d'Allemagne, des Provinces-Unies et des Pays-Bas espagnols. (P. 425-4aG.)

Tme demandée par la France pour le Portugal. Guerre de Venise contre les Turcs. Intervention de la France en faveur de Venise. (P. 427-429.)

Courageuse résistance d'Armentières. (P. 437.)

Mazarin s'efforce de hâter la marche des troupes; leur retard a été funeste à la France. Entrevue de Mazarin cl de Gassion à Doulens. Plan de campagne. Rantzau doit joindre ses troupes à celles da Gassion. Espoir que la paix d'Allemagne sera bientôt conclue. En Catalogne le prince de Condé assiège Lérida. Nouvelles de Flandre. Du Plessis-Bellière est résolu à bien défendre Armentières. (P. 4*29-435.)

La cour s'était rendue- à Amiens pour être plus rapprochée Ju théâtre de la guerre. Cette lellre doit être placée avant celles du ai et du 22 mai.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

MEUS DES DITES

aa mai.

8 juin.

Amiens.

i3 juin.

Amiens.

as juin.

Amiens.

22 juin.

Amiens.

20 juin.

Amiens.

ay juin.

Amiens.

Fin juin.

Amiens.

C juillet.

Amiens.

i3 juillet.

Amiens.

16 juillet.

Amiens.

17 ou 18 juill.

Amiens.

ly juillet.

Amiens.

ig juillet.

Amiens.

20 juillet.

Amiens.

SUSCRIPT10NS

DES LETTHES.

ANALYSES DES LETTRES

A M. de Turenne.

Au duc de Longueville.

A M. de Turenne.

Au duc de Longueville.

Au président de Bellièvre.

A M. de Turenne.

Au comte Magnus de la Gardie.

A M. de Croissy.

Au président de Bellièvre.

Au duc de Longueville

Au maréchal de Gassion.

A M. Servien.

Au

maréchal de Rantzau.

A M. Servien.

A la princesse de Phalsbourg.

Au

président de Bellièvre.

Regret que Turenne n'ait pu arriver plus tôt dans le Luxembourg. Siège d'Armentières. Mouvements des troupes. Nouvelles d'Allemagne. (P. 435-436.)

Le duc de Longueville insiste pour obtenir son congé. Mazarin indique les inconvénients qui résulteraient de sa retraite de Munster. (P. 437-138.)

Passion avec laquelle Mazarin souhaite son arrivée dans le Luxembourg. Prise d'Armentières par les Espagnols. (P. 43y-44o.)

Mazarin répond au reproche de n'avoir pas voulu la paix, que le duc de Longueville lui avait adressé. (P. 44o-445.)

Malheur du roi d'Angleterre. Il faut attendre si la fortune n'ouvrira pas quelque porte à son rétablissement. (P. 445-446.)

Mazarin a été touché du malheur qui lui est arrivé par suite de la révolte d'une partie de son armée. (P. 446-447.)

Nouvelle de la révolte d'une partie de l'armée de Turenne. (P. 447-448.)

On l'envoie près du duc de Bavière pour empêcher ce prince de se laisser entraîner dans le parti de l'Autriche. (P. 448- 44y.)

Mazarin ignore les négociations de la reine d'Angleterre et du prince de Galles avec les presbytériens. (P. 44y.)

Mazarin souhaite la paix avec passion; mais il la veut glorieuse et sûre. Plaintes contre les députés des Provinces-Unies. Il serait à souhaiter que Penaranda quittât le congrès de Munster. Gassion a investi Ja Bassée, et Rantzau marche vers Dixmude. (P. 45o-45i.)

Les ennemis assiègent Landrecies. Prise de Dixmude par Rantzau. (P. 45a.)

Il faut se contenter de ce que les Hollandais voudront accorder pour la garantie, et ne pas entamer actuellement la question du Portugal. (P. 453-454.)

Mazarin l'engage à seconder le siège de la Bassée sans joindre son armée à celle de Gassion. (P. 455-456. )

Les Français se sont emparés de Dixmude et de la Bassée. Plaintes contre le gouverneur de Landrecies, qui acapitulé sans attendre que la mine eût joué. (P. 456-458.)

Levée du siège de Lérida. Petits malheurs arrivés au commencement de la campagne. Les Espagnols n'ont pas englouti la France, comme ils l'avaient annoncé. (P. 458-45y.)

Eloge de sa conduite. Négociation du résident de Suède en Angleterre avec l'ambassadeur d'Espagne. (P. 45y-46o.)

DES LETTRES IMPRIMEES

et

LIEVX DE< D1TKS.

22 juillet.

Amiens.

a5 juillet.

Amiens.

26 juillet.

Amiens.

6 août.

Dieppe.

9 août.

Paris.

i3 août.

Paris.

16 août.

Paris.

16 août.

Paris.

21 août.

Paris.

A M. le Prince.

Au marquis de Fontenay-Mareuil.

On a intercepté des lettres de D. Louis de Haro. Les Espagnols veulent à tout prix éviter une bataille. Détails sur Fleix, Balaguier, Tarragonc. Trahison de Jean de Werlh; on doit veiller sur la conduite du duc de Bavière. Nouvelles de Catalogne et de Flandre. (P. 46i-465.)

Eloge de sa conduite avec le Pape, <jni parait disposé à nommer cardinal Micliel Mazarin. On a reçu la nouvelle du soulèvement de Naples. Fontenay-Mareuil ne doit rien négliger pour fomenter les révoltes de Naples et de Sicile. (P. 465-466.)

Au cardinal Grimaldi. Des propositions ont été faites au prince de Condé pour qu'il prit le commandement des troupes envoyées à Naples: mais, malgré les instances de la reine, Mazarin n'espère pas quele prince veuille se charger de cette expédition. (P. 667.)

A M. de Turenne.

Au duc de Longueville.

Au marquis de Fontenay-Mareuil.

A M. d'Avaux.

Au duc de Longueville.

Au marquis de Fontenay-Mareuil.

Mazarin l'engage à venir pour quelques jours à la cour, dans le cas où le service du Roi n'en souffrirait pas. Il doit avertir Wrangel qu'à la première nouvelle de la conduite suspecte du duc de Bavière, il s'est mis en marche pour repasser le Rhin. Le Roi veut ainsi prouver son affection à la couronne de Suède. Turenne doit traiter avec la landgrave de Hesse et avec Kcenigsmark pour lâcher d'obtenir qu'une partie de leurs troupes se joigne à l'armée de la France dès qu'elle aura passé le Rhin. (P. 468-469.)

Turenne a fait arrêter le général Rosen et se dispose à marcher, avec un corps de cavalerie, contre les troupes mutinées. 11 veut rejoindre, avec tontes les forces qu'il a pu réunir, le général suédois Wrangel. Les Espagnols redoutent la conclusion de la paix entre la France et l'Empereur. (P. 469-670.)

Mazarin est d'avis que la France ne doit s'engager ni à Naples ni en Sicile, à moins d'y être appelée par le peuple. (P. 471.)

Wolmar, plénipotentiaire de l'Empereur à Munster, est dans la dépendance de Penaranda , et ne fera pas un pas sans que ce dernier le lui permette. La situation des affaires en Allemagne est avantageuse. On peut compter sur les Suédois. (P. 471- 473.)

On paraît disposé à montrer moins de rigueur envers Paw et Knuyt , et on espère qu'à l'avenir ils ne s'exposeront pas à encourir l'indignation du roi de France. Importance des événements de Naples et de Sicile. (P. 473.)

Le Pape , toujours favorable à l'Espagne , s'est efforcé d'apaiser la révolte de Naples. Mazarin blâme la précipitation avec laquelle son frère Michel Mazarin, l'ambassadeur et l'abbé de Saint-Nicolas, ont réclaméi'envoidéFarmée navale de France àNaples. Elle restera à Porto-Longone, et se tiendra prèle à intervenir lorsqu'il sera nécessaire. Il faut surtout fomenter la révolte de Sicile. Mazarin désire que le Pape fasse sou frère cardinal sur la présentation du roi de Pologne. (P. 474-477.)

DATES el

LIEUÏ BES DATES.

22 août.

Paris.

y.'i août.

Paris.

•37 août.

Paris.

3o aoùl.

Paris.

6 septembre.

Paris.

9 septembre.

Paris.

1 1 septembre.

Fontainebleau.

i5 septembre.

Fontainebleau.

20 septembre.

Fontainebleau.

27 septembre.

Fontainebleau.

28 septembre.

Fontainebleau.

SUSCRIPTIONS

DES LETTliES.

Au duc de Longueville.

A la princesse de Phalsbourg.

A M. de Turenne.

A M. d'Avaux.

Au cardinal Grimaldi.

Au cardinal Grimaldi.

A M. de Turenne.

A M. de Turenne.

An duc de Longueville.

Au marquis de Fonlenay-Mareuil.

Au duc de Longueville.

ANALYSES DES LETTRES

Mazarin se plaint des Espagnols, qui. ne veulent pas de la paix. Il annonce au duc de Longueviile le choix de son frère, Michel Mazarin, comme vice-roi de Catalogne, et lui en indique les motifs. (P. 477-479.)

Mazarin n'a rien négligé pour témoigner son affection au duc de Lorraine; mais on ne peut avoir aucune confiance dans ce prince. (P. 479-481.)

Les révoltés de l'armée de Turenne ont été rejoindre les Suédois. Wrangel a ordre de les renvoyer à Turenne. S'il ne pouvait pas les faire rentrer dans l'obéissance, il devrait donner à Turenne un nombre égal de reitres pris dans son armée. (P. 48i-482.)

Bruit d'un projet de mariage de l'infante d'Espagne avec le duc de Savoie. Salvius ne travaille pas avec assez de force à maintenir l'union delà Suède avec la France, et n'appuie pas assez vivement les intérêts de cette dernière puissance. Il serait dangereux que d'Avaux acceptât une conférence avec Brun. (P. 483-484.)

Mazarin pense qu'on ne peut pas traiter avec le peuple de Naples. Il blâme la précipitation de son frère et de l'ambassadeur, qui ont voulu manger le fruit avant qu'il fût mùr. Le mieux est d'entretenir les troubles de Naples sans y intervenir directement. On ne peut compter sur le prince de Condé pour prendre la direction des troupes destinées à l'Italie. (P. 484-485.)

Le duc de Guise a écrit au Roi pour demand r l'autorisation de traiter avec le peuple de Naples. Mazarin ne pense pas qu'il puisse réussir; mais on doit le laisser agir. (P. 485-486.)

Beck marche vers le Luxembourg. On a annoncé que Turenne avait pris Arlon Efforts pour lui envoyer de nouvelles troupes. Mazarin s'étonne de la déclaration de l'électeur de Cologne, qui se plaint de l'infraction, à son préjudice, du traité d'Ulm.

La venue de Turenne dans le Luxembourg a produit une diversion utile à la France. (P. 488.)

Mazarin regrette l'inaction de l'armée de Flandre, qui est plus forte que celle des ennemis. (P. 488-4go.)

Mazarin insiste sur las avantages obtenus par l'armée de Flandre. (P. 4go, note. )

Siège de Lens par Gassion. Nouvelles de Naples. Mazarin verrait avec joie que le maréchal de la Mothepùt se justifier. (P. 4go- 492.)

Turenne doit examiner s'il ne pourrait pas attaquer et emporter Arlon. Danger qu'a couru Mayence. Soupçons contre le duc de Bavière. Siège de Lens par Gassion. (P. 492-496.)

DES LETTRES IMPRIMEES

3o septembre. : Au

Fontainebleau, maréchal de Ranlznu.

a octobre. A M. de Tureune.

Fontainebleau.

DATES

et

L1EU\ DES DATES

V M. Cbanut.

4 octobre. Au duc de Longueville.

Fontainebleau.

4 octobre. A M. d'Avaux.

Fontainebleau.

4 octobre. A M. de La Tbuillerie.

Fontainebleau

7 octobre.

Fontainebleau.

7 octobre.

Fontainebleau.

1 1 octobre.

Fontainebleau.

i î octobre.

Fontainebleau.

Au marquis de Fonlenay-Mareuil.

Au marquis de Fonlenay-Mareuil.

Au duc de Longueville.

A M. Cbanut.

1 1 octobre. A M. de La Tbuillerie.

18 octobre. Au duc de Longueville.

Fontainebleau.

18 octobre. A M. de La Tbuillerie.

Fontainebleau.

25 octobre.

Fontainebleau.

A M. Chanul.

Nouvelle de la blessure dangereuse de Gassion. Ordre au maréchal de Rantzau d'aller le remplacer. (P. 4g5-'io6.)

Le duc de Bavière a rompu la trèye d'Ulm avec les Suédois; il se trompe s'il croit pouvoir la conserver avec les Français. Nécessité de dissimuler pendant quelque temps. Turenne doit se rendre en Allemagne avec l'armée qu'il commande; il y recevra les instructions du Roi. ( P. 4gfi-4gg.)

Cbanut doit informer la reine de Suède que la France est disposée à tirer vengeance du duc de Bavière, s'il a rompu la trêve d'Ulm. (P. 4gg-5oo.)

M. de Guise annonce que les Napolitains veulent le placer à leur tète, et il demande permission et assistance du Roi. Mazarin pense qu'il croit trop facilement ce qu'il souhaite. Le roi de Portugal est disposé à abdiquer. (P. 5oo-5o2.)

Il doit se tenir en garde contre les Espagnols qui lui proposent une conférence. (P. 5oa-5o3.)

Mazarin espère qu'il pourra terminer heureusement les différends du Portugal et des Provinces-Unies; il rendra ainsi un grand service à la chrétienté et à la France. (P. 5o3.)

Félicitations sur sa conduite avec les envoyés de Naples. Ordres donnés à la flotte. 11 est à souhaiter que la flotte d'Espagne paraisse la première devant Naples. Mazarin a été surpris du dessein du duc de Guise. (P. 5o4-5oG.)

Le Roi s'oppose au projet du duc de Guise de se rendre à Naples. Prudence recommandée. (P. 5oG-5o7.)

Le prince d'Orange se déclare pour les Espagnols. ( P. 507- 5o8.)

On craint que les plénipotentiaires de Suède ne soient découragés par la rupture de la trêve d'Ulm. Chanul doit déclarer à la reine de Suède que la France est résolue à tirer vengeance du duc de Bavière. (P. 5o8-ôog.)

La somme destinée à acheter Pau, ou Pavv, doit être mise en dépôt. (P. 010.)

Mort de l'archevêque de Mayence. Mazarin regrette de n'avoir pas pu assurer sa succession au prince de Conti. Nouvelle de la promotion de Michel Mazarin au cardinalat, malgré l'opposition des Espagnols. (P. 5io-5i2.)

Mazarin n'est pas d'avis qu'on doit céder aux exigences de l'Espagne. Ce serait montrer une faiblesse dont on ne retirerait aucun fruit. (P. 5 i 2-5 13.)

La reine de Suède se défie de Kœnigsmarck, qui est Allemand; elle pourrait le rappeler près d'elle. Mazarin insiste sur le besoin de la paix. (P. 5i3-5i4.)

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

LIEUX DES DATES

1" novembre.

Paris.

SUSCRIPTIONS

A M. de Turenne.

A M. de La Tbuillerie.

ic' novembre. Au duc de Longuevillc.

Paris.

8 novembre, j Au duc de Longueville.

Paris.

12 novembre.

Paris.

i5 novembre.

Paris.

Au duc d'Orléans.

A M. de La Tbuillerie.

novembre. Au duc de Longuevillc.

25 novembre. Au marquis

Paris. de Fonlenay-Marenil.

28 novembre.

Paris.

3o novembre.

li déei mbre.

Paris.

l 3 décembre.

Paris.

A M. de la Court.

Au marquis de Fontenay-Mareuil.

Au duc de Longuevillc.

A M. Chanut.

ANALYSES DES LETTRES

Turenne marebe vers l'Allemagne. Mazarin espère qu'il pourra se rendre, pour quelques jours, à la cour. Quant à la conduite qu'on doit tenir avec le duc de Bavière , il est nécessaire qu'elle soit concertée avec les Suédois. L'intérêt de la France serait de temporiser; mais, si les Suédois l'exigent, on rompra immédiatement. (P. 5 1 4-5 16.)

11 faut dissimuler avec le prince d'Orange et ne pas lui témoigner de défiance. L'ambassadeur doit s'attacher à réfuter les bruits calomnieux répandus contre la France. Intrigues des Espagnols. (P. 5i6-5i8.)

La France doit ménager autant que possible le duc de Bavière. Injustice des médiateurs envers la France. Mazarin avertit le duc de Longueville que les plénipotentiaires d'Espagne ont eu communication des dépèches de la France. (P. 5i g. )

Les Impériaux accusent Mazarin de ne pas vouloir la paix; il se plaint que ses intentions soient méconnues. (P. 5ao-5ai.)

Maladie du Roi; on craint la petite vérole. (P. 521-522.)

Mazarin se réjouit du congé que le prince d'Orange a donné à Knuyt. (P. 532-5a3.)

Avantages que le prince de Condé vient de remporter en Espagne. (P. 523.)

Inquiétudequ'inspire à Mazarin l'inexpérience du duc de Guise livré aux conseils de Modène. Nouvelles de Naples. 11 serait à souhaiter que Fontenay-Mareuil pût se rendre à Naples. On doit éviter, quelque traité que l'on puisse conclure avec les Napolitains, d'y insérer aucune clause qui empêche de signer la paix générale à des conditions raisonnables. Mazarin souhaiterait surtout que ces peuples élussent un roi qui réunirait toutes les classes sous son autorité. Le choix du prince de Condé lui paraîtrait préférable à tout autre. 11 serait bon que l'ambassadeur réunit quelquefois les cardinaux du parti français. Promesse que l'ambassadeur peut faire à la signora Olympia. (P. 524-532.)

Remerciments pour son exactitude. M. de la Court doit toujours protester des bonnes dispositions de la France pour la Suède. Mazarin demande à Salvius la continuation de ses bons offices. (P. 53a-533.)

Qualités du duc de Guise appréciées par Mazarin. 11 manque d'expérience et de capacité pour le maniement des affaires. Ses qualités mêmes pourront devenir nuisibles, parce qu'il s'opposera à l'établissement de la royauté qu'il ne peut espérer pour lui-même. H traversera les projets que Mazarin avait formés pour le prince de Condé. Cerisantes, qui l'a accompagné, manque de prudence. (P. 533-535.)

Mazarin témoigne sa joie de la guérison du Roi et de la Reine sa mère. Artifices des Espagnols. (P. 535-53<>.)

Il doit protester à la reine de Suède et à ses ministres des dispositions de la France à maintenir l'alliance. Des ordres ont été envoyés à Turenne pour attaquer la Bavière dès qu'il en

DES LETTRES IMPRIMEES

DATES et

UNI DBS D4TBS.

i4 décembre.

Paris.

A M. de Turenne.

18 décembre. Au bailli de Valençay Paris.

20 décembre.

Paris.

A M. de Turenne.

20 décembre. A M. Chanul.

Paris.

2 1 décembre.

Paris.

Au marquis de Fontenay-Mareuil.

sera requis par les plénipotentiaires suédois. Causes "du changement des dispositions de l'ambassadeur suédois, Jean Oxenstiern. Les Suédois se plaignent de Wrangel. L'ambassadeur doit toujours entretenir la résolution de conclure la paix. Piéponse à la demande d'augmentation de subsides pour la Suède. iMazarin insiste pour que l'on rende à l'armée française les reitres qui l'ont abandonnée et qui ont pris du service dans les troupes de Suéde. Donneurs d'avis mal renseignés. Achats de poudres et de boulets en Suède. Roeenham , envoyé en France comme résident de Suède. Vaisseau destiné par la reine de Suède à Mazarin. ( P. 536-54o. )

Changement de résolution des Suédois qui demandent que la France rompe immédiatement avec le duc de Bavière. Mazarin déplore ce changement, mais déclare qu'il faut s'y résigner. Artifices des Espagnols qui veulent s'opposer à la paix d'Allemagne. Lettres supposées pour aliéner de la France le chancelier Oxenstiern et son fils. Nécessité pour la France de rompre immédiatement avec la Bavière. Turenne doit veiller avec soin à la conservation des places du Rhin. Leurs Majestés veulent faire une démonstration en faveur du nouvel archevêque de Maycnce. Eloge du comte de Duras, neveu de Turenne. (P. 5 4 1 - 5 A 5 . )

Mazarin l'entretient d'affaires particulières : achats de chevaux , de pièces d'argenterie, de tapisseries, de toiles d'or, de velours, etc. Prière d'envoyer un mémoire des plus rares tableaux qu'il trouvera à Naples. (P. 546-547.)

Bonnes nouvelles de la santé du Roi. Mazarin travaille à fortifier l'armée de Turenne. D'Erlach désire obtenir les bonnes gràcesdu maréchal. On est affligé , en France , des ravages exercés dans le pays de la Landgrave. La France a avancé le subside de la Suède. Etat de la place de Lavingen. (P. 547-5/19.)

Mazarin espère que le chancelier Oxenstiern ne voudra pas se venger aux dépens de la France. L'ambassadeur ne doit rien négliger pour s'opposer à son ressentiment, s'il voulait porter les choses aux extrémités. Concessions que l'on peut faire pour l'augmentation des subsides. Ce que la France pourrait obtenir en échange de cette augmentation. Chanut devra faire valoir les mesures adoptées par la France pour la satisfaction de la Suède. (P. 54g-554.)

Amélioration de la santé du Roi et de la Beine sa mère. Nécessité, en cas de traité avec les Napolitains, d'insérer une clause qui leur interdise de faire aucun traité sans l'autorisation du Roi. Détails sur le ducdeGuise; son arrivée àNaples; ses premières mesures, etc.; l'ambassadeur doit l'assister de ses conseils. On attend des nouvelles de l'arrivée de la flotte française à Naples. Recommandations sur les relations de l'ambassadeur avec les Napolitains. Mazarin insiste de nouveau sur l'établissement de la royauté à Naples et sur l'utilité que ce peuple trouverait à se soumettre au roi de France. Il attribue la proclamation de la république à l'influence des partisans du duc de Guise. 11 critique la formule de subscript ion de la république napolitaine. Un envoyé sicilien est venu en France pour demander

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