AU CARDINAL ANTONIO BARBERINI
Di Parigi, 8 inarzo i658.
(nriAiT.)
Après loi avoir parle d'un discours de Tavocat gënëral, dont il n'est pas nécessaire d^entretenir le Pape^ Mazarin passe à ralliance de la France avec TAngle* terre :
Quanto a g^* Inglesi, V. £m** non potera parlare più adattatamente di quelle [chejhàfatto; solo havrei desiderato,per mia intelligenza,ch* ella havesse procurato di sapere dal Papa che cosa intende che a Spagnuoli si potrebbe soffrire la lega per difesa, per che se parla délia difesa contre di noi, io non vedo perche noi ancora non dobbiamo dif-
^ Voy. ci-dessos, p. 38& et 985. Ce nom est ëcril ici Esehipefihak,
MAIABIir. — VIII. h 1
IMPBIHIMX R^TIOIALC.
Mars i658. fenderci contro i Spagiiuoli; anzi difesa è propriamente la nostra, che siamo stati necessitati alla lega dalla negotiatio&e, ch' essi prima di noi havevano introdotta, e che havrebbero couclusa, se Gromvel bayasse adherito aile lorq t>ffeFt8 ^
l>6vo perè dire à V. Em^ oon ogui sîncerîta e per puro zelo che ImmbaBciftdc^re dliighilterra, che è huomo discretissinK), disse raltro giorno, ad un' ministro del Re, che il Protectore era molto bene infor^ mato del modo e del rancore col quale il Papa parlavà di lui^ e che non sapeva comprendere questa ^olitica; ch' eglî non era nemico del {^pa, »e bavera grand' aversione alla religione cattolîca; anzi obe . haveva dato ordine à. i niioi generalî di mare di non fare alcun' dispiacere ne aile terre ne a i sudditi di S. S^, e obe egli pareva che ogaî pr«denza Toksse che il Papa, lasciando à parte la religione^ «corrispondesse con «ortesia ed aUettasse piA tosto un f^riocipe potente, che poteva fare gran maie alla S** Sua ne! temporale e spiritaale, e néssuiio riceverne da lei. Ho voluto che V. Em** sia informata di questo discorso , parendomi à proposito che S. S^"* medesima lo sappia^
Mazarin rëpond ensuite à ce que Ton avait dit du séjour des troupes françaises sur les frontières des États pontificaux. Il se plaint que, dans le Consistoire, on n'ait pas parlé de renregi^trement de la bulle contre les Jansénistes. Enfin , dans une addition à celte dépêche, il revient sur les considérations déjà développées et proteste de son désir <d 'être agréable à Sa Sainteté.
^ Ou a TU précédemment ^es «ffisi que eftt éléremise à l'Angleterre. Un traiié, dont
les Espagnols avaient faites à Cnouweil. Les il sera question pks loin, avait été eigaé
vaisseaux d'Angleterre et ceux d'Espagne dans ce sens avec Cromwdl, par le mar-
eussent attaqué Calais à forces commîmes, quis de Leyde et don Alonzo de Cardeûas,
et la ville , une fois en la possession des afliës , ambassadeurs d'Espagne.
Mars 1 658.
CLXVm.
Bibl. nat, ms. f. fr.. Mélange» de Colbert, t. 5a, f* Sa v*; minute. — Aff. ëtr., Angleterre, t. 69, f* 978; copie du temps.
À M. DE BORDEAUX
(bxtbait.)
Vincennes, i5 mars jti58.
Il y a trois sepmaines que la goutte me tient au lit avec de si vto* lentes douleurs, que je nay peu m'appliquer aux choses les plus importantes. Ce mal m'a empesché de faire response à toutes vos des* pescbes; mais je m'asseure que M. de Brienne n'aura pas manqué de vous faire sçavoir tout ce qui pouvoit estre nécessaire pour .le service du Roy. Cependant je dois vous remercier de la ponctualité avec laquelle vous m'informez de toutes choses, et comme je ne sçay pas quel a esté le sujet de l'envoy du secrétaire de la reine Christine à Londres, je vous prie de me le mander et la response qu'on luy a faicte.
Je verray, ce soir ou demain, M. Lockart pour parler avec luy du renouvellement de l'alliance ^ Ce qui me donne de la peine, c'est que le temps s'escoule insensiblement et que la lenteur que l'on apporte à signer ce traité n'en laisse pas assez pour, pouvoir rendre complet avant la campagne le corps de six mille Âng^ois que nous devons avoir.
L'affaire de Hesdin ^ nous pourra encore donner difficulté à exécuter
' n s'arasait de renouveler le traite d*ailiance concla avec TAn^eterre en 1687.
' Cette affaire de Hesdin est racontée par Guy Patin dans sa lettre du jts mars i658 h Charles Spon : crM. de Bellebrune, lui ëcrit-il, gouverneur de Hesdin, est mort ici {h Pftris) en quatre jours; son gouvernement fut aussitôt donné au comte de Moret, jeune gentilhomme de fort bonne
grâce et qui est fort dans les intérêts de Mazarin, moyennant quarante mille écus, qu'il a donnés & la veuve pour récompense. Il (Moret) est aussitôt parti poiu* en aller prendre possession; mais le lieutenant qui est dedans ' ne lui a pas voulu ouvrir les portes; il demande une grosse récompense^, autrement qu'il sait bien ce qu'il a à faire. L'Espagnol lui oifre cent mille écus, s'il veut
* H se nommait La Rmère.
^ C*e8t-è-dire wia groêu aomma (fargmt comme
eom/MfiMfiofi eu gwummtmêiU de Heiim,
kl.
Mare i«58. les divers projets aussi promptement que 1 on avoit espéré, mais j'espère ^ que nous trouverons les moyens de la surmonter. Il sera bon que vous en disiez un mot à M. le Protecteur pour en sçavoir son sentiment. On dict que le lieutenant de roy de cette place a depesché un courrier à S. A. pour ïuy faire instance de s'employer auprez du Roy, afin qu'il en puisse avoir le gouvernement, soubs prétexte que, cela estant, rien n'empeschera qu'on ne puisse agir du costé de la mer au commencement de la campagne, ce qu'il présuppose qu'il nous seroit presque impossible si Hesdin estoît contre nous.
J'ay dict là -dessus à M. Lockart que non seulement j'estois asseuré que M. le Protecteur ne voudroit pas s'entremettre pour faire recompenser une trahison aussy noire que celle de ces gens-là; mais qu'au contraire j'esperois que S. A. jugeroit, à propos de leur response, que, bien loin de leur rendre office auprez du Roy, elle envoyeroit offrir vingt mille hommes à Sa M^ pour les punir de leur crime, et vous pourrez vous en expliquer de la mesme manière.
Mazarin lertnine en disant à M. de Bordeaux qu il s'occupera de ses intérêts et sera heureux de pouvoir contribuer à sa satisfaction.
Aff. étr., France, t. 376 , P iSy. — Minute ou copie du temps.