‹ Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère (volume 2)Chapitre 41 sur 81 · CLXXXVIII · texte numérisé non relu

CLXXXVIII

Aff. ëtr., France, t. 976, f"* S07. — Original; fin autographe.

À J.-B. COLBERT

Calais, 9/1 mai i658.

J'ay receu vos degx billets du 1 9 de ce mois. Je trouve bien chers

^ Par la promesse de nous livrer Ostende.

* Le lendemain même da joor où Maxarin écrivait cette lettre, dans Taprès-^midi du 99 mai, Tm^enne fit marcher son avantgarde sur Bergues; le aS , il la suivit avec ie gros de son armée et reconnut le pays inonde, entre Dnnkerqne et Bergues, par

MUAim. — fUI.

les écluses que les ennemis avaient Mchées et qui coupaient ia communication avec Mardik. Le a& mai, il fit pratiquer par la cavalerie, à laquelle il fit porter des fascines, un chemin qui rétablit les conununications avec cette ville, puis il s'empara d*un fort sur le canal de Bergues à Dunkerque.

Mai 16&8. les trois tableaux , dont le s' Benedetti^ vous esorîL Neaatmoiiis vous luy pourrez mander que, s'il ne les peut ayotr à meilleur prix, il les paye au prix qu il vous, marque par sa lettre. :

Vous direz à Mademoiselle que je reçoy avee respect rhonneur que S. Alt. me faict .de mt donner part des raisons qu elle a d'entrer en proeez contre M*'* do Guise ^ et que je n'ay rien à répliqua à cela que pour luy rendre grâces 1res humbles'.

J'ay veu Testât de Taffadre des anoblissemens' de Languedoc par ce que M. l'evesque de Lavaur* m'en a escrit, luy-mesitao m'ayant envoyé un mémoire semblable à celuy qu'il vous a adres^. Je le prie, par ma response, de s'entendre avec vous lànlessus, me remettant à ce que vous luy en escrivez, qui sera ce que vous adviserez pour le mieux ^.

Il ne faut pas toucher à mon grand lit de velours en broderie.

Je vous prie de dire à mon confesseur^ pour response à la lettre qu'il m'a escrite du U de ce mois, que l'on a pourveu d'ailleurs au passeport qu'il demande pour le gouverneur d'Alexandrie, l'ayant envoyé, il y a desja quelque temps, au marquis de Yalavoyre^, qui en avoit faict instance.

Et quant à la maison voisine des pères theatins^ je désire que vous

' Elpidio Benedelti. (Voy. t. V, p. 6o5, note 3.)

* Marie de Lorraine, soeur da duc de Guise (Henri II de Lorraine). Elle mourut sans alliance en 1688.

^ Il s'agissait d*un procès pour des partages de biens provenant de la succession de M. de Guise , partages qui , depuis longues années, étaient en suspens. Mademoiselle donne là-dessus de nombreux détails dans ses Mémoires (éd. Michmid, p. 370, sy^, 99s et sttiv.). Ce fut à la suite de cesarrangements de fomille que Mademoisdle acheta de sa tante le comté d'En.

* Jean-Vincent de Tulles, ëvéqoe titulaire d'Orange en t6&o, tranaiéré è Lataur en 16/16, mort en 166A.

^ Il est maintes fois question de cet édit 6scal des anoblissements aux Analyses, dans les lettres adressées par Mazarin, soit aux évâques de Languedoc , soit aux gouverneurs et autres personnages de cette province.

* François-Auguste, marquis de Valavoire, nommé lieutenant général en i65o, mourut en 169&, à quatre-vingts ans.

' Le couvent des théatins était situé sur le quai Malaquais, où il avait été établi en i636. Ces religieux faisaient remarquer, en s'y instdlant, que la situation «rieur est a YMitageuse à cause du voiaioage 4eB plaees vides, parce qu'avec le temps ils pourront s'étendre n. H leur Ait accordé des lettres d'ainortissement rrpoor l'entîàre sûreté de leur possession». (Voy. Areh. de la guerre^

vous informieB de lestât de cette affaire, et sur ce que vcyus m'en es-^ M» i658. crirez, je tous feray sçavoir mes sentîmeiis favorablement pour les bons pères.

^ Je vous prie de rendre, sans perdre un moment de temps, le paquet à M. le Procureur gênerai, afin qu'il nous assiste pwymptement, estant engagez à une entreprise telle qu est le siège de Dunkerque.

Les trois mille livres que vous payerez au sieur de Goutery vous seront rendues par l'homme du s' de Villacerf , à qui je diray d'escrire en cette conformité.

Bibi. aat., ms. f. (r., Mélanges de Colbert, t. Sa, P aa& v'. — Minute.

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