‹ Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère (volume 3)Chapitre 11 sur 100 · AUX SURINTENDANTS · texte numérisé non relu

AUX SURINTENDANTS

Du QuesDoy, 17 «oui i655^

MM. les Surintendans ont desja pu cognoistre assez la passion que j ay que M. Hervart^ exerce plusieurs commissions qu'il a plu à Sa M**

^ La miniite de ce billet est datée du * Voy. but Benjamin Hervart le tome I*',

17 août au matin, et se trouve à la suite p. 933, des Lettres de Mazarm. M. 6. Dep-

de «De de la lettre adressée aux deux ma- ping a consacré une intéressante notice à

réchaux. ce banquier.

Aoât i655. de luy accorder, à ma iresklninbie sopplication. Je ies prie, autant que je puis, dé ne pas souffrir qu'il reçoive le moindre trouble ny qu'il ayt ri^en de diminué des fonctions qui luy appartiennent et dont ont jouy les plus eonsiderablea et plus autorisez de ceux qui l'ont précédé eit pareil employ. Surtout ils se souviendront, s'il leur plaist, de ce qui fut réglé,. à Paris, pour ce qui est d'escrire les fonds sur les expéditions ^ Outre que cest Tintention du Roy qu'il en sait usé de la sorbe,, je suis asseuré qu'ils auront esgard à l'affection que j'ay pour ledict sieur Hervart, qu'ils sçavent que j'ay toujours considéré et protégé depuis le service important que chacun sçait qu'il rendit à Sa M^^ durant les derniers mouvemens^. Je ne puis douter que MM. les Surîntendans ne traitent M. Hervart de sorte qu'il ayt sujet d'estre satisfait, puis* qu'ils sçavent l'amitié que j'ay pour luy et que j'aurois sujet de me plaindre st, luy ayant procuré l'establissement qu'il a, il n'exerce pas sa commission comme il a droit de le faire'.

Ait ëtr.^ France, t^ 97a , P 34. — Copie du temps.

k LA REINE.

Du Quesnoy, 17 août i655.

( EXTRAIT

Ce qu'il y a de nouvelles^ consiste que nous avons esté battus au

' Hervart ëtait commis de l^Épargœ et ^ Maintenir ies inscriptions régulières de

charge, en cette qualité, d'inscrire toutes les rÉpai*gne, comme c'était le rôle d'Hervart,

sommes versées par Pouquet dans rÉpargne était le moyen le plus sur d'établir une

ou trésor public et celles qui en sortaient comptabilité exacte, en assurant la vérifica-

pour ies dépenses ordonnancées par Ser- tion des recettes et des dépenses. Les Surin-

vîen. tendants, en s'opposant è ce qu^Hervar(

' Hervart avait avancé, en 16&8, Tar- remplit sa fonction de commis de TÉpargne,

gisnt nécessaire pour gagner Tarmée de étaient acoufléa, aviec raison ^ 4e favoriser la

l^urenne, h Tépoque où 0e générai s'était dilapidation deafinanees. . .

déclaré enfavear de la Fronde. (Voy. le ^ Il s'agit des nouvelles du siège, de

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