CLXXXVII
Manusc. de in Bihlioth. Mazarine. n° 1719. tom. i. f'° 86 recto.
A M. DE CHASTEAINEUF,
CONSEILLES DU IlOY EN SES CONSEILS ET GOIVEBNEIR DE TOUR UNE POIR SI MAJESTÉ.
| Paris, | i3 aousl 1 663.
Monsieur,
Le recouvrement par vous du gouvernement de Touraine est un pur eflet de l'estime que la Reyne fait de vostre vertu, et du désir qu'elle a de la reconnoistre. Ayant eu dessein, durant la vie de M. le duc de Gesvre, de le retirer d'entre ses mains pour vous le rendre, elle navoit garde, après sa mort, de manquer à vous donner cette satisfaction. L'office donc que j'ay tasebé de vous rendre auprès de Sa Majesté a plustost esté pour la flatter en la pensée qu'elle avoitpour vous que non pas que je le jugeasse' nécessaire. Je seray ravy de rencontrer d'autres occasions où je vous puisse faire voir que, vous ayant tousjours extresinement estimé, j'ay aussy tousjours eu une grande passion d'estre, etc.
\.m'ii i643.
CIAXXVIII.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719- lom. I, P 87 verso.
A M. DE CHOISY
[ Paris. | i3 aoust i6&3.
Monsieur.
Je continue à vous donner de la peine, et vous supplie m' obliger de faire donner douze mille livres d'argent de poids au sieur de Gampy, pour quelques despenses de mon régiment; je ne manqueray point de vous les faire remettre à la première bonne occasion qui se présentera. Nous avons receu la capitulation de Thionville, que le chevalier de Bois-Dauphin nous a apportée. La prise de cette place ne sera pas de peu d'utilité à cet Estât, ny de peu de gloire à ceux qui y ont eu part. \ ous y avez beaucoup contribué par vos soins, qui trouveront sans doute auprès de la Reyne la reconnoissance qu'ils méritent. Pour cela, asseurez-vous que mes offices ne seront pas espargnés, puisque je suis véritablement, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine. n° 1719. tom. I, f° 87 verso.
A M. DE LA THLILLERIE.
[Paris,] i5 aoust i643
Monsieur.
Ce que vous m'escrivez des artifices des Espagnols pour donner de l'ombrage, à messieurs les Estats, de la conduite de la Reyne ne me surprend point; ils ont raison d'essayer si la ruse leur sera plus heureuse que la force, et c'est la constance de tous ceux qui se noyent de se prendre à tout ce qu'ils rencontrent. La conqueste de Thionville. où
les armes du Roy entrèrent kincly passé, et deux puissantes armées qui les exercent, l'une dans l'Estat de Milan et l'autre dans l'Espagne mesme. font bien voir la nature de la correspondance que cette Princesse entretient avec cette nation1. Vous pouvez asseurer messieurs les Estats et M. le prince d'Orange que les suites du gouvernement de Sa Majesté mdémentiront pas ces commencemens, et que, si Dieu besnit les grands desseins qu'elle a pour le bien de la cause commune, comme nous avons sujet de l'espérer, on en verra naistre tout ce que nos confédérés peuvent désirer pour parvenir à une paix honneste et seure.
Outre cela, le procédé de la Reyne envers ses alliés est si net cl si hors d'ombrage, le soin qu'elle a apporté jusqu'au scrupule à es\iler tout ce qui leur en eustpeu donner la moindre impression du inonde, le refus qu'elle a fait de voir des personnes et de recevoir des lettres qui leur pouvoient estre suspectes, la franche et prompte communication qu'elle a donnée à leurs ministres de toutes ces petites occurrences à mesure qu'elles sont arrivées, ne les doivent pas seulement avoir guéris de toute sorte de defïïance, mais de la disposition mesme d'en recevoir à l'avenir.
C'est ce que vous n'aurez pas manqué de bien représenter à mes-
\nlll iii'i;
1 Les lettres inédites de Grotius prouvent combien les confédérés (Suédois et Hollandais) se défiaient des relations qu'on prétendait que la Reine entretenait avec les princes de la maison d'Autriche. On y voit (jue la Reine faisait de vains efforts pour dissiper ces soupçons : rrRegina, simul atque litteras a \ienna ventre inteUexerat, aperire eas noluil (agit enim omnia vaille rircumspecte), sed misit ad cardinalem Mazarinum , qui. advocalo ad se Davausio (le eomte d' A vaux), ipterrogaverunl eursorem auliiiini , ita nempe litteris iraperatoriis vocatur, qui cas lulerat, de tempore quo abieral... tëgo sommas Regins regenti gratins egi.
ipiod tam aperte agerel cum regina Suedise;
debere eam a regina nostra parem exspectare fidem. •-
Grotius ne parait pas toutefois entièrement convaincu : «Dicani aliquid non magnum, sed quod conjecturis materiam prœberc potest. Fuit quidam apud cursorem visus, qui unde \enei-il nescio; sed Augustœ epislola dicclml : cetera dicturuni amplius Regina^ regenti istunj nobilem [esU cavaUero), itahabenl verba hispanica . >etc.
» Chevreusia (la duchesse deChe-
vreuse ) creditur molitura omnia pro Hispanis. apud quos bene habita est, el bis diebus, simul atque a Bruxellis litteras adveneraui. accessit Reginam «que in arcano locuta est.«
\,.ùt i643. sieurs les Estats et à M. le prince d'Orange; et c'est, à mon avis, la plus ordinaire et la plus délicate partie de voslre employ.
Four ce qui est du particulier de M. le prince d'Orange, je ne sçaurois vous dire combien je me sens obligé à sa courtoisie, non-seulement de la créance qu'il a ajoustée à ce que je luy ay escrit de la sincérité des intentions de la Reyne à l'endroit de nos confédérés, mais encore de la peine qu'il s'est donnée d'en esclaircir messieurs les Estats , et d'appuyer dans leur esprit une vérité si nécessaire au bien de la cause commune. Comme elle n'a pas aussy un petit ressentiment de la judicieuse et efficace diversion qu'il a faite en faveur du siège de Thionville, asseurez-le que cet office ne demeurera pas sans revanche du costé de Sadite Majesté, quand les occasions s'en présenteront, et qu'elle faira paroistre à messieurs les Estats en gênerai et à Son Altesse en particulier le ressentiment qu'elle en conserve.
Pour vous, sçachant ce que vous avez contribué à de si bons effets, vous ne devez point douter que vous ne trouviez auprès d'elle la reconnoissance que vos services méritent, et que je n'apporte tout ce qui despendra de moy pour vous prouver que je suis, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine. n° 1719, tom. I. f" 88 recto et verso.
A M. LE PRINCE D'ORANGE
[Paris,] i5 aoust 1 663.
Monsieur,
Vous jugerez, par la satisfaction que M. de Bellinghan1 a trouvée en cette Cour, combien la recommandation de Vostre Altesse est considérée. Pour moy, sur qui elle est toute-puissante, j'ay esté ravy de luy en pouvoir rendre une preuve en la personne d'un homme qui luy est cher, et dont je prise fort le mérite. Il ne vous en ira pas neantmoins
' Henri de Beringlien , d'une famille hol- de Henri IV. (Voyez les notes à la lin du Landaise qui s'établit en France sous le règne volume.)
rendre compte sylost qu'il eust désiré, et que la passion qu'il a de Août i6û3 revoir Vostre Altesse l'en sollicite. Je suis une des causes de ce retardement, que je me promets de la courtoisie de Vostre Altesse qu'elle excusera pour l'amour de moy, et qu'elle n'en sçaura point mauvais gré audit sieur de Bellinghan.
Au reste, j'ay à vous rendre très-humbles grâces de la créance que vous avez donnée à ce que je vous ay escrit de la sincérité des intentions de la Reyne pour le bien de la confédération, et de la forte résolution qu'elle a prise d'y persévérer jusques au bout et avec toute la satisfaction des confédérés1. Je conjure Vostre Altesse de demeurer ferme dans ce sentiment et d'y confirmer messieurs les Estats, puisque je vous puis asseurer avec toute vérité qu'il ne pourroit estre plus raisonnable, et que vous en verrez encore de plus grands effets à l'avenir que vous n'avez veu jusques icy.
Messieurs de La Thuillerie et d'Estrade ont charge de vous entretenir au long, et de vous représenter le ressentiment qu'a Sa Majesté de la diversion que Vostre Altesse a faite, en nostre faveur, des forces d'Espagne, durant le siège de Thionville, de sorte que, la conqueste de cette place n'estant pas moins importante au bien commun du bon party qu'au bien particulier de la France, on peut dire que Vostre Altesse a obligé l'un et l'autre en contribuant ce qu'elle a fait pour la faire réussir. Ce sont les sentimens qu'on a en cette Cour, et moy surtout, dans la profession que je fais de vous honorer parfaitement et d'estre avec une inviolable passion, etc.
1 On voit, par la lettre suivante, que les Hollandais n'avaient pas plus que les Suédois (cf. note de la page ^79) une confiance '■litière dans la Reine et dans son ministre. Par la suite ils prétendirent (jue Mazarin prolongeait la guerre indéfiniment pour son intérêt particulier. Le père Bougeant, dans son Histoire du traité de 11 eslphalie, a répondu à ce reproche : irLa République des Provinccs- 1 oies n'avoit. sur l'éloiguement de la cour
de l'Yance pour la paix, que des soupçons et des conjectures, dont une partie étoit fausse, et l'autre n'étoit appuyée sur aucune preuve solide. 11 11 avait été formellement stipulé que les puissances alliées ne signeraient point la paix l'une sans l'autre. En réalité ce furent les Provinces - Unies des Pays-Ras qui se détachèrent les premières de la confédération et manquèrent à la foi jurée
Août Hi 'm.
M a mise, de la Bii)liolh. Mazarine. n* 1719, loin. I, f° 88 recto.
A M. D'ESTRADES
[Paris,] i5 aoust iG'iH.
onsieur.
Il n'estoit pas besoin que vous me recommandassiez les interesta de M. vostre frère, touchant la nomination que la Reyne a faite de sa personne pour l'abbaye de Bonnefont. Asseurez-vous que je manqueray de crédit ou que ce bénéfice luy sera maintenu, et que Sa Majesté est trop juste pour révoquer une grâce qu'elle a accordée à si bon titre. Mettez-vous donc l'esprit en repos de ce costé-là, et je vous prie outre cela de croire que je ne borne pas, par cette rencontre, le désir que j'ay de faire reconnoistre vostre mérite et les services que vous avez rendus à cet Estât.
La nouvelle de la prise de Thionville vous sera peut-estre portée avant cette lettre. M. le prince d'Orange jugera bien, par la resolution que la Reyne a prise d'entreprendre ce siège, et par les grands soins qu'elle a apportés pour la faire réussir, ce qui est arrivé au delà mesme de l'apparence, quelle peut estre l'intelligence qu'elle a avec l'Espagne. J'espère qu'elle faira voir, dans les suites de cette conqueste et dans le mesnagement qu'elle est résolue de faire de nostre bonne fortune, qu'elle persévère encore dans la mesme intelligence, qui sera, à mon advis, approuvée de Son Altesse et de tous nos confédérés. Je vous conjure de luy protester de ma part que j'ay un parfait ressentiment de l'honneur que non-seulement j'ay appris qu'il m'a fait d'ajouster pleinement foy à tout ce que je luy ay escrit des bonnes intentions de la Reyne, mais encore d'en affermir l'impression dans l'esprit de messieurs les Estats, dans laquelle certainement ils ne seront jamais trompés. Vous luy tesmoignerez aussy l'obligation que Sa Majesté croit luy avoir de la continuelle et heureuse diversion qu'il a
faite des forces espagnoles, en faveur de nostre siège. Ce sont des Août i643 coups qui n'appartiennent qu'à de grands capitaines et d'expérience consommée, comme il est.
Outre le cheval dont je vous ay envoyé la mesure, je vous supplie de prendre la peine de m'en faire encore acheter deux autres du mesme poil, mais les plus grands, les plus beaux qui se pourront trouver, de quelque prix qu'ils puissent estre. J'ay donné ordre aux sieurs Contarini et Serantonio, mes banquiers, de remettre ponctuellement tout ce qui sera fourny de delà pour ce sujet. Croyez que je suis de tout mon cœur, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, f° 89 recto et verso.
A M. LE COMTE DE NOAILLES
CHEVALIER DES ORDRES DD ROÏ, GRAND MARESCHAL DE ROEERGUE ET LIEUTENANT DE SA MAJESTÉ AU GOUVERNEMENT D'AUVERGNE.
[Paris,] i5 aoust i643.
Monsieur,
J'ay veu par la lettre que vous avez pris la peine de m'escrire le soin que vous avez apporté à calmer ce petit orage qui s'cstoit excité à Villefranche1. Nous nous promettons que vous mettrez les choses de cette province en tel estât, qu'il n'y aura point sujet de nouveaux troubles, et que le Roy y trouvera toute l'obéissance qui luy estdeue. Vous avez pour cela l'authorité et la prudence, et je m'asseure que vostre conduite sera telle que, sans vous servir de la force, vous contiendrez, avec la douceur et la raison, dans le devoir ceux qui avoient quelque disposition à s'en cscarler. Vous agirez neantmoins selon que vous conseilleront l'occasion et la connoissance que vous avez des mœurs
' Les paysans du Rouergue s'étaient sou- rin en exprime l'espérance dans celte lettre, levés à l'occasion des impôts. La révolte ne On en trouvera la preuve dans la suite de fui pas apaisée aussi facilement que Maza- la correspondance du cardinal.
Aoûi 16/1.3. du pays. Ce pendant ne douiez point que je ne fasse valoir icy vos services selon leur poids, et que je ne porte l'esprit de la Reyne à les reconnoistre comme ils méritent; à quoy elle est très-disposée. Je n'attens que l'occasion favorable, et qui me donne moyen de vous pouvoir tesmoigner par effet que je suis véritablement, etc.
CXCHI.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine , n° 1719, tom. 1 , f° 89 verso.
A M. LE DUC DE RETZ '
[Paris,] 17 aoust j 663.
Monsieur,
Ce que j'ay contribué en l'affaire de M. l'abbé de Retz 2 est si peu de chose, qu'il ne vaut pas le remerciement que vous m'en faites. Quand la Reyne n'auroitpas l'inclination qu'elle a pour vostre maison, le mérite de celluy qu'elle a nommé à la coadjutorerie de Paris est si grand et si connu, que ce choix estplustost une action de justice qu'un coup de faveur. Ce que j'ay donc fait en cette occasion n'a esté que seconder les bonnes intentions que Sa Majesté avoit pour luy et le désir de faire voir au monde combien le nom de Retz luy estoit considérable. Je seray ravy de rencontrer d'autres sujets qui me donnent moyen de vous tesmoigner, avec l'estime que je fais de vostre personne, la passion avec laquelle, etc.
' Pierre de Gondi, duc de Retz, était frère aîné de Paul de Gondi.
2 II s'agit ici de Paul de Gondi , abbé de Buzay et plus tard cardinal de Retz. 11 venait d'être nommé coadjuteur de son oncle l'archevêque de Paris. On trouve dans les Mémoires du cardinal de Retz des détails sur la manière dont il obtint cette dignité : «■Madame de Maignelais et M. de Lisieux
(Philippe Gospean) demandèrent la coadjutorerie pour moi. La Reine la leur refusa , en disant qu'elle ne l'accorderoit qu'à mon père (Philippe-Emmanuel de Gondi, alors retiré à l'Oratoire), qui ne vouloit point du tout paroistre au Louvre. Il y vint enfin mie unique fois. La Reine luy dict publiquement qu'elle avoit receu ordre du feu Roy, la veille de sa mort, de me la faire expédier," etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, f° 90 recto.
A M. L'ESLECTEUR DE TRÊVES.
[Paris,] 17 aoust i6&3.
Monsieur,
J'ay receu la lettre que Vostre Altesse a pris la peine de m'escrire avec les mémoires qu'elle y a joincts. Sur quoy j'ay à luy dire que , ses interests estant le principal motif de la rupture de cette Couronne avec l'Espagne1, elle peut juger, par ce coup de ressentiment que la France a tesmoigné pour l'amour d'elle, qu'elle n'en demeurera pas là, el qu'elle ne mettra point les armes bas, que Vostre Altesse ne soit pleinement restablie dans toutes les choses dont elle a esté despouillée. Lé bonheur continuel dont il a pieu à Dieu de besnir les desseins du Roy doit estre un présage certain à Vostre Altesse de son prochain restablissement, et qu'elle n'est pas esloignée du port, après tant d'orages qu'elle a essuyés.
Pour moy, qui suis un de ceux qui ont le plus compasty à ses disgrâces et senty ses desplaisirs, elle me faira aussy la faveur de croire que je seray un de ceux qui fortiffieront davantage la Reyne dans la resolution qu'elle a faite de luy procurer toute sorte de contentement. Ce pendant je ne manqueray point d'accomplir ce qui est porté par le mémoire qui m'a esté présenté de la part de Vostre Altesse, puisque je n'ay point de plus forte passion que de luy faire paroistre que je suis véritablement, etc.
1 On peut voir dans les Mémoires du car- de la prise de Trêves, en 1 635 , pour armer dinal de Richelieu (édit. Michaud et Foujou- plusieurs princes de l'Empire contre l'Êmlat . t. II . p. 582 ) comment Richelieu profila pereur et déclarer la guerre à l'Espagne.
Août i643.
\oût i6/«3.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, 1° 90 recto. A M. HERE,
CONSEILLER DU ROY EN SES CONSEILS ET INTENDANT DE LA JUSTICE EN LA PROVINCE D'ANJOU
| Paris,] 17 aoust i643.
Monsieur,
J'ay veu un chirurgien nommé Métayer, qui m'a représenté que son père, habitant de Blaison \ estoit excessivement vexé de la taille et de la gabelle, et que, n'ayant pas 100 livres de revenu, il estoit taxé à •200 livres pour la taille, et contraint de prendre 27 boisseaux de sel à 10 livres le boisseau. Cela m'a obligé de vous faire celle-cy, pour vous prier de vous informer, au vray, si cela est ainsy, et, en cas qu'il le soit, d'y apporter la modification que l'équité exigera. Je me promets que vous le fairez pour lamour de moy, qui rechercheray avec soin les occasions de m'en revancher et de vous faire paroistre que je suis véritablement, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine. n° 1719, loin. I, f° 90 verso.