DE LA VILLE DE COLMAR
[Paris,] 18 aousl iGi3.
Messieurs, Sçachant le zèle que vous avez tousjours eu pour cette Couronne '^
Probablement Blaison-sur-Loire(dépar- donné une preuve de son zèle pour la
tement de Maine-et-Loire). France, lorsque la maréchale de Guébrianl
La ville de Golmar avait récemment y fit son entrée. 'rCette grande ville, dit
je ne puis que je ne prenne beaucoup de part en ce qui vous touche, Août i663. et que je ne souhaite que vous receviez de la satisfaction en l'affaire dont vous ra'escrivez; mais, d'autant qu'elle a besoin d'estre considérée pour la conséquence, je vous promets, après que la justice de vostre prétention sera reconnue, d'apporter tout ce qui despendra de moy pour faire cesser le mal dont vous vous plaignez. Je n'auray point de peine d'obtenir cela de Sa Majesté, puisque je sçay qu'elle vous affectionne beaucoup et qu'elle désire vous despartir largement les effets de sa royalle protection et bienveillance : c'est à quoy je la porteray de tout mon pouvoir.