DE LA CHAMBRE DE L'EDICT DE CASTRES
| Paris. J ig novembre [643.
Messieurs,
Comme il ne peut rien arriver de plus agréable à la Reyne ni de plus utile à l'Estat que la fidélité et l'obéissance des sujets du Roy. aussy, dans la passion que j'ay pour son service et pourlebicn de celte Couronne, je ne pouvois recevoir une plus sensible joye que de voir. dans' celle que vous avez pris la peine de mescrire , que toutes vos pensées et toutes vos volontés ne respirent que cette fidélité et que celle obéissance. Ce qui augmente encore ma satisfaction est que, sçachant que vous estes gens d'honneur, je ne doute point que \ous ne confirmiez la vérité de vos paroles par des offices, qui seront imités des peuples qui vous regardent comme leur exemple. Auss\ vous et tous les antres de vostre religion, vous devez vous asseurer que vous trouverez tousjours l'esprit de la Reyne très-disposé à vous protéger el à vous faire ressentir les effets de sa bienveillance proportionnés au zèle que vous tesmoignerez au service du Roy, son fils. Quant, au sujel particulier de vostre lettre, le sieur de Vignolles, que j'en ay fort particulièrement entretenu, s'est chargé de vous le faire sçavoir; auquel m'en remettant. je me contenteray de vous dire que ce sera tousjours avec grand*1 joye