CONSEILLER DU ROÏ EN SES CONSEILS
[Paris,] 25 décembre 1 663.
Monsieur,
J'ay veu par la vostre que vous ne vous lassez point de bien faire et d'obliger vostre patrie. Je suis marry que je n'aye tout le loisir que je voudrois pour favoriser vostre dessein, et pour vous donner moyen d'enrichir vostre Histoire de quelques observations dont d'autres his-
toriens ont desguisé ou ignoré la vérité. Je tascheray neantmoins de iv., mi>n mesnager ce que je pourray desrober de temps à mes occupations ordinaires pour vostre satisfaction , et affin que ce qui se pourroit autrement perdre se conservast dans la durée de vos ouvrages.
La traduction que vous avez faite de la Sphère de Sacrobosco, avec les Commentaires de Clavius, sera sans doute bien receue, comme le reste de vos escrits. Vous m'obligez trop de me la vouloir desdier, et il me sera avantageux de voir mon nom sur le front d'un livre qui, sortant de vos mains, ne pourra estre qu'apprécié de tout le monde. Asseurez-vous donc que je rechercberay soigneusement les occasions de m'en revancher et de vous pouvoir tesmoigner que, vous estimant beaucoup, je suis avec grande passion, etc.
CCCLXXffl. .
Manusc. de la Bibliolh. Mazmine. if 1719. toni. 1, P 1 '17 recto et verso.
A M. DE MONTRABE,