AJOUSTEMENT A UNE LETTRE DE M. LE DUC D'ENGHIEY
Sans date.
Monsieur,
Mandez-moy où l'on vous envoyera les quatre cens chevaux d'artillerie qui sont à Amiens. Après que vous aurez designé le lieu, M. d< Chouppes2 se pourra charger du reste. La Reyne a donné ordre pour faire un fonds pour les travaux. J'espère que nous serons bientosl obligés de vous en faire de plus grands. J'ay fait depescher pour haster les troupes qu'on vous envoyé. Je me remets à ce que unissent M. Le Tellier touchant les rangs des mareschaux de bataille et du lieutenant de l'artillerie. Vous verrez aussy, par sa depesche, comme il n'a pas esté possible de retirer le régiment de Gu\ .
Les nouvelles que nous avions eues qu'il venoit des troupes enne-
: Hardouin de Bcaumont dePéréfixe, ne' Chouppes ou Choupes (p. 199, -260.
en i(io5. fut nommé archevêque de Paris note). Il commandait une partie de l'artil-
en 1662 et mourut le 3i décembre 1670, à lerie. Il a laissé des Mémoires sur celte
l'âge de soixante-cinq ans. On a de lui mie époque (deux vol. in-ia ; Paris, 1 768 ). Ces
Vie de Henri IV, qu'il avait composée pour mémoires n'ont pas été réimprimés dans les
l'instruction du jeune roi Louis XIV. grandes collections de mémoires relatifs .<
Il a déjà élé question du marquis de L'histoire de France.
DU CARDINAL MAZARIN. 7 h»
mies en Picardie, qui avoient passé par Givet1, avoicnt servy de fou- Mai i644. dément à certaines clioses que le sieur Du Plessis-Besançon vous devoil •lire, en cas que cela fust; mais vos lettres ne nous le confirmant pas, il faut demeurer, eu esgard à cela, comme on cstoit auparavant.
.le. vous supplie d'entretenir exacte correspondance avec M. le in;ireschal de Turenne, comme il a ordre d'en entretenir aussy avec vous, .illiu que le service, se faisant de ce costé-là de concert, s'en las^c mieux.
Bien <pie ce soit une chose superflue de vous dire que vous ne devez rien oublier pour conserver les troupes, la passion que j'a\ que cela soi! me contraint de faire une chose superflue.
M. le baron de Paluau, qui part demain en poste pour vous aller trouver, vous devant dire beaucoup do clioses dont je 1 ay entretenu. C me dispense do vous les escrire. Vous luy ajousteroz. s'il vous plaisl. pleine créance, et fa irez fondeinenl sur ce qu'il \<ms rapportera de nos derniers sentiment
Je suis honteux que, m'esorivattt de vostre main, je ne puisse, faire le meame . el que je sois obligé de me servir d'une main estrangère et de dicter ce «pie je \<ms oscris. Vous sçavez co qui m'en empesche2. Rien lie m'empeschera d'estre plus que personne du monde, etc.
Il y a Ginet on Givei dans la copie. Je pense que !<• nom a été altéré et qu'il faut lire ' nu
On peut comparer une lettre «lu Roi au
duc d'Enghien, ru date du 6 juin Hi'i'i
lï. I. l'r. 'i t 70. loi. 1 36 I ' l lUÎV. ).
Il \ eal «lit que -douze regimena <lc cavale 1 infanterie du duc Cbarlea et de oeHea
de Bec, qui eatoienl dans le Luxembourg, ■ mi passé à Guies (ou Givei < pour se joindre 1 I .n mi- e '!•■ I landi
ni trouvé aucun Heu portanl le nom >li' dues, «le i,inf. >>u GtWz,j'ai adopté le iiotn i|> Givei qui se rappraehait le piu* de
la forme donnée par le manuscrit des lettres de Mazarin. Givei se trouve d'ailleurs sur la rouie que devait suivre un corps d'armée se rendant du Luxembourg en Flandre.
La lettre du Roi que je viens de citer prescrit au due d'Enghien de marcher à Guise, -ou en tel autre lieu <|u'il jugerait plus ii propos pour leur donner jalousie (pour Inquiéter les ennemis) et divertir lea entreprises qu'ils pourroienl faire,* etc.
' Mazarin déclare, dans la lettre suivante, adressée également an dui d'Enghien, qu'il ne connatl pas asseï l'orthographe française pour lui renie de SB main.
Mai if',','1.
DWII.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n" 1719. ton», I,f' 186 verso.
A M. LE DUC DENGBIEN.
Sans dalp.
Monsieur,
Après vous avoir prolesté, une fois pour toutes, que le peu de connoissance que j'ay de l'orthographe Françoise m'empesche de vous escrire de ma main, je vous diray que c'est avec beaucoup de desplaisir que je n'ay peu procurer à MM. de Chabot et de Mauvilly la satisfaction que vous avez désirée, M. vostre père et moy l'ayant conjoinctemenl demandée à la Reyne. Mais nous avons esté absolument reiïusés. C'est pourquoy il faut que vous me donniez du temps et laissiez prendre les conjonctures favorables pour faire réussir vostre dessein.
M. de Marsin aura ordre de se tenir prest pour ce que vous sçavez, au premier commandement qu'il en recevra. Vous songerez à la facilité de ce dessein, ainsy que nous l'avions concerté, affîn que nous luy en donnions avis et que tout se fasse avec concert.
On vous envoyé la compagnie de gendarmes de la Reyne, qui doit estre de cent cinquante maistres.