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Mjinusc. <1(> la Biblioth. Mazarine, n" 1719. tom. [, f" 18 A verso
\ M. LE DIX D'ENGHIEN
[Paris, ] 27 mai îG'i '1 '.
Monsieur,
Depuis vous avoir escrit une autre lettre, que vous recevrez en rnesmc temps avec celle-cy, la vostre du 2 5 de ce mois m'a esté rendue, avec les avis qui vous ont esté envoyés. Sur quoy je vous diray, sur le sujet du duc Charles, que son accommodement avec les Espagnols ne ma point surpris, et que j'ay tousjours esté averty de ce qu'il traitoit ;»
1 Le duc d'Enghien commandait alors une arme'e en Champagne, et avait pour mission de couvrir de ce côté les frontières du royaume. (Instruction donnée au duc d'Enghien, ms. B. I. Fr. 4 169, fol. 101 v°- 10& r°.)
Cette instruction porte qu'une troisième armée sera formée du côté de Rethel et placée sous les ordres de Gassion. (fbid. fol. 102 v°.)
Le duc d'Enghien doit entretenir correspondance avec le duc d'Orléans , Gassion et Turenne. (Ibid. et fol io3 r°.)
Afin d'inquiéter les ennemis , le duc d'Enghien pourra s'avancer vers le Luxembourg , en laissant un corps de cavalerie sur la frontière de Champagne. (Ibid.)
L'instruction est datée du 1" mai i&hh.
Le 22 mai de la même année, le Roi écrivait au duc d'Enghien la lettre suivante (ms. B. I. Fr. h 170, fol. 1 i3 V°-1 i k r") :
rrMon cousin, rr Voyant que la frontière de Champagne
demeureroit descouverte si , mon oncle le duc d'Orléans ayant appelé, comme il a fait, mon cousin le mareschal de Gassion pour entrer dans le pays ennemy au mesmc temps que luy, vous ne prenez soin de la conservation des places de ladite province, je vous fais celle lettre pour vous dire, par l'advis de la Reyne régente, madame ma mère, que son intention et la mienne est que vous ayez l'œil sur toutes les places de ladite province, en sorte que les ennemis n'y puissent rien entreprendre, et spécialement sur Rocroy, que je vous recommande plus que les autres, à cause de son importance, qui vous est assez cogneue.
tr C'est ce que je vous diray par cette lettre, priant Dieu qu'il vous ayt, mon cousin, en sa sainte et digne garde.
fEscrità Paris, le x\u mav i664.»
Et plus bas
Signé tLOUS.-
rl.K TbLUBB.»
Bruxelles par le marquis deVUle, et à Vienne et à Munich, par d'autres; Mai 16
mais que véritablement nous avons fait semblant d'entendre aux propositions dont il nous a fait faire l'ouverture, plustost de peur qu'on ne nous reprocbast que nous l'avions négligé et qu'il n'avoit tenu qu'à nous que cet accommodement ne se fist, que non pas que nous ayons jamais creu qu'il se dust conclure.
Pour ce qu'on a mandé que Hatzfeld estoit dans l'Kstat de Cologne avec des forces, nous avons avis certain que cela n'est point, et qu'il esl vers les Estats des ducs de Luncbourg, soit qu'on y ayt dessoin de l'envoyer de là au secours du roy de Danemarck, ou de former quelque puissant corps d'armée pour agir, de ce costé-là, contre les Suédois. J'estime donc que cet avis regarde l'année dciïensive du cercle Westphalique, dont on parle, il y a si longtemps, et dont Gleen a esté nommé gênerai; mais c'est un dessein qui n'est peut-estre (tas si prest à c-sclore, et qui pourra rencontrer des difficultés dans l'exécution. Pour ce qui esl de l'employ de Lamboy du costé de l'Alsace, je pense qu'il \ .1 de l'équivoque, et qu'on l'a pris pour Jean de Werth, qui est party 'II- Cologne pour aller servir dans l'armée bavaroise.
Quanl aux expéditions de Stenay1, que M. Thibaud remet sans capituler, j'en useray comme vous me le manderez; mais je croy qu'il est i propos que avant que d'y mettre quelqu'un pour commander •mi rostre place, vous le nommiez à la Revue. Ce n'est pas qu'on ne eure bien fort du choix que VOUS faire/; mais c'est seulement pour vous accommoder aux formes et rendre cette defference à Sa Majesté, M r le dm- d'Orléans en ayant usé ainsy, pour le gouvernemenl de Montpellier, «mi faveur de M. d' Vubijoux .
On fait partir trois cens chevaux d'artillerie pour rostre armée, et.
dès que l'entreprise ■> laquelle ou va s'attacher, et dont nous n'avons
encore de nouvelles, Bera embarquée, on vous en envoyera davan-
lil du gouYernemeol di oY tubijotu chambellan de Gaaton d'Orléans
iwiy. ijnni \n dur (fEnghieo désirai! Un h gonretneni de la vflle et dtadeUe <!<•
pourra, h qu'il obtint en efl Montpellier. ' François -Jacqua d'Amboise. courie
\i.n ig'iv lage. Nous recevrez au ss) le regimenl de Champagne, qui <'si, nu corps ilo la valeur que vous sçavez.
Je fairay, pour l'amour de vous, une action superflue en asseuraat laReyne delà très-parfaite despendance que vous voulez tousjours avoir d'elle; elle en est très-persuadée. Je pense que vous ne desapprouverei pas feslection qu'elle a faite de M. l'abbé de Beaumont1 pour estre précepteur du Roy, et je croy-aussy que vous ne douterez pas de la protestation que je vous fais d'estre toute ma vie, etc.