A M. LE DUC DE NEUBOURG
[Paris, | îa juin i6hh.
Monsieur,
On eust désiré icy que Vostre Altesse n'eust point eu sujet de se plaindre de M. de Marsin, et qu'il eust bien entendu Tordre gênerai qu'il avoit eu de faire subsister ses troupes, qui regardoit le pays des ennemis et non pas celuy des princes neutres. Toutefois, puisque la chose est arrivée, quoyque contre l'intention de Sa Majesté, affin qu'elle n'arrive poinl une autre fois, (die a fait expédier un ordre qui mettra 1 couvert les Estais de Vostre \ltesse des aetes d'hostilité que les gens il»' guerre y peuvent foire et des contributions qu'ils en peuvent exiger. Sadite Majesté suppose que Vostre Altesse demeurera dans la parfaite observatioB tic la neutralité qui luy a esté accordée, à quoy je l'exhorte, attendant que le tenq>s luy donne moyen de prendre un meilleur party, el à moy de luy pouvoir faire paroistre, par des offices proportionnés à l'inclination que j'ay tousjours eue de l'bonorer, que je suis très-veritablement, etc.
DXWIV Publié dam le recueil de» Végociatiou» teerètet toucAanl la paix de II ettphalie, t. Il . p, 6a-63 '.