‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 29 sur 335 · A MONSIEUR DI LIONNE, PARMA · texte numérisé non relu

A MONSIEUR DI LIONNE, PARMA

Di Parigi.il \k febbraio i643.

Vostra Signoria riceverà tardi la risposta ai suoi spacci, perché corne si era risoluto d' inviargliela per corriero espresso a Parma, cosi si attendeva di ricevere avviso ch' elle fosse in procinto di partire da Venetia; ed ora che con l' ultima risposta data da quella republica si

Monseigneur le cardinal-duc, que Votre Éminence avait peu d'affection pour lui, je ne puis que répondre que je suis fâché de ne l'avoir pas reçue du vivant de Son Eminence, qui n'eût pas été peu ravie de vous voir, en ternies si obligeants et avec de si bonnes raisons, protester du contraire. Sur ce, en supplianl Votre Eminence de m'bonorer de ses ordres, je lui présente mon très-humble respect.

A M. DE LYONINE, A PARME.

De Paris, ie 1/1 février iG43.

Votre Seigneurie recevra tard la réponse à ses dépêches, vu que, comme on a résolu de vous l'envoyer par un courrier exprès à Parme, on attendait de recevoir l'avis que vous étiez sur le point de partir de Venise. Maintenant que, d'après la dernière réponse de cette république, on croit que vous aurez

NAZABI5. — I. 10

1k LETTRES

Kév.ieii 6'i3. crede ch' eila havrà preso la risolutione di rendersi in diligenza appresso il duca di Parma, si rispedisce lo scudiero del signor marchese di Fontanè con ordine di passare per gli stati di Sua Altezza a fine d'inviare a Vostra Signoria la risposta sopra tutti li punti contenuti ne' suoi ultimi spacci.

Qucllo che Vostra Signoria riceverà è cosi copioso che non rimane a me cosa alcuna d' aggiungere; le repplicherô bene ch' ella puô fare sicuro capitale dell' affetto mio, che non perdo nessuna occasione di far valere il servitio ch' ella rende, e che profitlo del campo ch' ella me ne porge adoprandosi con tanto zelo, prudenza e destrezza per servitio di Sua Maestà.

Troverà Vostra Signoria poco buono che confidentemente io laccenni di non impegnarsi nell' avvenire in cosa alcuna di rilievo senza haverne anticipatamente ricevuto il consenso di Sua Maestà, e di havere in particolare questo riguardo nelle cose che riguardano la Sede apostolica; poichè, se bene il Re e M. di Ghavigni hanno risposto corne conveniva aile doglianze portate reiteratamente dal Nuntio contro la

pris la résolution de vous rendre en toute diligence auprès du duc de Parme, on expédie l'écuyer de M. le marquis de Fontenay avec l'ordre de passer par les états de Son Altesse , afin de vous faire parvenir la réponse sur tous les points contenus dans vos dernières dépêches.

Ce que vous recevrez est si bien détaillé, qu'il ne me reste rien à y. ajouter: mais je puis bien vous répéter que vous pouvez faire fond sur mon affection ; (jue je ne laisse échapper aucune occasion de faire valoir les services que vous rendez, et que je profite de la facilité que vous m'en procurez en travaillant avec tant de zèle, de prudence et d'habileté pour le service de Sa Majesté.

Peut-être trouverez-vous mauvais que je vous conseille, entre nous, de ne vous occuper, à l'avenir, d'aucune chose importante sans en avoir préalablement reçu le consentement de Sa Majesté, et d'avoir particulièrement cette attention pour tout ce qui regarde le Siège apostolique; car, bien que le Roi et M. de Chavigny aient répondu comme il convenait aux plaintes réitérées du nonce contre vous, il n'en est pas moins vrai qu'on a trouvé quelque chose

persona di Vostra Signoria, ad ogni modo è stata trovata qualche cosa Février» g w. a ridire alla lettera ch' ella scrisse al résidente di Venetia nella sua partenza di Roma, il quale non so a quai fine ne desse copie a tante persone, che il cardinale Barberino ebbe comodità d'inviarne ancli egli una a questo Nuntio, che appoggiô una parte délie sue lamentationi alla detta lettera.

Vien scritto che il cardinale Antonio sia in rottura col cardinale Barberino, onde Vostra Signoria, che è sul luogo, potrebbe pensare a cavare qualche avvantaggio di questa disunione e consultarne i mezzi col signor duca di Parma.

lo vorrei che tutti i prencipi d'Italia aderissero al partito di Sua Maestà, e si prevalessero di una cosi bella congiuntura; ma circa la gran partialità che il conte Testi ha presupposto professarsi da me al Gran Duca ', non so vedere il fondamento di questa credenza, corne il detto signore deve haverlo certissimo délia passione che ho per il servitio de! signor duca suo padrone e per T avvantaggio particolare

à redire à la lettre que vous avez écrite, à votre départ de Rome, au résident de Venise, lequel, je ne sais à quelle fin, en a donné des copies à tant de personnes, que même le cardinal Barberino a eu le moyen d'en envoyer une an nonce d'ici, qui a fondé une partie de ses plaintes sur cette lettre.

On a écrit que le cardinal Antonio a rompu avec le cardinal Barberino; c'est à vous, qui êtes sur les lieux, à voir si vous pourriez tirer quelque avantage de cette désunion, et à vous entendre sur les moyens avec M. le (\uc de Parme.

Je voudrais voir tous les princes italiens adhérer au parti du Roi et profiter d'une aussi belle occasion. Mais, quant à la grande affection que le comte Testi a supposé que je professe pour le Grand-Duc, je ne puis voir sur quoi il se fonde. Ce seigneur doit être Irès-rertain du vif désir que j'ai de servir le duc [de Modène] son maître, et de lui procurer à lui-même des avantages

' Il s agi! ici du grand-duc do Toscane, de la maison de Médias

Févrien643. délia persona di esso signor conte, corne egli e Sua Altezza ne vedranno gli effetti sempre che habbia campo di poterlo l'are.

Ne deve la morte del signor Cardinale Duca ritirare Sua Altezza dalli buoni proponimenti che haveva, poichè deve assicurarsi che il Re manterrà le cose nel medesimo stato, e che la debolezza degli Spaguuoli darà luogo ail' armi délia Maestà Sua di operare con li medesimi buoni successi.

Vostra Signoria avverto di non ritornarsene senza riceverne prima la permissione, se perô non si offerisce qualche occasione cosi précisa che la necessiti a farlo senza riceverne altro ordine.

Io scrissi già al signor duca di Parma, testificandoli sinceramente il desiderio che haveva di far conoscere sempre più ail' Altezza Sua la servitù che sinceramente li professava; cosi prego Vostra Signoria di ratificarli e renderli gratie dei pensieri che ha havuti di favorire mio Ira tell o.

Non ho rincontro alcuno délia corrispondenza che Vostra Signoria

particuliers. Lui et Son Altesse en verront les effets toutes les fois que j'aurai le champ libre pour le faire.

La mort de Monseigneur le cardinal-duc ne doit pas non plus faire renoncer Son Altesse aux desseins qu'elle avait; car elle doit être sûre que le Roi maintiendra les choses dans le même état, et que la faiblesse des Espagnols permettra aux armes de Sa Majesté d'opérer avec les mêmes succès.

Je vous engage à ne pas vous en revenir sans en avoir reçu la permission, à moins pourtant qu'il ne se présente un motif assez puissant pour vous forcer à le faire sans en recevoir l'ordre.

J'ai déjà écrit à Monseigneur le duc de Parme , en lui témoignant sincèrement que j'avais l'intention de faire connaître de plus en plus à Son Altesse mon dévouement, dont je l'assurais très-sincèrement; ainsi je vous prie de lui en renouveler l'assurance, et de le remercier de ses intentions d'être utile à mon frère.

Je n'ai aucun indice de la correspondance que vous me dites avoir lieu

m'accenna passare tra Sua Altezza e M. di Noyers; mi sarà perô caro Février 16/1 3. ch' ella procuri di saperne la verità.

E verissimo che Sua Altezza mi parlé in Roma del comando dell' armi; ma oltre che in quel tempo il prencipe Tommaso non era al servitio di Sua Maestà, posso assicurare Vostra Signoria che quando tenni proposito col signor Cardinale Duca, mi rispose che il conte d' Harcourt non si sarebbe mai indotto ad obbedire. Credo perô che, quando gli altri interessi lo permettano, questo punto potrà essere aggiustato, comandando Sua Altezza dalla sua parte, e tenendo buona corrispondenza col signor duca di Longavilla e col signor prencipe Tommaso.

Gli spropositi che si contengono nelle scritture del Pellegrini devono più tosto ascriversi alla sua imprudenza e poca condotta, che ad artifitio alcuno 0 mala intentione del prencipe Tommaso, a cui nonostante si è scritto di ritirarlo, corne crediamo che farà, ancorchè il detto prencipe col mezzo del Pellegrini ricevesse molti avvisi dallo stato di Milano.

entre Son Altesse et M. de Noyers; mais vous me feriez bien plaisir de chercher à savoir ce qni en est.

11 est très-vrai que Son Altesse me parla à Rome du commandement des armées, mais, outre qu'à cette époque le prince Thomas n'était pas au service de Sa Majesté, je puis assurer que, lorsque j'en dis quelques mots à Monseigneur le cardinal-duc, il me répondit que le comte d'Harcourt ne consentirait jamais à obéir. Je crois pourtant que, si d'autres intérêts le permettent, cette affaire pourra s'arranger; Son Altesse commanderait de son côté, et entretiendrait une bonne correspondance avec M. le duc de Longueville et avec le prince Thomas.

Quant aux sottises qu'on trouve dans ce qu'écrit Pellegrini, on doit plutôt les attribuer à son imprudence et à son peu d'esprit de conduite qu'à quelque fourberie ou à de mauvaises intentions du prince Thomas, à qui, néanmoins, on a écrit de le rappeler; nous croyons qu'il le fera, bien que ce prince, par le moyen de Pellegrini, obtînt beaucoup de renseignements sur l'état de Milan.

Février i64â. Ho veduto volentieri quanto Vostra Signoria mi scrive intorno al mareschal d'Estrées, il quale dove havere cambiato opinione, mentre m' ha scritto una Jettera da Genova in ringratiamento di quello ho operato in suo favore, in che ho havuta particolar mira alla sodisfattione del signor Duca, impegnato alla protettione di esso maresciallo. Posso perô assicurare Vostra Signoria per verità che in ogni tempo ho operato nell' istesso modo, il che è noto a tutti li suoi amici, e la medesima sua moglie ne ha riconosciuta palpahilmente la verità.

Benchè da moite parti si scriva che, aggiustate le dilïerenze del duca di Parma col Papa, la republica di Venetia darà luogo acciô gli altri prencipi d' Italia siano ricevuti nella lega per opporsi alli progressi délie armi di Sua Maestà in Italia, ad ogni modi non vieil creduto, e solamente si terne che, continuando queste dissensioni con i prencipi d'Italia, le armi di Sua Maestà non potranno fare quei progressi nel Milanese che sarebbero potuto sperare, se fossero state congiunte aile forze di qualch' altro prencipe d' Italia.

Ho veduto con multo gusto le aringhe fatte da Vostra Signoria in

J'ai lu avec plaisir tout ce que vous m'écrivez sur le maréchal d'Estrées, qui doit avoir changé d'opinion , puisqu'il m'a écrit de Gênes une lettre de remercîment pour ce que j'ai fait en sa faveur; j'avais surtout en vue de satisfaire Monseigneur le Duc (de Parme), qui s'était engagé à protéger ce maréchal. Je puis donc vous assurer en toute vérité qu'en tout temps j'ai agi de la même manière, ce qui est connu de tous ses amis, et sa femme elle-même en a reconnu la vérité d'après des preuves palpables.

Bien qu'on nous écrive de plusieurs côtés que, si les différends entre le due de Parme et le Pape étaient terminés, la république de Venise déciderait les autres princes d'Italie à entrer dans la coalition pour s'opposer aux progrès des armes de Sa Majesté en Italie; malgré cela, ici on ne le croit pas; on craint seulement que, si ces discussions avec les princes d'Italie continuent, les armes de Sa Majesté ne puissent faire dans le Milanais les progrès qu'on eût pu espérer si elles eussent été réunies aux forces de quelque autre prince d'Italie.

J'ai lu avec beaucoup de plaisir les harangues que vous avez faites dans le

senato, ed ho lodato non meno la sua eloquenza, che il possesso in Fë»rieru6û3. che si è posto di parlare cosi propriamente nell' idioma italiano.

Vostra Signoria non potrebbe incontrare in cosa alcuna maggiormente il mio gusto, che in procurare 1' adempimento délia proposta fattali dal marchese Pepoli, di levare 5oo fanti, e di venire con essi al servitio di questa Corona. La prego dunque ad usare ogni diligenza per che questo segua, assicurandorai che il signor duca di Parma non mi lascierà desiderare la sua assistenza, massime quando intenderà il desiderio che ha il Re d' haver qui al suo servitio un regimento dltaliani numeroso e bello. Per questa ragione presi ardire di scrivere a M. Sauvobuf, per che vedesse se si fosse potuto metlere insieme una compagnia sotto un capitano di nascita e d' esperienza, per farla passare vicino a Lione, dove è il mio regimento, per il Piemonte o per mare, havendo tanto il conte di Garcy l, che comanda in Provenza, quanto M. Le Tellier, intendente in Piemonte, ordine di dare tutte le rotte

sénat, et j'ai admiré et votre éloquence et le talent que vous avez acquis de parler si nettement la langue italienne.

Vous ne pourriez rien imaginer qui me fût plus agréable que de faire réaliser la proposition qui vous a été faite parle marquis Pepoli, d'enrôler cinq cents fantassins et de venir avec eux au service de cette Couronne. Je vous prie donc de faire tous vos efforts pour que cela ait une suite, et je m'assure que Monseigneur le duc de Parme ne me laissera pas regretter son assistance, surtout quand il saura le désir qu'a le Roi d'avoir à son service un nombreux et beau régiment d'Italiens. C'est pourquoi j'ai pris la liberté d'écrire à M. Sauvebœuf, pour qu'il voie s'il serait possible de former une compagnie sous un capitaine de naissance et d'expérience, pour la faire arriver près de Lyon, où est mon régiment, en la faisant passer par le Piémont ou par mer; M. le comte de Garcy, qui commande en Provence, aussi bien que M. Le Tellier, intendant en Piémont, ont l'ordre de donner toutes les feuilles de route et tout ce

' Il y a dans le texte Garcy; c'est peut- joua un rôle important à cette époque H être une erreur de copiste. Il esl probable- devînt maréchal de France. ment question ici du comte de Grancey, qui

Févrien643. cd ogni assistenza necessaria per far passare le trappe al niio quartier*) con ogni coniodità. Di gratia Vostra Signoria s' applichi a questo negotio con ogni premura e sollecitudine, e se la presa di Tortona non darà luogo di far passare la gente da quella parte, m'assicuro che scrivendo Vostra Signoria a M. d' Amontot di far instanza alla Republica acciô concéda il passaggio per li suoi stati, l'otterrà facil mente, protestandosi la detta republica di voler praticare verso la Francia la neutralità nell' istesso modo che fa con gli Spagnuoli.

Quanto al denaro délia levata, Vostra Signoria potrebbe obbligarsi che si farà buono al capitano, per ciaschedun soldato che condurrà al quartiere armato di buon moschetto, dieci scudi di moneta di Francia, ed ail' avanzo Vostra Signoria potrebbe dare qualche somma secondo la capacità che crederà che possino havere li capi di levare maggior o minor numéro de' soldati. *

Ho pregato il signor marchese di Poma ] di assistermi ancora in

qui est nécessaire pour faire parvenir les troupes à mon quartier avec toute la facilité possible. De grâce, occupez-vous de cette affaire avec toute l'activité et tout le soin dont vous êtes capable. Si la prise de Tortone ne permet pas de faire passer les gens de ce côté, je suis certain que, en écrivant à M. d'Amontot de prier la république (de Gênes) d'accorder le passage par ses états, vous l'obtiendrez facilement, cette république protestant qu'elle veut observer envers la France la neutralité de la même manière qu'avec les Espagnols.

Quant à l'argent pour les enrôlements, vous pouvez vous engagera faire obtenir au capitaine, pour chaque soldat armé d'un bon mousquet qu'il conduira au quartier, dix écus d'argent de France, et vous pourriez donner en avance quelque somme, suivant que vous trouveriez les officiers capables de lever un plus ou moins grand nombre de soldats.

J'ai prié M. le marquis de Poma de m'aider aussi à faire cette levée; ainsi,

1 Le marquis de Poma donl il est ici Mercurio, t. IV, p. 3^19). Ce passage du Merquestion est très-probablement le gouver- cure prouve que le marquis de Poma était neur de Mantoue. dont parle ViltorioSiri (// depuis longtemps en relation avec Mazarin.

questa levata, onde Vostra Signoria potrà scrivergliene qualche cosa Février i6û3. per vedere le speranze che si potranno havere da quella parte.

Vostra Signoria si contenti di fare diligenze, se si potesse trovare qualche cane simile a Bottolino, o in qualche altra maniera stravagante; il pelame bianco e negro sarà più grato : ma Vostra Signoria deve avvertire che non sia molto grande, ma simile a quelli che il Re suole havere appresso di lui.

Prego ancora Vostra Signoria a volermi inviare con la prima occasions una forma di cascio parmegiano, e qualche salame di Modena o di Bologna, assicurandola senza più del mio affetto e partialité.

Aggiungo a Vostra Signoria queste due parole per dirle che il maggior servitio che si potesse rendere alla gloria e riputatione dell' armi del Re, sarebbe di trovare modo che almeno un corpo di cavalleria del signor duca di Parma, unito con l'esercito che si prépara in Piemonte per il soccorso di Tortona, costringesse l'inimico a ritirarsi da quella piazza.

Io scrivo questi due versi a Vostra Signoria in i'retta, venendo l'av-

vous pouvez lui en écrire quelque chose pour voir les espérances qu'on pourrait avoir de ce côté.

Veuillez avoir la complaisance de voir si vous pouvez trouver un chien semblable à Bottolino, ou qui ait quelque autre originalité; le poil blanc et noir sera le plus agréable. Vous devez prendre garde qu'il ne soit pas Irèsgros, mais semblable à ceux que le Roi a coutume d'avoir auprès de lui.

Je vous prie encore de vouloir bien m'envoyer par la première occasion une forme de fromage de Parme, et un peu de salaison de Modène ou de Bologne. Je finis en vous assurant de mon affection et de mon dévouement.

Encore deux mots pour vous dire que le plus grand service <|ifon pût rendre au Roi, pour la gloire et l'honneur de ses armes, serait de trouver le moyen d'adjoindre au moins un corps de cavalerie de monseigneur le duc de Parme à l'armée qu'on équipe dans le Piémont pour secourir Tortone, afin de forcer ainsi l'ennemi à se retirer de cette place.

J'écris ces deux lignes en toute hâte: je viens de recevoir avis de l'attaque

Février i6A3. viso dell' attacco di quella piazza quando il conïero è in procinto di partire, ma Vostra Signoria ha assai di prudenza, e il signor duca di Parma assai di zelo, per j)rocurare tutto quello si puo fare in questo rincontro, e forse introducendose nella negotiatione con i ministri de! Re in Pienionte, Sua Altezza oltre la gloria potrebbe riportarne molto avvantaggio.

In caso che Vostra Signoria veda apertura per fare qualche cosa di buono, sarebbe necessario ch' ella medesima con prontezza si trasferisse in Piemonte, per aggiustare ogni cosa, ed il signor duca senza diehiararsi potrebbe, sotto qualche prétest o, dare la più gran parte délia sua cavalleria.

de cette place au moment où le courrier était sur le point de partir; mais vous avez assez de prudence et monseigneur le duc de Parme assez de zèle pour aviser à tout ce qu'il y a à faire dans cette occurrence; et peut-être, si le Duc entrait dans la négociation avec les ministres du Roi en Piémont, outre la gloire, Son Altesse pourrait en retirer beaucoup d'avantages.

Dans le cas où vous trouveriez une ouverture pour faire quelque chose de bon , il serait nécessaire de vous transporter vous-même promptement en Piémont pour tout arranger, et monseigneur le duc de Parme, sans se déclarer, pourrait, sous un prétexte quelconque, donner la plus grande partie de sa cavalerie.

DU CARDINAL MAZAR1N. 83

Février 166 3.

Manusc. de la Riblioth. Mazarine, n° 1719, tom. IV, f° 161 recto.

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