MAZARIN. I
Juin i(i'i3. pas mauvais la franchise avec laquelle je vous escris, puisqu'elle pari d'une ame qui ne pourroit estre mieux intentionnée pour ce (jui vous regarde et qui vous souhaite avec passion toute la prospérité que vous méritez.
Il y a un capitaine du régiment de Picardie, appelé M. de Monchy ', que j'estime et affectionne beaucoup; je vous supplie de luy faire connoistre que la recommandation que je vous fais de sa personne ne vous est pas indifférente.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, f 57 recto.
A M. LE MARQUIS DE GESVRES
| Paris,] 22 juin 1 663.
Monsieur,
Je n'ay pas eu une petite joye d'apprendre l'heureux commencement que vous avez donné au siège de Thionville; en cela vous n'avez fait que ce que j'ay attendu de vous, et que confirmer les asseurances que j'ay données à la Reyne de vostre sage conduite. Je ne doute point que vous ne me fournissiez, dans la suite de cette campagne, une plus grande matière de me resjouir et de vous louer. En effet, je ne sçaurois estre plus sensiblement touché que je suis des bonnes actions que vous faites, et je participe si fort à vostre gloire qu'il me semble qu'elle me devient propre.
Il y a un capitaine du régiment de Picardie, appelé M. de Monchy, dont je considère fort la personne; je vous conjure de le servir dans les occasions et de l'aymer pour l'amour de moy, puisque je suis véritablement, etc.
1 II s'agit probablement de Bertrand-André de Monchy, sieur de Rubempré, donl l<> Camille était originaire de Picardie.
Juin i 6Û3.
Manusc. de la Bibliotli. Mazarine, n° 1719. tom. I. f" 5y verso.
A M. ERLACH1