‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 8 sur 335 · A M. LE PRINCE MAURICE DE SAVOIE · texte numérisé non relu

A M. LE PRINCE MAURICE DE SAVOIE

De Saint-Germain , le i3 décembre i6ia.

Je suis tellement abattu de la perte que j'ai faite par la mort de M. le cardinal-duc (Dieu veuille avoir son âme!), que je ne puis exprimer ma douleur ni entreprendre de consoler Votre Altesse, à qui cet accident doit être bien sensible, à cause de l'affection sincère et du vif désir qu'avait Son Eminence de faire obtenir sans cesse à Votre Altesse de nouvelles faveurs de

1 Voyez sur le prince Maurice de Savoie s Le cardinal de Richelieu était mort le

la table alphabétique placée à la fin du vo- h décembre 1662. (Voy. l'Introduclion , en lume. tête de ce volume..)

io(i«.

Décembre Altezza sempre nuove gratie da Sua Maestà. Confesso di haver perduto tutto, ne havrô grau pena a persuaderlo, essendo assai note le grande obligationi che doveva ail' Eminenza Sua, la quale ancor morendo ha voluto testificarmi il suo affetto, havendo pregato il Re di conferirmi una délie sue migliori abbatie, e rappresentato a Sua Maestà che, oltre la fedeltà e zelo che haveva per il suo servitio, non ero incapace di servirla; onde quando credeva haver permissione di ritornarmene a Roma, ricevei ordini di trattenermi e fui chiamato al Consiglio; ma corne conosco di non esser forte per sostenere un cosi gran peso, cosi spero che debba la Maestà Sua valersi di me altrove, di che la supplicherô continuamente.

Non entrera a ragguagliare Vostra Altezza délie occorrenze di questa Corte, e délia risolutione con che il Re vuole sostenere li suoi affari, e di quanto io mi sia adoprato per servire 1' Altezza Vostra in tutte le cose accennatemi dal signor conte di Muzano,poichè da esso intenderà distintamente il tutto, et haverà occasioni di confirmarsi nella credenza, che non ha servitore ne più divoto ne più partiale di me.

Sa Majesté. Oui, je le dis hautement, j'ai tout perdu; je n'aurai pas grand'peirre à le persuader : elles sont bien connues, les grandes obligations que j'avais à Son Eminence, qui, en mourant, a voulu encore me témoigner son affection, en priant le Roi de m'accorder une de ses meilleures abbayes, et a représenté à Sa Majesté que , outre ma fidélité et le zèle que j'avais pour son service, je n'étais pas incapable delà servir. Aussi, quand je croyais avoir la permission de m'en retourner à Rome, je reçus l'ordre de rester ici, et je fus appelé au Conseil; mais comme je ne suis pas assez fort pour porter un aussi grand fardeau, j'espère que Sa Majesté voudra bien m'employer ailleurs. Je ne cesserai de l'en prier.

Je ne m'arrêterai pas à informer Votre Altesse de tout ce qui se passe dans cette Cour, et de la résolution qu'a prise le Roi de diriger lui-même ses affaires, ni de tous mes efforts pour servir Votre Altesse dans tout ce que m'a fait entendre M. le comte de Muzano. Celui-ci lui expliquera le tout en détail. Votre Altesse aura bien des raisons de se convaincre de plus en plus qu'elle n'a pas de

DU CARDINAL MAZARLY 3

Il tempo e li rincontri renderanno più certa questa verità, e le fa- Décembre ranno conoscere, che la professione che facio di suo umilissimo servitore è immutabile; e l' afletlo, destrezza e prudenza, con che il conte suddelto s'impiega nel servitio di Vostra Altezza, non puô essere maggiore : e quando non sapessi essere queste qualité hen conosciute dall' Altezza Vostra, e che ha in particolare raccomandatione e stima un cosi buon servitore, interporrei le mie instanze per supplicarla a farne caso.

H Re s' attende che Vostra Altezza aggiungerà al regimento reale d'Italiani comandato da me una compagnia comandata da buoni capi, et io ho assicurato Sua Maestà che Vostra Altezza farà il possibile per metterla quanto prima in piedi. Il conte di Muzano tratterrà Vostra Altezza sopra di ciô, et io la supplico di far ogni sforzo per favorirci : con che resto , ecc.

serviteur plus dévoué et plus affectionné que moi. Le temps et les événements ne feront que lui confirmer cette vérité, et la forceront de reconnaître que ma résolution d'être son très-humble serviteur est immuable. L'affection, la dextérité et la prudence avec lesquelles le susdit comte s'emploie pour son service ne peuvent être plus grandes, et quand je ne saurais pas que ces qualités sont bien connues de Votre Altesse, et qu'elle a en recommandation et estime particulière un aussi bon serviteur, je ferais tous mes efforts pour l'engager à en faire le plus grand cas.

Le Roi compte que Votre Altesse ajoutera au régiment Royal-Italien, dont j'ai le commandement, une compagnie commandéje par de bons officiers. J'ai assuré à Sa Majesté que Votre Altesse fera tout son possible pour la mettre sur pied le plus tôt qu'elle pourra. Le comte de Muzano entretiendra Votre Altesse à ce sujet, et je la prie de faire tous ses efforts pour nous rendre ce service.

Sur ce, je suis, etc.

Décembre 16A2.

Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n" 1719, tom. IV, f" 1 36 recto.

AL SIGNOR PRENCIPE TOMMASO DI SAVOIA '

Di San-Gcrmano, il 1 5 décembre 1662.

Se io non fossi inconsolable, intraprenderei di consolare Vostra Altezza, che ha perduto nella persona del signor cardinale duca, che sia in cielo, un amico che sarebbe stato senz' altro non poco utile al suo servitio. Sono talmente abbattuto, che non vedo strada di relevarmi più, ne havrà Vostra Altezza gran pena a credere l'eccesso délia mia afflittione, sapendo le obbligalioni che doyeva al detto signore, che ancor morendo ha voluto darmi nuove marche dell' amore e stima che haveva per me, supplicando il Re a valersi délia mia persona ed assicurandolo per sua bontà che non sarei stato incapace di ben servire la Maestà Sua, di maniera che quando pensava di havere permissione di ritornarmene a Roma per servire questa Corona in quella Corte,

A M. LE PRINCE THOMAS DE SAVOIE

De Saint-Germain , le i5 décembre 1662.

Si je n'étais pas inconsolable , j'essayerais de consoler Votre Altesse, qui a perdu dans la personne de M. le cardinal-duc (Dieu veuille avoir son âme!) un ami qui, sans aucun doute, lui eût rendu les plus grands services. Je suis tellement abattu, que je ne vois aucun moyen de me relever jamais, et Votre Altesse n'aura pas grand' peine à croire à mon excessive affliction ; elle sait les obligations que j'avais au susdit cardinal, qui, même en mourant, a voulu me donner de nouvelles marques de l'amitié et de l'estime dont il m'honorait, en suppliant le Roi d'employer ma personne, et en ayant la bonté de lui assurer que je ne serais pas incapable de bien servir Sa Majesté. Aussi, quand je pensais avoir permission de m'en retourner à Rome pour servir dans cette Cour la Couronne de France , Sa Majesté m'a ordonné de la servir ici ; mais

1 Le prince Thomas de Savoie était frère du prince Maurice. (Voyez la table alphabétique , à la fin du volume.)

Sua Maestà m'ordinô di servirla qui; devo perô credere che la mia Décembr insuffîcienza in poco tempo persuadera la Maestà Sua a concedermi la gratia che mi ricusa al présente.

La Francia e gli amici di essa perdono estremamente, ma essendo il Re risoluto di governarsi con le stesse massime, vi è occasione di sperare continuamente di buoni successi, a' quali contribuirà molto il valore di Vostra Altezza, che ha cosi hen cominciato; e vaglia il vero, considerata la stagione, la situatione di Tortona1, li pochi preparativi per attaccarla, e tante altre incommodità che si sono incontrate nell' impresa, è una délie belle attioni che si siano fatte da gran tempo in quà, e délie più sensibili che potessero succedere agli Spagnuolinello stato di Milano, i quali saranno rimasti confusi vedendo che Sua Maestà rimette a Vostra Altezza quello acquisto nel Milanese, mentre essi volsero ritenere in Picmonte quanto con il solo credito e risolutione dell' Altezza Vostra vi occuparono2.

j'ai lieu de croire que mon insuffisance aura bientôt détermine Sa Majesté à m'accorder la faveur qu'elle me refuse à présent.

La France et ses amis font une perte immense; mais le Roi s'étanl résolu à se conduire d'après les mêmes maximes, il y a lieu d'espérer une suite de bons succès, auxquels contribuera pour beaucoup la valeur de Votre Altesse, qui a si bien commencé. Il faut dire la vérité: si l'on considère la saison, la situation de Tortone, le peu de préparatifs pour l'attaquer et tant d'autres obstacles qui se sont rencontrés, la prise de celte ville est un des plus beaux faits d'armes qu'on ait vus depuis longtemps dans cette contrée, et un des coups les plus sensibles qu'on ait portés aux Espagnols clans l'état de Milan. Ils ont du être confondus en voyant que Sa Majesté remet à Voire Altesse cette conquéle faite dans le Milanais, tandis qu'eux voulaient garder dans le Piémont tout ce qu'ils y occupèrent parla seule influence et la résolution de Votre Altesse.

1 La ville de Tortone avait été prise par le boni sui\ i le parti espagnol . comme son frère prince Thomas de Savoie , le 2G novembre le cardinal Maurice. (Voy. l'Introduction, en 16/12. tête de ce volume.)

2 Le prince Thomas de Savoie avait d'à-

Décembre 11 Re è risoluto di non dimenticare alcuna cosa per la conservatione délia detta piazza, perché habbia luogo il dono che ne ha fatto a Vostra Altezza, e perché spera che debba essere scala a maggiori progressi nella prossima campagna. S' inviano a Monsieur l'Intendente1 per il signor Talone danari per supplire aile spese più pressanti, ed io scrivo al detto signore quanto m'occorre particolarmente sopra il dare commodità ail' Altezza Vostra di levare qualche numéro di gente per cominciare a formare la guarnigione di detta piazza, acciô vedendo lutta l'Italia, che resta intieramente in potere di Vostra Altezza, riconosca che non finge Sua Maestà quanto dichiara che non vuole appropriarsi gli acquisti che le sue armipotranno fare contra gli Spagnuoli in Italia.

Ha Sua Maestà gradita la prontezza con che Monsieur di Florenville'2 è entrato alla difesa di Tortona, e havendo fatto caso délie raccomandationi venute di costi, l' ha dichiarato marescial di campo.

Le Roi a résolu de ne rien négliger pour la conservation de ladite place, afin de maintenir le don qu'il en a fait à Votre Altesse, et parce qu'il espère que ce sera un point de départ pour de plus grands progrès dans la prochaine campagne. On envoie M. Talon porter de l'argent à M. l'intendant pour fournir aux dépenses les plus pressantes. J'écris au susdit intendant tout ce que je crois nécessaire pour faciliter à Votre Altesse les moyens de lever une certaine quantité de soldats pour commencer à former la garnison de cette place, afin que toute l'Italie , voyant qu'elle reste entièrem ent au pouvoir de Votre Altesse , reconnaisse que Sa Majesté est sincère dans toutes ses déclarations de ne vouloir pas s'approprier les conquêtes que ses armes pourront faire sur les Espagnols en Italie.

Sa Majesté a été charmée de la promptitude avec laquelle M. de Florenville a couru à la défense de Tortone, et, tenant compte des recommandations qui lui sont venues d'Italie, l'a nommé maréchal de camp.

' L'intendant de l'armée d'Italie était alors (Voy . la liste alphabétique, à la fin du volume.) Michel Le Tellier, qui devint plus tard se- 2 M. de Florenville, ou Florinville. avait

crétaire d'état et enfin chancelier de France. été nommé gouverneur de Tortone.

Per quanto Vostra Altezza potrà, conviene che non iascii cliligenza Décembre alcuna indietro per introdurre una buona corrispondenza con la republica di Genova, e con li duchi di Parma e Modena, e sarà ancora a proposito govcrnarsi in modo con la republica di Venelia, che, assicurata dell' affetto di Vostra Altezza, goda delli suoi avvantaggi, in che mi persuado non havrà 1' Altezza Vostra gran pena, vivendo la detta republica in ottima intelligenza con Sua Maestà, la quale si prévale di tutte le occasioni per renderla sempre maggiormente certa dell' affettione che ha per lei.

Monsieur Mondini ! non m' ha trattenuto ancora sopra li particolari che Vostra Altezza gli ha scritti, ma cosi a prima vista devo dirli che non credo a proposito al servitio di Sua Maestà, ed al particolare di Vostra Altezza, il dare orecchie a negotiatione alcuna toccante il cambio di Tortona con altre piazze di Piemonte. Quando l'absenza di tre settimane délia persona di Vostra Altezza non possi pregiudicare alla conservatione di Tortona ed al servitio comune in coteste parti, loda-

II serait bon, autant que le pourra Votre Altesse, d'entretenir une bonne intelligence avec la république de Gênes, ainsi qu'avec les ducs de Parme et de Modènc. Il serait encore à propos de se conduire avec la république de Venise assez adroitement pour qu'assurée de l'affection de Votre Altesse elle se réjouisse de vos succès. Pour cela, je suis persuadé que Votre Altesse n'aura pas grand' peine, ladite république vivant dans la meilleure intelligence avec Sa Majesté, qui saisit toutes les occasions pour lui prouver de plus en plus l'affection qu'elle a pour elle.

M. Mondini ne m'a pas encore entretenu des choses particulières que Votre Altesse lui a écrites; mais, à première vue, je dois vous dire que je ne crois pas à propos pour les intérêts de Sa Majesté, et pour le service particulier de Votre Altesse, de prêter l'oreille à aucune négociation louchant l'échange de Tortone contre d'autres places du Piémont.

Si une absence de trois semaines de Votre Altesse ne pouvait préjudiciel' à la conservation de Tortone et à nos intérêts communs dans ces contrées, je 1 L'abbé Mondin, on Mondain, était un des familiers du cardinal Mazarin.

Décembre rei ch' eila impiegasse il detto tempo per venire a riverire Sua Maestà, e corne si trovarebbe ancora qui il duca di Longavilla1, il quale scrive continui elogii di Vostra Altezza, si potrebbero esaminare e risoivere tutte le cose per la prossima campagna; ma per questo viaggio bisogna rimettersi a quello sarà giudicato meglio dalla prudenza di Vostra Altezza.

Si comiucia di già a provedere il danaro per le reclute, ed il signor Talone viene espressamente costi per ordine del Re, acciô si consideri bene e si risolva quello converrà fare sopra questo punto per evitare gl' inconveuienti che si sono fin ora incontrati, non havendo gli officiali adempito mai le conditioni aile quali si sono obbligati. Se la cavalleria farà il suodebito, si potranno essere costi nella prossima campagna otto mila cavalli.

Supplico Vostra Altezza à favorirmi délia sua assistenza per la levata d' una compagnia di 200 Italiani per il regimento italiano che io comando. Gli olïiciali e soldati sono trattati corne quelli délie guardie, e desiderando Sua Maestà vedere il regimento in buon stato, ha gra-

serais assez d'avis que Votre Altesse employât ce temps à venir saluer Sa Majesté, et comme le duc de Longueville, qui nous adresse continuellement des éloges de Votre Altesse, se trouverait encore ici, on pourrait examiner et décider tout ce qu'il faut faire pour la campagne prochaine; mais, pour ce voyage, il faut s'en rapporter à ce que la prudence de Votre Altesse jugera le meilleur.

On commence à s'occuper de l'argent pour les recrues, et M. Talon se rend en Italie par ordre du Roi, afin qu'on puisse bien examiner et décider ce qu'il conviendra de faire sur ce point, pour éviter les inconvénients qui se sont présentés jusqu'ici; car les officiers n'ont jamais rempli les conditions auxquelles ils s'étaient engagés. Si la cavalerie fait son devoir, il pourra y avoir en Italie, dans la prochaine campagne , huit mille chevaux.

Je supplie Votre Altesse de me seconder pour la levée de deux cents hommes destinés au régiment italien que je commande. Les officiers et les soldats sont traités comme ceux des gardes, et Sa Majesté désirant voir ce régiment en bon

' Henri d'Orléans, duc de Longueville.

dito molto che io ricorra al favore di Vostra Altezza per havere la Décembi detta compagnia. Il signor intendente fornirà il danaro per la levata, e Vostra Altezza si compiacerà di favorirla délia sua protettione e dichiarare il capitano, che deve essere di conditione e buon soldato, e gli altri ofïïciali. Ne scrivo due parole al signor conte délia Trinità, che havrà 1' onore di parlarne a Vostra Altezza.

Finirô questa lettera con assicurarla, che il Re sosterrà le cose con maggior fervore e fermezza che mai habhia fatto, e li collegati di Sua Maestà, a'quali si è dispacciato reiteratamente, faranno il simile, senza che gli Spagnuolipossino sperare di separarli da questa Corona con tutte le loro artificiose diligenze. E quanto a me, puô Vostra Altezza essere certa che con grandissima passione abbraccierô le occasioni di servirla; il che vedrà in effetti, non dubitando punto ch' ella acquisterà semprc nuovi meriti nel servitio di Sua Maestà : con che sinceramente e di tutto cuore resto, ecc.

état, a trouvé très-bon que j'eusse recours à l'obligeance de Votre Altesse pour avoir cette compagnie. M. l'intendant fournira l'argent pour la levée, et Votre Altesse sera assez bonne pour s'en occuper et désigner le capitaine, qui doit être de condition et bon soldat, ainsi que les autres officiers. J'en écris deux mots à M. le comte de la Trinité, qui aura l'honneur d'en parler à Votre Altesse.

Je terminerai cette lettre en lui assurant que Sa Majesté mènera les affaires avec la plus grande ardeur et fermeté qu'elle ait jamais montrées, et les alliés de Sa Majesté, auxquels on a envoyé des dépêches réitérées, feront de même, sans que les Espagnols puissent espérer de les détacher de cette couronne, malgré toutes leurs intrigues et leurs artifices; et, quant à moi, Votre Altesse peut être certaine que je saisirai avec le plus grand empressement toutes les occasions de la servir (ce qu'elle verra par les effets), ne doutant point qu'elle n'acquière toujours de nouveaux titres à la reconnaissance de Sa Majesté.

C'est bien sincèrement et de tout cœur que je suis, etc.

MAZARIK. — I.

Décerabr 16/13.

Manusc. (h la Bibliotb. Mazarine. n° 1919, tom. IV, f° i/ij recto.

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