‹ Lettres du chevalier de Lévis concernant la guerre du Canada (1756-1760) [microforme]Chapitre 29 sur 95 · À M. LE NORMAND · texte numérisé non relu

À M. LE NORMAND

Le 28 octobre 1758, de Carillon.

Je vous prie d’agréer que j’aie l'honneur de vous faire mon complimen’ sur le choix que Sa Majesté a fait pour vous adjoindre à la charge de secrétaire d'État au département de la marine. L'avantage que j'ai d'occuper la seconde place dans le commandement des troupes de terre qui servent en Canada me fait désirer que vous vouliez bien m’accorder vos bontés, et je vous supplie d’être persuadé que je ne négligerai rien pour les mériter.

A M. LE MARÉCHAL DE BELLE-ISLE

De Carillon, le 28 octobre 1758.

J’ai eu l’honneur de vous mander par ma dernière lettre du 8 du mois de septembre que M. le marquis de Montcalm étoit parti pour aller conférer avec M.le marquis de Vaudreuil sur la situation de cette colonie, etc. (Comme dans la lettre à M. de Massiac.)

Nous prendrons des quartiers d’hiver vers le 15 du mois prochain. Je prendrai le mien à Montréal pour être plus à portée d’être chargé des opérations qui pourront être faites pendant l’hiver. Je n’entrerai pas dans de plus grands détails sur la situation de cette colonie; M. le marquis de Montcalm, par le moyen de son chiffre, ne vous laissera rien ignorer.

Comme c’est la dernière lettre que j'aurai l’honneur de vous écrire de cette année, permettez-moi de vous renouveler mon respectueux attachement et de vous supplier de m’accorder la continuation de vos bontés. J'attends tout de vous. Je vous dois mon premier avancement, et j’ose me flatter que par votre protection j’obtiendrai la grâce d’être fait maréchal de camp; et mes services, tant en Allemagne qu’en Bohême et en Italie et trois campagnes en Amérique remplies d’heureux succès, où j'ai été chargé des principales opérations, me font espérer que vous

aurez la bonté de faire valoir auprès de Sa Majesté mon zèle. Vous êtes le protecteur des militaire: qui ne doivent leur avancement qu’à leurs services; vous le serez en même temps de quelqu'un qui a l’houneur et l’avantage de vous apparteni:.

(Semblable lettre à M. de Crémille.)

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