SOLDATS
On donnera aux bataillons qui ont fait la dernière campagne à Québec, quatre tentes de huit hommes, et à ceux de l’Ile-aux- Noix deux de huit et deux de dix par compagnie.
Manteaux d'armes. | On les donnera.
Marmites..…..., | Onen manque.
Gamelles bidons cuillers à pot, outils. { On les donnera.
Fusils ...... «| On donnera la quantité demandée. Bayonnettes …. | On les donnera.
On n’en a point; mais on donnera à la Gibernes .…...... { place une corne et un sac à plomb pour chaque giberne demandée.
On ne pourra en donner que trois à cha- Caisses... 4 cun des bataillons qui ont fait la précédente campagne à Québec.
On en donnera quatre paires aux cinq Baguettes. ….... { bataillons qui en ont demandé.
Peaux... | On donnera celles qu’on a demandées, Cordages …..... | Idem.
[ On en manque totalement ; il faut faire
en sorte de réparer les vieux. Tâchez de
Ceinturons..….....{ savoir au juste co qu’il vous en faudra absolument, pour qu’on voie d’en faire faire, s’il est possible, avec des peaux.
Cartouches { | sus du papier à gargousses pour
se —
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pur
Comme on en donnera trois avec l’équi- Pierres à fusil … } pement, on n’en donnera pas davantage au dépôt. Il y en aura à l'artillerie.
Colliers detambours, | On en donnera la quantité demandée. ÉQUIPEMENT DES SOLDATS
Capotes, …........, | Point,
Chemises... | Deux, une de coton et une de toile. Couvertes....., | On en donnera.
Mitasses..….......…
Bonnets...
Souliers tannés. | On en donnera.
do françois.
Culottes et caleçons | Point. Les minuités, excepté le fil. On donnera aussi des mitaines.
De plus, on donnera en payant, demi-livre de savon par homme ; c’est tout ce qu’on peut faire.
J'espère que vous mettrez l’ordre dans votre bataillon de façon que les effets qui lui seront donnés soient ménagés et conservés exactement. Ces attentions sont essentielles, et je vous prie d’y tenir la main et d'en charger les officiers. Je ne pourrois me dispenser de leur faire retenir le prix de ce qui manquera, qu'ils auront attention de faire payer à ceux de leurs compagnies qui les auront perdus, après qu’ils en auront été chargés. ÿ Lorsque les décomptes auront été faits, je vous prie
de savoir positivement si tous les soldats ont été exactement payés de leur solde et autres choses qui peuvent leur revenir de la campagne.
Les soldats détachés sont à portée de pouvoir recevoir ce qui peut leur être dû et, au moment du départ, vous leur notifierez que ceux qui auront quelque chose à répéter aient à vous en faire part, et qu’ils ne seront plus reçus à faire des demandes, après ce jour, pour ce qui leur étoit dû précédemment, qu’ils pouvoient exiger. S'il y en a quelqu’un dans ce cas, vous le ferez puyer sur le champ.
Vous vous ferez rendre compte, par l'officier chargé du détail, de la situation où sont Messieurs les officiers vis à vis de lui, et lui notifierez qu’il ne pourra réclamer vis à vis du corps les avances qu’il aura faites au-delà de quatre à cinq mois de payeen entrant en campagne.
Vous informerez les soldats de votre bataillon que je fais différer le payement des équipements qui leur restent dûs de la campagne dernière, jusqu’à ce qu’on voie per les envois qui nous seront faits de France si on pourra les leur faire délivrer en nature ; et, à ce défaut, je les ferai payer tout de suite.
A MESSIEURS LES COMMANDANTS DE BATAILLON
Lettre circulaire du 20 mars 1760.
Monsieur de... est chargé de vous remettre les effets pour l'équipement de campagne conformément à la lettre que j’ai eu l'honneur de vous écrire à ce sujet. J’ai observé que tous les bataillons soient traités également, ainsi que les troupes de Ia Marine. C’est à vous actuellement à faire la répartition de tous ces effets, ne devant plus rien attendre pour votre régiment.
Je vous préviens qu'il faut tenir votre bataillon prêt à marcher aux premiers ordres, ce qui peut-être ne tardera point.
Mon intention est qu'il n'y ait que les soldats effectifs et qui servent qui reçoivent les parties de l’équipement données en nature. A l’égard des domestiques ou soldats malades, qui ont été passés en revue, vous ferez mettre en magasin tout ce qui sera donné en nature pour eux, à l’endroit que vous jugerez le plus convenable, afin que vous puissiez avoir de quoi satisfaire aux pressants besoins des soldats qui serviront, qui se trouveront dans la nécessité. Je vous prie d’être très rigide à ce sujet, parce que nous ne pouvons plus espérer de pouvoir rien tirer des magasins, étant dépourvus de tout. Ainsi, c’est à vous à ménager, tant
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