II
là-dessus, frère, et en général, une fois pour toutes, tes conseils sur tout....
AU MÊME
Alger, les 5 et 10 février 1850.
Cher frère, le général Daumas, appelé par le ministre, se rend à Paris; il reviendra, je pense, à Constantine où il doit prendre le commandement de la subdivision. Il s'embarque dans une heure. Il te verra, sans doute, je n'ai que le temps de te le recommander comme un ami. Nous avons apporté quelque modification à nos projets; je pars avec ma femme. C'est de l'inquiétude et de l'argent épar-* gnés. Nous irons jusqu'à Bone et j'aurai visité tout le littoral de ma division. Nous avons reçu ta lettre.... Tu auras vu, par la mienne du 30, que je juge exactement ma position de la même manière que notre frère et toi vous la jugez. Si je réussis à Constantine et que je sois nommé général de division, je puis, en me posant comme administrateur, arriver à tout. Le souvenir laissé par mes prédécesseurs ne m'efl'raye point. On n'a pu encore, que faire peu de chose à Constantine. J'ai déjà bien médité le sujet ; je me plais toujours dans un travail qui m'intéresse. Aujourd'hui j'ai un but: je le vois, je le touche et j'y marche avec assurance. Ma fortune militaire, celle de ma famille est là.