‹ Lettres du XVIIIe siècleChapitre 121 sur 381 · Voltaire songe à l'octogénaire de La Fontaine · texte numérisé non relu

Voltaire songe à l'octogénaire de La Fontaine

2. De ce pauvre hameau entouré de terres arides et désertes Voltaire lit un véritable jardin. Ferney- Yoltaire compte aujourd'hui quinze cents habitants.

3. La moitié du régiment de Conlt et de la légion de Flandre. Ces troupes furent envoyées à Genève pour y réprimer les troubles causes dans la république parla condamnation de YEmile.

4. Ce qui a le plus contribué à la ruine de l'agriculture au xvmesiècle, c'est l'insouciance des grands propriétaires, qui, attirés à Paris et à Versailles par le luxe de la cour et de la ville, ne songeaient qu'à dépenser leurs revenus et faisaient gérer les domaines par des intendants plus ou moins habiles ou honnêtes.

gouvernent la France du fond de leurs greniers, et qui prouvent que la France n'a jamais été si malheureuse ; mais je suis du petit nombre de ceux qui défrichent en silence des terres abandonnées, et qui améliorent leur terrain et celui de leurs vassaux.

Je vous dois bien des remerciements, monsieur, de m'avoir aidé dans mon petit travail. Je dois payer au moins la peine de vos enfants-trouvés, qui ont arraché les arbres, et qui les ont fait transporter à Chailli1. Je vous supplie de vouloir bien me dire à qui et comment je puis faire tenir une petite lettre de change.

Continuez, monsieur, à être utile à l'Etat, par le bel établissement à la tête duquel vous êtes ; jouissez de vos heureux succès; comptez-moi parmi ceux qui en sentent tout le prix, et qui sont véritablement sensibles au bien public.

J'ai l'honneur d'être, avec autant de respect que d'estime, monsieur, votre, etc.

Page 1