‹ Lettres du XVIIIe siècleChapitre 183 sur 381 · La reine Marie-Antoinette · texte numérisé non relu

La reine Marie-Antoinette

français : il vient de lespagnol et désigne une sorte de pourboire (littéralement : pour les gants), un présent fait pour quelque service.

Sur M11* de Lespinasse, voir page* i64-i65, la note 3 de la page 180, et la lettre ci-après.

des augmentations de dépense, ce qui ne produira pas de diminution d'impôts. Mais on paye bien jusqu'à présent les pensions et les rentes, peu m'importe le reste —

22 mai 1776.

J'ai envie de vous écrire ; il me semble que je vous dois rendre compte de tout ce qui m'intéresse ; je ne sais pas trop pourquoi.

Mlle de Lespinasse1 est morte cette nuit, à deux heures après minuit; c'aurait été pour moi autrefois un événement, aujourd'hui ce n'est rien du tout.

24 mai.

J'ai été interrompue, je reprends aujourd'hui.

Le duc de Richmond 2 arriva hier à midi, il vint chez moi à six heures; il m'apporta votre joli présent et une charmante petite boîte à thé de Mme la duchesse de Kichmond. Recevez mes remerciements, et chargez-vous auprès d'elle de ceux que je lui dois. J'ai été ravie de voir le duc. Vous avez raison, on se plaît avec lui, et c'est parce qu'il est sensible; il n'y a que ces gens-là avec qui Ton se plaît véritablement ; il soupera demain chez moi, et lundi avec moi chez la duchesse du Carrousel 3 ; sa fille4, je crois, n'y sera pas; elle est dans une violente douleur, ainsi que le vilain bossu5. Il y a un nombre considérable d'affligés qui concourent d'intelligence à mettre le comble à la célébrité de cette défunte G ; il ne reste plus rien d'elle ni des siens dans mon voisinage ; je n'enten-

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