‹ Lettres du XVIIIe siècleChapitre 190 sur 381 · Sur le prince de Beauvau · texte numérisé non relu

Sur le prince de Beauvau

voir la note 5 de la page 179. 3. Belcourt, un des meilleurs acteurs du Théâtre-Français.

Le Courrier de l'Europe nous traduit tous vos discours du Parlement... Nous sommes comme vous; on croit alternativement la paix ou la guerre f ; les militaires la désirent, les citoyens la craignent. Une partie du public ne s'occupe que de musique ; les Gluck et les Piccini2 partagent la cour et la ville; l'ambassadeur de Naples est à la tête du dernier parti ; les gens de l'ancien temps n'aiment ni l'un ni l'autre....

Mercredi 18 février.

Cette lettre a été commencée lundi 16 ; il n'est rien arrivé depuis qui puisse vous intéresser.

Dimanche 22 février 1778.

Je vous ai raconté ma première visite à Voltaire3; elle fut le 14, il était arrivé le 10, et de ses connaissances j'ai été la moins empressée. Je voulais le voir seul, c'està-dire avec M. de Beauvau4. Je lui fis hier ma seconde visite, encore avec M. de BeaUvau; mais elle ne fut pas aussi agréable que la première. D'abord nous passâmes plusieurs pièces dont toutes les fenêtres étaient ouvertes ; nous fûmes reçus par la nièce Denis, qui est la meilleure femme du monde, mais certainement la plus gaupe ; par le marquis de Villette5, plat personnage de comédie, et par sa jeune épouse qu'on dit être aimable; elle est appelée Belle et Bonne par Voltaire et sa suite. Etant arrivés dans le salon, nous n'y trouvâmes point Voltaire ; il était

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