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Chapitre iv de la Ir0 partie

5. Le jeune Pierre : erreur de Diderot. Celui dont parle Voltaire est, non pas le jeune czar Pierre, mais un nés frères de sa mère, le jeune Ivan Nariskin.

âgé de douze à treize ans, tenant une Vierge entre ses mains, conduit par ses sœurs en pleurs à une multitude de soldats féroces qui le demandent à grands cris pour l'égorger, et qui viennent de couper la tête, les pieds et les mains à son frère. Cela me rappelle certains morceaux de Tacite, tels que la consternation de Rome lorsque Ton y apprit la mort de Germanicus1, et la douleur du peuple lorsqu'on y apporta les cendres de ce prince2.

Il y a dans la description du pays un endroit sur les mœurs de Samoïèdes3 qui est très bien. Mais pourquoi cette pente à déprimer les ouvrages estimés? On y prend à tâche en deux endroits de déprimer l'Histoire naturelle de M. deBuffon. On y relève des minuties de géographie, et la critique est assaisonnée d'éloges ironiques.

Damilaville a trouvé tout fort beau ; je lui en ai lavé la tête...

Damilaville est un homme admirable ; il me vient trois fois la semaine un homme de sa part, qui m'apporte vos lettres, et qui prend les miennes.

Adieu, adieu ! Prévenez-moi de loin sur votre retour, afin qu'il n'y ait pas une douzaine de mes lettres en l'air qui aillent vous chercher à Isle4, quand vous n'y serez plus.

A Paris, le 6 novembre 1760.

Je crois bien que Racine vous fait grand plaisir : c'est peut-être le plus grand poète qui ait jamais existé, chère amie. Gardez-vous bien d'attaquer le caractère d'Iphigénie. Sa résignation est un enthousiasme de quelques heures. Le caractère est poétique, et partout un peu plus grand que nature : si le poète l'eût introduite dans un poème épique, où cet épisode eût été de plusieurs jours, vous l'auriez vue agitée de tous les mouvements que vous exigez ;

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